> Gabriel Joseph de Lavergne Guilleragues (Auteur présumé)
> Frédéric Deloffre (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070382443
Éditeur : Gallimard (1990)


Note moyenne : 2.6/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Considère, mon amour, jusqu'à quel excès tu as manqué de prévoyance. Ah ! malheureux ! tu as été trahi, et tu m'as trahie par des espérances trompeuses. Une passion sur laquelle tu avais fait tant de projets de plaisirs, ne te cause présentement qu'un mortel désespoir, ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 19 avril 2012

    missmolko1
    Un classique que je n'avais pas eu la chance d'étudier pendant mon cursus scolaire. Ces lettres sont très belles et passionnées. Cette nonne se livre en toute franchise et nous livre ses doutes, ses espoirs, sa tendresse et son désespoir.
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    • Livres 3.00/5
    Par Pasdel, le 25 février 2012

    Pasdel
    Les Lettres portugaises regroupent cinq petites lettres écrites par une nonne portugaise à un militaire français au XVIIe siècle.
    Ces lettres racontent la folie amoureuse féminine, décrivant les différents stades rencontrés par cette nonne Algarve. Ainsi, on passe de la foi en cet homme, en son amour, puis au doute voire au désespoir. Très bien écrit, dans un temps que l'on utilise moins de nos jours, l'auteur nous délecte dans cette langue au subjonctif et autres temps du passé qui font tant pleurer nos chères têtes blondes.
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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Elvira, le 15 janvier 2012

    Elvira
    Cette lecture a été très rapide : les lettres n'occupent en fait qu'une trentaine de pages. Même si elles sont assez agréables à lire, il faut aimer les longs épanchements de la douleur amoureuse : elles offrent en effet une variation très intéressante autour du thème de la passion, et en particulier autour de la souffrance. J'ai également pris beaucoup de plaisir à l'étudier en cours, à rentrer vraiment dans le texte et à étudier les ressors de la rhétorique de la passion.

    Lien : http://metamorphoses-de-psyche.cowblog.fr
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 23 février 2012

    Quoi ? cette absence, à laquelle ma douleur, toute ingénieuse qu'elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux, dans lesquels je voyais tant d'amour et qui me faisaient connaître des mouvements, qui me comblaient de joie, qui me tenaient lieu de toutes choses, et qui enfin me suffisaient ? Hélas ! les miens sont privés de la seule lumière qui les animait, il ne leur reste que des larmes, et je ne les ai employés à aucun usage, qu'à pleurer sans cesse, depuis que j'appris que vous étiez enfin résolu à un éloignement, qui m'est si insupportable, qu'il me fera mourir en peu de temps. Cependant il me semble que j'ai quelque attachement pour des malheurs, dont vous êtes la seule cause : Je vous ai destiné ma vie aussitôt que je vous ai vu : et je sens quelque plaisir en vous la sacrifiant.
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  • Par Pasdel, le 23 février 2012

    Je suis bien malheureuse, si vous n'en avez trouvé aucune occasion depuis votre départ, et je la suis bien davantage, si vous en avez trouvé sans m'écrire ; votre injustice et votre ingratitude sont extrêmes : mais je serais au désespoir, si elles vous attiraient quelque malheur, et j'aime beaucoup mieux qu'elles demeurent sans punition, que si j'en étais vengée : je résiste à toutes les apparences, qui me devraient persuader que vous ne m'aimez guère, et je sens bien plus de disposition à m'abandonner aveuglément à ma Passion, qu'aux raisons que vous me donnez de me plaindre de votre peu de soin : que vous m'auriez épargné d'inquiétudes, si votre procédé eût été aussi languissant les premiers jours que je vous vis, qu'il m'a paru depuis quelque temps !
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    Citation de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par Pasdel, le 26 février 2012

    Quand même je pourrais espérer quelque amusement dans un nouvel engagement, et que je trouverais quelqu'un de bonne foi, j'ai tant de pitié de moi-même, que je ferais beaucoup de scrupule de mettre le dernier homme du monde en l'état où vous m'avez réduite : et quoique je ne sois pas obligée à vous ménager, je ne pourrais me résoudre à exercer sur vous une vengeance si cruelle, quand même elle dépendrait de moi, par un changement que je ne prévois pas.
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  • Par Pasdel, le 24 février 2012

    Hélas ! que je suis à plaindre, de ne partager pas mes douleurs avec vous, et d'être toute seule malheureuse : cette pensée me tue, et je meurs de frayeur, que vous n'ayez jamais été extrêmement sensible à tout nos plaisirs.
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  • Par Pasdel, le 25 février 2012

    Il me semble que je fais le plus grand tort du monde aux sentiments de mon coeur, de tâcher de vous les faire connaître en les écrivant : que je serais heureuse, si vous en pouviez bien juger par la violence des vôtres ! 
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Vidéo de Gabriel Joseph de Lavergne Guilleragues

Bande annonce du film "La religieuse portugaise" d’Eugène Green inspiré des "lettres portugaises".








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