ISBN : 2842636759
Éditeur : Le Dilettante (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Lazare Vilain n’est pas fréquentable. Il se lie avec des escrocs qui truquent des combats de boxe clandestins, avec des gitans en guerre contre les précédents, et reçoit à sa table des bandits malpropres qui font pleurer sa femme. Pire que tout, il fait de la philosophi... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 30 mars 2012

    oops
    Lazare Vilain, professeur de philo n'était pas particulièrement destiné à la prison, à l'époque il prodiguait ses leçons de « philosophie foraine » dans des contrées lointaines sur des estrades de Maisons du peuple, de bergeries retapées en ciné-club, de foyers ruraux et autres caves à pinard. Un jour une fille du Service Pénitentiaire d'Insertion lui propose de le recruter et d'enseigner son noble art en zonzon, car la France est sommée d'introduire de la culture dans les taules pour se mettre au diapason des normes européennes. Sa dégaine de marlou passe bien auprès des détenus et cette joyeuse expérimentation donne un nouveau sens à leur peine. Régulièrement après le boulot Lazarre retrouve Momo et Rocky au troquet le Kalinka pour y prendre la fraîche, les deux potes tiennent un club de boxe. Un soir débarque à leur table, Monsieur Riccioli un directeur sportif détaché auprès de la pénitentiaire par le Ministère Jeunesse et Sports, il en profite pour repérer des taulards qui en veulent ensuite ils participent à des combats de boxe puis ils sont aidés pour leur réinsertion. Bref du bidonnage dans lequel chacun y trouve son compte ! Riccioli demande à Lazare de bien vouloir passer des enveloppes à des détenus et comme Lazarre en a un peu ras le bol de sa vie aseptisée, il accepte donc la proposition véreuse. Sa Vanessa n'exerce plus sur lui ses fatales attractions alors lorsqu'il rencontre Leïla, professeur de musique des Baumettes et révolutionnaire frustrée, son cœur s'emballe et l'emmène bien au-delà de tout ce qu'il avait pu imaginer… La verve argotique de l'auteur n'est pas s'en rappeler du Audiard, du Dard ou du Boudard, le tout donne un polar cocasse et bien ficelé dans lequel le milieu carcéral est particulièrement bien rendu. Ce roman a reçu le Prix Georges Brassens 2011 qui récompense un roman dont le fond et la forme sont proches de l'univers de Georges Brassens par une liberté de ton, une impertinence, voire un amour du verbe, tout en restant accessible.

    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.com
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par hove, le 13 novembre 2011

    hove
    C'est l'histoire d'un prof de philo « en grève illimité avec l'Education nationale ». Il n'a pas l'habitude de donner des cours aux café-philo pour « intellectuels urbains » mais plutôt en cours du soir à un public rural. On va lui proposer d'enseigner en prison dans le cadre d'un projet de collaboration Education Nationale / Justice, il accepte sans trop savoir où il met les pieds.
    Sa popularité auprès des détenus lui vaut d'être approché par Riccioli un mafieux qui a des connaissances au Ministère de la Jeunesse et des Sports et lui demande de passer des enveloppes contre arrangements. Là aussi, pour un Lazare en manque de sensation forte, il accepte et met le doigt dans un engrenage qui le mène de péripéties en péripéties…
    En résumé, récit efficace, direct. Humour omniprésent, langage familier, souvent vulgaire, termes crus qui donne toute la crédibilité et à l'auteur et aux personnages du roman. Les gros points forts sont les parties tragiques du roman, celles où l'auteur décrit les prisons et le quotidien des détenus grâce à des textes bruts, glaçants de vérité qui interviennent en rupture comme des blocs a la suite de parties humoristiques, légères, aérés. du grand art.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par garnakh9, le 10 décembre 2011

    garnakh9
    C'est l'histoire d'un mec, d'un philosophe, un gars traînant ses guêtres dans des cafés philos ruraux entre vallée du Rhône, Ardèche et Gard, qui se retrouve du jour au lendemain à enseigner, ou du moins, à parler de philo en taule, à des mecs pour qui, dans le meilleur des cas, Socrate n'est que le génial joueur de foot brésilien des années 80 (RIP).
    Il s'en suit bien entendu des rencontres improbables et un tas d'anecdoctes intéressantes sur la vie en prison car l'auteur sait de quoi il parle, ce mec c'est lui. A cela s'ajoute un style vivant et gouailleur donnant une autre dimension au roman.
    Toutefois, là où le bât blesse (mais seulement légèrement) c'est que par-dessus les anecdoctes et l'expérience d'enseignant pour taulard, l'auteur a plaqué une intrigue qui au début fonctionne pour finalement partir en eau de boudin. On dirait que l'auteur, emberlificoté dans son histoire, à décidé de l'achever en multipliant les rebondissements improbables pour retomber sur ses pieds.
    Bref, un bon moment !

    Lien : http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=180956&pid=22932681
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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 28 avril 2012

    BVIALLET
    Lazare Vilain, professeur de philosophie, est engagé pour enseigner sa discipline à des taulards dans le cadre d'un programme de réinsertion. Ami de deux vieux boxers un peu à la coule, Momo et Rocky, il rencontre un certain Riccioli qui le pousse à faire entrer d'étranges enveloppes dans la prison. Il tombe amoureux de la belle Leïla, qui enseigne le piano à l'intérieur de la prison... Mais peu à peu, il découvre qu'il a mis le doigt dans un engrenage qui risque de l'emmener bien plus loin qu'il ne le souhaite.
    Très noir, ce roman policier basé sur une situation pour le moins originale, l'introduction de la philosophie dans les cervelles plus ou moins illettrées de gangsters, voyous et autres malfrats. Après « la philosophie à coups de marteau » de Nietzsche, voici « la métaphysique à coups de mandales » de Guyard qui, étant un spécialiste en la matière, s'en donne à coeur joie à nous raconter des cours fort peu conventionnels. Ca sent le vécu et rien ne nous est épargné de l'univers carcéral, ni le bruit, ni les odeurs, ni la violence ! Guyard use d'un style argotique et truculent, plein de trouvailles langagières qui a plus à voir avec un Boudard ou un San Antonio qu'avec un L.F. Céline. L'intrigue est intéressante mais emberlificotée à souhait et entrelardée de quelques invraisemblances que l'on pourra pardonner tant ce bouquin apporte de plaisir de lecture non par une histoire policière un peu tirée par les cheveux, mais par une prose aux envolées parfois bluffantes.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par Atoutlivres30, le 06 mars 2012

    Atoutlivres30
    Alain Guyard est prof de philo, mais pas dans les amphis de la Sorbonne.
    Dégoûté par le système éducatif, il a pris le maquis : il est devenu philosophe forain.
    "Il porte la culture et la philosophie là où on ne l'attend pas : dans les foyers ruraux, dans les arrière-salles de bistro, des bibliothèques perdues, des centres sociaux, des maisons du peuple...".
    Depuis 7 ans, il cause philosophie dans les centres de rétention.
    Dans le roman, Lazare Vilain est prof de philo aux Baumettes et autres zonzons. Intervenant en milieu carcéral, il va se laisser séduire et manque de déraper : il grenouille avec des barbouzes. Et c'est embrouilles et carambouilles pour l'histoire et du canaille tout en gouaille pour le style.
    "La philosophie c'est quoi, demande un taulard : des sacrées conversations de parloir, rien d'autres".
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Critiques presse (1)


  • Bibliobs , le 07 novembre 2011
    Une salutaire bouffée de gouaille argotique estampillée «Tontons flingueurs». Maître en langue verte, Alain Guyard descend d'Albert Simonin, de Frédéric Dard et de Michel Audiard.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par oops, le 25 mars 2012

    Les livres délivrent. Voilà. Rien de plus pour ce qui concerne ma philosophie.
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  • Par ouillon, le 27 février 2012

    "Et voilà comment j'étais en train de monter la seule école française de philosophie qui ne recrutait pas des pisse-froid de normaliens ou des agrégés de mes deux, mais de solides castagneurs, des videurs de boîtes à putes et des maquereaux de la côte d'azur. La faculté n'avait qu'à bien se tenir... tremblez, rédacteur de Philo Magazine et petits philosophes branleurs qui se la pètent anars et posent en rebelle en lisant du Onfray...."
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  • Par oops, le 25 mars 2012

    [...] je sais au moins une chose : c'est que les livres sont des armes de construction massive et des machines à fabriquer de la liberté.
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