ISBN : 2283022568
Éditeur : Buchet-Chastel (2008)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Quand la jeune héroïne et narratrice chinoise du roman de Xiaolu Guo arrive à Londres, envoyée de
Wenzhou par des parents ambitieux pour y apprendre l’anglais, elle commence par perdre les
roues de sa valise Made in China, puis son nom ; Zhuang Xiao Qiao s... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Melisende, le 10 août 2011

    Melisende
    Si j'ai fait l'acquisition de ce livre très « rose » et de ce titre très chick-lit, c'est essentiellement parce que je l'ai trouvé d'occasion à 2€ et que je cherchais absolument un auteur en -X pour mon challenge ABC. Oui, je sais, l'auteure est plus souvent classée dans les -G mais c'est toujours le bazar avec les patronymes chinois (inversion nom/prénom), on ne sait jamais quel est le prénom et quel est le nom, alors j'ai tranché et j'ai choisi ce qui m'arrangeait.
    De toute façon, que son nom de famille soit Guo ou Xiaolu, le livre n'en demeure pas moins une déception. Enfin déception non, car je n'en attendais rien, ou si peu… Disons plutôt que ce Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants me conforte dans l'idée qu'il ne faut absolument plus que j'achète des livres aux couvertures roses et à tendance girly ; ce n'est définitivement pas fait pour moi, un point c'est tout.
    L'héroïne, rapidement rebaptisée Z. à cause de la complexité de son nom, débarque en Angleterre avec son petit dictionnaire chinois-anglais de poche. Originaire d'un petit village de la campagne chinoise, ses parents comptent beaucoup sur son apprentissage de l'anglais pour qu'elle puisse ensuite bien gagner sa vie de retour au pays.
    Seule et abandonnée dans ce nouveau pays où il ne fait que pleuvoir et où les gens mangent bizarrement, elle occupe son temps entre les cours d'anglais et les séances de cinéma. C'est dans une salle obscure que son regard croise celui d'un quarantenaire sculpteur et voyageur dans l'âme. Alors que son anglais est encore hésitant, elle comprend de travers une des invitations de l'homme et croit qu'il lui demande de venir vivre chez elle. Pour la jeune femme, c'est le début d'une nouvelle vie…
    Tout commençait si bien… Z. débarque en Angleterre, découvre les habitudes étranges des anglais, me fait même rire avec ses maladresses aussi bien de langage que de comportement (il y a un gouffre entre les cultures chinoise et anglaise !)… et elle rencontre l'artiste raté et là, c'est le drame. Alors qu'elle paraissait déterminée, courageuse et curieuse au début du livre, dès qu'elle emménage chez son amant, elle devient soumise et d'un ennui… Elle l'aime quoiqu'il dise et fasse, malgré le comportement particulièrement odieux qu'il a envers elle. Ok elle est jeune (23/24 ans) et naïve, n'a jamais connu de relation amoureuse avant, a une toute autre culture… je suis consciente de tout ça, mais j'ai quand même eu envie, plus d'une fois, de la secouer, de lui en mettre une pour qu'elle ouvre les yeux et réagisse enfin ! Si je pouvais m'identifier à Z. au début de l'ouvrage, elle m'a bien vite tapé sur le système et à la fin, je ne pouvais plus la supporter !
    Quant à son amant dont on ne connait pas le nom (ou je ne l'ai pas retenu), je n'ai jamais pu le sentir ! Artiste raté qui m'a donné l'impression de ne garder Z. dans son appartement uniquement pour le sexe, je l'ai trouvé détestable d'un bout à l'autre de l'histoire ! Les autres personnages sont eux, tellement secondaires et à peine cités ou rencontrés, qu'on les oublie vite, sans jamais les avoir connus.
    Au niveau de l'intrigue, il s'agit d'un « roman » d'initiation. On suit donc les aventures de Z. pendant un an, de son arrivée à Londres à son retour en Chine. Pendant ces douze mois, elle découvre les habitudes anglaises, apprend ce qu'est l'amour, le sexe et la jalousie, voyage dans toute l'Europe, rencontre des gens, perd ses affaires, son chemin et son innocence. Franchement, si les personnages principaux avaient été autres ou leurs réactions différentes, j'aurais peut-être réussi à apprécier cette lecture, mais ce n'est pas le cas, tant pis pour moi.
    L'originalité du texte réside surtout dans sa forme. En effet, il ne s'agit ni vraiment d'un roman, ni d'un journal intime, mais d'un dictionnaire avec ses différentes entrées. Au fil des jours et de ses aventures, Z. met en avant un mot qu'elle a appris ou qui illustre bien ce qui lui est arrivé, et nous raconte alors l'anecdote correspondante. L'avantage du système, c'est que les entrées se transforment en mini-chapitres qui rythment la lecture ; l'inconvénient, c'est que l'ensemble fait un peu haché, un peu trop délié (encore plus qu'un journal intime).
    Pendant cette année, on sent une légère amélioration du côté linguistique, mais je pense que l'évolution aurait pu être un peu plus accentuée par Guo Xiaolu. Je ne suis jamais partie un an à l'étranger, mais j'ose espérer que lorsque c'est le cas, on revient bilingue ou presque (non ?).
    Pour le reste, c'est plutôt agréable à lire et il y a pas mal d'anecdotes amusantes, surtout au début car la fin est beaucoup plus mélancolique… Z. a perdu ses illusions…

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/petit-dictionnaire-chinois..
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 10 février 2011

    chocobogirl
    Zhuang est une jeune chinoise de 23 ans envoyée en Angleterre par ses parents qui espèrent bien la voir reprendre leur commerce de chaussures. Arrivée à Londres, elle est complètement perdue et déstabilisée par cet univers qui lui est profondément étranger. Logeant dans une auberge de jeunesse, elle passe ses journées à errer et à fréquenter les cinémas. Jusqu'au jour où elle rencontre un homme, bien plus vieux qu'elle avec qui elle va entamer une relation amoureuse. Suite à un quiproquo, elle part très rapidemment s'installer chez lui et c'est désormais auprès de cet homme singulier, un végétarien quarantenaire, artiste désabusé qui a un passif homosexuel qu'elle va désormais vivre et découvir une nouvelle culture. S'appuyant sur son petit dictionnaire chinois-anglais, Zhuang cherche ses mots et sa place. Mais Zhuang saura-t'elle la trouver dans un occident qu'elle le comprend pas et auprès d'un homme dont les valeurs sont différentes ?
    Dans ce roman, le lecteur va suivre le parcours d'une expatriée et découvrir en même temps qu'elle les difficultés d'intégration que cela présente mais aussi la barrière de la langue.
    En effet, Zhuang est la narratrice et le niveau de langage utilisé pour son récit est celui d'une étrangère qui essaie de parler correctement. Son parler est bourré de fautes de syntaxe, de lexique, d'orthographe et ce procédé est particulièrement réussi. La traductrice a du effectuer un travail énorme pour rendre en français ces erreurs présentes dans le texte anglais d'origine. Des nombreuses erreurs de Zhuang ressortent de jolis passages poétiques ou humoristiques qui dénotent de sa sensibilité.
    " Je lis le panneau devant les files : alien et non alien.
    Je suis alien , comme dans le film Alien à Hollywood. J'habite l'autre planète, j'ai l'air spatial et la langue étrange. "
    Prenant la forme d'un journal, le roman déroule les chapitres selon la succession des mois et s'adjoint à chaque fois la définition d'un mot anglais que la jeune fille apprend. Chaque mot est en relation avec le thème du chapitre et l'effet en est très heureux.
    Les différences culturelles sont nombreuses et on se plait à découvrir d'un autre oeil notre monde occidental. Zhuang s'étonne de l'importance donné au temps qu'il fait et aux trop nombreuses nuances par lesquelles on peut le décrire, de la plus grande importance du sujet sur l'action elle-même.
    " La personne est le sujet dominateur dans la phrase anglaise. Alors, est-ce que la culture occidentale respecte les individus plus ? (...) Peut-être les chinois sont honteux de mettre leur nom le premier parce que ce n'est pas une attitude modeste. "
    Elle pointe du doigt notre système et nous pousse à nous interroger sur tel ou tel fait qui font tellement partis de notre quotidien que nous ne nous y arrêtons plus.
    Petit à petit, nous verrons ainsi la langue de la narratrice évoluer au fil des mois. Sa progression se fait de façon subtile et totalement réaliste et on pourrait presque supposer que ce récit s'appuie sur une expérience vécue.
    A côté de sa découverte linguistique, le roman est aussi le récit d'une histoire d'amour. Ses relations avec cet homme (qui ne sera jamais nommé il me semble) sont décrites avec détails. Il est sa bouée de sauvetage, celui qui lui donne l'impression d'être aimée et d'exister dans un pays où elle se sent transparente au yeux des autres. Avec lui, elle découvrira l'amour charnel et ne s'embarassera pas de ses amours masculines passés.
    Pourtant, si on ressent l'amour de la jeune fille pour lui, le sien est quelque peu en demi-teinte. On ne resent pas une affection débordante de la part de cet homme qui préfère garder une part d'intimité et de mystère vis à vis de Zhuang. Il préfère une soirée entre amis à des retrouvailles intimes après un long voyage de Zhuang. Il semble toujours froid à son égard et s'emporte facilement devant l'empressement de ses questions lexicales. Il refuse de s'engager et de parler d'avenir. On finit par se demander ce qu'elle lui trouve et être agacée par cet amour qui semble non partagé. Je dois dire que j'ai été moins convaincue par cette partie-ci par le portrait si particulier de cet homme.
    La description des sentiments de Zhuang reste cependant extrêmement forte et m'a beaucoup touchée.
    " Je pense que la solitude dans ce pays est une chose très solide, très lourde. Elle est touchable et atteignable, facilement.
    La solitude vient me voir pendant certaines heures chaque jour, comme un visiteur. Comme un ami qu'on n'attend pas, qu'on n'a jamais envie de voir spécialement, mais quand même, il vous rend visite et vous aime, à sa manière. Quand le soleil quitte le ciel, quand l'énorme obscurité avale la dernière bande rouge à l'horizon, à ce moment, je vois la silhouette de sa solitude devant moi, et elle entoure mon corps, ma nuit, mon rêve. "
    "Aimer, ce mot d'ici, comme les autres mots d'ici, a un temps. "J'aimais" ou "j'aimerais" ou "j'ai aimé". Tout ces temps signifient qu'aimer est limité dans le temps. Pas infini. Il existe seulement dans une période déterminée. En chinois, aimer n'a pas de temps. Pas de passé, pas de futur. Aimer en chinois signifie un état, une situation, une circonstance. L'amour est l'existence qui englobe le passé et l'avenir.
    Si notre amour existait dans le temps chinois, alors il durera toujours. Il sera infini."
    A travers ce couple si différent, ce sont 2 conceptions différentes de la vie qui s'opposent. Réflexion sur les difficultés de compréhension entre les peuples, ce roman saura vous toucher par sa langue inventive et son regard décalé sur les choses du quotidien.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-petit-dictionnaire-chi..
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    • Livres 4.00/5
    Par Marguerite87, le 21 décembre 2010

    Marguerite87
    C'est un roman que j'ai beaucoup aimé malgré le début qui a failli me donner des maux de tête ! C'est que l'héroïne écrit dans un français (supposé être l'anglais enfin, vous comprenez) très loin d'être parfait, disons-le comme ça. Tout ça s'améliore heureusement avec les pages car s'améliore elle-même avec le temps. Elle note plusieurs mots pour apprendre l'anglais et pour se souvenir de quelques anecdotes ce qui donne naissances aux chapitres. Ce concept de petit dictionnaire est original. Chaque chapitre a pour titre un mot puis sa définition. le mot a un lien avec l'histoire du chapitre en question.
    Lorsque l'héroïne explique ses difficultés pour se faire comprendre dans une langue qu'elle ne maîtrise pas bien, l'auteur a vraiment trouvé les mots justes. J'ai connu aussi ce sentiment d'être "prisonnière dans sa tête" parce qu'on ne peut exprimer ce que l'on pense, ce que l'on veut. J'ai senti la détresse de cette jeune femme étrangère. Elle est loin d'être naïve, elle souffre d'une incompréhension de la langue. J'ai dis "souffre" parce qu'à certains moments, c'est vraiment le cas, malheureusement.
    J'ai aussi beaucoup aimé voir la société occidentale des yeux d'une chinoise qui a pratiquement mon âge. On voit régulièrement des femmes occidentales visiter et découvrir des pays d'Asie dans des documentaires à la télévision par exemple mais, le contraire est rarement exploité. Les pensées et les croyances sont très différentes et l'auteur a su expliquer plusieurs différences culturelles d'une brillante manière. La rencontre de Z et de l'homme dont elle tombe en amour est ni plus ni moins qu'une rencontre entre l'Orient et l'Occident sauf que, je trouve que l'auteur y a été un peu fort. Elle a créé un homme tout à l'opposé de son héroïne et a fait désespérément tomber cette dernière en amour avec lui. Elle doit avoir prit plaisir à "torturer" ainsi son personnage parce que avouons-le, même en Occident, rare sont les hommes célibataires, artistes, bisexuels, végétariens et solitaires.
    Enfin, malgré quelques petites réserves, c'est un roman que j'ai apprécié. Ah oui, j'oubliais... chapeau à la traductrice ! On voit très bien l'évolution de la langue parlée de l'héroïne. Finalement, c'est à elle que ce texte doit avoir donné bien des maux de tête !
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman de Xiaolu Guo.
    Quand Zhuang Xiao Qiao arrive à Londres, c'est pour répondre au souhait de ses parents. Une fois qu'elle maîtrisera l'anglais, elle pourra revenir en Chine et faire de l'entreprise familiale une firme internationale. Mais ce n'est pas simple pour la jeune Chinoise de trouver des repères en "Occident". Rapidement surnommée "Z", car son prénom est imprononçable, elle essaie d'améliorer sa pratique de la langue et sa compréhension du pays. Sa rencontre avec un quadragénaire désabusé, marginal et végétarien va bouleverser sa vision du couple et de la famille. Il est son premier amant, elle est sa première femme depuis une longue succession d'hommes. Entre ces deux êtres que tout oppose, l'amour est une bataille perdue d'avance. Z ne dispose que d'un visa d'un an. Elle sait que les jours de son amour sont comptés. Mais elle met toute sa force à construire une belle histoire et à parfaire son anglais.
    C'est une jolie romance, très drôle en partie grâce à la langue impossible de la jeune héroïne. Je me doute que la traduction de l'anglais au français fait perdre la saveur de certaines expressions, néanmoins ses observations naïves sur la société anglaise sont désopilantes. J'ai beaucoup apprécié la construction du roman. Chaque chapitre introduit un nouveau mot et sa définition, puis illustre ce mot par un épisode de la vie de Z. Ce texte m'a fait penser par moment aux Lettres persanes de Montesquieu. Je suis prête à parier que l'auteure s'en est donnée à coeur joie d'ironiser sur la société britannique et sur les moeurs occidentales. Ce livre se lit très vite, même si parfois les hésitations de la langue sont un peu pénibles.
    Un grand merci à Liliba qui m'a envoyé ce livre après avoir lu mon désir de le découvrir. Un titre de moins sur ma LAL!
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    • Livres 5.00/5
    Par Lali, le 12 février 2011

    Lali
    Qui aime la langue et ses nuances ne pourra que se délecter de la lecture du Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants de Xiaolu Guo, où une jeune Chinoise débarque à Londres pour un an afin d'y faire l'apprentissage d'une langue qui se rebelle souvent et la rend quelquefois perplexe.
    C'est donc de cet apprentissage qu'il est question. de chaque nouveau mot qu'elle présente avec sa définition au début de chaque chapitre (d'où le mot dictionnaire dans le titre) afin de le triturer à sa manière, d'en décortiquer le sens et de se l'approprier. Mais l'anglais est une langue difficile et si loin du chinois. Notamment dans la façon de construire les phrases, si bien que Z, l'héroïne du roman qui a préféré ce diminutif à son nom imprononçable, doit se battre quotidiennement avec la langue de Shakespeare afin de la comprendre. Pour notre plus grand bonheur, puisque cela donne un roman savoureux où on a droit à des scènes comme :
    Le serveur demande : « Que désirez-vous? de l'eau plate ou vaseuse?
    - Hein? L'eau vaseuse? » Je suis choquée.
    « D'accord, de l'eau vaseuse. » Il va chercher une bouteille d'eau.
    J'ai une grande curiosité de cette eau étrangère. J'ouvre la bouteille et les bulles montent à la surface. Comment on met ces bulles dans l'eau? Sûrement, elles sont la technologie avancée. Je bois. le goût est amer, très vaseux, pas naturel du tout, comme le poison.
    Apprentissage de la langue, de l'Occident, mais aussi de l'amour. Sans pudeur, avec simplicité voire même naïveté. Où elle découvre son corps à mesure qu'il se déploie et se révèle lui aussi en mots.
    Un roman dont la langue évolue à mesure que le vocabulaire de la narratrice s'enrichit de nouveaux mots et qu'elle sait de plus en plus tourner ses phrases. Un roman écrit en anglais et dont il faut relever la remarquable traduction de Karine Laléchère qui a su respecter les erreurs de style et les mots déformés afin de conserver intact l'esprit de ce roman que je conseille vivement.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=29352
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Citations et extraits

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  • Par Lali, le 12 février 2011

    Le serveur demande : « Que désirez-vous? De l’eau plate ou vaseuse?
    - Hein? L’eau vaseuse? » Je suis choquée.
    « D’accord, de l’eau vaseuse. » Il va chercher une bouteille d’eau.
    J’ai une grande curiosité de cette eau étrangère. J’ouvre la bouteille et les bulles montent à la surface. Comment on met ces bulles dans l’eau? Sûrement, elles sont la technologie avancée. Je bois. Le goût est amer, très vaseux, pas naturel du tout, comme le poison.
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