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Critiques sur Et Dormir Dans l'Oubli Comme un Requin Dans l'Onde (10)


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    • Livres 4.00/5
    Par guika le 18/08/2009


    Les deux méchants de l'histoire, ce sont deux monstres virtuels, deux golems qui étendent leur empire sur le monde réel. le premier est un ludovicien, requin nageant dans les flux d'idées, se nourrissant de mémoire humaine. le second, Mysoft Ward, était à l'origine un chercheur ayant découvert le secret de la vie éternelle, mais dépassé par le monstre qu'il a créé.

    Les gentils, ce sont un homme sans mémoire, son chat, une jeune fille qui va se révéler être la compagne idéale de l'homme sans mémoire, et enfin un vieil homme, savant ronchon, mais qui cache un cœur vaillant et généreux. La survie de ce petit groupe va passer par la destruction des deux monstres.

    L'intrigue est cousue de fil dentaire, et pourtant on est tenu en haleine sur la longueur par ce thriller fantastique. La manière de recycler les clichés du genre est astucieuse de bout en bout. On pense bien sûr aux dents de la mer, mais également à Frankenstein, tout cela épicé de légendes urbaines, et relevé d'une pincée de théorie du complot.

    S'il est vrai pourtant que par moment, on frôle la recette de cuisine, l'auteur s'en sort à chaque fois par la grâce de vrais morceaux de littérature. La sincérité de l'auteur finit par l'emporter in extrémis sur l'impression d'un roman construit avec de grosses ficelles. On reste sur une note finale positive, essentiellement par la grâce d'une histoire d'amour qui finit par emporter le morceau. C'est quand l'auteur renonce à ses effets les plus faciles qu'il nous convainc de l'évidence de son talent.


    Lien : http://arnivi.blogspot.com/2009/08/et-dormir-dans-loubli-comme-un-re..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par beroune le 02/07/2009


    Je suis sortie de cette lecture un peu troublée. A vrai dire ce livre est assez étrange... Etrange par rapport aux situations et à l'ambiance qui s'en dégage. Etrange également par rapport aux incertitudes qui subsistent.

    Tout commence avec une situation qui échappe au personnage principal : Eric Sanderson se réveille amnésique. Plusieurs lettres qui lui sont envoyées ont été écrites par "le premier Eric Sanderson". Grâce à des indices et à des codes, il va reconstituer son passé et va découvrir qu'un requin le traque pour se nourrir de sa mémoire : le ludovicien.

    Jusqu'à la page 150, environ, Eric Sanderson évolue dans un monde qui pourrait être celui de chacun, mais lorsqu'il rencontre M. Personne, nous basculons dans un monde parallèle. le héros est-il fou et/ou rêve-t-il ? Ou alors ce monde parallèle existe-t-il ?

    Beaucoup de références, de symboles et de jeu avec les mots ont été apportés par l'auteur (comme la marquante représentation du ludovicien qui approche pour attaquer. Il est composé de mots que l'on découvre au fil des pages. C'est surprenant et très bien fait).

    Le style de l'auteur m'a bien plu. Il nous expose les sentiments d'Eric avec aisance (le passage où Eric rencontre M. Personne m'a marquée !). Lorsque l'on entre dans le monde parallèle avec le personnage principal, on suit ses pensées les plus folles sans que cela ne nous paraisse insensé. Entre les chapitres du nouveau Eric se glissent des chapitres de sa vie d'avant. Ce sont des moments qui permettent de mieux cerner ce personnage qui a perdu son passé et j'ai particulièrement apprécié ces passages.

    Malgré tout, je reste un peu perplexe car l'auteur laisse des questions en suspend et je trouve cela assez frustrant.


    Lien : http://ulaz.vefblog.net/

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par Nephthais le 02/06/2009


    Ce fut une lecture pour le moins déroutante. le début de l'histoire, la découverte de ce qui arrive à Eric, nous plonge de suite au coeur de l'action. le style, rapide, nous fait partager la panique qui doit être celle de l'homme qui se réveille sans savoir qui il est ni où il est... Vous savez, les quelques secondes de flottement au réveil, le matin, quand on se demande où on est ? Ici, c'est mille fois pire...
    Ensuite, quand on commence à entendre parler du requin et qu'on bascule dans un monde parallèle, complètement surréaliste, j'ai failli décrocher. Mais j'ai maintenu le cap de ces trente pages un peu space, et j'ai bien fait : le lutte contre le requin et la vérité qui se fait jour petit à petit, Sanderson qui retrouve ou découvre des bribes de son passé, tout cela est prenant, limite étouffant.
    J'ai vraiment trouvé l'écriture de l'auteur très efficace pour traduire les sensations multiples et complexes de Sanderson, mêlant soulagement, peur, malaise... Par ailleurs, les pages sont accompagnées de dessins, par exemple pour expliquer en détail comment Sanderson déchiffre un message codé caché dans une lettre. Les dessins qui m'ont rendue mal à l'aise sont ceux de l'attaque du requin : on voit quelques mots apparaître sur une page, qui deviennent plus lisibles au fil des pages à mesure que le requin approche...
    Quant à la fin, elle m'a scotchée... J'ai refermé le livre en me posant beaucoup de questions et en remettant des certitudes en cause. Je crois que je penserai pas mal à ce livre dans les jours à venir. Et quant au concept de poissons de la pensée, qui naviguent dans les esprits mais sont plus réels que ce que l'on croit, c'est très intriguant, tout comme la frontière entre le réel et les conceptions de l'esprit, plus mince qu'on ne le croit.


    Lien : http://chez-neph.over-blog.com/article-32174484.html

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par yo le 07/07/2009


    Grande première aujourd'hui, puisque je vais vous parler, enfin évoquer, un roman que je n'ai pas terminé. Cet ouvrage m'est tombé des mains alors que je suis d'habitude très persévérant dans mes lectures. Si un auteur a pris le temps de l'écrire, et surtout si un éditeur a pris le temps de le publier (et pour celui-ci de le traduire), c'est qu'il doit y avoir une raison. Eh bien là, je cherche encore.

    Eric Sanderson rentre chez lui. Problème : il est amnésique. Mais le premier Eric Sanderson, avant d'être amnésique, a laissé des indices pour que le nouveau Eric puisse comprendre son histoire. Eric Sanderson rencontre donc un psychiatre, qui l'incite à partir à la recherche d'un professeur du langage. Mais Eric est poursuivi par un ludovicien, le requin du titre, qui lui mange peu à peu la mémoire.

    Je dois avouer que je n'ai pas tout compris aux intentions de l'auteur. Il y a une dimension de science-fiction mâtinée de psychologie, nous sommes d'accord. Il y a une intrigue qui se veut pleine d'action, avec la menace de ce requin fantasmé (ou non) combattu avec des dictaphones, la rencontre avec Scout et leurs déambulations dans un labyrinthe de livre avec un chat roux prénommé Yann. Mais l'ensemble n'a jamais fait sens. J'ai eu l'impression d'être face à un salmigondis indigeste, dans lequel on passe d'une scène à l'autre sans comprendre les enjeux de l'intrigue, si ce n'est l'envie de retrouver ce professeur (mais pourquoi le retrouver ?). Les personnages sont à peine esquissés, l'intrigue confuse à souhait et l'écriture est très plate. Rien de très réjouissant. Les quelques dessins qui jalonnent le roman permettent de comprendre certains éléments de l'intrigue, mais ce fut trop peu pour m'embarquer dans cette aventure.


    Lien : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-32451599.html

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Vance le 04/07/2009


    Etrange rencontre.
    Ce livre, je l'ai choisi. De nombreux éléments avaient attiré mon attention : le titre, suffisamment troublant et déjà évocateur, mais aussi la 4e de couverture, un peu plus explicite que le résumé que je vous ai recopié ci-dessus. Car elle reproduit également le texte d'une lettre que le personnage principal lit peu de temps après son réveil initial, qui commence par ces mots :
    Si tu lis ceci, je ne suis plus de ce monde.
    Et qui est signée : le premier Eric Sanderson.

    Immédiatement fascinant. On se prend à imaginer des tas de pistes sibyllines et des références à la psychologie comme aux littératures de l'Imaginaire : un Doppelgänger ? Une histoire de métempsycose ? De clonage ? De déplacement temporel ou d'univers parallèle ? Peut-être simplement une enquête menée par un fantôme…
    Assez pour exciter le lecteur moyen. Moi, en tout cas.
    Mais il y a mieux.

    Il y a que ce livre me rappelait, par certains détails, et avant même l'avoir ouvert, cet OVNI littéraire ardu et méritoire qu'était la Maison des feuilles [lire la chronique en cliquant] : récits entrecroisés et jeux typographiques dans une mise en page révolutionnaire constellée de renvois à des annexes conséquentes, un roman labyrinthique éreintant et passionnant tant par sa construction que par sa présentation.
    Le fait est que c'est moins, et bien plus à la fois.

    Steven Hall, en prenant en exergue un texte de Jorge Luis Borges, annonce la couleur : les territoires de l'inquiétude destinés à être explorés ne seront pas ceux du fantasme ou de la rêverie, mais ceux, sombres et fluctuants, de la mémoire. Ses créatures évoluent dans les fissures/lisières de notre réalité, dans cette texture conceptuelle qui sous-tend le monde concret. Et lorsqu'elles ont faim, elles deviennent prédatrices et lorgnent sur le tissu même dont sont faites nos personnalités, les fondements de notre Moi, les piliers de notre individualité préhensile.
    Eric Sanderson se bat dans un monde qui ne lui est rien. Il s'éveille dans un ailleurs aussi familier (parce que correspondant à des échos de réalisme cohérents avec le fonctionnement de son propre corps) qu'étrange : il ne sait pas qui il est. A part qu'il porte le même nom, la même identité distincte de cet autre qui lui écrit d'un autre temps. Qu'est-il arrivé pour que ses souvenirs soient ainsi annihilés, effacés de l'ardoise de son existence ? Première et terrible question, quoique nécessaire pour la reconstruction. Mais elle suppose une seconde, encore plus inquiétante : ce drame peut-il se reproduire ? Est-il en sécurité ?
    Steven Hall agace, au départ. Ses brillantes tournures constellées d'ellipses fulgurantes, de raccourcis osés et de métaphores dispendieuses tendent à user la patience du lecteur, qui peut assez vite se lasser de ce qui ne pourrait être que poudre aux yeux verbeuse. Mais l'Etrange, l'angoissant suspense d'événements insoupçonnables, vient progressivement, mais implacablement, peser sur l'évolution des premiers chapitres. Perturbé par des lettres de sa « première occurrence » qui arrivent à son domicile régulièrement mais n'apportent aucun des éléments de réponse auxquels il s'attendait (à quoi sert donc cette description d'un certain Ryan Mitchell ?), Eric cherche à reconstruire sa vie privée de ses bases : un médecin lui apprend qu'il est victime d'une amnésie dissociative consécutive à la perte de sa femme, morte dans un accident de plongée. Il se croit donc malade. Jusqu'à ce qu'il se trouve confronté à la « chose » qui en veut à ses souvenirs : une bête terrible, effrayante, surgie de l'espace contextuel. Dès lors, il est temps pour lui d'écouter les conseils du « premier Eric », de s'armer, de se protéger (avec une fascinante utilisation de quatre dictaphones disposés en boucle) et de partir en quête : pour survivre, et trouver une réponse.
    Quête fastidieuse, où seul un chat nommé Yann sera, un temps, son équipier. Avant qu'une jeune femme dynamique et spontanée ne vienne le tirer d'affaire. Avec elle, Eric réchappera à une organisation secrète et voyagera dans les recoins obscurs et oubliés de notre réalité, se frayant un chemin dans ces lieux oubliés du temps et des hommes. Des fragments de son passé ressurgiront chaque fois qu'il décodera un journal intime où nous découvriront sa relation avec celle qui a disparu, les derniers instants de ce couple en vacances…
    Se nourrissant au charme intemporel de Casablanca et copiant adroitement son dernier acte sur celui des Dents de la Mer (deux véritables chefs-d'œuvre), le roman ballotte le lecteur entre frayeurs ataviques et curiosité malsaine, avec des petites fulgurances d'une romance adorable : Hall n'évite pas l'émotion dans ce qui ne pourrait n'être qu'un coup d'essai et sait dispenser un peu de poésie dans un univers où les concepts fluctuent comme autant de jeux de mots.

    Brillant, souvent passionnant et intense, construit sur un excellent rythme en crescendo et faussement complexe. Une réussite.



    Lien : http://journal-de-vance.over-blog.com/article-33431733.html

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par valunivers le 25/12/2009


    Eric Sanderson, se réveille un matin dans une pièce inconnue. Il ne souvient plus de rien, ne sait plus qui il est. Près de lui, un post-it avec un nom et un numéro de téléphone. La directive est simple : Appelle de suite docteur Randle qui t'expliquera tout. Selon le docteur, qui est en fait un psy, Eric est atteint de fugue dissociative.
    Il est incapable de se souvenir de son passé et souffre de confusion sur son identité personnelle.

    Cette perte de mémoire, causée par le décès de sa fiancée, conduira Eric à entrer dans un monde terrifiant et passionnant pour se reconstruire. Inconsciemment, il cherche à rattraper ces morceaux de vie perdues et cheminer sur le sentier de déculpabilisation, pour guérir.
    Comme tout est symbolique dans ce roman, un puissant poisson conceptuel (le requin de la couverture) nage dans les courants de l'âme humaine. C'est un dévoreur de mémoire qui pour survivre, doit se concentrer sur un individu spécifique. Il n'a de cesse de poursuivre sa malheureuse victime jusqu'à aspirer l'essence même de l'être humain : sa capacité à se souvenir.

    Comme vous l'aurez remarqué sur la couverture, le requin est dessiné avec des lettres. Ici, la lettre, le mot, la phrase ont une place prépondérante dans ce livre. Il faut sans cesse fuir, se protéger, se cacher de cet avaleur de signes.

    Et Dormir Dans l'Oubli Comme un Requin Dans l'Onde est un roman intelligent, surréaliste, imaginatif et unique ! Pour un premier roman je suis bluffée et j'en redemande :-)


    Lien : http://www.valunivers.fr/2009/12/steven-hall-et-dormir-dans-loubli-c..

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Aloysa le 08/07/2009


    Etrange : tel semble bien être l'adjectif essentiel permettant de définir - ou de tenter de le faire - ce roman déconcertant, dont le titre poétique (choix du traducteur) met assez bien en exergue la tonalité lancinante, inquiète, comme un peu en-deçà du monde réel.



    Le début du récit est accrocheur, intrigant, fortement captateur d'attention : Eric Sanderson se réveille amnésique, sans la moindre idée de son identité, de ce qu'il peut bien faire sur le sol de cette chambre, et plus les indices se présentent à lui, plus ils l'éloignent de toute compréhension possible de ce qu'il est. Habile mélange entre un univers proche de Matrix et de certains ambiances lynchéennes, le récit propulse son héros sur des routes inconnues, en quête d'identités dont l'on n'est jamais vraiment sûr qu'elles ont une réelle existence, sur un trajet onirique ou fragments de récits du passés et incompréhension simultanée du présent se complètent assez justement. L'auteur, manifestement, est un cinéphile peut-être davantage qu'un écrivain, et le surgissement du souvenir des images des Dents de la mer, notamment dans les dernières pages du roman, installent comme une complicité naïve avec un lecteur conciliant.



    Il y a comme une inégalité de rythme cependant dans la façon dont est conduit le récit : tantôt lent, presque laborieux dans la mise en place des différents éléments de cet univers particulier, tantôt relançant plutôt habilement l'intérêt, et parvenant - enfin, et avec soulagement, à entraîner le lecteur dans les rebondissements assez complexes de l'intrigue. Je dois avouer que, lassée par moments des trop nombreux détours qu'empruntait la narration, j'ai bien failli abandonner ou oublier de reprendre ma lecture. L'histoire est cohérente, mais ne répond pas assez à mon goût aux attentes qu'elle crée au début du roman; tout finalement s'enchaîne trop logiquement, ou de façon trop complexe - si bien que le lecteur finit par faire confiance à l'auteur pour ce qui est de la cohérence scientifique ou de la vraisemblance, sans trop chercher à comprendre où se situe l'idée. De ce fait j'ai du mal à percevoir quel chemin l'auteur a voulu prendre, le but qu'il a poursuivi dans ce roman, il me semble encore un peu patchwork pour réellement emporter l'adhésion entière du lecteur; même le final, prévisible en fin de compte, et ne comblant pas totalement les manques du récit, ne semble pas abouti.



    Mais je remercie vivement Babelio et son opération "Masse critique" de m'avoir permis de découvrir cet auteur et son singulier univers.


    Lien : http://ventdereflexion.canalblog.com/

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  • Par liliba le 23/06/2009


    Le ludovicien, requin métaphysique qui traque le héros, est-il une réalité ou seulement une suggestion de l'esprit ? La mémoire des hommes est-elle une entité à part entière, dont on peut les déposséder ? Éric vit-il réellement ces évènements terriblement angoissants, cette fuite en avant à la recherche de son passé oublié et ce voyage pour sauver sa peau, ou bien tout cela ne sort-il que de son cerveau fragilisé ? Est-il fou ou bien ce requin mangeur d'idées et de mots va-t-il réellement le dévorer ? Les pensées peuvent-elles avoir une vie propre et naviguer dans l'espace (ou le non-espace), peuvent-elles être détachées de l'homme qui les a formulées ? L'identité d'un homme est-elle immuable ou bien interchangeable d'un cerveau à un autre, d'un corps à un autre ? Pouvons-nous retrouver par la pensée les êtres perdus ? Notre subconscient peut-il nous enseigner ce que notre conscient ne peut pas comprendre ? Y a-t-il une vie après la mort ?

    J'ai dévoré ce roman en deux jours à peine ... suite sur Les lectures de Lili


    Lien : http://liliba.canalblog.com

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    • Livres 4.00/5
    Par TheBee le 11/05/2010


    Le premier roman d'un jeune auteur britannique très prometteur! Steven Hall nous embarque dans son intrigue bien ficelée, soutenue par un style sans faille qui est un vrai régal à la lecture.

    Les adeptes de Matrix verront certainement un petit clin d'oeil de l'auteur à la trilogie... à commencer par le nom du héros, "Sanderson", qui n'est pas sans évoquer le fameux "Anderson", Néo.

    Mais le récit évoque aussi des sources plus lointaines, comme le mythe grec d'Orphée et d'Euridice... à vous de découvrir pourquoi!

    Au delà de ces références, on est emporté dans un univers quasi métaphysique, qui soulève des questionnements sans fin sur la mémoire, l'identité, et la possiblité de leur existence hors de l'espace et du temps que nous connaissons. La notion de concept est très importante ici: la pensée peut-elle avoir une existence propre?

    A la lecture de ce récit qui navique entre fantastique, thriller, quête initiatique et philosophique, j'ai souvent pensé à ces jeux que nous vivions enfants, remplis de cette imagination débordante qui faisait de nous des rois du concept, sans que nous ayons le moindre effort à fournir.

    J'ai eu l'occasion de lire plusieurs critiques de ce roman, et il semble que certains avis soient partagés. Je me dis que peut-être, pour en apprécier la lecture, il faut avoir gardé un minimum de son âme d'enfant...

    Pour ma part, j'ai trouvé cette histoire entraînante et novatrice, une perle inattendue au milieu de mes lectures.

    A noter : le titre français du roman est tiré d'un vers de Baudelaire, dans son recueil Les fleurs du mal.

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    • Livres 3.00/5
    Par argantel le 12/10/2009


    Voilà un livre qui ne peut laisser indifférent !

    En effet, il est tellement "décalé" qu'on continue à le lire pour au moins essayer de mieux comprendre de quoi on nous parle ! En tout cas, c'est ce qui m'est arrivé :-)

    Et pour dire la vérité, je ne suis pas sûre d'avoir tout compris ...

    Ce livre aborde un univers totalement original, en abordant "les dangereuses propriétés du langage" et "la fragilité de nos identités et de la mémoire". Ce requin conceptuel qui vient dévorer notre mémoire est tout simplement déroutant.

    Il m'a été très difficile de "visualiser" de quoi on me parlait tout au long du livre, comme si ma capacité d'imagination ne réussissait pas à franchir le pas.

    Pourtant l'écriture me plaisait et j'avais envie de savoir comment ce nouvel Eric Sanderson allait remonter sur les traces de son passé et de sa mémoire.

    Un livre qui m'a donc fait beaucoup réfléchir mais qui atteint trop de complexité pour me captiver totalement.


    Lien : http://argantel.canalblog.com/archives/2009/07/01/14192865.html

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