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ISBN : 2709636689
Éditeur : J.-C. Lattès (2012)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 105 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Henry Skrimshander est une véritable star du baseball : dans l’équipe du Westish College, petite université du Wisconsin, il conclut tous ses matches par un sans-faute. Jusqu’au jour où il rate un lancer facile. Son destin, ainsi que la vie de quatre personnes, prennent... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Ode, le 03 décembre 2013

    Ode
    John Irving ! Sors de ce corps !!
    Oui, il y a du John Irving dans Ie premier roman de Chad Harbach, qui se déroule sur un modeste campus américain et fonde son intrique sur le sport universitaire. Ici le base-ball remplace la lutte, mais peu importe, car le sport, quel qu'il soit, sert de révélateur à la nature humaine.
    Peu importe, aussi, de connaître les règles du base-ball pour ressentir la tension des matchs et se laisser captiver par le destin des personnages. Savoir qu'il faut être adroit avec une balle, une batte et un gant, et qu'il faut courir de temps en temps, m'a amplement suffi. Bref, ça valait le coup de faire confiance à la chronique d'Olivia de Lamberterie et au prix des lecteurs 2013 du Livre de Poche.
    "L'art du jeu" est le titre d'un ouvrage du joueur Aparicio Rodriguez sur le base-ball. C'est aussi la bible du jeune Henry Skrimshander, lanceur prodige repéré par Mike Schwartz, le capitaine de l'équipe de Westish College, dans le Wisconsin. Sous la houlette de Mike, Henry va réussir à entrer à Westish et à devenir une célébrité du base-ball, courtisée par les meilleurs clubs professionnels, avant qu'un mauvais lancer ne vienne enrayer la machine...
    D'ailleurs, autour d'Henry, chacun se remet en question. Mike s'angoisse sur son avenir professionnel. Guert Affenlight, le président de l'université, est en pleine confusion des sentiments. de même que sa fille Pella, qui vient de quitter brusquement son mari pour rejoindre le toit paternel.
    De tous les habitants du campus, c'est le brillant Owen Dunne, le « compagnon de chambre mulâtre et homo » d'Henry, qui est le plus épanoui. Tout simplement parce qu'il assume sa différence, la voyant comme une chance et non comme un obstacle. Or c'est aussi lui qui catalyse, sans le vouloir, les joies et les déboires de tout ce petit monde qui ne cherche finalement qu'une chose : trouver sa vraie place dans l'existence et lui donner du sens.
    La métaphore sportive et le microcosme du campus fournissent ainsi à Chad Harbach un formidable terrain d'expérience pour étudier les aspirations et les sentiments de ses semblables. La narration est vivante, souvent drôle, et graveleuse quand il faut, comme dans un bon Irving. Et à part le personnage de Pella qui m'a agacée avec ses caprices de petite fille (oui, j'ai trouvé Pella tarte...), l'ensemble se laisse lire très agréablement et contient plus de profondeur qu'il n'y paraît.
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    • Livres 4.00/5
    Par francoise_bxl74, le 20 août 2013

    francoise_bxl74
    Henry Skrimshander, 17 ans et demi, originaire de Lankton, Dakota du Sud, est né pour être une star du baseball : aucune balle ne lui résiste. « Il ne se déplaçait pas plus vite qu'un autre arrêt-court, mais il arrivait toujours à temps, en parfaite position de réception, comme s'il savait d'avance où allait arriver la frappe. Comme si le temps ne s'écoulait pas à la même vitesse pour lui ». (pp. 14-15) Lorsque Schwartz, capitaine de l'équipe universitaire de Westish (Wisconsin) le découvre à l'occasion du tournoi de Peoria, Henry se voit offrir une réelle opportunité de réaliser son rêve, jusqu'au jour où, ratant un lancer facile (trop facile?), son destin va être remis en question. le sien mais aussi celui d'un de ses coéquipiers, du capitaine de l'équipe, du président de l'université et sa fille.
    Ce premier roman de Chad Harbach est accrocheur. Construit selon un style « à l'américaine » mêlant esprit d'équipe, ambition, dépassement de soi, « L'art du jeu » ne se cantonne pas à nous plonger dans le monde du baseball, véritable religion aux Etats-Unis. Il nous parle d'amitiés, d'amour, d'homosexualité, nous présentant les personnages à travers leurs qualités mais surtout leurs faiblesses, leurs échecs, leurs désillusions. Et Chad Harbach sait certainement y faire !
    Roman intense à l'image d'une compétition sportive de haut niveau, j'ai été profondément touchée par cette lecture. Difficile de lâcher ce « petit » pavé de presque 700 pages tant l'auteur nous emporte au plus profond de cette aventure humaine nous révélant des personnages humains et attachants.
    Peu importe que vous soyez incollables ou non sur les règles du baseball (j'avoue ne pas y comprendre grand-chose moi-même), « L'art du jeu » ne serait vous laisser indifférent. Un premier roman à découvrir de toute urgence !
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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 06 octobre 2012

    caro64
    Quand Henry Skrimshander, jeune lycéen aux talents prometteurs pour le base-ball croise la route de Mike Swartz, étudiant au Westish College dans le Wisconsin, il est loin d'imaginer les années qu'il s'apprête à vivre. Résolu à rejoindre son père à l'usine faute de mieux, Mike lui ouvre une autre voie, celle du base-ball et d'une certaine forme de liberté. Sur ce campus américain, Mike, personnage ambivalent, joue les mentors et prend sous son aile le jeune homme. Henry découvre la vie universitaire et se nourrit de ses rencontres. Son colocataire, Owen Dunne, joueur de base-ball comme lui et intello extraverti lui servira de modèle. La ravissante Pella, la fille du directeur, en pleine crise existentielle de retour chez son père ainsi que Guert Affenlight, le directeur lui-même, charismatique sexagénaire dans l'impasse, lui ouvriront d'autres portes. Comme cinq personnages en quête d'eux-mêmes, ils partagent leurs doutes et leurs désirs au fil des ans .
    Pas la peine de s'y connaître en baseball pour apprécier ce roman de facture très classique au premier abord mais dont on succombe vite au charme ! Chad Harbach sait raconter une histoire passionnante, croquer des personnages complexes et attachants, ménager son suspense et créer des situations inédites. On se surprend à encourager l'équipe de base-ball tout en lisant et à avoir envie de secouer ou d'épauler les personnages dans leurs moments de doute. Tour à tour, attendrissant, grave et cocasse, L'art du jeu est un roman d'apprentissage bien rythmé et très agréable à lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par trust_me, le 17 juin 2012

    trust_me
    Mike Schwartz est le capitaine de l'équipe de baseball de l'université de Westish. Lorsqu'il croise le chemin d'Henry Skrimshander au cours d'un match de seconde zone, il comprend que le gamin possède un potentiel exceptionnel. Devenu le mentor d'Henry, Schwartz va faire de son protégé une véritable star. Mais il suffira d'un mauvais lancer pour que les destins de plusieurs personnages basculent. Ceux d'Henry et de Mike, bien sûr, mais aussi celui d'Owen, le compagnon de chambre d'Henry, gracieux jeune homme vivant une histoire d'amour impossible avec Guert Affenlight, le président de l'université. Un président qui doit gérer, en plus de la découverte de son homosexualité, le retour de sa fille Pella dont il n'avait plus de nouvelles depuis des années…
    Il aura fallu dix ans à Chad Harbach pour rédiger la version définitive de L'art du jeu. Ce premier roman à la narration incroyablement fluide imbrique avec maestria les existences des cinq personnages principaux. Chacun d'eux est parfaitement incarné et déclenche l'empathie du lecteur. Roman d'apprentissage empreint d'un grand classicisme formel, L'art du jeu met en scène des jeunes gens sur le point de basculer dans le monde des adultes. Basé en grande partie sur les relations que nouent les hommes entre eux (fidélité, amitié, jalousie, colère…), le texte joue sur la corde de l'héroïsme et de la virilité pour mieux affirmer l'impossibilité de parvenir à la perfection. Au final, il semble simplement que chacun aura grandi dans la beauté et la grandeur de l'échec, même si le capitaine Schwartz pense évidemment tout le contraire : « J'en ai marre de perdre. On est en Amérique. Les bons gagnent. Les nuls sortent. »
    Encore un premier roman américain d'une exceptionnelle ampleur. Chad Harbach glisse avec aisance d'un personnage à l'autre. Sa prose est simple, précise, réaliste, et la construction du récit, de prime abord complexe, se révèle à la lecture simplement palpitante. Un vrai tour de force qui a dû demander une somme de travail considérable à l'auteur. le résultat est tellement impressionnant que L'art du jeu a été classé par le New York Times parmi les dix meilleurs livres de l'année 2011 et que la chaîne HBO en a acheté les droits afin d'en faire une série télévisée. Juste une précision néanmoins, même s'il n'est pas nécessaire de connaître toutes les subtilités du baseball pour apprécier ce texte, il faut bien avouer que certains passages décrivant les matchs risquent de paraître obscurs aux profanes.
    Personnellement j'adore ce sport donc cela ne m'a posé aucun problème et j'ai été tout simplement emballé par ce roman qui pousse ses protagonistes à s'interroger sur le désir, la quête de perfection ou encore le doute, autant de questionnements propres à l'âme humaine : « Une âme, on ne nait pas avec. C'est quelque chose qu'il nous faut construire, au fil de nos efforts et de nos erreurs, de nos études et de nos amours. »
    Assurément un gros coup de cœur pour moi !


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2010/03/percy-jackson-t1-le-vo..
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    • Livres 4.00/5
    Par cathrawlinson, le 23 juin 2012

    cathrawlinson
    Encore un nouvel auteur américain à découvrir.
    Personnellement, je n'y connaissais rien au base-ball et je dois bien avouer qu'après lecture, je ne comprends franchement pas plus les règles ! Malgré cette lacune, j'ai été tout bonnement passionnée par la tension ressentie pendant les matchs.
    C'est par l'intermédiaire de ce sport omniprésent que l'on suit la destinée des 5 personnages principaux (dont un beau portrait de femme).
    Mike, génie du gant, voit se dessiner un avenir doré jusqu'au jour où il blesse son meilleur ami... comment alors gérer la pression et retrouver cette sérénité qui faisait que l'on se sentait infaillible quand on prend brutalement conscience que l'on ne l'est pas...
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Critiques presse (6)


  • Lexpress , le 05 juillet 2013
    Sorte de parabole où l'on comprend que le base-ball, en Amérique, n'est pas un sport comme un autre. Mais une véritable religion, une épreuve quasi existentielle où il ne suffit pas d'avoir des muscles d'acier pour triompher...
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LesEchos , le 20 juillet 2012
    L'auteur nous sert un livre vibrant, subtil, prenant, qui file à la vitesse d'une balle lancée par l'un des « Harponneurs » de Westish, l'équipe d'une petite université (imaginaire) posée dans le Wisconsin au bord du lac Michigan et sur laquelle plane l'ombre d'Herman Melville.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Liberation , le 02 juillet 2012
    Pas besoin de jouer de la batte ou même de comprendre les règles subtiles d’un sport immensément cérébral - contrairement à ce que l’amateur non avisé pourrait penser - pour se plonger à corps perdu dans l’Art du jeu.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • Telerama , le 27 juin 2012
    Trépidant, survolté, ce premier roman tremble pourtant en sourdine. Plus que ses effets de manche, c'est sa fragilité cachée qui en fait le prix.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LePoint , le 15 juin 2012
    L'art du jeu est une fiction nostalgique ancrée dans la tradition américaine, un beau roman métaphorique qui démontre que le sport comme la littérature ont toujours le pouvoir de "révéler quelque chose d'authentique et d'essentiel sur la condition humaine".
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 01 juin 2012
    Cet Art du jeu reste un bon roman, une parabole où le base-ball sert de métaphore à notre condition.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Ode, le 16 janvier 2014

    — Va comprendre, Skrim. (Schwartz secoua sa grosse tête de dépit.) Être un homme, avant, c'était simple. Maintenant, on doit tous ressembler au capitaine Abercrombie. Des abdos plaquettes de chocolat, et trois pour cent de graisse corporelle. Quelle misère ! Moi, je suis de la vieille école. (Il tapota son ventre massif.) L'époque où avoir un dos poilu, ça signifiait quelque chose.
    — Être tout seul ? railla Starblind.
    — La chaleur. La survie. Un atout dans l'évolution. À l'époque, la femme et les enfants de l'homme pouvaient se réfugier dans ses poils pour passer l'hiver. Les nymphes en faisaient des tresses et chantaient leur magnificence. La colère divine se déchainait contre les tribus imberbes. Mais tout ça, on l'a oublié.
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  • Par Ode, le 03 décembre 2013

    C'était là, aux yeux de Schwartz, le paradoxe inhérent au baseball, au football ou à tout autre sport. On aimait ça parce qu'on le considérait comme un art, une activité futile en apparence, pratiquée par des gens ayant des aptitudes spéciales, qui, mine de rien, en évitant soigneusement de disserter sur la profondeur de l'être, parvenait néanmoins à révéler quelque chose d'authentique et d'essentiel sur la condition humaine. Être humain, fondamentalement, c'était être en vie, avoir accès à la beauté, être parfois capable de la créer, mais devoir un jour mourir et en être terrifié.
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  • Par Ode, le 28 mars 2014

    Pourquoi fallait-il que la jeunesse soit ainsi vénérée ? Et le vieux, toujours, celui en demande ? Depuis l'adolescence, Pella avait dû trop souvent endosser ce rôle de jeune personne, celle à qui on s'attache, celle qu'on chérit. C'était là toute la bêtise de l'espérance humaine, à vouloir aimer ce qui est en devenir. C'était vraiment absurde. Que s'imaginaient les aînés ? Que croyaient-ils que les jeunes pousses allaient produire, sinon des vieux, eux aussi ? C'était une loi universelle, mais les vieux espéraient encore.
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  • Par Ode, le 06 janvier 2014

    Après chaque balle relancée, il reprenait sa posture fébrile, mains ouvertes, le bout de ses doigts gantés effleurant la terre brûlée. Tantôt il cueillait de sa main nue une roulante trop molle et la lançait à la première base dans le même élan, tantôt il bondissait pour arrêter une flèche avec son gant. La sueur ruisselait sur ses joues tandis qu'il fendait l'air lourd et moite. Même à pleine vitesse, son visage restait impassible, un masque de marbre, comme celui d'un pianiste virtuose accomplissant des gammes. Il ne devait pas peser plus de soixante kilos. Quelles étaient les pensées de ce gosse — si tant est qu'il en eût — derrière ce visage de cire sans expression ? Schwartz se souvint d'une citation du professeur Eglantine, en classe poésie : « Là où il n'y a rien, il y a Dieu. »
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  • Par Ode, le 01 février 2014

    Les vestiaires se trouvaient toujours au sous-sol, comme des bunkers ou des abris antiatomiques. C'était là une nécessité moins structurelle que symbolique. Les vestiaires nous protégeaient quand on était le plus vulnérable : juste avant le match et juste après (et pour le football, à la mi-temps). Avant d'aller sur le terrain, on enlevait son uniforme civil pour enfiler celui avec lequel on allait affronter l'adversaire. Et pendant la métamorphose, on était entièrement nu. À la fin de la joute, on ne pouvait emporter les émotions de la partie à l'extérieur — c'était direction l'asile sinon ! —, alors, on allait sous terre les expulser. On pouvait crier, casser des choses, cogner son casier de joie ou de colère, prendre son coéquipier dans ses bras, ou lui hurler dessus, ou lui envoyer son poing dans la figure au besoin. Quoi qu'il se passe, le vestiaire était un sanctuaire.
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Vidéo de Chad Harbach

Chad Harbach - L'art du jeu .
À l'occasion du Festival America 2012 qui s'est déroulé du 20 au 23 septembre à Vincennes, Chad Harbach vous présente son ouvrage "L'art du jeu" aux éditions Lattès. Rentrée littéraire automne 2012.http://www.mollat.com/livres/chad-harbach-art-jeu-9782709636681.htmlNotes de Musique : 2 Bernstein/ Symphonic Dances From West Side Story - Prologue








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