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ISBN : 270215963X
Éditeur : Calmann-Lévy (04/01/2017)

Note moyenne : 4.75/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Un voyage époustouflant dans trois siècles d’histoire
du peuple africain.

Maama, esclave Ashanti, s’enfuit de la maison de ses maîtres Fantis durant un incendie, laissant derrière elle son bébé, Effia. Plus tard, elle épouse un Ashanti, et donne naissance à une autre fille, Esi. Ainsi commence l’histoire de ces deux demi-sœurs, Effia et Esi, nées dans deux villages du Ghana à l’époque du commerce triangulaire au XVIIIe siècle. Effia épouse un A... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
hcdahlem
16 janvier 2017
  • 4/ 5
La clé de ce roman nous est livrée avant même qu'il ne commence, par l'arbre généalogique imprimé en ouverture du livre et auquel on pourra toujours se référer si, de chapitre en chapitre, on perd le fil du récit. Maame, esclave Ashanti, donnera naissance à deux demi-soeurs Effia et Esi. Deux soeurs qui ne se connaîtront jamais et qui formeront chacune une lignée de cet arbre, l'une ghanéenne et l'autre américaine.
Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, au moment où la traite des esclaves n'est plus seulement l'affaire des colonisateurs britanniques, mais participe aussi du jeu de pouvoir entre les tribus qui peuplent La Côte de l'Or (qui deviendra le Ghana). Les Ashanti étendent leur domination et font payer leur expansion territoriale en esclaves. Car ils ont compris, après les Fanti, que de cette façon ils s'attireront les bonnes grâces des Anglais. Voilà le premier choc de ce roman qui va balayer plus de deux siècles d'Histoire : les Noirs ont activement participé à la traite de leurs semblables et n'avaient rien à envier aux colonisateurs quant à la cruauté de leurs pratiques. Esi va pouvoir le constater après sa capture, durant son séjour dans les geôles de Cape Coast, au bord du Golfe de Guinée, et la traversée vers le Sud des Etats-Unis.
Sa demi-soeur Effia aurait pu la croiser, puisqu'elle demeure dans la même ville. Remarquée par James Collins, le nouveau gouverneur britannique, elle est achetée pour 30 livres et amenée dans son hôtel particulier à Cape Coast.
Les chapitres vont alors alterner, suivant tour à tour le parcours de l'une et de l'autre, le mariage d'Effia avec un Anglais et la naissance de leurs enfants d'une part, la vie dans le sud de l'Amérique d'autre part. le chapitre intitulé Kojo retrace la peur des esclaves qui avaient réussi à fuir. En vertu de la loi statuant sur les modalités de leur capture et leur renvoi à leur propriétaire, le fils d'Esi – qui comme nombre de ses congénères s'appelle désormais Freeman – ne vit que dans la hantise d'être capturé. Une épée de Damoclès qui est aussi accrochée au-dessus de tous les membres de sa famille. Il se verra aussi confronté aux lois de ségrégation qui ont officiellement pris la suite de l'esclavage. Rappelons que les lois dites Jim Crow, nouveau choc, resteront en vigueur jusqu'en 1964 !
Génération après génération, jusqu'au «pèlerinage» au Ghana de la narratrice, on va découvrir que les enfants d'Effia n'auront pas une vie plus enviable que ceux d'Esi. Car les métisses sont rejetés par les Blancs autant que par les Noirs. C'est le cas du fils d'Effia qui ne pourra revendiquer ni la blancheur de son père, ni la noirceur de sa mère. Ni l'Angleterre ni la Côte d'or. Ajoutons que son homosexualité ne va pas arranger les choses.
Côté américain les enfants de ces Noirs qui ont émigré par milliers pour fuir les lois Jim Crow, se retrouvent dans des ghettos, comme ce quartier de Harlem à New York.
No Home s'inscrit dans la lignée de Racines d'Alex Haley, d'Amistad, le film de Steven Spielberg ou encore de Beloved de Toni Morrison en y ajoutant le rôle joué par les Africains eux-mêmes dans l'asservissement de leurs compatriotes. le fruit de recherches menées à la fois au Ghana et dans son pays permet en effet à Yaa Gyasi (qui a immigré aux États-Unis avec sa famille à l'âge de 2 ans) de briser bien des tabous et de rebattre les cartes du bien et du mal. Oui, il y avait des Anglais et des Américains progressistes, oui, il y avait des Noirs qui ont su, avec cynisme et sans aucune morale, profiter d'un trafic qui malheureusement perdure sous une autre forme aujourd'hui. Mais, comme en d'autres temps, la question de l'allégeance aux troupes occupantes reste posée. Face aux fusils et à la puissance, y compris du point de vue technologique, le choix de la résistance valait sans doute à un suicide.
On saluera donc la performance de Yaa Gyasi qui, a 26 ans, réussit le tour de force de construire un roman formidablement bien documenté sans jamais tomber dans le jugement de valeur et à nous proposer une galerie de personnages que nous ne sommes pas prêts d'oublier !
Lien : https://collectiondelivres.w..
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mjaubrycoin
04 janvier 2017
  • 5/ 5
Yaa Gyasi, jeune universitaire afro-américaine offre aux lecteurs un merveilleux cadeau avec ce beau roman qui illustre l'histoire sur sept générations successives d'une famille originaire du Ghana issue d'une même ancêtre Maame dont les deux filles ont connu des sorts bien différents. Effia épouse un officier britannique et sa lignée reste au pays et doit composer avec les guerres tribales et la participation active des siens à la capture et à la traite des esclaves. Esi réduite en esclavage est conduite en Amérique et le sort de sa famille n'est guère plus enviable , des champs de coton aux mines de charbon. L'espoir entretenu par l'abolition de l'esclavage à la suite de la guerre civile est déçu par la persistance de la ségrégation et les inégalités sociales criantes qui conduisent à la désespérance et à la délinquance. Même la beauté du jazz issu des clubs de Harlem ne suffira pas à occulter l'omniprésence de la drogue qui ruine les liens familiaux.
Le fil rouge se dévide au fil des années et chaque personnage dont le nom figure en tête de chapitre, illustre une partie de cette histoire terrible qui n'est que très rarement évoqué du côté des intéressés.
Comme le dit si bien un des personnages :" Nous croyons celui qui a le pouvoir. C'est à lui qu'incombe d'écrire l'histoire. Aussi quand vous étudiez l'histoire, vous devez toujours vous demander "Quel est celui dont je ne connais pas l'histoire ? Quelle voix n'a pas pu s'exprimer ? "Une fois que vous avez compris cela, c'est à vous de découvrir cette histoire."
Voici que Yaa Gyasi a donné la parole aux oubliés de l'histoire, à ceux dont on ne parle pas si ce n'est en terme de statistiques.
Les ravages de la colonisation sont décrits sans concession mais l'auteur a aussi voulu éviter les aprioris réducteurs et les jugements de valeur à sens unique ; cette exigence donne toute son authenticité au récit qui est d'autant plus émouvant que chacun des protagonistes présentés tour à tour attache le lecteur à son histoire singulière. Les personnages de femme sont particulièrement beaux comme Akua "la femme folle " qui porte en elle la trace des drames dont elle a été témoin, Willie la mère courage dont la voix fait résonner les églises de puissants negro-spirituals...mais aussi Marjorie, la jeune intellectuelle contemporaine qui dans un poème adressé à sa grand-mère résume admirablement les liens qui se sont tissés au fil des générations.
Avec Marcus, le jeune homme issu de la seconde lignée, Marjorie fermera la boucle et pourra montrer à tous que même si le chemin est long et tortueux , l'avenir offre de nouvelles promesses
Ce roman magnifique est aussi un hymne à l'Afrique chatoyante et colorée. On ne sort pas indemne de cette lecture car tant de douleur ne peut laisser insensible mais ce livre fort mérite largement les cinq étoiles que je lui ai attribués.
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LaCroiseeDesPlumes
07 janvier 2017
  • 5/ 5
Il y a de ces livres qui, une fois finis, vous bouleversent, perturbent vos nuits et vous donnent envie d'avancer. NO HOME (1) ou HOMEGOING (2) de Yaa GYASI en est un. No Home relate l'histoire de deux demi-soeurs Effia et Esi nées au Ghana au XVIIIe siècle. Nous suivons les descendants d'Effia, mariée à un gouverneur britannique esclavagiste, au Ghana ; puis ceux d'Esi, qui a été vendue comme esclave pendant le commerce triangulaire, aux États-Unis. le lecteur voyage ainsi entre le Ghana et l'Amérique tout au long du livre, en alternant des escales dans l'Afrique de nos pères guerriers, des plantations de coton, des mouvements des activistes Noirs, la Guerre de Sécession, La Grande Immigration, la vie dans les rues de Harlem, d'Alabama, etc. jusqu'à nos jours.
Ce que nous appellerons des chapitres de ce livre est, en réalité, titré du prénom de chaque personnage principal. C'est un livre phénoménal où chaque partie constitue une nouvelle à elle seule.
Écrire l'histoire
« Nous croyons celui qui a le pouvoir. C'est à lui qu'incombe d'écrire l'histoire. Aussi quand vous étudiez l'histoire, vous devez vous demander : “Quel est celui dont je connais pas l'histoire ? Quelle voix n'a pas pu s'exprimer ? Une fois que vous avez compris cela, c'est à vous de découvrir l'histoire. » (3)
C'est probablement une des raisons pour laquelle Yaa GYASI nous présente un premier roman aussi intense et dense, une saga familiale en somme, étalé sur plusieurs générations, qui met le lecteur face à lui-même. Qu'on soit Blanc ou Noir, l'esclavage posé comme fondement de ce roman fait écho à nos craintes intérieures. Pourquoi chercher un responsable à ces atrocités alors que nous le sommes tous ?
« Il y a un fort sur la côte du pays fanti, on l'appelle le fort de Cape Coast. C'est là qu'ils gardaient les esclaves avant de les expédier à Aburokyire : l'Amérique, la Jamaïque. Les marchands ashantis y amenaient leurs captifs. Des intermédiaires fantis, étés ou gas les gardaient, puis les vendaient à des Anglais et à des Hollandais ou à celui qui offrait le meilleur prix. Tout le monde était responsable. Nous l'étions tous… Nous le sommes tous. » (4)
Maame, la matriarche, celle par qui tout avait commencé, n'était-elle pas elle-même une esclave ashantie, ce genre d'esclavage que nous peinons à abolir au sein de nos foyers aujourd'hui ? No Home n'est-il pas la métaphore d'une société qui crie la fin de l'esclavage sur le papier, mais qui, dans la plupart des actes que nous posons, est toujours d'actualité ?
Les fables, les légendes, l'Afrique Noire
No Home est également un rappel de ces contes que nous avons jadis, aimés entendre, le soir, autour du feu, pour ceux qui ont eu cette chance. Ainsi, nous y retrouvons les mises en garde de l'Anansi l'araignée — Yévi Golotoé, chez mes frères et soeurs du Togo. Nous revivons le retour des guerriers et les fêtes arrosées d'« Akpeteshi » et du vin de palme — Déha. Nous y mangeons de l'igname, du fufu. Nous assistons aux remises de dotes, aux mariages, aux superstitions, à l'interprétation des rêves et de la folie. Nous redécouvrons la langue twi et des expressions, pour ceux qui ont des origines ghanéennes, en parcourant les rues de Kumasi, d'Edweso, de Takoradi : Akwaaba, Obroni, sah… Bref, la Gold Coast. Et les grands noms à jamais gravés de nos mémoires tels : Omanhini, Nyame, Yaa Asantewa, Osei Tutu, Kwami Nkrumah etc.
Célébrer la femme
En filigrane de ce livre s'inscrit le combat des femmes.Tout au long, Yaa GYASI nous peint des personnages féminins mythiques. L'auteure nous montre le combat des mères qui, le plus souvent, paraît, de prime abord, insignifiant, mais détermine l'évolution de leurs progénitures que cela soit au Ghana ou en Amérique. Ainsi, c'est sur l'acte posé d'une femme « Maame » que commence ce livre. C'est également sur la détermination de sa descendante « Marjorie » que se ferme ce roman malgré son historique noir, empreint de sang, de souffrance et de deuil que nous avons toujours du mal à faire, donnant l'espoir à l'humanité.
Yaa GYASI signe ici un grand roman qui rend hommage à la littérature ouest-africaine. Merci pour ce roman à travers lequel nous avons marché, les pieds meurtris, dans les forêts de nos ancêtres jusqu'au fort de Cape Coast. Merci pour ce rappel historique douloureux de ce que « ceux qui sont partis » ont vécu hors du Berceau de l'Humanité. Nous avons pleuré et tenté de faire le deuil de ceux que nous avons perdus, parés de nos pagnes noirs et rouges ou de nos Kenté, en dansant sur l'« adowa ».
Lien : http://www.lacroiseedesplume..
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virginie-musarde
19 janvier 2017
Voila un roman dont on commence à entendre beaucoup parler, et ce n'est sûrement pas fini !
C'est d'abord une immense fresque familiale qui s'étend sur presque 250 ans et 7 générations et où l'on rencontre 14 personnages, tous originaires du Ghana mais aux destins bien différents. L'arbre généalogique placé au début du roman donne le ton : deux lignées parallèles issues d'une même femme, l'une asservie par l'esclavage aux USA et l'autre, métissée aux colons britanniques qui restera en terre africaine.
Leur point commun, la difficulté à trouver sa place et à revendiquer son identité : pour les esclaves afro-américains affranchis que la société WASP affecte à des travaux pénibles ou cantonne dans des ghettos comme Harlem et qui ne restent, malgré la fin de la ségrégation, que des nègres, mais aussi pour leurs frères et soeurs métissés au temps de la colonisation britannique ou hollandaise au Ghana et qui ne sont plus assez noirs dans leurs tribus d'origine.
C'est donc un roman aux multiples facettes qui évoque tant la condition des noirs que l'exil, l'esclavage sous toutes ses formes (institutionnalisé et commercial, "consenti" pour des raisons de survie, fourni par la drogue), la culture ghanéenne et la civilisation de la Côte-de-l'Or (rôle des femmes, des Grands Hommes, sécheresse, guerres tribales).
Un roman d'autant plus riche et fascinant qu'il est servi par une narration magnifique dont la fluidité appuie encore l'intelligence : l'auteur porte un regard lucide mais amoureux sur l'histoire ghanéenne sans jamais juger. Cela rend chacun des 14 personnages terriblement attachant.
Et dire qu'il s'agit (en plus !) d'un premier roman !!!
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croc1706
14 janvier 2017
  • 5/ 5
Attention à vous, amis lecteurs , car ce roman a tout d'un grand. On va en parler en ce début d'année c'est certain. 
Yaa Gyasi  nous entraîne au Ghana, à la rencontre de deux soeurs , au destin bien différent. L'une mariée à un colon anglais, l'autre esclave, vendu par ce même homme. Mais au-delà des mers , de la condition, des liens se tissent .... Les générations passent , chaque enfant de cette famille essayant de prendre en main son destin, jusqu'à la génération finale, bouleversante ... Car dans ce roman atypique, même si les deux soeurs restent en filigrane, elles ne sont pas les uniques héroïnes. Chaque chapitre présente un nouveau personnage, descendant de cette lignée. Chacun d'entre eux est attachant , soit pat les drames qu'il subit, soit par la dignité et l'humanité dont il fait preuve. Mon préféré reste H, l'ancien prisonnier devenu mineur et défendant les libertés. 
C'est avec une plume fluide, belle et généreuse, que Yaa Gyasi , entre fiction et réalité aborde des thèmes tel que l'esclavage, la cruauté humaine, l'héritage familial. 
Je suis ressortie de ce roman , bouleversée, touchée par le destin de ces personnages, qui malgré la fatalité , ont toujours redressé la tête se sont battus pour l'amour , la liberté et l'espoir. Un bijou de roman qui ne laisse pas indifférent. C'est tout simplement beau! 
Lien : http://livresforfun.overblog..
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
-Olivier--Olivier-02 janvier 2017
Les hommes blancs ont le choix. Ils peuvent choisir leur travail, choisir leur maison. Ils font des bébés noirs, puis ils s'évaporent comme s'ils n'avaient jamais été là, comme si toutes ces femmes noires avec lesquelles ils avaient couché ou qu'ils avaient violées, elles étaient tombées enceintes toutes seules. Les hommes blancs peuvent aussi décider pour les Noirs. Ils les vendaient autrefois ; maintenant ils les envoient juste en prison, comme ils ont fait avec mon papa, et les privent de leurs enfants.
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-Olivier--Olivier-29 décembre 2016
Elle avait entendu les anglais les appeler "filles", pas épouses. "Épouse" était un mot réservé aux femmes blanches de l'autre côté de l'Atlantique. "Fille" était quelque chose de totalement différent, un mot que les soldats utilisaient pour garder les mains propres et ne pas avoir d'ennuis avec leur dieu, un être qui lui-même était composé de trois parties mais n'autorisait les hommes à n'épouser qu'une seule femme.
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-Olivier--Olivier-31 décembre 2016
Le dieu de l'homme blanc est comme l'homme blanc. Il pense qu'il est le seul dieu, juste comme l'homme blanc pense qu'il est le seul homme. Mais la seule raison pour quoi il est dieu au lieu de Nyame ou Chukwu ou n'importe qui, c'est parce que nous le laissons faire. Nous ne le combattons pas. Nous ne le contestons même pas. L'homme blanc nous a dit que c'était comme ça, et nous avons dit oui, mais quand l'homme blanc nous a-t-il jamais dit qu'une chose était bonne pour nous et que cette chose était vraiment bonne ? Il disent que tu es un sorcier africain, et alors ? Et alors ? Qui leur a dit ce qu'est un sorcier ?
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-Olivier--Olivier-29 décembre 2016
Tu veux savoir ce qu'est la faiblesse ? C'est de traiter quelqu'un comme s'il t'appartenait. La force est de savoir qu'il n'appartient qu'à lui-même.
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