A ma gauche, Richard. Le type le plus adorable du monde : brun aux yeux chocolat, prof de sciences et passionné de randonnée. Nous sommes fiancés. Seul problème : une fois par mois, il se couvre de poils et hurle à la lune.
A ma droite, Jean-Claude. Le type le pl... > voir plus
Je remplis le distributeur automatique de mon aquarium avec assez de nourriture pour une semaine. D'ici là, si j'étais toujours en vie et si l'assassin était toujours à mes trousses, je devrais repasser à mon appartement. Tout ce que les méchants avaient à faire, c'était de monter la garde près de mon poisson, et ils finiraient par m'avoir avec un peu de patience. Mais ça m'aurait beaucoup étonné qu'ils choisissent cette option.
Il avait besoin que quelqu'un le prenne dans ses bras, lui dise que le monstre sous le lit n'existait pas. De ce côté-là je ne pouvais rien faire pour lui. Les monstres étaient bien réels. Mais pour ce qui était de le prendre dans mes bras ... Ça devait être dans mes cordes. J'ai beau être une tueuse de sang-froid, je pouvais peut-être partager mon pingouin en peluche avec lui.
Quelqu'un frappa à la porte. Nous nous figeâmes. Une voix de femme que je ne reconnus pas lança :
- Je ne suis pas venue jusqu'ici pour t'écouter peloter ta copine, Richard. Puis-je te rappeler que nous avons tous une ouïe excessivement développée ?
- Sans parler de l'odorat, ajouta Jason.
- Il est trop tôt dans la journée pour faire de la politesse. Si quelqu'un veut ma peau, qu'il fasse la queue comme les autres.
Sylvie pencha la tête sur le côté tel un chien curieux.
- Cette queue, elle est longue ?
- Ces derniers temps ... Pas mal oui.
- Je croyais que tous tes ennemis étaient morts, fit remarquer Jason.
- Je n'arrête pas de m'en faire des nouveaux.
Stephen se releva, recula pour avoir une meilleure vue d'ensemble et hocha la tête.
- Tu es renversante.
- Je ressemble à une pute pour motards de l'enfer croisée avec une pin-up mercenaire.
- Un peu oui.