> Henry Miller (Préfacier, etc.)
> Ingunn Guilhon (Traducteur)
> Alain-Pierre Guilhon (Traducteur)

ISBN : 2253058521
Éditeur : Le Livre de Poche (1991)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
"Au milieu de l'été dernier, une petite ville de la côte norvégienne fut le théâtre d'événements tout à fait insolites. Un étranger arriva, un certain Nage !, charlatan étrange et singulier, qui fit nombre d'extravagances, avant de repartir aussi subitement qu'il était ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par monito, le 24 février 2011

    monito
    La Faim du même auteur m'est sans doute un des souvenirs de littérature les plus puissants. Ces Mystères sont au moins aussi forts, même si beaucoup plus ésotériques. Nagel débarque un jour dans un petit village, sans raison précise. On ne sait pas trop et ne saura jamais qui il est vraiment. Il intrigue, dans son vêtement jaune, un village où tout le monde se connait, où tout le monde a son rôle à jouer, où chaque chose est à sa place. Il y a bien sûr eu cet homme qui s'est tué d'amour pour une femme qui l'a éconduit…un jour. Et Nagel qui vient, s'impose, fait le bien, pose les mauvaises questions, creuse les âmes en creusant un chemin dont personne ne connaît le but, ni surtout comment il a commencé. Nagel est un peu fabulateur, il est aussi généreux sans raison, il a l'air riche, mais ne l'est pas franchement, dépense sans compter et sans le faire savoir pour satisfaire ceux qui, dans ce village, lui semblent vrais et pourtant pas reconnus à leur juste place. Il s'éprend vite, se désespère presqu'aussi vite et finalement emprunte les mêmes pas que l'homme qui s'est tué d'amour, un homme qu'il connaissait, un homme avec qui il partage une même passion: Mademoiselle Kielland.
    Une galerie de portraits, des tranches de vie et des Mystères qu'on n'éclaircit guère. Une écriture ciselée, un sentiment d'étrangeté qui résonne au fond de soi sur le rapport aux sentiments comme ils se construisent, en dépit, contre, à contre-temps, de celles et ceux à qui ils sont destinés.
    Des Mystères qui font le mystère d'un livre qui fait trace.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 25 mars 2011

    sentinelle
    Johan Nilsen Nagel, étranger habillé constamment de jaune (jaune comme le soleil dont le rayonnement éclaire et réchauffe mais aussi ébloui et aveugle ?) débarque d'on ne sait où et s'installe pour un temps dans une petite ville norvégienne.
    C'est un homme étrange qui suscite la curiosité mais aussi une certaine inquiétude auprès des habitants : le cerveau constamment en ébullition, à la spontanéité menant facilement au déraillement des pensées, ses propos étonnent et déroutent à la fois. Poussant la contradiction au paroxysme, il est aussi généreux, altruiste et honnête qu'il est menteur, manipulateur et escroc. Ne serait-il pas tout simplement atteint de folie ?
    Une seule certitude, cet homme torturé est un homme qui a autant de compassion pour les âmes sensibles et justes, solitaires et rejetées que du mépris pour l'autoritarisme et la « grandeur » des hommes illustres. Etre renommé ne veut pas dire qu'on a l'esprit noble ! Pour Nagel, tout n'est que bluff et imposture, tout n'est que mensonge et vérité tronquée. Les hommes ne sont que des troupeaux qui trottinent volontiers derrière un chef et n'ont que trop tendance à se fier aux apparences que pour être facilement menés par le bout de leur nez. Il faut sans cesse traquer et aller au-delà du paraître, puiser dans les profondeurs de l'âme humaine et aiguiser sa capacité à entendre et comprendre ce qui se cache « derrière ».
    Le récit emprunte souvent le chemin des rêveries, contes et fantaisies, faisant apercevoir une réalité autre, un peu floue, une réalité imaginaire, cachée, différente et mystérieuse. C'est dans ces moments là que Nagel devient conteur, prenant les apparences d'un prédicateur livrant ses paraboles, enrichissant les hommes de sensations et de connaissances nouvelles.
    On ne peut s'empêcher de faire un parallèle entre ce personnage principal et l'auteur lui-même tant ils semblent partager de nombreux points communs : volontiers pessimistes, désabusés et contestataires tout en étant sensibles et romanesques, ne comprenant pas la façon de penser des hommes, méprisant la société moderne, conteurs et Rêveurs, ils se sentent différents, à jamais étrangers et en marge de la société. Même l'amour qui pourrait sauver les hommes et offrir un rempart de protection contre l'incertitude du monde échoue lamentablement, seuls les amours impossibles semblent demeurer et par delà-même, précipiter encore un peu plus la chute et le désœuvrement. Il ne semble pas y avoir beaucoup de consolations dans ce monde…
    Cette errance solitaire et ce sentiment d'étrangeté n'étant toujours bien assumés, la question lancinante du suicide revient plusieurs fois hanter le récit en tant qu'ultime recours pour quitter – encore faut-il en avoir le courage - ce monde méprisant mais aussi débarrasser la terre de l'humanité.
    Un roman assez déroutant et riche en symboliques qui malgré les multiples interprétations que nous pouvons en faire, semble malgré tout nous échapper indéfiniment. Une première incursion dans l'œuvre de Knut Hamsun (prix nobel de littérature en 1920) qui n'en restera certainement pas là tant les thématiques de son œuvre semblent riches et intéressantes.

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-mysteres-de-knut-h..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par monito, le 24 février 2011

    monito
    La Faim du même auteur m'est sans doute un des souvenirs de littérature les plus puissants. Ces Mystères sont au moins aussi forts, même si beaucoup plus ésotériques. Nagel débarque un jour dans un petit village, sans raison précise. On ne sait pas trop et ne saura jamais qui il est vraiment. Il intrigue, dans son vêtement jaune, un village où tout le monde se connait, où tout le monde a son rôle à jouer, où chaque chose est à sa place. Il y a bien sûr eu cet homme qui s'est tué d'amour pour une femme qui l'a éconduit…un jour. Et Nagel qui vient, s'impose, fait le bien, pose les mauvaises questions, creuse les âmes en creusant un chemin dont personne ne connaît le but, ni surtout comment il a commencé. Nagel est un peu fabulateur, il est aussi généreux sans raison, il a l'air riche, mais ne l'est pas franchement, dépense sans compter et sans le faire savoir pour satisfaire ceux qui, dans ce village, lui semblent vrais et pourtant pas reconnus à leur juste place. Il s'éprend vite, se désespère presqu'aussi vite et finalement emprunte les mêmes pas que l'homme qui s'est tué d'amour, un homme qu'il connaissait, un homme avec qui il partage une même passion: Mademoiselle Kielland.
    Une galerie de portraits, des tranches de vie et des Mystères qu'on n'éclaircit guère. Une écriture ciselée, un sentiment d'étrangeté qui résonne au fond de soi sur le rapport aux sentiments comme ils se construisent, en dépit, contre, à contre-temps, de celles et ceux à qui ils sont destinés.
    Des Mystères qui font le mystère d'un livre qui fait trace.
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 06 janvier 2011

    Il était dans un état mystérieux, empli de bien-être psychique ; chaque nerf en lui était en éveil, son sang chantait et il était en communion totale avec la nature tout entière : le soleil, les montagnes et tout le reste autour de lui ; son propre moi lui répondait à travers les arbres, les arbustes et les feuilles. Son âme, tel un orgue, résonnait en un crescendo, et jamais il n'oublierait la façon dont cette douce musique coulait dans ses veines.
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  • Par sentinelle, le 07 janvier 2011

    A propos de la théologie.

    « Que intérêt y a-t-il […] à enlever toute poésie, tout rêve, tout mystère, toute beauté, tout mensonge à la vie ? Vous savez ce qu’est la vérité ? Nous ne marchons que grâce à des symboles, et nous en changeons au fur et à mesure que nous progressons. »
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  • Par sentinelle, le 07 janvier 2011

    Au milieu de l'été dernier, une petite ville de la côte norvégienne fut le théâtre d'événements tout à fait insolites. Un étranger arriva, un certain Nagel, charlatan étrange et singulier, qui fit nombre d'extravagances, avant de repartir aussi subitement qu'il était venu.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par sentinelle, le 06 janvier 2011

    Savez-vous ce qu'est un grand poète ? C'est un homme qui n'a honte de rien. Les autres gens rougissent parfois de leurs erreurs, le grand poète jamais.
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  • Par sentinelle, le 07 janvier 2011

    [...] pour vous tout n'est que bluff, rien n'est vrai, rien n'est pur, rien n'est grand ; c'est bien ça, votre opinion ?
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)









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