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> Anne-Marie de Both (Traducteur)

ISBN : 2020197405
Éditeur : Editions du Seuil (2000)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Je suis celui au coeur vêtu de noir. " C'est une vie magnifique et sombre, violente et songeuse, qui nous est ici contée : celle de Charles d'Orléans, petit-fils de Charles V, neveu de Charles VI le Fou, père de Louis XII, grand seigneur et poète, aux jours les plus t... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 18 mars 2014

    LydiaB
    Je suis toujours fascinée par l'art et la manière qu'ont les écrivains de faire des biographies romancées de personnages n'appartenant pas à leur Histoire ! C'était déjà le cas avec celle de Joan Ohanneson et Hildegarde de Bingen. Nous voici ici en compagnie de Charles d'Orléans, fils de Louis Ier d'Orléans et de Valentine Visconti. On ne peut pas dire que sa vie va se dérouler sous les meilleurs auspices : un père à moitié fou assassiné par un cousin, le duc de Bourgogne ; sa mère qui décède un an plus tard alors que Charles n'a que quatorze ans... Sur son lit de mort, elle lui fera promettre de venger Louis. On ne peut pas dire que ce soit joyeux joyeux ! Sa première épouse, Isabelle de Valois (qui est aussi sa cousine) meurt, moins de trois ans après leur mariage, en donnant naissance à leur fille, Jeanne. Il se marie un an plus tard, en 1410, (on ne perd pas de temps à cette époque !) avec Bonne d'Armagnac... mais c'est à ce moment-là qu'il se rend compte de l'ampleur de la parole donnée à sa mère, de toutes les tergiversations politiques...
    Hella S. Haasse donne du corps, de la profondeur à ses personnages. Charles d'Orléans n'est plus un simple nom dans un manuel scolaire ou un dictionnaire. J'ai aimé l'écriture, oscillant entre grandes envolées lyriques et analyse psychologique des personnages. Et que dire du titre, reprenant un des plus beaux poèmes de ce duc qui passa sa captivité, après la bataille d'Azincourt, à écrire pour survivre ? Un grand merci à l'Amie (oui, je mets une majuscule !) très chère qui m'a offert ce fabuleux roman.


    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 15 octobre 2011

    ivredelivres
    je vous embarque dans un roman historique il est juste que je vous donne un coup de pouce. Je vais jouer le Petit Mourre
    La méchante Isabeau de Bavière qui livre la France aux anglais, les Armagnacs et les Bourguigons, Azincourt et Henry V et bien entendu la Pucelle d'Orléans...Vous y êtes ? mais si ...cent ans...la fameuse guerre ....Ah je vois votre oeil s'éclairer, suivez moi.
    1394 le XV ème siècle va s'ouvrir. c'est la date de naissance de Charles d'Orléans prince des poètes et roi de la mélancolie. Vous me direz que vient-il faire ici ? Et bien sa vie est totalement liée à cette fameuse guerre de cent ans.
    Par son père d'abord Louis d'Orléans, poète lui même, grand séducteur devant l'éternel et soucieux du bon état du royaume de France qui est hélas aux mains de son frère Charles VI atteint de démence, c'est de fait sa femme qui gouverne la fameuse Isabeau dont Louis fera sa maîtresse pour le bien du royaume bien entendu.
    Vous l'avez compris ce n'est pas l'enfance de tout le monde. Heureusement pour Charles d'Orléans sa mère Valentine Visconti, l'aime et le soutient, avec elle il explore le monde de la musique, des livres et des poètes.
    Cette mère toute d'amour est pourtant accusée de vouloir la mort du roi et est donc renvoyée sur ses terres loin de la cour. Lorsqu'elle meurt Charles a douze ans et le voilà propulsé à la tête de la famille d'Orléans.
    Il partage ses jeux avec son demi frère Dunois, un rien bâtard mais promis à un bel avenir comme compagnon d'armes de Jeanne d'Arc !
    On lui trouve une épouse, elle a déjà un long parcours puisque mariée au roi d'Angleterre, Isabelle est aujourd'hui une toute jeune veuve et mourra très jeune en donnant à Charles une fille.
    Une époque difficile toute de combats perdus, de serments non tenus, de traîtrise. Les temps où la noblesse française ne luttait pas pour le bien du royaume mais pour augmenter ses possessions, enrichir ses domaines !
    Que peut faire dans ce milieu un jeune homme épris de poésie, de douceur et de calme ? Qui rêve de troubadours et de trouvères et qui doit prendre les armes contre son gré ?
    Il erre dans cette « Forêt de longue attente » qu'en son temps son père déjà avait arpentée. Un lieu imaginaire qui le tient à l'abri de la violence, des guerres civiles et de la mort.
    Mais l'histoire le rattrape et lors de la bataille d'Azincourt il est fait prisonnier. Prisonnier il le restera 25 ans ! otage attendant le paiement d'un rançon que personne n'est pressé de payer.
    Pendant toutes ces années la poésie sera sa fidèle compagne. « En regardant vers le pays de France » une poésie qui porte le souvenir de ce prince jusqu'à aujourd'hui, une oeuvre véritable née dans les geôles anglaises.
    Si vous voulez cheminer aux côtés de ce prince poète suivez Hella Haasse, elle restitue à merveille la dureté de l'époque. Elle retrace avec un talent fou la vie de ce prince né à Amboise et mort à Blois qui dut se dépouiller de tous ses biens pour retrouver la liberté.
    Qui fut toujours du côté des plus humbles, qui croisa François Villon et ses « frères humains » et qui arpente encore cette forêt de longue attente.
    Un grand roman historique, magnifiquement écrit et traduit, un roman riche et ample qui prendra place dans votre bibliothèque.


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/09/25/en-la-for..
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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 18 mars 2014

    Après la mort d'Isabelle, Charles avait été rempli d'un étonnement amer plus que d'un vrai chagrin ; il se demandait, morose, si c'était ainsi que devait s'écouler sa vie : un long voyage sans autres escales que le deuil et la catastrophe. Parmi les documents ayant appartenu à son père, il avait trouvé une poésie ; il se souvenait qu'à l'époque le ménestrel Herbelin avait mis ces vers en musique. C'était le chant où était décrite la forêt de Longue Attente, ce lieu désolé, pareil à un labyrinthe ; au milieu des dangers et des horreurs de l'existence, l'homme s'égare, il erre et cherche, mais ne trouve pas l'issue. Lorsqu'il était enfant, Charles n'avait pas compris cette image ; maintenant, il était frappé par la comparaison et aussi par la manière dont elle avait été formulée. Il trouvait les vers harmonieux, ils éveillaient en lui un sentiment pour lequel il n'avait pas de nom, qui lui apportait le réconfort, mais en même temps le chagrin et l'agitation intérieure. Souvent, il répétait en pensée ou à mi-voix les premiers vers du chant ; sans en savoir lui-même la raison, cela lui procurait une étrange satisfaction, comme si quelque chose venait frapper à son cœur pour y pénétrer, mais qu'était-ce ?

    "En la forêt de Longue Attente
    Chevauchant par divers sentiers... "
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