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ISBN : 9791028102371
Éditeur : Bragelonne (15/03/2017)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S'emploie pour parler de la viande.

Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.
Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube,... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
gruz
17 mars 2017
En 2016 surgissait un diamant brut dans le monde du roman noir : Johana Gustawsson, avec son étonnant thriller Block 46. On l'avait traitée d'inconsciente à vouloir mélanger la thématique du tueur en série et celle des camps de concentration. Mais quelle belle et respectueuse réussite ce fût.
La marche du deuxième roman est souvent annoncée comme compliquée, surtout quand on décide de mettre en scène des personnages récurrents. Cette fois-ci, elle se lance dans un autre grand écart, faire le lien entre le Londres de Jack l'éventreur et un récit contemporain. Décidément, soit l'auteure française est totalement inconsciente, soit c'est une gymnaste de haute volée !
Ceux qui ont connu les personnages du premier roman seront enchantés de les retrouver ici. Les autres peuvent y aller sans hésiter, ce roman se lisant individuellement sans difficulté.
Pas la peine de tourner autour du pot. En tant que lecteur assidu de thrillers de très longue date (pas aussi loin que le Londres du XIXème siècle, mais pas loin), j'ai de quoi jouer au blasé. Et pourtant : Mör est un thriller absolument enthousiasmant de la première à la dernière ligne ! Une réussite magistrale. Je pèse mes mots.
La barre était haute pour l'athlète Gustawsson après Block 46, elle vient de la franchir avec une aisance et une grâce qui me laisse coi. Tout y est sublimé et on sent que l'obstacle du deuxième bébé l'a davantage stimulée que freinée.
C'est quoi un bon thriller, au juste ? Une histoire prenante, surprenante. Des personnages forts. Un rythme soutenu. Un style enlevé. Mör c'est tout ça, et plus encore.
L'auteure a clairement pris confiance en elle, je l'ai senti dès les premières pages. J'ai trouvé la caractérisation des personnages plus marquée, l'histoire admirablement construite et le style totalement maîtrisé (avec des pointes d'humour aussi étonnantes qu'irrésistibles comme cette scène où elle parle de l'accent du français qui parle en anglais !).
Je n'ai pas lu Mör, je l'ai dévoré. J'y ai planté mes crocs pour ne plus le lâcher, le mors aux dents. Une expérience de lecture aussi monstrueuse que jouissive.
Le récit est dur, éprouvant, sombre. Un vrai thriller qui marque.
Mais il est lumineux aussi, souvent même, par la bénédiction d'une plume qui donne littéralement vie aux protagonistes (y compris les nouveaux, tout aussi formidables que les « anciens »).
Il serait criminel d'en dire davantage, sauf à vous dire que le voyage vous emmènera à nouveau en Suède et en Angleterre. Parce que lire les romans de Gustawsson, c'est également se dépayser. Elle parle de ce qu'elle connaît, ça en rajoute dans l'authenticité. Tout comme son remarquable travail de recherches historiques, qui fait que les scènes sonnent juste.
Avec son premier roman, elle avait créé la surprise. Avec Mör, j'ose dire que Johana Gustawsson entre directement dans le cercle fermé des incontournables du genre. Sa série en cours possède à la fois la froideur des meilleurs romans scandinaves, un flegme parfois tout britannique et l'immense chaleur des gens du sud. Un mélange assez inédit qui fait d'elle une écrivaine vraiment singulière dans le paysage du thriller international.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Anaislectrice
16 mars 2017
Je n'avais aucun doute en commençant ma lecture de Mör, le deuxième livre de Johana Gustawsson. Après le très remarqué Block 46, traduit à ce jour dans plus de 15 pays, la plus british des auteures françaises nous sert ici un ouvrage très abouti qui a littéralement conquis ses premiers lecteurs. Et… Je n'échappe pas à la règle !
Are you ready ? Let's go to London !
[ L'histoire ]
Suède, 2015 : un cadavre dépecé de femme est retrouvé sur les rives d'un lac. La victime a subi d'atroces blessures, un morceau de chaque partie qui constitue l'essence même de la femme a été prélevé : ses seins, de certaines parties de ses cuisses et de ses hanches.
Londres, lendemain matin : une célèbre actrice qui devait se rendre une émission matinale disparaît. Elle s'appelle Julianne Bell. Ses chaussures seront retrouvées non loin de son domicile, emballées dans un sac de congélation.
Ce détail intrigue les enquêteurs et leur rappelle une affaire bien particulière qui s'est déroulée quelques années en arrière. le seul problème, c'est que l'assassin, Richard Hemfiel, est enfermé à perpétuité dans une unité psychiatrique. Il a été enfermée il y a plusieurs années suite à son inculpation pour les meurtres de 6 personnes, dont le compagnon de l'auteure Alexis Castells.
Alors, copycat? Ou est-ce que le vrai meurtrier court toujours?

[ La griffe de Johana Gustawsson ]
Bien que différent de son premier opus au niveau de l'intrigue, on retrouve ici divers éléments d'écriture similaires à Block 46, qui enracinent le style de l'auteure dans l'univers du thriller.
La première consiste à positionner ses histoires entre Londres et la Suède, ceci étant le résultat d'une vie empreinte du multiculturalisme qui la caractérise : elle est française, mariée à un suédois, et ils vivent à Londres ! C'est donc tout naturellement qu'elle nous balade entre ces deux pays, et qu'elle arrive à créer une atmosphère dans ses romans, grâce à de nombreux détails géographiques qui nous permettent de nous situer et nous donnent l'impression de parcourir les lieux décrits en même temps que les personnages. Moi qui suis hyper sensible à ce niveau et avec mon virus du voyage, je peux vous assurer que j'étais à un doigt de reprendre des billets d'avion pour Londres tant j'ai eu envie d'y retourner! Bon j'éviterai peut-être le quartier craignos de Whitechapel du coup 🙂 L'auteure développe également la culture suédoise lors de chapitres qui se déroulent à Falkenberg, décrivant dans les passages qui se déroulent là-bas ce qui constitue par exemple leurs traditions culinaires.
La seconde consiste à des flash-backs réguliers. C'était déjà le cas dans Block 46, où une partie de l'intrigue se déroulait durant la Seconde Guerre Mondiale; ici dans Mör, elle remonte encore plus loin en axant une partie de son récit sur le XIXè siècle et plus particulièrement dans le quartier de Whitechapel où Jack l'Eventreur a sévi.
Quel lien entre ces deux périodes ? Entre tous ces personnages et nombreux chemins de vie que nous suivons à travers notre récit ?
D'ailleurs au sujet des personnages, parlons-en ! Nombreux dès le début, j'ai parfois été un chouia perdue face à leur nombre important, d'autant plus qu'on alterne régulièrement des chapitres entre deux pays différents (mais qui pour le coup se déroulent à notre époque) mais qu'en plus on alterne aussi deux époques différentes à Londres ! Vous me suivez? Non mais, quand même, je me demande comment un auteur peut mettre en place quelque chose d'aussi complexe que ça et aboutir à une conclusion finale de manière naturelle sans qu'il y ait d'incohérences ou de zones d'ombres… Nous sommes bien dans un thriller complexe, où Johana a tissé sa toile autour d'une intrigue parfaitement ficelée…
Les personnages principaux sont relativement peu nombreux, et ceux qui forment le noyau dur de l'enquête sont bien détaillés sur le plan psychologique. Nous en retrouvons certains rencontrés lors du premier opus, et j'ai énormément apprécié ça parce que ça constitue, je pense –et je l'espère!- le début d'une série. J'ai tendance à m'attacher très souvent aux personnages et à aimer les voir évoluer, c'est parfois un crève coeur de refermer un livre et de me dire que je ne les retrouverai plus…
La troisième élément qui fait le style de l'auteure, consiste à reprendre le prologue en fin de livre, à quelques pages de la fin. La boucle est bouclée, les fils se démêlent et on commence à voir venir le dénouement…
Ah ouais, t'as vu venir le dénouement Anaïs, t'es sûre?
Un camion lancé à pleine allure dans ma tête de lectrice… Si je m'attendais à ça! Je reste encore choquée plusieurs jours après avoir terminé ma lecture, par cette fin complètement inenvisageable! Jamais, à aucun moment je n'ai soupçonné quoi que ce soit, c'est bien joué parce que même en revenant sur quelques chapitres du livre histoire de voir si je n'avais pas loupé un truc, je me suis rendue compte que rien ne laissait envisager une fin pareille !
[ Une lecture immersive ! ]
Et ce qu'elle aime par dessus tout Mrs Gustawsson, c'est nous servir des scènes de crimes bien dégueu et des cadavres bien abîmés sans toutefois tomber dans une surenchère de gore qui pourraient heurter la sensibilité des lecteurs les plus sensibles. Certes, on n'est pas épargné par quelques détails morbides; certes, les victimes vivent un sacré cauchemar avant d'être abattues. Mais c'est écrit de manière subtile et elle réussit à trouver le juste équilibre afin de satisfaire tout le monde, les lecteurs(trices) barbares comme moi, et les lecteurs plus sensibles. le thème du cannibalisme est également présent dans le livre… C'est un thème qui a tendance à me faire remonter l'estomac dans la gorge tant ça m'écoeure, moi qui n'aime déjà pas la viande… alors la viande humaine… D'ailleurs, Mör, le titre du livre, signifie « tendre » quand on parle d'un morceau de viande 🙂
Le récit est écrit à la troisième personne, le style d'écriture est sobre et on se laisse glisser entre les lignes. Jusqu'à certains chapitres, où l'auteure nous propulse dans une pièce fermée, une pièce sale, sombre, où nous accompagnons Julianne dans sa captivité, en proie à un profond sentiment de terreur. Là, on est à la première personne du singulier, et c'est écrit en italique, pour bien trancher avec le reste du récit. C'est immersif, on vit ce cauchemar à ses côtés, on se impuissant parce qu'on aurait envie de l'aider et qu'indéniablement, on a peur pour elle, et ça nous donne encore plus la rage de continuer notre lecture pour démêler les fils de l'histoire et savoir ce qu'il adviendra de cette pauvre femme.
[ le mot de la fin ]
Ma lecture a dépassé mes espérances, c'est abouti, encore plus travaillé que Block 46 qui était déjà un sacré bon bouquin. Johana Gustawsson confirme pour moi sa place dans les auteurs à suivre de très près et qui sont voués à devenir de grands noms du thriller. En deux ouvrages, elle a réussi à s'imposer dans l'univers impitoyable des auteurs à succès, preuve en est, son premier opus est traduit dans près de 15 pays! Ajoutez à ça qu'elle est une personnalité discrète, ouverte à ses lecteurs, et profondément humaine et humble !
Lien : https://anaisseriallectrice...
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pupucing
15 avril 2017
En Suède, juillet 2015, le cadavre d'une femme est retrouvé, ses attributs féminins en moins ...
L'enquête est confiée au commissaire Lennart Bergström, qui voit ses congés annulés, en prime, on lui colle une stagiaire dans les basques, Aliénor Lindberg, fille de.

En Angleterre, à Londres, une actrice a été enlevée, il ne reste que ses chaussures emballées dans un sac de congélation. La profileuses Emily Roy est en charge de l'enquête.

Ces deux crimes, distants de plusieurs milliers de kilomètres, ne sont pas sans rappeler ceux commis dix ans plus tôt, le problème est que Richard Hemfield, le présumé coupable est interné à l'hôpital psy de haute sécurité !
Pourquoi de nouveaux crimes commis une décennie, plus tard, qui plus est dans deux pays ? S'agit-il d'un copycat ? Sauf que certains éléments, non déclarés à la presse à l'époque, sont présents !
Une fois encore, une collaboration étroite entre les services de police suédois et anglais va avoir lieu, une fois encore l'auteure Alexis Castells va être impliquée, en première ligne, son compagnon ayant été tué par Richard Hemfield ...

Mon avis :

"Mör" est le second roman de Johana Gustawsson, son précèdent "Block 46" a été unanimement salué par la critique et fait l'objet d'une traduction dans quinze langues, rien que ça !!
Alors, vous imaginez bien la pression qui pèse sur un numéro deux :p et pourtant, il n'a rien à envier à son grand-frère, loin de là !!
Johana Gustawsson nous offre-là, une suite à la hauteur de nos espérances, et même au-delà.

Un deuxième opus qui reprend les codes qui ont fait le succès de son prédécesseur : une enquête menée conjointement dans deux pays, un voyage temporel entre notre époque et l'Allemagne nazie et ses camps de concentration pour "Block 46", et notre époque et l'Angleterre victorienne en plein pendant la vague de meurtres du tristement célèbre Jack l'Eventreur !! Deux périodes qui me fascinent au plus haut point, il va sans die que ça en rajoute une couche dans mon enthousiasme.

Le fait de retrouver les protagonistes qui m'ont tellement charmé n'est pas moindre non plus, que ce soit le duo Emily/Alexis, deux femmes fortes et fragiles à la fois, les flics suédois comme anglais, les parents de Alexis, mais surtout sa mère, haute en couleur, à ceux-ci s'ajoutent de nouveaux personnages tout aussi intéressants et attachants, je pense bien sûr à Aliénor, irritante au premier abord, et Karla, la fliquette suédoise, moins froide que Emily, épanouie tant par sa condition de mère que celle de flic.
Sans oublier, Freda Wallin, qui a fui sa Suède natale pour trouver une vie meilleure à Londres, fin 18880, alors que Jack l'Eventreur sévit ...

Un rythme soutenu, à la limite haletant, des chapitres courts, oscillant entre les différents pays et époques, qui donnent l'ivresse, ivresse de savoir, ivresse de rester plongé dans ce livre, dont les pages pourtant défilent à trop grande vitesse !
Aucun répit ne nous est accordé, surtout pas lorsque l'on se retrouve en compagnie de Julianne, l'actrice disparue, on vit ce qu'elle vit, on devient Julianne et c'est avec un soulagement que nous quittons les chapitres qui lui sont consacrés.
La plume de Johana Gustawsson est si réaliste, on sent d'ailleurs la recherche faite avant l'écriture de ses romans, et ça, c'est encore un point positif.
Cette plume qui nous ensorcèle, nous fait douter et nous achève avec ses twists infernaux, je dévie quiconque d'avoir eu le fin mot de l'histoire ?! Elle est machiavélique cette Johana, et ce, pour mon plus grand plaisir :)

Une auteure qui a fait une entrée remarquée dans la cour des grands et ce, dès son premier roman, son second assoit sa place, qui sera amplement confirmée par le troisième, c'est certain !

Lien : http://blog-du-serial-lecteu..
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nathf
15 mars 2017
Suède - le cadavre d'une jeune femme est retrouvé sur les rives d'un lac.
Le tueur s'est acharné en l'amputant de plusieurs kilos de chair.
Londres - Emily Roy, profileuse, est appelée sur les lieux où Julianne Bell, actrice a semble-t-il été enlevée.
Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, accusé de six meurtres.Seul hic, celui-ci est enfermé depuis dix ans dans un hôpital psychiatrique......
"Mör": traduction: tendre, s'emploie pour parler de viande.
Le ton est donné!
Non, Johana Gustawsson ne s'est pas reconvertie dans la cuisine!
Quoique....."les lobes à ma façon" semble intéressants ( je déconne).
Pour ceux que le végétarisme tente, ce roman va vous conforter dans votre décision.
L'auteur nous fait voyager entre la Suède, Londres et le Londres des années 1800 avec son célèbre Jack L'éventreur.
Les personnages sont aussi nombreux que différents.
Vous avez Emilie Roy, toujours placide, qui vous décrit les tortures subies par les victimes comme si elle parlait de la pluie et du bon temps, Aliénor, jeune stagiaire de police atteinte d'Asperger et le fameux Hemfield, coupable ou innocent?
Sans compter une lignée de femmes et mères.Vous allez me dire, ça fait beaucoup de protagonistes.Eh bien, tout se goupille parfaitement.
Johana Gustawson nous prouve que, comme beaucoup d'autres auteures, on peut être femme et ne pas faire dans la dentelle, tout en ajoutant une touche de sensibilité.
"Block 46" a été un succès et sans être devin, je vous prédis que celui-ci suivra le même chemin.
Soyez sur les starting blocks, il sort aujourd'hui.
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Valettesangpages
14 mars 2017
J'annonce la couleur direct...pépite à bâbord, à tribord et attaque de tous les côtés !!!
Johana nous transporte, comme dans Block 46, dans une histoire à époques multiples et lieux multiples. On voyage c'est certain ! Accrochez-vous, c'est parti !
Nous voilà donc à Falkenberg, Suède en 2015 et à Londres, Royaume- Uni en 1888 et 2015.
Un peu compliqué au début, beaucoup de personnage qui ont des noms à coucher dehors, comme on dit chez moi. Plus difficile à retenir, j'ai dû pas mal me concentrer...enfin là, c'est aussi la faute à mes vieux neurones...
Quoi qu'il en soit, chaque endroit et chaque époque est clairement identifié et en fait une histoire où les histoires se mélangent sans pourtant jamais s'emmêler. Passé, présent, cas prétendument résolu ou non et c'est pourtant loin d'être évident !
Me voilà donc embarquée dans un fabuleux voyage qui m'emporte dans le Londres de l'époque Victorienne où l'on revit la folle histoire de Jack l'éventreur "The Ripper" dans ces moindres détails, où l'on bascule de la belle noblesse anglaise aux rues puantes à la populace grouillante de vermine. Je me retrouve aussi dans le Londres d'aujourd'hui.
On plonge tête la première dans la culture suédoise et on s'en délecte.
J'ai grandement apprécie ce soucis du détail qui n'en est pas pour autant lourd ou pédant, admiré le travail de documentation et retrouvé dans cet ouvrage sa passion pour l'histoire.
Ca c'est pour la toile de fond, la trame, elle, est bien plus complexe, plus tordue, plus machiavélique, plus terrifiante, plus horrible et pourtant quelque part émouvante.
Emily et Alexis, après l'affaire Ebner de Block 46, se retrouvent à nouveau, ensemble, sur une enquête. Une sombre affaire où les cadavres s'amoncellent, où une actrice connue disparaît, où tout ce qui semblait acquit ne l'ai pas forcément puisque le potentiel tueur se trouve actuellement sous les verrous. Une affaire qui semble directement liée à cette folle époque de Jack l'éventreur ou peut-être, d'ailleurs, à lui directement ?
Des chapitres courts, une plume exceptionnelle, des dialogues spontanés et naturels, un rythme soutenu et effréné. Des rebondissements, des retours de situation là où on s'y attend le moins, bien entendu. Un suspens maintenu jusqu'au bout tout en étant ponctué d'indices savamment placé de ci de là nous permettant de se poser des questions et tenter notre chance à la roue de qui est le tueur ! Même si on finit par se faire rouler dans la farine et se dire qu'elle est vraiment très forte !
Des termes crus, de scènes horribles, des mots durs et des perversions décrites avec beaucoup de style.
L'horreur s'entremêle avec la douceur et la différence car Mör c'est aussi un regard sur l'Asperger et le personnage d'Alienor qui m'a beaucoup fait penser à Saga Noren de la série "Broen" et que j'aurai adoré plus présente encore.
Mais Mör c'est surtout des enfants, beaucoup d'enfants. Des familles et des mères, beaucoup de mères.
La relation avec la mère est omniprésente, sous toutes ses formes, dans un large panel. Bonne ou mauvaise, douce ou destructrice, ravageuse ou heureuse, aimante ou haineuse, folle ou normale. Une vision profonde et très touchante avec un émotionnel à fleur de peau. le titre m'est clairement apparu comme une évidence et j'avoue avoir été émue dans toute cette horreur. Touchée au plus profond. Une drôle de sensation qu'il est, en fait, difficile d'expliquer. Un des ces trucs qui s'insinue en toi et t'embrouille la tête...
Elle nous a clairement bluffée avec Block 46 mais voilà qu'elle remet ça de plus belle ! Je vous l'avais dit, il y a maintenant un an environ...Elle ira loin Johana, très très loin et si je devais, aujourd'hui, miser toute ma fortune, aussi maigre soit-elle, sur elle. Je le ferai les yeux fermés !
Je ne vais rien dire de plus...même si je pourrai encore écrire des pages et des pages et parler même de trucs dingues mais qui spoileraient direct...
C'est tout simplement MAGISTRAL !
Bref, je vous laisse le découvrir...

Lien : https://sangpages.com/2017/0..
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
JennDidiJennDidi27 mars 2017
« Lobes à ma façon »
Trempez les lobes dans deux jaunes d’œufs battus.
Panez avec une chapelure de pain de mie.
Faites frire dans du beurre persillé.
Servez accompagné d’une purée à l’huile d’olive.
Lobes-à-ma-façon.
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rkhettaouirkhettaoui15 mars 2017
Elle ne devait sa progression dans la hiérarchie policière qu’à des « promotions canapé » – « tout dans les seins, rien dans la tête », répétaient jalousement ses contempteurs. « Trop jolie pour ce métier », lui avait même craché sa supérieure. Une consœur, oui. Qui avait dit que ses détracteurs les plus acharnés seraient des hommes ? Les langues fourchues du sexe faible étaient les pires.
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geisha79geisha7923 mars 2017
Chuuuut....... Maman est occupée, mes chéries. Maman est chez le boucher.
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rkhettaouirkhettaoui15 mars 2017
Cette année, l’hiver n’avait capitulé qu’au début du mois de mai. Glacial, il s’était imposé comme une belle-mère envahissante et avait saturé l’air de son humeur languissante ; si bien que le printemps n’avait pas osé se montrer. Puis une main divine fort inspirée avait soudain tiré le rideau sur le froid, et le ciel grumeleux s’était dégagé. Alléluia.
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rkhettaouirkhettaoui15 mars 2017
Ah ! si c’étaient des ladies massacrées en plein Kensington, crois-moi, le coupable serait déjà derrière les barreaux. Mais voilà, ce sont des femmes du peuple qui sont persécutées. Alors, si tu crois qu’ils vont s’occuper des meurtres de prostituées d’un quartier qui fait honte à la reine, tu te trompes.
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Vidéo de Johana Gustawsson
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Sortie en AVRIL 2016 !
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Falkenberg, Suède. le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d'une femme. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d'enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie... En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu'aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.
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