ISBN : 2912107261
Éditeur : Raisons d'agir (2005)


Note moyenne : 4/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Quel point commun y a-t-il, selon Serge Halimi, entre Michel Field, Claire Chazal, Alain Duhamel, Jean-Marie Cavada et PPDA ? La même révérence devant leur patron, les grands groupes tels Bouygues, Havas ou Matra-Hachette, la même révérence devant l'argent et le pouvoir... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par GiZeus, le 22 novembre 2010

    GiZeus
    Il n'est pas rare de nos jours d'entendre parler de la presse en des termes peu élogieux, des termes tels que désinformation et orientation de l'information sont des leitmotivs dans la bouche de ses détracteurs. Serge Halimi semble bien placé pour juger de l'état de la presse française, il a lui-même un pied dans la profession. Il est même devenu, et ce depuis Mars 2008, directeur du journal le Monde. Il critique pourtant, avec Les nouveaux chiens de garde, certains de ses collègues haut placés. Ce pamphlet a pour but d'initier le lecteur aux dérives ayant cours dans les milieux médiatiques, notamment dans les hautes sphères de notre presse nationale matérialisés par la trentaine de « barons » qui pèsent de leur influence sur toute la profession. Loin de décrier la profession, Serge Halimi s'attache à fournir, à l'aide de documents d'archives et par conséquent volatils, l'état catastrophique dans lequel est plongé le journalisme français. Si l'image des journalistes ressort ternie après lecture des Nouveaux chiens de garde, on est en droit de s'interroger sur le statut même de l'auteur, journaliste et qui pis est bénéficiant d'un poste relativement en vue. Pour ne pas discréditer Serge Halimi, car les faits semblent influer en sa faveur, il convient donc de narrer brièvement l' « histoire » qui entoure ce pamphlet. Tout d'abord, Serge Halimi a tenu a ne pas faire de promotion pour son livre, il s'est contenté laisser le bouche à oreilles faire le travail ; une décision qui a porté ses fruits semble-t-il, puisque Les nouveaux chiens de garde fut un best-seller, avec 150.000 exemplaires écoulés. De plus, l'ouvrage fut très froidement accueilli et dépeint par ses confrères, ce qui m'incite encore plus à admettre dans les grandes lignes les affirmations de Serge Halimi, lequel cherche avant tout à montrer les écarts d'une profession qui, malgré son influence sur l'opinion, n'a de compte à rendre à personne. Et pour attester ses dires, il n'hésite pas à faire appel à des documents d'archives, car en matière d'information, le public comme les journalistes souffrent d'amnésie.
    A travers ce pamphlet, Serge Halimi dénonce la collusion politique et médiatique ; une profession qui se proclame contre-pouvoir, « porte-parole des obscurs et des sans voix, forum de la démocratie ». Rien de mieux lorsqu'on se targue de la sorte de constater l'évolution effectuée depuis les années de l'ORTF, un détachement vis-à-vis du pouvoir étatique rendu possible grâce à la privatisation. Voici néanmoins un argument des plus faux, car s'il est vrai, sur le plan formel, que les journalistes ne sont plus soumis à l'Etat, la pratique infirme ce jugement. Lors d'une interview du Président de la République, par exemple, c'est l'Elysée qui tranche le choix du journaliste, en fonction du profil souhaité. Quant aux émissions politiques, où la parole est donnée au peuple, si elles ne plaisent pas aux gouvernants, ces derniers se permettront d'amputer le budget d'une chaîne publique d'une centaine de millions d'euros. Lors de la réforme des retraites en 1995, un tel programme avait déplu. Les journalistes à l'origine de l'idée avaient simplement répliqué que ce genre de défouloir jouait le rôle de soupape de sécurité, une décompression en quelque sorte. Quant au CSA, sacro saint garant de la neutralité des médias, on est en droit de s'interroger sur leur neutralité à eux. Les membres sont nommés par le Président de la République (UMP depuis 1995), le Président du Sénat (UMP depuis toujours), et par le Président de l'Assemblée Nationale (UMP depuis 2002). Et d'après Hervé Bourges, ancien président de l'institution, « Jamais le CSA ne pourrait se permettre de nommer quelqu'un qui serait à l'avance rejeté par l'actionnaire », en d'autres termes l'Etat.
    La suite sur mon blog :

    Lien : http://foudre-olympienne.over-blog.com/article-les-nouveaux-chiens-d..
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    • Livres 5.00/5
    Par ubuprovencal, le 16 avril 2012

    ubuprovencal
    on finit ce livre degouté du monde des medias, ou tout le monde se connait, se tutoie, travaille ensemble dans les memes conseils d administration des entreprises du CAC40 et ou on nous fait croire qu ils ne se rencontrent que sur des plateaux de television ou ils s affronteraient, alors qu ils se connaissent tous tres bien et s apprecient mutuellement, en se cooptant et en se renvoyant l ascenseur continuellement !
    Un livre qui ouvre les yeux, et qui fait voir la television autrement.
    J attends impatiemment de voir le documentaire qui en a ete tiré !
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  • Par semouna, le 19 juin 2010

    semouna
    A lire absolument pour comprendre comment notre manière de voir le monde est façonnée par les médias détenus en grande partie par les multinationales(Bouygues, Lagardèreetc...)
    J'en suis sortie avec vraiment une vision pessimiste sur l'avenir du journalisme
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    • Livres 5.00/5
    Par felixgilles, le 02 octobre 2011

    felixgilles
    Du Serge Hailimi, corrosif !!!
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Citations et extraits

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  • Par m1ro, le 15 mai 2011

    Les médias français se proclament " contre-pouvoir". Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence.
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  • Par GiZeus, le 22 novembre 2010

    Et quiconque accède au sommet de la hiérarchie en tant que chroniqueur politique, éditeur, présentateur, critique de théâtre, etc, apprend à réagir avec la souplesse accommodante d’un majordome anglais qui apporte des toasts beurrés au prince de Galles (Lewis Laphan, directeur de Harper’s Magazine)
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