> Georges-Arthur Goldschmidt (Traducteur)

ISBN : 2070371921
Éditeur : Gallimard (1980)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
« Sans raison », sous le coup d'une illumination qu'elle n'expliquera pas, la femme de ce récit demande à son mari de s'en aller, de la laisser seule avec son fils de huit ans. La voici, désormais, « libre », bien que le mot, trop grand, trop précis, ne soit pas prononc... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 04 septembre 2011

    MarianneDesroziers
    Dans un univers bourgeois, au milieu des années 70, une femme demande tout à coup, a priori sans raison, à son mari de la laisser elle et leur fils. Cette rupture bouleverse son quotidien, ses relations aux autres et le regard qu'elle porte sur elle-même. Autrefois traductrice, elle reprend alors contact avec l'éditeur pour qui elle travaillait dix ans plus tôt et une idylle semble pouvoir se nouer entre eux… mais finalement non.
    Voilà pour l'intrigue - très mince - du livre mais l'essentiel du roman est ailleurs : dans tous ces petits rien, ces scènes du quotidien d'une femme seule qui cherche à savoir qui elle est, qui elle veut devenir et qui accepte le prix élevé que lui coûte sa liberté.
    La suite sur le blog :

    Lien : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/09/la-femme-gaucher..
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  • Par gizzmoo, le 09 janvier 2011

    gizzmoo
    Assez angoissant parfois. Un grand livre comme souvent avec cet auteur
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  • Par Zazette97, le 13 octobre 2009

    Zazette97
    Un roman très court où il ne se passe pas grand chose. Des personnages volontairement creux et impersonnels qui se frôlent sans se toucher. Bruno est le seul appelé par son prénom.
    Marianne est quant à elle "la femme" et Stéphane, même au travers des discussions de couple reste "l'enfant".
    S'ajoute un style horriblement lourd qui ne saurait être entièrement imputable à une mauvaise traduction.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2009/10/la-femme-gauchere-peter-ha..
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 13 octobre 2009

    L'éditeur demanda lentement : "C'était lequel votre verre?"
    Elle le montra et il le prit : "J'aimerais maintenant boire dans votre verre, Marianne." Puis il renifla ses cheveux : "Ca me plaît que vos cheveux ne sentent que le cheveu. Ce n'est pas une odeur, cela devient aussitôt un sentiment. Et comme vous marchez, cela me plaît aussi; ce n'est pas une façon particulière de marcher comme d'habitude chez les femmes. Vous marchez, tout simplement, et ça c'est beau. p.44
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  • Par zazimuth, le 09 janvier 2011

    “Le père: “Ce que vous avez à dire vous gêne toujours. C’est pourquoi ça devient vraiment gênant.”
    L’homme rit et détourna encore le regard.
    Le père: “Vous êtes aussi lâche que cela en privé?”
    L’homme rit et détourna les yeux puis ramena très vite son regard.
    Le père: “Votre tort, je crois, est de toujours garder un peu de vous pour vous-même. Pour un acteur, vous n’êtes pas assez culotté. Vous voulez être un type comme dans ces films américains et pourtant vous ne vous mettez jamais en jeu. C’est pourquoi vous ne faites que poser.”
    L’homme regarda la femme mais elle n’intervint pas.
    Le père: “A mon avis vous devriez un jour apprendre à courir vraiment, à crier vraiment, à ouvrir la bouche toute grande. J’ai observé que même quand vous bâillez, vous n’osez pas ouvrir la bouche toute grande. (p85)
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  • Par zazimuth, le 09 janvier 2011

    Mon mari dit de moi: “Michèle est forte.” En réalité il veut que je sois forte pour ce qui ne l’intéresse pas: les enfants, le ménage, les impôts. Mais il me détruit dans mon travail, tel que je me l’imagine. Il dit: “Ma femme est une rêveuse. “Si rêver veut dire, être ce qu’on est, alors je veux être une rêveuse. (p52)
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  • Par zazimuth, le 09 janvier 2011

    Etre seul produit la souffrance la plus glacée, la plus dégoûtante qui soit: on devient inconsistant. Alors on a besoin de gens qui vous apprennent qu’on n’est tout de même pas aussi détérioré que cela. (p107)
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  • Par zazimuth, le 09 janvier 2011

    Jamais encore je n’ai suivi une femme. Voilà des jours que je vous cherche. Votre visage est si doux -- comme si vous aviez sans cesse conscience de ce qu’il nous faut mourir. Pardonnez-moi si je dis des bêtises.” Il secoua la tête. “Toujours, je veux retirer ce que je viens de dire! (p100)
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