ISBN : 2253121878
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Quand Catherine King s’aventure dans la nuit pour examiner les ossements humains mystérieusement apparus devant l’église de sa propriété, son amie Maria Dlamini la suit. C’est la fin de l’apartheid. Les deux femmes ont été élevées ensemble,près de soixante-dix ans aupar... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par majolyonnaise, le 20 février 2009

    majolyonnaise
    Le début des années 90 marque une période tendue en Afrique du Sud. C'est dans une certaine effervescence que l'apartheid touche officiellement à sa fin. Dans cette ambiance agitée, des ossements sont découverts par une fillette dans une grotte, à la ferme Hébron, puis disparaissent mystérieusement. La mémoire de Katie et Maria en sera ravivée...
    Elles avaient huit ans, dans les années vingt lorsqu'elles s'étaient jurées de rester amies pour la vie: Katie, la fille blanche des fermiers et Maria, noire, la fille de la cuisinière. Elles partageaient tout, malgré la ségrégation. Mais la vie des adultes les a séparées, et ce n'est que vingt années plus tard que Katie retourne à Hébron, qui n'est même plus sa terre. Elle y trouve le superbe et mystérieux Tom Fyncham, que vient d'abandonner sa femme Isobel. le rapprochement est inévitable, tout en sensualité et en passion. Et pourtant... le mystère de Tom est si épais que Katie s'y perd, elle y étouffe de jalousie et de mal-être. Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'en partant à la recherche des réponses, c'est un pan de sa propre vie qu'elle va relever, douloureux mais salvateur. Et les événements vont s'enchaîner, douloureux également, dans une dernière explosion de sentiments.
    Cela fait un moment que j'ai lu ce très beau roman de Rosamund Haden. Il me reste encore en tête son rythme envoûtant, lent et sûr, fait de chemins qui promettent de se rejoindre dès le début, mais qui prennent tout leur temps. Pour ne pas perdre le lecteur, d'abord, car chaque personnage est complexe, chaque histoire doit être comprise dans son contexte pour que les pièces du puzzle s'assemblent parfaitement. Mais aussi pour lui permettre de se plonger dans l'ambiance, ce veld riche et magnifique, terre de liberté pour qui sait l'y trouver, mais où la tension couve également à chaque instant.
    Les personnages sont eux aussi d'une grande richesse. le père de Katie en avait fait une créature libre. C'est cette femme libre qui revient seule dans le veld à la mort de sa mère. Une liberté faite de solitude et de courage, cependant cette liberté cache une énorme fragilité, qui rend e personnage attachant à l'extrême. La privation de l'affection de son père et la froideur de l'exil anglais ont laissé une trace indélébile dans le coeur de Catherine et seul Tom semble en mesure de combler ce gouffre.
    Les autres personnages sont tout aussi riches et complexes, que ce soit Maria avec sa sérénité un peu glaçante ou Hendrik, le jeune afrikaner épris de Katie lors de son retour et qui se laisse basculer dans une relation d'où la folie profonde n'est jamais loin. Idem pour Tom, conquis par le veld mais détenteur de clés et d'histoires qui, il le sait, seront déterminantes dans sa relation naissante avec Katie.
    Un très beau moment de lecture et de découverte, dans la mesure où je connais très peu la littérature sudafricaine.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 14 mars 2009

    Lune
    Je me suis laissée prendre par les personnages typés et romantiques décrits par l'auteur dans une Afrique du Sud sur fond d'apartheid. Il y a dans ce livre un romantisme exacerbé dans le suspense et dans les relations entre les personnages. Ceux-ci ont tous des caractères forts, à part. Je n'ai pu m'empêcher de penser à Catherine des "Hauts de Hurlevent". Catherine King lui ressemble un peu, entière, marginalisée par la sottise et les peurs des uns et des autres, brillante, audacieuse, allant au bout de ses démons comme au bout de ses bonheurs, un personnage intense auquel on s'attache. Un drame familial, une amitié rare, un amour destructeur, une passion pour la terre qui l'a vu naître, un respect pour les autochtones et particulièrement pour Maria, sa conscience, son autre avec qui un pacte fait lors de leur enfance les a, à jamais, liées. Leurs énergies n'en font qu'une. C'est un livre qui possède une aura particulière puisqu'à notre tour, nous vibrons, nous ressentons l'atmosphère poussiéreuse du veld, nous savourons les mangues et les figues, nous sentons l'odeur de l'étang et le soleil tour à tour vivifiant ou pesant comme les âmes peuvent l'être près de cette "Eglise aux pas perdus" que ne fréquentent pas les "blancs" puisqu'elle n'est pas consacrée par leur Dieu. Nous palpitons devant les amours extrêmes et désintéressées des hommes et des femmes qui se croisent dans un pays complexe qui marque leur destin.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 13 septembre 2010

    kathel
    Au début du roman, deux femmes âgées vivent ensemble dans une ferme en Afrique du Sud. On comprend que l'une d'elle est blanche, l'autre noire. C'est la fin de l'apartheid, mais leur amitié ne date pas d'hier. Au cours de leur enfance, où l'une, Catherine, était la fille du propriétaire des lieux et l'autre, Maria, la fille de la cuisinière, elles se sont promis une amitié éternelle, comme on peut le faire à cet âge, mais la vie les a séparées quand la mère de Catherine a ramené manu militari celle-ci et sa jeune sœur en Angleterre, laissant son mari volage en Afrique du Sud. L'un part, l'autre reste et attend indéfectiblement, en restant attachée à la maison où a vécu son amie. Quand Catherine revient vingt ans plus tard, au début des années 50, son père est mort et de nouveaux propriétaires ont pris possession des lieux .
    Davantage qu'autour de la ferme de Catherine, c'est autour de l'église de tôle, rebaptisée on ne sait pourquoi en français L'église des pas perdus, que se joue l'intrigue, et aussi au bord d'un étang proche de la ferme. Car, s'il s'agit beaucoup d'amitié et de sentiments dans ce roman, plusieurs mystères y planent également, et l'auteur joue très habilement des ellipses et des sauts dans le passé pour nous faire pressentir des drames entre les différents personnages, avec une intensité qui va crescendo, drames qui ne se trouveront éclairés qu'à la toute fin du livre. Les deux protagonistes, Catherine et Maria, sont chacune à leur manière, marginales et considérées comme peu équilibrées par leur entourage, mais les personnes qui les entourent ne se montrent pas tellement plus fiables, bien au contraire. Les relations sont compliquées entre Tom et Isobel, le couple qui occupe la maison et Hendrik, un jeune voisin, vient encore plus semer le trouble dans les esprits. La nature, les animaux et les éléments tiennent aussi une grande place dans le roman, lui donnant un charme bien à lui.
    Ce livre s'est beaucoup montré sur les blogs ces derniers mois, et je ne l'avais pas noté, mais il m'a fait de l'œil à la bibliothèque et je ne le regrette pas. Cet auteur sera à suivre avec attention, puisqu'il s'agit là d'un premier roman très réussi.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-rosamund-haden-l-eglise-..
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  • Par petitepom, le 16 février 2010

    petitepom
    Encore une fois, attiré par la couverture et trompé par un résumé alléchant, je suis assez déçue par ce roman. Je m'attendais à une histoire d'injustice dans un pays frappé par l'Apartheid vu par deux enfants innocents. (Je croyais retrouver l'ambiance de « ne tirez pas sur l'oiseau moquer » de Harper Lee)
    Dès le départ, j'ai su que ce livre allait me décevoir, déjà par les changements dans le temps d'un paragraphe à l'autre, j'ai déjà du mal avec les romans qui font des sauts passé/présents, mais là c'est vraiment brouillon.
    J'ai quand même voulu aller au bout de cette histoire, bien mal écrite et là encore je suis déçue par le récit. Au lieu de me focaliser sur l'image d'un livre, j'aurai plutôt du me concentrer sur son titre. Cette amitié entre une blanche et une noire sous l'apartheid était pourtant si prometteuse.
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    • Livres 5.00/5
    Par ChezLo, le 09 avril 2011

    ChezLo
    Maria et Catherine ont grandit ensemble, dans une ferme de la région de Johannesburg. La première était la fille de la cuisinière noire qui travaillait pour la famille de la seconde. Partie très vite à l'étranger, Maria est restée à la ferme, qui a changé de propriétaire quand le couple Fyncham acheta la propriété. C'est alors que Catherine revient sur sa terre natale, retrouvant intacte son amitié avec Maria, malgré la complexité engendrée par l'apartheid. La maison de son enfance est, par contre, habitée... Avec l'attirant Tom Fyncham, c'est le coup de foudre. Les collines, l'étang et l'église seront les lieux de confidences, de secrets, de drames aussi...
    L'église des pas perdus est un lieu d'importance pour nos héroïnes, surtout Maria qui s'y réfugie souvent pour se retrouver, pour voir et entendre dans ses pensées son amie éloignée. Un endroit où l'on se rend, quelques pas, puis on en ressort. le roman lui ressemble : il n'est pas linéaire. Il débute alors que les deux amies sont âgées et que des ossements humains sont retrouvés près de l'église d'Hebron. Dès lors les chapitres se succèdent en oscillant entre passé et présent, entre leur jeunesse complice et leur maturité douloureuse. Autour d'elle, peu de famille, des échecs amoureux, des tensions racistes, l'amour fou de l'afrikaner Hendrik pour Catherine, et ce couple mystérieux formé par Isobel et Tom Fyncham. Ce dernier, mystérieux, questionne et attire les femmes. Et Catherine découvrira qui est réellement sa femme Isobel. le passé ressurgira alors...
    (....)

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2008/12/leglise-des-pas-perdus.html
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Citations et extraits

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  • Par lululifat, le 22 septembre 2010

    Si on court assez vite, on peut quitter son corps ?
    - Pour quoi faire ?
    - Disparaître.
    - Mourir, tu veux dire ?
    - Non.
    - Je ne comprends pas.
    - Si on veut juste disparaître ? Dans les rochers et l’eau et le ciel et la terre – ou dans le rire ?
    - Mais pourquoi ?
    - Comme ça tu resteras toujours ici. Tu ne seras jamais obligée de partir.
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  • Par kathel, le 13 septembre 2010

    Réfugiée dans un coin, près de la cheminée, elle se tenait aussi immobile que possible. Seuls ses yeux remuaient, suivant les déplacements de l'homme dans le salon. il ouvrit le piano et fit courir ses doigts sur les touches, puis aperçut la pile de livres sur le sol. Maria n'eut pas le temps de traverser la pièce pour les ramasser : déjà, il se penchait et soulevait le volume qu'elle venait d'entamer.
    "Le Retour au pays natal, lut-il à voix haute, et il leva les yeux vers Maria, interloqué. C'est toi qui lis ça ?"
    Elle hésita, puis hocha la tête. Il ne la croyait pas - comment pouvait-elle lire ce genre de livre ?
    "Loin de la foule déchaînée... Tu as lu ça ?" Il la taquinait à présent. Il la regardait droit dans les yeux ; elle soutint son regard sans broncher.
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