Sunny Pascal, amateur de tequila et de planches de surf, gagne sa vie en lavant les grands d'Hollywood des scandales les plus incroyables. En cette année 1963, un nouveau contrat l'emmène à Puerto Vallarta, dans son Mexique natal, sur le tourna... > voir plus
Sur fond de tournage de La Nuit de l'iguane, quelques recettes de cocktails, de multiples références à divers romans noirs, dont Le Grand Sommeil de Raymond Chandler. Une ambiance beaucoup plus qu'une histoire. Le plaisir d'une errance dans un incompréhensible scénario utilisant tous les clichés des films noirs. La distribution, déjà assez hétérodoxe, du film de John Huston est enrichi de la présence d'Elisabeth Taylor. L'auteur n'apprécie pas Déborah Kerr et donc son personnage n'est qu'évoqué. Dommage car elle ajoutait au film un nuage d'hésitations. A savourer avant de revoir le film de John Huston et les autres adaptations cinématographiques de l'œuvre de Tennessee Williams. Et, pour les plus curieuses et curieux, lire les nouvelles et le théâtre de cet auteur aujourd'hui très sous-estimé.
Martini shoot est le premier roman de F.G Haghenbeck, écrivain mexicain. L'histoire: Sunny Pascal, détective privé un peu (beaucoup) looser est embauché sur le tournage de "La nuit de l'iguane" de John Huston pour s'assurer du bien-être des vedettes du film, Richard Burton, Ava Gardner entre autres. Las! (tant mieux pour nous) les choses vont mal se passer... L' écriture est fluide et ce polar se lit d'une traite, dénonçant les travers du milieu de cinéma et de ses acteurs plus avinés les uns que les autres. Cela croque comme du sable sous la dent et mieux vaut se prémunir contre la soif tant les tentations sont grandes sous notre soleil estival. Un grand moment de lecteur, une vrai régalade!
Très à l'aise dans le dosage des ingrédients d'un bon roman noir à l'ancienne, F. G. Haghenbeck rend ici un fier hommage à ses deux maîtres : Raymond Chandler et Paco Ignacio Taibo II. Le résultat se déguste avec le plus grand plaisir
Un polar arrosé et drôlement grinçant sur le milieu du cinéma, ses acteurs et ses anges déchus (souvent les mêmes), perdus au fin fond du Mexique et accrochés à leurs bouteilles comme à leurs illusions.
Je n'aimais pas parler de moi. Les limiers n'aiment pas parler d'eux-mêmes. Ils ne font que répondre sarcastiquement. C'est ce qui fait d'eux des durs.