> Katia Holmes (Traducteur)
> Joseph O'Connor (Préfacier, etc.)

ISBN : 2752900171
Éditeur : Phébus (2004)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
Issue de l'union d'une Berlinoise antinazie avec un nationaliste irlandais, une portée de gamins grandit dans les quartiers misérables du Dublin des années 1960. Talochés par un père dont les échecs affligent tout la famille, les petits ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par mariech, le 21 juillet 2011

    mariech
    Véritable coup de coeur que ce livre , l'auteur nous fait partager son enfance atypique entre un père irlandais , sans concessions , qui oblige ses enfants à parler Irlandais ( il faut savoir que la langue irlandaise est très peu parlée et que le fait de ne parler que cette langue marginalise les enfants ) et d'autre part une mère allemande , dans le contexte de l'après seconde guerre mondiale . Une mère vue bien sûr comme une étrangère , mais aussi comme une ennemie de la communauté irlandaise , et voilà l'auteur et son frère ballotés dans des querelles qui les dépassent , mais qui arrivent à trouver un peu d'amour dans leur enfance grâce à leur mère . Un très beau témoignage , sur l'enfance des années après-guerre.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par monito, le 07 septembre 2009

    monito
    Irlandais de naissance, fils d'un nationaliste irlandais viscéralement attaché à la langue gaélique comme expression identitaire et d'une mère allemande, le narrateur, l'auteur, nous raconte comment, enfant, la question de l'identité s'est posé à lui.
    Un roman qui pourrait entrer dans la catégorie des classiques selon Colum Mac Cann…
    Le style est simple, rythmé et c'est bel et bien par le biais du regard d'un enfant que nous voyons évoluer cette famille germano-irlandaise dans une Irlande récemment indépendante et manquant cruellement de confiance en soi.
    L'usage interdit de l'anglais en faveur du gaélique et de l'allemand bouleverse cette fratrie, étrangère chez elle à double titre. Elle parle allemand après la guerre, elle parle gaélique et surtout par l'anglais…Elle en meurt d'envie, elle le fait parfois, au prix de coups de baguette…Car pour que l'Irlande soit l'Irlande, tous ses enfants doivent parler la bonne langue, pas celle de l'ennemi, pas celle du colon. le père utilise ses enfants comme arme de restauration de l'esprit et de l'essence irlandaise. Ces enfants qui veulent, eux, être simplement comme les autres, pas des nazis, pas des irlandais…des enfants qui parlent et jouent comme les autres…
    Ces enfants ne comprennent pas tout. Ils ne comprennent pas non plus ce film en noir et blanc, rapporté par bribes par leur mère. Des bribes de plus en plus claires, un film qui retrace l'Allemagne nazie telle qu'elle l'a vécue, telle qu'elle l'a soufferte…
    Tout cela est émouvant et drôle à la fois. La jeunesse du narrateur permet de dédramatiser bien des choses tout en les pointant sérieusement du doigt. Il nous rappelle que nous jugeons trop, souvent trop vite…c'est l'histoire d'enfant « brack », tachetés, qui vivent, parlent dorment et rêve en allemand, en irlandais, en anglais…dans un monde où il faut appartenir à une catégorie seulement, les bons ou les mauvais, mais nous sommes tous bons, tous mauvais, tous tachetés…
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    • Livres 4.00/5
    Par monito, le 07 septembre 2009

    monito
    Irlandais de naissance, fils d'un nationaliste irlandais viscéralement attaché à la langue gaélique comme expression identitaire et d'une mère allemande, le narrateur, l'auteur, nous raconte comment, enfant, la question de l'identité s'est posé à lui.
    Un roman qui pourrait entrer dans la catégorie des classiques selon Colum Mac Cann…
    Le style est simple, rythmé et c'est bel et bien par le biais du regard d'un enfant que nous voyons évoluer cette famille germano-irlandaise dans une Irlande récemment indépendante et manquant cruellement de confiance en soi.
    L'usage interdit de l'anglais en faveur du gaélique et de l'allemand bouleverse cette fratrie, étrangère chez elle à double titre. Elle parle allemand après la guerre, elle parle gaélique et surtout par l'anglais…Elle en meurt d'envie, elle le fait parfois, au prix de coups de baguette…Car pour que l'Irlande soit l'Irlande, tous ses enfants doivent parler la bonne langue, pas celle de l'ennemi, pas celle du colon. le père utilise ses enfants comme arme de restauration de l'esprit et de l'essence irlandaise. Ces enfants qui veulent, eux, être simplement comme les autres, pas des nazis, pas des irlandais…des enfants qui parlent et jouent comme les autres…
    Ces enfants ne comprennent pas tout. Ils ne comprennent pas non plus ce film en noir et blanc, rapporté par bribes par leur mère. Des bribes de plus en plus claires, un film qui retrace l'Allemagne nazie telle qu'elle l'a vécue, telle qu'elle l'a soufferte…
    Tout cela est émouvant et drôle à la fois. La jeunesse du narrateur permet de dédramatiser bien des choses tout en les pointant sérieusement du doigt. Il nous rappelle que nous jugeons trop, souvent trop vite…c'est l'histoire d'enfant « brack », tachetés, qui vivent, parlent dorment et rêve en allemand, en irlandais, en anglais…dans un monde où il faut appartenir à une catégorie seulement, les bons ou les mauvais, mais nous sommes tous bons, tous mauvais, tous tachetés…
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    • Livres 4.00/5
    Par Aproposdelivres, le 03 avril 2010

    Aproposdelivres
    Ce livre est un roman autobiographique, il raconte l'enfance de l'auteur à Dublin dans les années 1960. Sa mère est allemande et son père est un irlandais pur et dur. A la maison, les langues autorisées sont l'allemand et l'irlandais. Avec son frère, Hugo portait des Lederhosen (culotte de cuir) et des pulls irlandais. A l'école il doit parler anglais et les autres élèves le traite de nazi. le père ne veut rien dire et oublier son passé (un père engagé et mort dans la marine anglaise), il est intransigeant avec lui-même et sa famille. Il refuse la moindre allusion à la langue anglaise. Il n'hésite pas à corriger ses enfants avec une baguette. Il refuse même d'utiliser son patronyme Hamilton, lui préférant sa forme « à l'irlandaise » et imprononçable "O hUrmoltaigh". Il tente de monter sans grande réussite une entreprise pour vendre des crucifix importés d'Allemagne, puis des chapeaux en papier et des pétards allemands ou alors des bonbons faits maison… puis il se lancera dans l'apiculture.
    Au contraire, la mère est douce, elle préfère raconter des histoires ou mettre de la musique allemande pour résoudre les conflits, elle raconte l'Allemagne et son enfance avec la montée du nazisme et la Seconde Guerre Mondiale. En cachette, du père, elle rédige sur une vieille machine à écrire ses souvenirs. Elle aime également faire de bons gâteaux.
    (...)


    Lien : http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2010/03/17/17181184.html
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    • Livres 5.00/5
    Par sentinelle, le 27 novembre 2009

    sentinelle
    Lorsque Joseph O'Connor nous dit dans la préface que Hugo Hamilton est « le plus grand auteur irlandais dont vous n'avez pas encore entendu parler », je ne pouvais qu'être curieuse de voir ce qu'il en était d'un peu plus près. Et je n'ai pas été déçue : Hugo Hamilton revient sur son enfance avec des mots et un regard d'enfant qui nous touchent, exposé aux violences physiques et verbales des petits garçons de son âge qui le traitent de nazi sur le chemin de l'école, condamné à parler irlandais par un père ultranationaliste qui ne tolère pas la langue anglaise dans sa maison et bercé par la douceur de sa mère allemande, exilée de son pays après la guerre et qui ne cessera jamais de panser ses blessures infligées par la nazification progressive de l'Allemagne et son entrée en guerre.
    Sang impur retrace le fascisme au quotidien d'un petit garçon irlandais à jamais bigarré, tacheté, chiné, moucheté et coloré, autrement dit un barm brack, un pain irlandais maison truffé de raisins allemands …
    Un roman autobiographique sensible et mélancolique, douloureux et tendre à la fois.

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-sang-impur-de-hugo..
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 03 avril 2010

    Je sais qu'ils ne veulent pas de nous ici. Je peux les voir passer de la fenêtre de la chambre des parents, ils viennent du terrain de football qui est près de notre rue et ils redescendent vers les magasins. Ils ont des bâtons, ils fument des mégots de cigarette et ils crachent par terre. Je les entends rire. C'est juste une question de temps : on sera bien obligés de sortir et ils seront là à attendre. Ils découvriront qui on est. Ils nous diront de repartir là d'où on vient.
    On n'a rien à craindre, dit mon père : nous sommes les nouveaux Irlandais. Pour partie originaires d'Irlande, pour partie d'ailleurs - mi-Irlandais, mi-Allemands. Nous sommes les gens tachetés, il explique, les brack people, 'les bigarrés'. Un mot qui vient de la langue irlandaise, du 'gaélique' comme ils l'appellent quelquefois. Mon père a été instituteur à un moment donné, avant de devenir ingénieur, et brack est un mot que les Irlandais ont apporté avec eux quand ils sont passés à l'anglais. Ca veut dire tacheté, pommelé, chiné, moucheté, coloré. Une truite est brack, un cheval tacheté aussi. Un barm brack est un pain avec des raisins dedans - un nom emprunté aux mots irlandais bairin breac. Ainsi, nous sommes les Irlandais tachetés, les Irlandais bigarrés. Un pain brack irlandais maison, truffé de raisins allemands.
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  • Par Neigeline, le 22 juin 2010

    Peut-être que votre pays, c'est juste un endroit que vous vous fabriquez dans votre tête. Un truc qui vous fait rêver et chanter. Ce n'est peut-être pas du tout un endroit sur la carte, mais juste une histoire pleine de gens que vous rencontrez et de coins où vous allez, pleine de livres et de films que vous avez vus. Je n'ai pas peur d'avoir le mal du pays et de ne pas avoir de langue dans laquelle vivre. Je ne suis pas obligé d'être comme n'importe qui d'autre. Je marche sur le mur, Walk on the wall, et personne ne peut m'arrêter.
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  • Par Neigeline, le 22 juin 2010

    (dédiée à mes frères et soeurs)
    C'était dur d'attendre. On faisait la queue dans le couloir, la plus jeune devant, l'aîné derrière. Mon père était au salon en train d'allumer toutes les bougies et on sentait l'odeur des allumettes. Quand tout était prêt, il ouvrait grand la porte et on voyait le reflet des bougies dans ses lunettes. Ma mère se mettait à chanter Tannenbaum pendant qu'on entrait lentement dans la pièce et qu'on découvrait tous les cadeaux et les sucreries posés sur les fauteuils.
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  • Par mireille.lefustec, le 01 novembre 2011

    Votre langue,c'est votre maison,votre langue,c'est votre pays. Et si toutes les petites langues disparaissaient et que le monde entier ne parle plus qu'une seule langue?
    On serait tous perdus et aveugles (...) rien que des portes qui battent au vent.
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  • Par mireille.lefustec, le 01 novembre 2011

    Nous vivons à la veille de l'extinction,un jour, il n'y aura plus qu'une seule langue et tout le monde sera perdu.
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