Par Hafez de Chiraz

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Editions Verdier 2006
ISBN : 2864324717  
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Hâfez est le poète majeur de la poésie lyrique persane. Il vécut au quatorzième siècle à Chiraz. Les mots de ses poèmes sont ceux des spirituels de son temps, aussi ceux des fêtes à la cour, ceux des soldats ou de la chasse, du commerce, du jardin ou de la rue. Mais ses poèmes sont surtout habités du désir de voir le visage de l’Aimé, désir que ne font qu’aviver toutes les réalités du monde. Et si Hâfez jouit en Iran d’un prestige populaire qui ne s’est jamais démenti, c’est peut-être parce que l’amour a dans son œuvre une place si éminente qu’il semble effacer les frontières entre l’humain et le divin. La traduction complète du Divân est la première qui paraît en français. Toute l’érudition du traducteur, Charles-Henri de Fouchécour, est mise au service de la beauté de la langue et du souci que chacun puisse faire de cette œuvre une lecture personnelle et approfondie.

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poésie   persan  

Critiques et avis sur Le Divân : Oeuvre lyrique d'un spirituel...


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Citations et extraits de Le Divân : Oeuvre lyrique d'un spirituel...


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  • Par Piling, 2010-02-06 13:09:56

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    Cet Être à peau basanée, que la douceur du monde accompagne,
    a des yeux couleur de vin, des lèvres souriantes, un visage heureux.

    Si les rois sont ceux dont la bouche est délicieuse,
    il est, Lui, le Salomon de notre temps, puisqu'Il détient son sceau.

    Le délicat grain de beauté sur cette joue couleur de blé,
    détient le secret du grain de blé qui coupa la route à Adam.

    L'Être qui m'a séduit est parti en voyage. Par Dieu, compagnons !
    que ferais-je d'un coeur blessé dont le remède est en Sa possession ?

    En Lui sont beau visage, perfection de vertu, pan de robe pur.
    Il possède forcément le haut dessein des êtres purs dans les deux mondes.

    A qui peut-on confier ce point subtil que Ce coeur de pierre
    nous as tués, en ayant de Jésus, fils de Marie, le souffle résurrecteur.

    Hâfez est parmi les croyants, tiens-le en estime,
    car il a le pardon de beaucoup d'esprits honorables.
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  • Par Piling, 2010-02-06 13:08:55

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    Jouer une mélodie, qu'on puisse lancer un cri qui s'y accorde ! Récite un poème, qu'on puisse avec lui trinquer par de lourdes coupes !

    Si l'on peut poser sa tête sur le seuil de l'Aimé, on peut clamer vers le ciel sa grandeur !


    Notre taille courbée te paraît ordinaire, mais grâce à cet arc on peut tirer une flèche dans l'oeil des ennemis.

    Les mystères du jeu d'amour ne tiennent pas à l'intérieur du couvent. En compagnie des Mages on peut même boire à la coupe du vin de Mage.

    Le pauvre ne dispose pas des offrandes servies au palais du prince. Nous n'avons qu'un vieux froc auquel on peut mettre le feu !

    Les êtres au regard pénétrant jouent et perdent les deux mondes d'un seul regard. Tel est l'amour, que dès la première mise on peut engager sa vie présente.

    Si la bonne fortune de l'union à Lui veut ouvrir une porte, sur son seuil on pourra, à cette pensée, mettre bien des têtes soumises.

    Amour, jeunesse et libertinage, voilà ramasser ce qu'on peut désirer. Quand ce qu'on veut dire est assemblé, on peut se lancer à l'exposer.

    Ta chevelure est devenue le brigand du chemin de l'aisance et il n'est pas étonnant que si c'est Toi le brigand, on peut intercepter cent caravanes !

    Hâfez, au nom du Coran je t'adjure de revenir de l'hypocrisie et de la duplicité ! Peut-être pourrait-on lancer la balle d'une vie heureuse ici-bas.
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  • Par Piling, 2010-02-06 13:07:58

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    Ami buveurs, des cheveux du Compagnon défaites le noeud, c'est une belle nuit, prolongez-la de ces guiches !

    Voici la Présence dans la solitude de l'intimité, les amis sont recueillis. Dites la formule contre le mauvais oeil et fermez la porte.

    Le rebab et la harpe proclament à haute voix : "Ecoutez avec attention le message des familiers du mystère !"

    Par la vie de l'Aimé, le chagrin ne vous déshonorera pas, si vous faites confiance aux faveurs de Qui résout toute difficulté !

    Immense est la différence entre l'amant et l'Aimé : quand le Compagnon montre sa fière indifférence, dites votre besoin !

    La première exhortation du Maître des relations tient en ces mots : "Gardez-vous de fréquenter l'indigne !"

    Tout homme qui, en ce cercle, n'est pas un vivant d'amour, selon ma sentence, dites sur lui avant sa mort la prière des morts.

    Et si Hafez réclame de vous quelque bienfait, renvoyez-le aux lèvres du Compagnon affable !
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  • Par Piling, 2010-02-06 13:07:18

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    Soufi, cueille une rose et jette ton froc rapiécé aux épines ! Et cette ascèse amère, donne-la en échange du vin délectable !

    Mets en musique sur la harpe débordements et cris insensés, abandonne chapelet et pèlerine pour le vin et le buveur !

    La pesante ascèse dont ne veulent ni le Témoin de Beauté, disperse-la dans la brise du printemps au cercle réuni sur les parterres !

    Emir des amants, le Breuvage rubis a coupé ma route ! Jette mon sang au puits du menton du Compagnon !
    Seigneur, au temps de la rose, pardonne la faute de Ton serviteur, et ce qui arriva, attribue-le au Cyprès du bord de la rivière !

    Toi qui parcourus le chemin jusqu'au point d'eau que tu désirais, à moi, pareil à la terre, accorde une goutte de cet océan !

    En reconnaissance de ce que ton oeil ne regarda le visage des idoles, livre-nous au pardon et à la bonté du Seigneur Dieu !

    Echanson, lorsque le roi boit le vin de l'aube, dis-lui de donner la coupe d'or à Hafez qui veilla toute la nuit !
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  • Par Piling, 2010-02-06 13:06:56

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    Ma fidélité en amour pour Toi est connu des beaux êtres, comme la chandelle. Je passe mes nuits rue des risque-tout et des libertins, comme la chandelle.

    Aux mains du chagrin pour Toi, le monde de ma patience a molli comme cire, si bien qu'à l'eau et au feu d'amour pour Toi je fonds, comme la chandelle.

    Le fil de ma patience fut coupé aux ciseaux du chagrin pour Toi, pourtant au feu de mon affection pour Toi je ris, comme la chandelle.

    La monture de mes larmes rougies n'avait pas galopé, comment mon secret aurait paru clair au monde, comme la chandelle.

    Au milieu de l'eau et du feu, tout occupé de Toi est mon coeur pitoyable et ruisselant de larmes, comme la chandelle.

    Sans Ta beauté, parure du monde, mes jours ressemblent à la nuit. Ma perfection d'amour pour Toi est ma pure déficience, comme la chandelle.

    Une nuit honore-moi en T'unissant à moi, Libérateur ! Voir Ta face rendra mon palais lumineux, comme la chandelle.

    Comme l'aube, il me reste un instant avant de Te voir. Montre Ta face, Bien-Aimé, et je répandrai ma vie, comme la chandelle.

    En cette Nuit de Séparation, envoie-moi le billet permettant l'Union, sinon, de mon noir soupir je brûlerai tout un monde, comme la chandelle.

    Chose étonnante, Hâfez a caché en sa tête son feu d'amour pour Toi. Comment éteindrais-je le feu du coeur à l'eau des yeux, comme la chandelle ?
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