Note moyenne : 4.02/5 (sur 44 notes)
L'Etoile de Pandore, Tome 1 : Pandore abusée11Ajouter à mes livres
En 2380, l'humanité a colonisé 600 planètes. Le Commonwealth Intersolaire, centré sur la Terre, s'est développé en une société prospère. Lorsque des astronomes constatent la disparition d'une étoile à un millier d'années-lumière, emprisonnée dans un champ de force gigan... > voir plus
Au 24ème siècle, alors que l'homme a colonisé plusieurs centaines de planètes, une étoile éloignée de plusieurs milliers d'années-lumière disparaît mystérieusement. le Commonwealth instersolaire décide de construire un vaisseau spatial baptisé, « seconde chance », plus rapide que la lumière, afin d'aller déterminer la dangerosité de l'espèce responsable de cette disparition.
Mais la résistance face à cette « construction » se met en place au travers d'Ozzie, multimilliardaire excentrique qui préférerait attendre que les hommes aient atteint un niveau technologique supérieur avant de se lancer vers l'inconnu ou du groupe terroriste « Gardiens de l'individualité » installé sur Far Away. Mais, la situation à l'arrivée de « seconde chance » est loin de correspondre à ce que les hommes attendaient.
Cette série est une grande fresque qui ravira les amateurs de space opéra.
Dans mon jeune temps, on disait que la SF pouvait se complaire dans les (très) courtes histoires. Il y a eu quelques très bonnes oeuvres en plusieurs tomes, mais les séries se formaient d'elles-mêmes (Fondation, Hypérion, Ender, etc.). Maintenant, allez à la FNAC au rayon SF et comptez les oeuvres qui ne sont pas en suites kilométriques...
Ici, c'est la même chose : mon pauvre intelect n'arrive pas à absorber tous ces personnages, tous ces histoires secondaires (?) qui se coupent et se recoupent. À la fin de ce tome, une expédition part pour Dyson Alpha : ce qui est le but; on ne sait toujours pas d'où vient ce nom de Pandore. Quel est la finalité de ces innombrables personnages.
Bref, tout ça est conçu pour faire une énorme quantité de pages que l'on compte vendre à des lecteurs (gogos ?).
Moi, je n'irai pas plus loin : je vais me replonger dans les classiques, où la fin peut-être connue à la fin du bouquin.
Je ne mets pas "d'étoiles", car il faudrait mettre un "-1"
Avec l'Etoile de Pandore, Peter F. Hamilton nous refait le coup de l'Aube de la Nuit, sa précédente saga : on aura droit à plusieurs tomes conséquents dans lesquels on suivra en parallèle les aventures d'Ozzie, le multimilliardaire co-inventeur des trous de vers, en train de chercher un moyen de communiquer avec une étrange race d'extraterrestres elfiques ; l'exploration spatiale de l'étoile qu'une force terrifiante a enfermée dans un cocon d'énergie incommensurable ; et l'enquête de la sublime Paula Myo cherchant à mettre la main sur l'insaisissable chef des « Gardiens de l'Individualité ». Dans la plus pure tradition du space-opera (cf. Khimaira n°3) mais sans la grâce et l'élégance de Dan Simmons dans Hypérion, Hamilton installe son sujet colossal avec savoir-faire et un style très accessible malgré les néologismes inévitables et les références scientifiques. C'est souvent captivant, surtout quand on est amateur de sagas cosmiques très denses. Ce tome 1 pose les bases de l'univers ultra-référencé et de nombreuses questions seront posées, notamment au sujet de l'interaction entre les intrigues parallèles (l'enquête policière semble n'avoir aucune incidence sur le récit). Espérons que la suite sera tout aussi intense et qu'elle évitera l'écueil de l'Aube de la Nuit qui s'était un peu effondrée sous son poids malgré une entame enthousiasmante. A suivre donc.
Un autre grand space-opéra comme Hamilton sait les faire. De nombreux fils, qui semblent partir un peu dans tous les sens : Paul Myo, qui chassent ses terroristes, Ozzie qui part sur les chemins silfiens. Pour résumer, on pourrait dire que le Commonwealth (nom choisi par l'auteur pour l'ensemble des 600 mondes terriens) a découvert une anomalie dans le système de Dyson et décide d'y envoyer une expédition, ouvrant de ce coup la boite de Pandore. Certes, sur certains fils, comme Ozzie, on se demande le lien avec l'intrigue globale, mais c'est le style d'Hamilton, qui finit toujours par les ramener ensemble à un moment. On aime ou on n'aime pas ce genre de grand space-opéra. Personnellement, j'aime bien.
Un excellent space-opera dans la veine des grands, tel que Starship Troopers de R. Heinlein. Plusieurs récits imbriqués qui finissent par s'entrechoquer avec fracas dans un final haletant. On regrette rapidement de pas avoir le tome 2 sous la main pour poursuivre la lecture.
Un style parfaitement maitrisé, un récit ponctué de péripéties spatiales superbement construites et argumentées plus ou moins scientifiquement.
Un très bon livre pour entrer dans le space-opéra !
Avec Pandore Abusée, premier volet d’une grande saga SF, Peter F. Hamilton nous propose un récit très riche et bien structuré, qui brasse sans complexe divers genres et éléments narratifs. Il en résulte un style et un univers que certains pourront trouver indigeste et fourre-tout mais qui ravira tous les amateurs de romans chorals et tous les fans de SF intelligente [...], qui se délecteront d’une histoire mêlant investigations policières, exploration spatiale, terrorisme international et combats épiques.