ISBN : B005OJB5WE
Éditeur : Stock (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Vincent et Anna se rencontrent en 1986. Ils ont vingt ans, appartiennent à une génération, à une époque de bruit et de fureur, qui n?est pas faite pour eux. Ils s?aiment quelque temps et se séparent. Se retrouvent de loin en loin, d?années en années, ne cessent pas de s... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 03 novembre 2011

    brigittelascombe
    La forclusion du nom du père, chère à Lacan, qui maintient le psychotique dans une relation duelle à l'agressivité destructrice, est souvent sans appel.
    Le nom de son père, c'est Mokhtar, un Mokhtar exilé et plein de haine qui se sert de ses poings pour tenter d'exister. Ce Mokhtar là, Vincent, l'écorché vif, veut l'effacer définitivement des murs, de sa mémoire, souillés par les graffitis insultants du passé. Il veut se retrouver seul face à lui même dans un combat à mains nues sur les parois d'escalade.
    Mais en changeant d'identité, ne risque-t-il pas de se perdre plus Encore? de se noyer dans la violence ambiante des villes? D'y sacrifier l'amour d'Anna?
    Anna, "qui le baise, le domine";
    Anna et "le sexe qui les réunit".
    Anna. Anna. Anna."S'ils s'aiment, ils ne le disent pas".
    Anna qui "se sent inutile".
    Anna, la créative au passé trouble.
    Vincent qui doit apprivoiser la peur mais se laisse envahir par son ombre grandissante, Vincent qui part à l'assaut de ses doutes.Vincent le rien.
    Qui doit "assurer la cordée pour ramener l'autre à bon port"?
    Voyage, voyages, à travers mots,à travers maux, au bout de soi, au bout de l'autre.
    Y parviendront-ils, alors que "le monde n'est pas fait pour eux".
    Un livre d'amour, de solitude, d'espoir désespéré,de violence exacerbé. Des mots qui tournent en vrille pour que la vie ne cède pas.Une histoire, que je qualifierai d'ogre, une tranche de vie ou de mort, au choix, dure très bien rendue par Stéphane Guibourgé (auteur de plusieurs romans, recueils de nouvelles et livres photos) grace à l'alternance de style et d'écriture dans les chapitres Vincent (écrits au il), Mokhtar (écrits au je) et quelques petites incursions d'Anna entre quotidien et épistolaire, une réflexion psychologique sur les démons de l'enfance qui hantent l'inconscient, un questionnement sur l'agressivité interne et externe.
    Bref, Le nom de son père est bouleversant comme une plaie à vif qui suinte en vain ou croit cicatriser mais se leurre!
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 04 novembre 2011
    Cru, lyrique et tendu, Le nom de son père sonde magnifiquement les blessures et les rêves de deux êtres à part. Des amants terribles qui nous touchent droit au coeur avec leur incapacité à se couler dans les moules.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 03 novembre 2011

    Chaque fois que l'on se détache de quelque chose, on se retrouve plus léger, mais plus vide aussi.Ce vertige.Elle l'apprend, l'accepte dans un frisson.
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  • Par brigittelascombe, le 03 novembre 2011

    Ils dégagent cette sorte de calme des hommes qui se savent à leur place, que le travail en plein air fatigue sans corrompre.Le soir,ils s'écroulent,le sommeil les protègent jusqu'au matin.Leur partie animale ne les ronge pas, elle s'exprime chaque jour dans les tâches lourdes,qui demandent force et concentration.Ces hommes là,elle les respecte,elle les aime.Jamais,elle n'a peur auprès d'eux.
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  • Par brigittelascombe, le 03 novembre 2011

    Il est mince comme une fille dans la lumière rasante.Les hanches étroites, les jambes longues,la finesse de ses pieds,leur cambrure.Dix années d'escalades, elle aime les suivre des yeux, les sentir sous sa main, les effleurer de ses lèvres lorsqu'ils se retrouvent. "Tu te laisses libre", dit-elle.
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  • Par brigittelascombe, le 03 novembre 2011

    C'est triste quand il fait beau et que quelqu'un s'en va.
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  • Par brigittelascombe, le 03 novembre 2011

    Les souvenirs, les blessures,les problèmes n'assiègent pas seulement l'esprit, ils encombrent la poitrine,épaississent le sang,ralentissent l'oxygène.La montagne exige un homme dénoué.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

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Vidéo de Stéphane Guibourgé

Interlignes - Stéphane Guibourgé .
La première partie de l'entretien de Stéphane Guibourgé autour de son livre Le nom de son père pour l'émission Interlignes. La suite sur www.interlignes.tv








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