ISBN : 9782259214865
Éditeur : Plon (2011)


Note moyenne : 2.5/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Lycéenne dans une petite ville près d’Avignon, Margaux partage son temps entre ses sorties, ses amis, ses lectures et ses cours. Ses parents sont séparés. Effrontée et cultivée, elle a presque 18 ans et aborde la vie avec cynisme. Jusqu’au jour où elle se retrouve à ven... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Odile17, le 05 novembre 2011

    Odile17
    J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique, en cela je remercie Babelio et l'éditeur Plon. J'ai eu envie de découvrir ce livre parce qu'il avait bénéficié d'une large promotion médiatique, et le thème autant que l'auteur m'intriguaient.
    À la lecture des premières pages, j'ai été déçue par le style qui faisait trop "parlé" à mon goût. Et puis au bout de quelques pages, je m'y suis habituée. C'est parfois bien écrit. Il y a quelques bons mots et du vocabulaire aussi, mais un peu trop de références qui semblent vouloir faire passer l'auteur pour une érudite paresseuse. L'auteur/narratrice ne m'était pas sympathique, mais je n'arrivais pas à la détester non plus (sans doute le côté fragile révélé par sa tentative de suicide, et son goût pour la littérature). Elle m'a fait un peu de peine, finalement. Si c'était l'effet littéraire recherché, c'est tout à fait réussi.

    Rien de bien original dans ce qui est raconté, hormis la prostitution (et encore, c'est triste et glauque plus qu'original). Jeunesse dorée, bourgeoise (ou embourgeoisée) et paumée. Un trou paumé ? mais c'est quasiment ce que reprochent tous les ados à leur ville, à moins d'être à Paris, Lyon, ou toute autre grande ville, et encore. le soirées trop arrosées, la clope au bec, un peu de cannabis de temps à autres, les histoires de fesses plus que de coeur... c'est d'un banal adolescent confondant !
    Et cette façon de le raconter, l'air désabusé, genre "j'ai 18 ans mais j'ai déjà tout vécu ou presque"... c'est peut-être cela qui m'a agacée et fait de la peine tout à la fois. La seule chose qui la sauve (ironie), c'est qu'elle bouquine... et attention, pas du Marc Lévy ou du Guillaume Musso (mais visiblement quelques Harlequin à l'occasion, il faut bien rester dans le thème). Là encore, on est dans le cliché et c'est tout adolescent que de croire qu'on a de grandes lectures tandis que le quidam lit des auteurs populaires, le pauvre ! C'est sans doute cette suffisance injustifiée qui m'a irritée et désolée.
    Enfin, au-delà de tout ça, ce qui m'a vraiment déplu est cette accumulation de marques, limite mieux qu'un catalogue ! Des descriptions de vêtements de luxe, des montres et voitures de marque... Inintéressant au plus au point, selon moi. Cela confirme juste l'idée que l'on se fait des personnages dépeints, friqués (enfin, leurs parents), aveuglés par le prestige de la marque. C'est dommage car cela ne donne pas envie d'aller dans les environs d'Avignon, pourtant une jolie ville... (au passage, j'ai trouvé particulièrement ridicule et incompréhensible cette fausse "anonymisation" de la ville du melon que tout le monde aura tôt fait de reconnaître...)
    Finalement, toutes ces critiques un brin passionnées montrent peut-être que le livre est suffisamment intéressant et représentatif d'une certaine adolescence (exaspérante pour toute personne ayant dépassé cette période) pour que l'on prenne le temps d'en écrire autant... En refermant "Latex, etc.", j'étais juste contente d'avoir fini et j'ai espéré que l'intrigue du livre relevait davantage de la fiction que de l'auto-fiction, sinon c'est triste. Mais j'aimerais finir sur une touche positive : je pense que l'auteur est capable de bien mieux, alors tous mes encouragements pour la suite !
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par beeshop, le 21 octobre 2011

    beeshop
    J'ai eu beaucoup de mal à lire ce livre car ce texte m'a littéralement énervée. C'est la première fois qu'un livre édité me met dans un tel état, j'avais déjà ressenti cela avec un manuscrit mais jamais avec une édition.
    Margaux est une jeune fille de C**** (ville totalement identifiable dans le livre, cela doit-être conceptuel : je ne vous dis pas où c'est mais je vous colle de nombreux d'indices pour que vous sachiez évidement où cela se passe….) et C**** il n'y a pas à dire c'est nul ! Que des gens moins doués qu'elle, moins bien habillés qu'elle, ayant moins d'ambition qu'elle….
    Margaux est également experte en placement de produit, elle ne porte pas un pull elle porte un Darel, elle ne porte pas des ballerines mais des Repetto, elle ne porte pas un jean mais un Diesel… et cela est de même dans tout les domaines, voitures, télphones, musiques, alcool…. Un véritable festival de marques !
    Margaux a de l'ambition : elle veut quitter C**** parfois elle va prendre un bol d'air à Avignon faire du shopping, c'est si chic Avigon….
    Mais pour vivre la grande vie il faut de l'argent et donc elle doit trouver un moyen simple d'avoir de l'argent rapidement : coucher avec des vieux riches. Elle est comme ça Margaux elle vous raconte ses petites coucheries comme si vous y étiez avec un recul et une nonchalance qui se veut stylée mais qui n'est que plate et sans saveur. Au fil des pages on oscille entre une coucherie, une séance shopping, des vacances à Courchevel, ses considérations sur sa famille qui la mérite tellement peu, sa vision du lycée et des pauvres jeunes qui y végètent, l'inculture crasse des gens de C**** qu'elle fuit heureusement en s'offrant des Pléiades telle une caution culturelle.
    Après des pages et des pages d'une écriture hautaine et fade où l'auteur réussit à se rendre la plus antipathique possible le drame arrive. Et je dois vous avouez avec honte être tellement exaspérée par ce livre qu'un « tu l'as pas volé » m'a traversé l'esprit alors que ce qu'elle subit est absolument monstrueux. Mais comment ressentir la moindre chose pour cette fille qui même en déposant plainte à la gendarmerie parvient à être encore condescendante et pleines de préjugées envers la gendarme qui la reçoit. Je ne sais pas si cette autofiction est complètement autobiographique (c'est en tout cas ce que dis à demi-mot la quatrième de couv) mais dans ce cas là je me suis demandée si cette écriture hautaine, détachée n'était pas une protection face aux événements. Toutefois cela n'excuse rien, si l'auteur décide de coucher sur le papier sa vie plutôt que d'aller s'allonger sur le divan d'un thérapeute elle se doit de donner des clés à son lecteur.
    J'aurai aimé comprendre par exemple comment les protagonistes du drame ont-ils découvert sa source de revenu car à première vue rien ne les relie aux clients de Margaux. Qu'a donné l'enquête ? Sa double vie a- t-elle été découverte ?
    Camper un personnage antipathique est un choix, avoir un véritable rôle de tête à claque pourquoi pas mais dans ce cas là il faut donner au lecteur un intérêt littéraire et stylistique ce qui est inexistant ici.

    Lien : http://mespetitesidees.wordpress.com/2011/10/21/latex-etc-de-margaux..
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Archessia, le 15 octobre 2011

    Archessia
    Margaux a 18 ans et habite dans un petit village du Sud de la France, C***.
    Intelligente, cultivée et ayant des goûts et des avis très arrêtés sur chaque chose, elle s'ennuie ferme et ne trouve rien ni personne à sa hauteur.
    Elle passe son amertume et son désœuvrement dans l'alcool, les marques de luxe, les joints et le sexe.
    Alors, quand un homme plus âgé qu'elle l'emmène à l'hôtel et lui tend des billets après l'avoir prise, c'est comme une vocation qui vient à elle.
    Faire quelque chose pour laquelle elle est douée, et être grassement payée pour ? Il n'en faut pas plus que cette jeune fille embrasse cette pseudo-carrière.
    Les expériences se succèdent et se ressemblent plus ou moins, et tout ceci finit par ressembler à une sorte de train-train fait de sexe et d'argent facile.
    Mais tout ceci ne pouvait, évidemment, pas durer indéfiniment.
    Sur une base auto-biographique, l'auteur brode, étoffe, colorie cette histoire de jeunesse désœuvrée, cherchant un exutoire à l'ennui.
    Je dois dire qu'au début, je n'aimais vraiment pas Margaux. Pour ceux qui connaissent, elle me faisait fortement penser au personnage de Hell, du livre du même nom de Lolita Pille.
    Elle est intelligente, possède une grande culture, est jolie, et elle sait tout ça.
    Elle aborde chaque chose et chaque personne avec une condescendance, un dédain qui m'énervait tout simplement. Il lui faut telles marques de vêtement (et les personnes qui portent autre chose sont des rustres), il faut qu'elle boive tel Bordeaux et elle ne s'intéresse qu'à tel type d'homme, qu'elle ne trouve pas car aucun n'est à sa hauteur. du coup elle passe le temps avec des coups d'un soir.
    J'ai trouvé que c'était un personnage bien prétentieux, surtout pour son âge. C'est plutôt une attitude que j'aurais vu chez une bourgeoise plus âgée. Mais bon, passons.
    Donc, c'est avec un de ces fameux coup d'un soir que tout va s'enclencher.
    Cet homme plus âgé qui va largement la payer après une partie de jambes en l'air, va ouvrir dans l'esprit de la jeune fille tout un tas de possibilités.
    Voyant que l'effrontée n'a pas froid aux yeux, il va la mettre en contact avec d'autres hommes, tous riches et débordant d'envies sexuelles en tout genre.
    Voilà Margaux devenue call girl de luxe.
    Au début, on dirait même qu'elle a un peu de mal à se rendre compte de ce qu'il se passe, mais c'est loin de lui déplaire. Ça lui permet de sortir d'un quotidien engluant, et de gagner assez d'argent pour couvrir ses exigences vestimentaires.
    Bien que tout ses rendez-vous sexuels ne soient pas décrits, nous avons quand même droit à quelques détails par moments, histoire de montrer qu'elle n'a pas froid aux yeux.
    Un style un peu cru, sans détours et chichis, l'auteur a presque un regard froid sur ce qu'elle décrit, ne passant pas par quatre chemins pour que l'on voit ce qu'elle veut nous montrer.
    En fait, ce qui m'a plu, c'est que bien que les scènes décrites soient parfois glauques ou franchement pornographique, je n'ai pas trouvé ça vulgaire.
    Il n'y avait pas de surenchère et on sent parfaitement que le but de ce livre n'est pas de choquer.
    Elle décrit simplement un instant de vie, elle nous l'offre sans le modifier, sans le rendre plus beau ou plus attrayant.
    C'est justement ce qui le rend plus agréable à lire, je trouve.
    Ce n'est définitivement pas une lecture à mettre entre toutes les mains, et certains passages pourraient mettre mal à l'aise un bon nombre de lecteurs (je pense en particulier à cette scène à la fin, particulièrement dure). Mais pour ceux que le sujet intéresse, et qui ne sont pas dérangés par des scènes sexuelles un peu crue et un vocabulaire doucement vulgaire, alors je pense qu'ils adoreront ce récit.
    Ce qui est étrange, c'est que je ne sais toujours pas si j'ai adoré ce livre ou pas. En fait, je pense que jusqu'au bout, je n'ai pas su adhérer au personnage de Margaux, bien trop hautaine à mon goût, je n'ai vraiment pas su m'attacher ou m'identifier à elle.
    Par contre, son histoire, ses expériences décrites, ainsi que le style de l'auteur, limpide et truffé d'anecdotes du quotidien, on fait que je n'ai pas su lâcher ce livre avant de l'avoir terminer. En quelques heures il a été englouti, et j'ai passé au final un excellent moment en sa compagnie, je n'ai pas vu le temps passer.

    Lien : http://archessia.over-blog.com/article-latex-etc-82149193.html
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    • Livres 1.00/5
    Par Madamedub, le 25 novembre 2011

    Madamedub
    Latex etc raconte les tribullation sexuelles (entre autres) de Margaux, adolescente de 17 ans et prostituée lorsque prend place le roman.
    Le résumé est bref, et je serai de mauvaise foi si je prétendais qu'il en va autrement de l'intérêt que présente cet ouvrage.
    Je serai bien en peine de distinguer au final ce qui m'a le plus gêné à la lecture de ce dernier : la prétention mal sentie qui s'en dégage ou simplement la vacuité du propos.
    Le roman flirte avec la très en vogue Chick Litt. Il en utilise tous les codes des plus mauvais aux moins subtils : le nom du village de l'héroïne est par exemple habillement anonymés à l'aide d'étoiles : C****** (on trouvera tout de même judicieux de nous le situer proche d'Avignon et de nous parler plusieurs fois de melons (ah subtilité quand tu nous tiens)). Les personnages sont quasi inexistants, ils n'ont pas de vie propre et sont uniquement envisagés à l'aune de la marque de leurs vêtements.
    Mais le texte se revendique d'un tout autre niveau alternant vocabulaire cru prétendument choquant en 2011 et citations d'auteurs hors contextes. le tout s'agrémente d'une playlist fragmentaire d'inspiration Rock, Philippe Manoeuvre peut se savoir tranquille.
    Une scène en particulier condense toute l'absurdité de cet ouvrage. En effet, après nous avoir parlé 25 fois de sodomie en moins de 100 pages, il semble manquer à l'auteur un ressort dramatique. Qu'à cela ne tienne, faisant fi de toute originalité embarquons nous pour une scène de viol. Et nous voici donc plongés dans la moiteur d'une cave avec notre héroïne. Une héroïne qui dans ce moment de détresse ultime, trouve quand même le temps de noter la marque de jogging de ses agresseurs ! Mieux encore, quand lorsque mut par un professionnalisme extraterrestre, elle répond mentalement à l'invective violente et non moins fellatrice du maghrébin (oui forcement … pourquoi s'épargner un cliché supplémentaire) qui lui fait face, par un « je m'exécute, aussi bien que possible »
    Et tout le roman clignote d'âneries de ce genre. C'est d'un cynisme désespérant … et fatigant.
    Je pondérerai tout de même ma critique sur un point. Il n'est à aucun moment précisé s'il s'agit là d'une autobiographie ou non. Si c'est le cas, alors je raye tout ce qu'il y a au dessus et présente à Margaux Guyon mes sincères excuses. Je suis en effet désolé qu'elle ne parvienne pas à parler avec moins de bêtise d'un sujet aussi dur.
    S'il s'agit d'une fiction, il conviendra simplement d'en oublier l'existence.


    Lien : http://madamedub.com/WordPresse3/?ha_exhibit=latex-etc-margaux-guyon
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    • Livres 4.00/5
    Par Lalivrophile, le 15 octobre 2011

    Lalivrophile
    En apparence, ce livre parle de soirées où la beuverie et l'orgie sont rois. En apparence, l'héroïne n'est qu'une écervelée qui aime le sexe et l'argent facile. L'auteur sait pourtant rendre cela intéressant. D'abord, le personnage principal est charismatique: ce n'est pas seulement le cliché de l'adolescente qui se cherche. Elle est ainsi, mais elle semble réfléchir au-delà de cela. Elle lit certains auteurs pas forcément à la mode, mais qui ont quelque chose à dire. Et puis comment ne pas admirer une adolescente qui voit plus loin, en terme de lecture, que Musso, Lévy, Coelho... ;-) de plus, Margaux a un certain bagout. Elle raconte ses frasques de manière à intéresser le lecteur, sans jamais l'écoeurer.
    Son attitude quelque peu méprisante envers ses parents pourrait la faire paraître présomptueuse, mais il faut se dire qu'elle s'en sort plutôt bien, étant donné que lesdits parents ne sont pas vraiment présents. La réaction de Constance est bien plus préoccupante, car apparemment, son mysticisme s'est manifesté tout d'un coup...
    Le lecteur sourit lorsque Margaux et ses amis refont le monde. Là encore, leurs réflexions sont un mélange de suffisance et de bon sens.
    On retrouve cette contradiction chez notre héroïne qui semble faire ce qu'elle veut de sa vie avec décontraction, et n'avoir cure de l'opinion des autres, mais qui, pourtant, n'ose pas en parler à ses amis.
    [...]
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    Lien : http://www.lalivrophile.net/latex-etc-de-margaux-guyon
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Citations et extraits

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  • Par LiliSixties, le 28 septembre 2011

    Je me meurs, je suis morte, je suis enterrée. Ou j'aimerais bien.
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  • Par Odile17, le 05 novembre 2011

    (...) Il est temps que je fasse l'acquisition d'un MacBook. De la lingerie aussi, et une ou deux Pléiade. De tels achats - surtout les Pléiade - rachèteront assurément mes péchés.
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Vidéo de Margaux Guyon

Pour tous ceux qui n'ont pas pu participer à la projection et qui ne pourront le voir en festival, le documentaire 'Sigolène et Margaux - Une rentrée littéraire' est désormais accessible en ligne : http://t.co/lEnDl7Rv avec Sigolène Vinson, Margaux Guyon, Denis Bouchain, Billerey Stéphane, Delphine De Malherbe, Aurélie Streiff, Camille Paulian, Sebastien Wespiser,Gwennaël Vinson, Thomas Rabino








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