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ISBN : 2800133724
Éditeur : Dupuis (2003)


Note moyenne : 4.57/5 (sur 58 notes) Ajouter à mes livres
Les cases dessinées d’Emmanuel Guibert et les photographies de Didier Lefèvre s’entremêlent pour raconter l’histoire originale, en trois tomes, d’une mission humanitaire dans l’Afghanistan des années 1980 en guerre avec l’URSS. Une des séries les plus originales de ces ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Je ne vous en ai pas encore parlé : je suis allé récemment en Afghanistan accompagner une mission humanitaire. Au départ de Peshawar, il nous a fallu traverser des zones montagneuses à pied, franchir la frontière de nuit sous la protection de nos passeurs.
    Une fois sur place, notre hôpital de campagne installé, j'ai vu défiler les populations afghanes des villages alentours, victimes des combats incessants. Et malgré des problèmes de communication, aucun de nous ne parlant la langue de l'autre, eux et moi avons partagé des moments d'une richesse sans pareil sur le plan humain.
    J'ai connu la fierté, l'hospitalité, la générosité, l'endurance et la reconnaissance de ce peuple afghan.
    Ce qui aura été une véritable expédition restera pour moi une expérience inoubliable.
    Une expérience inoubliable que j'ai vécue le temps d'un après-midi, avec les trois tomes du Photographe de Didier Lefèvre, Emmanuel Guibert et Frédéric Lemercier, bien calé dans mon canapé.
    Mais je vous assure que ce n'était pas Didier Lefèvre mais bien moi qui suis parti là-bas en 1986, en plein conflit afghano-soviétique. Habile mélange de dessins et de photographies noir et blanc (et même vidéo), le récit du Photographe vous happe pour monter en puissance et en émotion au fil des trois volumes. En l'espace de quelques cases, on se retrouve plongé au cœur de cette expédition humanitaire, sur les pas (pour ne pas dire dans les chaussures) du narrateur.
    En 1986 donc, Didier Lefèvre, photographe, part avec Médecins Sans Frontières avec pour mission d'illustrer leur action en Afghanistan. Près de vingt ans plus tard, il décide d'évoquer son voyage. Les dessins de son ami Emmanuel Guibert (mis en couleur par Frédéric Lemercier) raconteront tous ces moments que ses photos n'ont pas immortalisés. Parfois même, ils viendront en redondance souligner un événement particulièrement marquant d'une épopée afghane résolument placée sous le signe de l'humanisme. Jamais on ne verra le conflit armé lui-même ; toute l'attention de Lefèvre est dévolue aux populations civiles, premières victimes de la guerre avec les soviétiques.
    Le récit, de par le temps écoulé et sa “reconstitution”, va donc subir quelques petits arrangements avec la réalité, mais n'en reste pas moins un document unique
    Chaque volume du triptyque représente trois étapes bien marquées de l'expédition de Didier Lefèvre. le premier tome se concentre sur la préparation de la mission et sur l'expédition depuis Peshawar jusqu'en Afghanistan, la traversée des frontières de nuit pour échapper aux russes, en compagnie de leurs passeurs, des moudjahiddines afghans qui transportent des armes pour ravitailler la résistance dans les montagnes. Ce qui se révèlera bien plus épuisant que Lefèvre ne l'avait imaginé. Toutefois, toujours à l'affût de “LA photo”, il ne cesse de mitrailler les paysages somptueux qu'il traverse et les paysans qu'il croise. Sa fougue de jeune chien fou, qui tranche avec la réserve des membres de la mission plus aguerris que lui, donne lieu à quelques scènes cocasses.
    L'installation de la mission et le fonctionnement de l'hôpital de campagne occupe tout le tome 2. A l'enthousiasme des premiers temps fait place la fatigue, le découragement. Les conditions de vie, le défilé des blessés à l'hôpital sont éprouvants. A tel point que Lefèvre arrête de prendre des photos. le cas d'une jeune adolescente blessée va lui remettre le pied à l'étrier, il va donc continuer à photographier pour témoigner.
    La vie avec la mission pèse à Didier Lefèvre qui décide, dans une sorte d'inconscience, de rentrer à Peshawar plus tôt que prévu, et donc en solitaire. Dans le troisième tome, qui est certainement le plus intimiste, l'aventure humaniste devient aventure intérieure. Malgré les recommandations des membres de la mission, sa méconnaissance évidente de la langue et des usages locaux, Lefèvre quitte la mission pour refaire le chemin à l'envers jusqu'au Pakistan. Après plusieurs altercations, ses guides (qui n'en étaient pas vraiment mais qui au moins faisaient office d'interprètes) l'abandonnent. Résolu à rentrer à Paris coûte que coûte, Le photographe poursuit son voyage. Perdu, il se retrouve en haut d'un col pris dans une tempête de neige. A bout de forces, il prend ce qu'il croit être sa dernière photo, témoignage du lieu où il se trouvait sa dernière heure venue.
    De cette épopée, Didier Lefèvre va garder de graves séquelles physiques : il souffrira d'une furonculose chronique pendant un an et perdra quatorze dents. Et tout ça pour voir la publication dans Libération de six de ses 4000 clichés ! Une « apothéose professionnelle », comme il le dit ironiquement.


    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/Le%20photographe%20-%20Tome%..
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    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 15 janvier 2009

    BMR
    Voici donc Le photographe, le récit autobiographique de Didier Lefèvre, photo-reporter, qui accompagne une mission de MSF en Afghanistan.
    Une BD qui partage plusieurs points communs avec Maus ou le Piège dont on vient de parler récemment :
    - toutes les trois racontent des histoires vraies, en prise directe sur la guerre ou les événements historiques (le nazisme pour Maus, le franquisme pour le Piège et l'Afghanistan sous l'occupation russe pour Le photographe)
    - toutes les trois présentent des idées graphiques originales (le noir et blanc sous deux formes très différentes pour Maus et le Piège, et bien sûr la photo pour Le photographe).
    Ce Photographe offre donc un mélange très heureux de dessins (d'Emmanuel Guibert, on dirait parfois du Tintin) et des photos de Didier Lefèvre.
    En 1986, peu de temps avant que les Russes abandonnent le terrain et bien avant que les talibans reprennent le contrôle du pays, Didier Lefèvre accompagne une mission de MSF qui part du Pakistan pour monter des hôpitaux de fortune dans les montagnes afghanes. Accompagnés de moudjahidines, ils rejoignent des vallées proches du Panjshir, tenues par les partisans du commandant Massoud. Ce contexte politique est à peine effleuré dans la BD : Didier Lefèvre raconte d'abord son voyage.
    Son voyage aux côtés de l'équipe de MSF, avec un recul propre à tous les photographes : il raconte, les faits, les images, les photos, les dessins, sans donner de leçon. Il ne joue pas au héros (en clair, le petit parisien va en baver dans ces montagnes) et laisse tout juste transparaitre son admiration pour le boulot des toubibs de MSF.
    Du coup, on se passionne rapidement pour cette aventure. le premier tome raconte le départ depuis Peshavar et le voyage dans les montagnes, avec le franchissement de plusieurs cols à 5000 mètres. le second volume décrit le séjour dans le village de montagne et la mise en place de l'hôpital de fortune. Jusqu'au retour raconté dans le dernier tome.
    C'est passionnant, facile et agréable à lire et on y apprend beaucoup de choses : sur les afghans bien sûr mais aussi sur le travail humanitaire.
    La guerre et les russes seront à peine évoqués dans ce voyage : un hélicoptère parfois au loin, quelques boums boums de temps à autre. Par contre, de nombreux blessés affluent à l'hôpital pour bénéficier des soins des toubibs de MSF.
    Un récit de voyage intelligent.

    Lien : http://bmr-mam.over-blog.com/article-24424124.html
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    • Livres 5.00/5
    Par fragglec1974, le 18 mai 2011

    fragglec1974
    Attention, très grand livre !
    Depuis le temps que je me disais qu'il fallait que je le lise, c'est chose faite, j'ai pris une grosse claque. Bien sûr parce que l'histoire contée là est véridique et terrible mais aussi parce que la forme de cette œuvre est une grande réussite.

    Cette BD en 3 tomes date de 2003 et vient d'être rééditée dans son intégralité. Cette réédition vient juste d'obtenir le prix « Meilleur album étranger » aux Will Eisner Awards 2010 (grand prix international de la BD). Que dire à part que c'est grandement mérité et que cette œuvre doit continuer à être découverte et lue encore et encore. Car c'est très fort.
    Ce que ce livre raconte
    Ce livre raconte le voyage en Afganistan en 1986 de Didier Lefevre, photographe reporter, alors qu'il accompagne une mission de Médecins sans frontières. On y découvre ce voyage à travers les dessins et textes de Emmanuel Guibert et les photos et planches contacts de Didier Lefevre, tout cela mis en forme par le graphiste Frédéric Lemercier.
    Lu sur Evène
    « A l'époque, bien avant les talibans et l'arrivée des Américains en 2001, c'est l'armée rouge qui livre un combat acharné avec les moudjahidins. L'aide humanitaire s'organise de manière quasi clandestine : un petit groupe de médecins entre secrètement dans un pays en guerre, et atteint le rudimentaire hôpital qu'il est chargé d'animer après un périple de trois semaines. ‘Le photographe' raconte ce voyage au milieu des paysages lunaires, puis la mise en place de l'hôpital de fortune, avant le cauchemardesque retour de Didier Lefèvre, peu à peu gagné par le désespoir. Treize ans plus tard, son ami Emmanuel Guibert lui propose d'adapter son histoire, imaginant un concept qui fera date dans la bande dessinée. »
    Article complet et très intéressant à lire ici
    Ce que j'en ai pensé
    Le mélange dessins /photos est une grande réussite et donne beaucoup de force au récit.
    J'ai encore le ventre serré rien que d'y penser.
    Ames sensibles, attention, certaines photos des blessés sont difficiles.
    C'est tout simplement poignant d'imaginer le courage exceptionnel de ces hommes et ces femmes.

    Lien : http://delphinesbooks.wordpress.com/2010/07/31/le-photographe-guiber..
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    • Livres 5.00/5
    Par Eska, le 29 avril 2011

    Eska
    Plus que de la BD, c'est un subtile mélange de journalisme, d'art graphique et de photographie. Un réel coup de coeur pour moi qui aime les trois.
    à mettre entre toutes les mains, à préscrire!
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    • Livres 4.00/5
    Par Passion-Lecture, le 11 janvier 2011

    Passion-Lecture
    J'ai lus ce livre dans el cadre d'un concour que je fais actuellement au lycée. Je ne suis aps fan de BD mais celui ci ma vraiment embalé ! Apréciant la photographie j'ai adoré ls photos en noir et blanc incrustées dans les dessins de BD traditionnel. le témoignage est poignant, j'ai vraiment vecu le périple du narrateur en même temsp que lui. Une foi que j'aurais fini le concours, je prendrais el temps de lire les tomes suivants !
    Un livre vraiment bien, à lire pour tout les amateurs de BD et aussi de romans !
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 01 février 2012

    Il n'y a pas de photographe-type. L'essentiel, pour faire techniquement de bonnes photos, c'est de manipuler l'appareil sans y penser.
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  • Par BMR, le 15 janvier 2009

    [...] - L'ennemi c'est l'hélicoptère.
    Les avions sont redoutables mais ils passent et, le temps qu'ils reviennent, tu peux éventuellement te cacher.
    Alors que l'hélicoptère, il survole, il s'arrête, il reste en vol stationnaire, il te cherche, il te traque, c'est horrible.
    Si tu es dans un endroit où il est difficile de se cacher, tu te jettes sous ton patou. Le patou c'est la couverture des afghans.
    - Oui je sais, j'en ai une, marron.
    - Couleur de la terre.
    Tu ne bouges plus et surtout, tu fais en sorte que rien ne dépasse.
    Tu serres les poings avec le pouce à l'intérieur, comme ça. Tu sais pourquoi ?
    - Non.
    - Parce que l'hélicoptère repère tout ce qui brille. Même un ongle.
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Videos de Emmanuel Guibert

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Vidéo de Emmanuel Guibert

Rencontres BD de Bastia: conférence "Rupestres!" animée par Jean-Christophe Ogier- 1/8 .
Comment décide-t-on d'aller à la rencontre des grottes rupestres et d'y entraîner des camarades ? David Prudhomme, initiateur du projet répond?Samedi 2 avril 2011, aux 18e rencontres BD de Bastia, Étienne Davodeau, Marc-Antoine Mathieu, David Prudhomme, Pascal Rabaté et Troub's présentaient le livre Rupestres !, éditions Futuropolis, (il ne manquait qu'Emmanuel Guibert pour que le casting soit complet) aux visiteurs de l'exposition du même nom, scénographiée par les Lucie Lom.Voici en exclusivité, quelques extraits de cette rencontre, animée par le talentueux Jean-Christophe Ogier? (vidéos réalisées par Sébastien Gnaedig, envoyé spécial de Futuro)www.futuropolis.fr








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