ISBN : 2848762047
Éditeur : Philippe Rey (2012)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
La crise existentielle de Noelle Hancock à l’approche de la trentaine a les couleurs de la génération internet : en 2008, elle perd brutalement son poste de « blogueuse people » sur un site qu’elle alimentait en ragots divers depuis trois ans. Trois ans durant lesquels ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

  • Par asphodele85, le 20 avril 2012

    asphodele85
    J'ai connu il y a une dizaine d'années, une catégorie dans la génération mâtinée « Ally McBeal-Bridget Jones », des trentenaires désenchantés et régressifs qui passaient leurs soirées à jouer à la console en sirotant du Passõa (ou des cocktaileu à base de Passõa) tout en parlant de leur passé (déjà !) jusqu'au bout de la nuit. Au moins ils étaient drôles et s'amusaient beaucoup malgré leurs états d'âme suicidaires ! Il m'avait semblé que la génération Y (celle des 18-30 ans actuels) était moins désabusée et surtout plus mature… Ben… pas tous hein ! Qu'on se le dise ! Parce que 347 pages à philosopher sur les meilleures façons, voire la meilleure façon de faire face à ses peurs et comment les surmonter, peut devenir très « gonflant »… le livre se lit très facilement certes, le tout est de tenir jusqu'à la fin malgré les poussées d'urticaire géant qui démangent, qui démangent…. Heureusement, l'auteure, pour surmonter ses peurs a eu la bonne idée de faire appel à Eleanor Roosevelt et nous brosse en creux, un portrait généreux de cette grande dame, particulièrement intéressant et du même coup sauve le livre de la misère totale !
    L'HISTOIRE
    Noelle, l'auteure, vingt-neuf ans, se fait licencier, après trois ans de bons et loyaux services, de son poste de chroniqueuse très bien payée d'un blog people à potins (pléonasme non ?). Job qui vampirisait ses jours et ses nuits. Devant la vacuité soudaine de son existence, elle s'aperçoit qu'elle a finalement peu vécu pendant ces trois années et décide avant ses trente ans de faire un bilan de sa vie mais en allant plus loin : recenser ses peurs et les affronter carrément de face ! Sinon, comme le lui a dit son psy (forcément le psy arrive tout naturellement dès la page 20), se contenter de ne pas faire ce dont on a peur s'appelle de « l'évitement » ! « J'ai compris que, s'il est courageux de faire une chose qu'on redoute, il est encore plus courageux de faire une chose qu'on sait effrayante ». A partir de là, elle va s'imposer une vie sociale plus intense : « La pensée même d'avoir une vie sociale me paraissait épuisante », alors qu'elle a un petit copain adorable, des amis hommes gays, une meilleure amie blonde avec qui elle boit pas mal de coups, bref la vie sociale new-yorkaise type pour une trentenaire… (Je n'ai pas vu où était le problème de ce côté-là mais bon !). Ayant trouvé au moins une raison de continuer sa vie, elle ouvre un document Word dans son ordinateur, intitulé « L'année de mes peurs » (plus tard cette simple phrase deviendra un « concept » puis un livre…!), après avoir lu dans un bar la pensée du jour qui était d'Eleanor Roosevelt : « Fais chaque jour une chose qui te fait peur » et s'être procurée tous les livres de la dame dans une librairie. Encouragée à fond par son psy, (toujours) qui lui martèle : « L'évitement c'est de la peur, (…). Quand nous avons peur de la peur, nous cherchons à éviter des situations qui pourraient la susciter ». Élémentaire dirais-je si j'osais, mais en ce qui la concerne, vu que l'approche de ses trente ans est déjà une source d'angoisse, il y a du pain sur la planche…
    Donc, dans l'ordre (plus ou moins…), elle va s'offrir une séance de trapèze (par la suite elle fera même un spectacle), affrontera des requins dans une cage (pas vraiment aux normes la cage quand on sait qu'un requin peut vous manger un doigt resté accroché aux barreaux), fera en plein ciel une simulation de guerre (un genre de bataille aéro-navale) en vol avec un moniteur, prendra des petits avions (avec plein de trous d'air), rechantera dans un bar karaoké, paiera très cher un hôtel miteux pour une retraite de silence un peu foireuse, fera un stand-up (dé-so-pi-lant) devant un parterre de journalistes connus, un saut en parachute qui va la révéler en partie à elle-même, écoutez plutôt comme c'est beau quand à la fin elle se le remémore : « Je sais que je me souviendrai toujours de la sensation surprenante qu'on éprouve en plongeant la tête la première d'un avion, de l'air qui envahit soudain la poitrine, et du monde qui se précipite vers vous comme pour vous dire : « Où étais-tu ? » « Magnifique ! Donner aussi de sa personne comme l'a toujours fait Eleanor (Eleanor est désormais son gourou !) en préparant des milk-shakes aux patients l'après-midi dans un service de cancérologie. Participer quelques jours aux embaumements et aux crémations dans un funérarium (pour y apprivoiser sa peur de la mort !) et finir par grimper en haut du Kilimandjaro (offert par les parents la balade) car c'est un sommet qui ne nécessite pas de faire de l'alpinisme, on y arrive à pied en marchant (je comprends mieux pourquoi la neige y fond si vite vu le nombre de clampins qui se promènent dessus à l'année, il n'y a pas que le réchauffement climatique !). Bref, à moitié-chemin et avant le Kilimandjaro, elle va s'attaquer aussi à ses peurs affectives. Donc pour garder Matt, le petit ami par-fait, elle veut comprendre pourquoi ça n'a pas marché avec ses ex et va demander à les revoir un par un ! Et enfin, forte de ses expériences effectuées en un an, grâce à « sainte » Eleanor, elle se persuade que maintenant la vie sera beaucoup plus facile pour elle, avoir pu vaincre ses peurs étant une preuve de courage et d'intelligence indiscutable. “Je ne suis pas assez présomptueuse pour me croire aussi audacieuse qu'Eleanor. Mais elle m'a appris que le courage est comme un muscle. Il a besoin d'être utilisé, sinon il s'affaiblit.” ??? S'il n'y avait que le courage… (le cerveau aussi non ?).
    MON AVIS ?
    Euh… J'ai lu ce livre à l'hôpital, j'avoue que c'est une lecture idéale pour l'endroit, on n'a pas à réfléchir, le style est correct… Mais ce n'est pas un livre qui me restera longtemps en mémoire. Juste un divertissement agréable. Heureusement, comme je l'ai dit au début, qu'Eleanor et Franklin ont meublé un bon tiers du livre pour faire passer la pilule. Ce n'est pas vraiment de la chick-lit mais ça y ressemble. de faux airs de Sex and the City aussi, le même humour quand humour il y a et si, au final, on est content pour elle, (quand même), ça ne va pas plus loin. Les autobiographies de célèbres inconnus qui s'auto-analysent le nombril et s'auto-infligent des défis frisant le ridicule, ce n'est pas pour moi ! Mais je suis certaines que beaucoup s'y reconnaîtront et apprécieront…

    Lien : http://leslecturesdasphodele.wordpress.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par meyeleb, le 17 mars 2012

    meyeleb
    Titre accrocheur pour la phobique que je suis (étonnamment opportun que le hasard me donne à lire ce titre-là parmi la longue liste proposée par Masse Critique!).
    J'ai commencé par me familiariser avec l'objet-livre, sillonné les remerciements en début et fin de volume... Tiens, c'est donc une chronique... Et ce nom : Eleanor Roosevelt, mon regard l'a ferré dans les eaux encore troubles des pages feuilletées, au détour de citations mises en exergue. Je m'intrigue, laisse ma curiosité se creuser, et mon regard plonge enfin dans le récit.
    L'idée d'affronter ses démons n'a vraiment rien d' original. Soigner le mal par le mal non plus. Il fallait à ce récit une dose d'audace, du culot assaisonné d'humour, et une bonne base psychologique. Ce qu'il y a d'audacieux dans le récit de Noelle Hancock, c'est qu'elle les multiplie, les défis lancés à ses démons intérieurs. Elle va donc passer une année entière à affronter ses peurs. Une année de défis effrayants pour elle, qu'elle réalisera les uns après les autres pour concrétiser ce conseil d'E. Roosevelt : « Fais chaque jour une chose qui te fait peur ». du cours de trapèze à la cure de silence en passant par le stage en funérarium et bien d'autres expériences inattendues, elle aboutit au sommet - et quel sommet! - du Kilimanjaro, dont l'ascension résume en quelque sorte les difficultés rencontrées auparavant. Ces épreuves font parfois l'objet de propos humoristiques, rendus pas des personnages plutôt sympathiques. Notre « héroïne » va peu à peu se découvrir, apprendre à apprivoiser ses frayeurs, exercer sa force morale. Et la ténacité, elle en prend conscience, ça se travaille!
    Sur un plan plus narratif, chaque défi qu'elle se lance dynamise et relance le récit. Ses échanges avec le docteur Bob permettent une mise au point, nous éclairent sur les stades par lesquels Noelle passe. Les propos d'Eleanor Roosevelt viennent s'y fondre tout naturellement.
    J'ai suivi Noelle Hancock dans ses progrès, manifestant même une certaine admiration pour sa détermination. L'expression de ses peurs me paraît moins finement rendue, moins subtile. le fait de se focaliser sur le positif est sans doute voulu. Ce choix forme un ensemble plutôt enjoué, plaisant à lire (même si les appuis psys font parfois cliché), invite à réfléchir sur cette maxime posée en tête du premier chapitre : « Votre vie est votre oeuvre ».
    Merci donc à l'édition Philippe Rey et à Babelio pour cette lecture découverte.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par BrooklynNoA, le 03 mars 2012

    BrooklynNoA
    En quelques mots : Noëlle est blogueuse people pour un site internet de grande renommée, elle est en vacances et vient de recevoir le coup de fil qui va changer sa vie. Elle vient de se faire virer...
    Un matin dans un café, son regard se pose sur une citation notée sur un tableau noir "Fais chaque jour une chose qui te fait peur. " Elanor Roosevelt. Elle qui vit depuis des années dans un monde virtuelle accrochée à news people décide de faire un plan sur un an. Faire face à toutes ses peurs ! Peur physique mais aussi émotionnel...
    * en 2 mots : Peur & découvrir
    * en 1 question : Et si faire face à ses peurs étaient aussi tout simplement se découvrir plus forte qu'on ne le pensait ?

    J'ai découvert "L'Année de toutes mes peurs", grâce au site Babelio et je suis plus que ravie de cette lecture. Parce que c'est un récit plein de sincérité mais surtout c'est un livre vrai, une histoire vraie. Noëlle Hancock nous révèle ici son histoire. Nous raconte comment pendant un an, jour après jours, elle a appris à faire face à ses peurs, mais surtout faire face à ses vérités et ce qu'elle est profondément. Mais surtout ce livre m'a aussi permis de découvrir un personnage historique incroyable : Eléanor Roosevelt. Après "Le discours du roi" je découvre en parallèle l'histoire de la "first lady of the world" (dixit l'auteure), et j'avoue que c'est une très belle surprise.
    Dès la dédicace j'ai su que j'allais aimer ce livre "A mes chers parents qui m'ont montré l'important de garder les pieds sur terre. Et à Eléanor qui m'a appris à voler"
    Tout est dit ou presque !
    Noëlle va alors qu'elle n'a plus de travail tenter de retrouver de nouveaux repères et affronter toutes ses peurs. Quelles soient physiques (peur du vide), comportementales (parler en public) ou émotionnels (dire ce qu'elle pense au moment où elle le pense et surtout à ceux qui compte), quelles soient petites ou grandes.
    La lecture est vive et dynamique et l'on s'attache très vite à Nöelle, à la fois pleine de vie mais aussi pleine de peurs, comme on peut l'être soi-même. Entre anecdotes de la vie de Noëlle, faits historiques liés à Eléanor Rossevelt et séances d'analyses, l'auteure nous raconte au fil des pages comment elle est allée au delà de ce qu'elle pensait faire et surtout oser faire un jour.
    On chemine avec elle sans jamais juger mais plutôt en se disant : "Ah mais oui ! c'est tellement vrai !". La peur nous" empêche de", alors que l'affronter amène souvent à se dire "ce n'est pas si terrible". Personnellement assez adepte du "Qui ne tente rien n'a rien" je ne peux que comprendre. ^^
    Son psy le Dr Bob devient son guide, il analyse et décode pour elle et pour nous les peurs qui peuvent nous ralentir. Il donne un sens aux actes, aux peurs et nous explique aussi que parfois les peurs nous viennent de la nuit des temps, quelles sont encrées en nous génétiquement. Et oui! Mais je ne dirais rien, lisez ce livre qui en plus d'être divertissant nous permet de comprendre pas mal de chose et nous pousserait presque à suivre les défis de Noëlle. Euh bien que ma peur des araignées je pense soit insurmontable...
    Ce livre nous rappelle que la peur n'existe que dans l'instant présent et que les inquiétudes n'aboutissent souvent à rien et dans 85% des cas se révèlent non avérés. (Cela ne me fera pas pour autant sauter dans le vide accrochée à un élastique... mais je comprends le concept).
    A noter également un passage assez dur, sur un stage dans les pompes funèbres. C'est celui qui choque le plus, les termes employés sont forts, les descriptions très réalistes. Mais la mort n'est-elle pas la peur la plus importante. Franchement c'est le passage le plus intense... Que j'aurais aimer lire de loin...
    De pages en pages on découvre, on prend conscience, on se rappelle que la peur fait partie de la vie, qu'elle peut être utile mais qu'il ne faut pas qu'elle devienne un frein. "La peur est due en grande partie au fait d'"ignorer", nous ignorons ce qu'un fait nouveau peut entrainer. Nous ignorons si nous pourrons y faire face. Plus tôt nous évaluerons ses implications, plus tôt, nous vaincrons notre peur" dit Elénor Roosevelt. Noëlle en fera l'apprentissage durant l'année de ses peurs.
    Deux petits "coups de coeur" dans ce livre : pour le moment où Noëlle regarde un film à la télévision et où j'ai pu reconnaitre le romantique "Le feu et la glace" ^^. Et le moment où Noëlle nous raconte sa perception enfantine du décalage horaire, quand son père en déplacement en Chine faisait alors pour elle un saut dans le futur.
    Je terminerais sur cette citation d'Eléanor Rossevelt qui résume assez bien ma vision de la lecture, du cinéma et des rencontres en général :
    "Votre vie est votre oeuvre. Vous la modelez. Vous la fabriquez. Tout ce qu'on peut faire c'est vous montrer des chemins parcourus qui ont été utiles à d'autres. Ils vous inspireront peut-être et stimuleront votre propre réflexion sur ce que vous voulez faire réellement de votre vie".
    Note 8/10
    Un roman autobiographique où l'on vit des expériences palpitantes au travers de Noëlle cette jeune trentenaire, pleine de vie et de doutes. Un livre qui nous rappelle que les peurs sont celles que nous nous créons et qu'elles sont souvent bien moins grandes que prévues, mais que surtout elles ne durent pas !



    Lien : http://noaetsonmonde.blogspot.com/2012/03/livre-lannee-de-mes-peurs-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (15)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par BrooklynNoA, le 03 mars 2012

    (...)non, mais quand on a l'impression de perdre le contrôle de son monde, on se met au retrait pour conserver l'illusion de la sécurité.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par BrooklynNoA, le 03 mars 2012

    Au contraire du dédale, il n'y a pas d'impasses, pas de vraies impasses dans la vie. Juste des occasions de changer les choses." ER
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par BrooklynNoA, le 03 mars 2012

    J'ai l'impression d'être dans une voiture dont le chauffeur viendrait de freiner brutalement. Tout s'est figé. Je suis choquée, troublée, mais aussi gênée pour celle que j'étais quelques minutes plus tôt et qui n'a rien vu venir.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par BrooklynNoA, le 03 mars 2012

    En vous abandonnant à cet instinct, vous oubliez une leçon très importante : vous avez la possibilité d'apprendre à surmonter la difficulté.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par BrooklynNoA, le 03 mars 2012

    non, mais quand on a l'impression de perdre le contrôle de son monde, on se met en retrait pour conserver l'illusion de la sécurité.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Noëlle Hancock

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Noëlle Hancock

Noelle Hancock on MY YEAR WITH ELEANOR (en anglais)








Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'année de mes peurs par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz

    Le souffle, les vents

    Il s'appelle Frédéric, c'est un ami d'Alphonse Daudet, il a écrit "Mireille", et il porte un nom de vent :

    •   Tramontane
    •   Mistral
    •   Zéphyr
    •   Autan

    20 questions - 19 lecteurs ont répondu