ISBN : 2246582717
Éditeur : Grasset (2006)


Note moyenne : 2.85/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Chaque maison cache un secret, les murs ont des oreilles mais la bouche cousue.
Il faut poser longtemps la joue contre leur sein, comme un docteur fiévreux, pour les entendre respirer. A Dun-le-Palestel, dans la Creuse, la maison de famille du narrateur en a si g... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par mustango, le 04 août 2008

    mustango
    Ce livre renferme Un secret : en effet à l'âge de 10 ans le père de l'auteur qui s'appelait Raymond Quisserne est devenu à l'etat civil Roger Harang. Pourquoi? Ben je vais quand même pas vous le dire sinon quel intérêt de lire le livre !!
    Alors ça se passe dans la Creuse : "A Dun le Palestel, dans la Creuse, la maison familiale du narrateur en a si gros sur le coeur et tant à dire qu'on va la confesser, pièce après piéce, l'écouter se raconter, souvenirs dérangés, vérités arrangées, les choses et les gens tels qu'ils furent, les échos et les ombres qu'il en reste. Elle finira bien par lâcher ce qu'elle sait. Elle sait l'histoire d'un père qui, lui, avait choisi de se taire. "
    Les histoires de famille c'est quand même un peu compliqué à suivre, entre les grands parents, les grands tantes, le père, la mère, je m'embrouillais un peu les pinceaux, par contre le livre m'a quand même beaucoup plu parce que les secrets de famille c'est mon truc. Dans ce genre là (le genre secret de famille) je vous conseille lourdement Un secret de Philippe Grimbert qui est un must dans le "genre", mais aussi L'increvable Monsieur Schneck de Colombe Schneck.
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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 11 avril 2010

    brigetoun
    lu, avec un plaisir qui m'a entraînée dans ses 152 pages, « La chambre de la Stella' de Jean-Baptiste Harang, pour les évocations de ce monde que nous avons plus ou moins connu ou que nous aurions pu connaître (et un petit écho de Michon ou Bergounioux dans l‘attention portée au choix des mots).
    Histoire de la maison et de ses occupants, histoire surtout du père, de son secret, et de la découverte progressive, après longue quête, par le narrateur, de ce secret, de cette histoire, jusqu'à la description de la photo du "vrai" grand-père, ce père que le père n'a pas connu comme tel
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    • Livres 4.00/5
    Par IzaBzh, le 10 septembre 2010

    IzaBzh
    Autant j'ai eu du mal à le lire au début (la description de la maison était fastidieuse alors que le tout premier chapitre est assez violent), autant l'histoire de ce secret de famille autobiographique, de ces non-dits, de cette découverte progressive de l'histoire familiale était touchante et envoûtante. Cette lecture a été également l'occasion d'une plongée dans mes propres souvenirs familiaux (ah, les pastilles Vichy de ma grand-mère !).
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  • Par Melbook, le 27 avril 2009

    Melbook
    D'un incommensurable ennui !
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 11 avril 2010

    le lavoir était une fierté de Dun, on le vendait en cartes postales, alimenté par deux sources pures, l’une s’attardait de l’autre côté du chemin de terre dans une auge monolithique en forme de trèfle où s’abreuvaient les chevaux … avant de ruisseler vers le bassin du lavoir, l’autre jaillissait d ‘une fontaine sculptée en deux tombées d’eau parallèles qui crachaient la nuit, disait-on, des serpents monstrueux…
    A l’année longue restait sur le talus une automobile immobile, une Renault beige au museau anguleux, une sorte de fourgonnette dont la partie utilitaire avait été consolidée de bois récupéré, ces croisillons épars dessinaient sur un côté une sorte de fenêtre, les pneus à plat se laissaient gagner par la végétation…
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  • Par brigetoun, le 11 avril 2010

    On le regardait comme un Parisien, vaguement éméché (son oeil brillait un peu, il fallait le savoir), il évoquait son enfance avec un cousin Georges dont je ne sais rien d'autre, des chevauchées à cru sur de lourds percherons, un grand lit partagé, plus haut que large, étouffé d'édredons, des parties de pêche sans le moindre adulte à l'horizon, une moto Norton à transmission par courroie, comme la batteuse. Tout le monde autour de lui avait l'air d'en savoir plus long que lui mais on le laissait dire. Il semblait heureux, il semblait ailleurs.
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  • Par brigetoun, le 11 avril 2010

    Une barbiche,et peut-être une moustache, empêche d’y reconnaître tout ce qu’on cherche malgré soi dans les traits qu’il nous offre. Tête nue, le front haut, sans le moindre soupçon de calvitie, le cheveu blanc et court brossé vers l’arrière. Les paupières lourdes reposent sur un regard que la mauvaise définition de l’image n’autorise qu’à supposer doux et scrutant avec application un horizon lointain où il se voit déjà. Sa pommette est tendue par le plissement de l‘œil comme on regarde au travers de trop de lumière…
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