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ISBN : 2709636689
Éditeur : J.-C. Lattès (2012)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Henry Skrimshander est une véritable star du baseball : dans l’équipe du Westish College, petite université du Wisconsin, il conclut tous ses matches par un sans-faute. Jusqu’au jour où il rate un lancer facile. Son destin, ainsi que la vie de quatre personnes, prennent... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 06 octobre 2012

    caro64
    Quand Henry Skrimshander, jeune lycéen aux talents prometteurs pour le base-ball croise la route de Mike Swartz, étudiant au Westish College dans le Wisconsin, il est loin d'imaginer les années qu'il s'apprête à vivre. Résolu à rejoindre son père à l'usine faute de mieux, Mike lui ouvre une autre voie, celle du base-ball et d'une certaine forme de liberté. Sur ce campus américain, Mike, personnage ambivalent, joue les mentors et prend sous son aile le jeune homme. Henry découvre la vie universitaire et se nourrit de ses rencontres. Son colocataire, Owen Dunne, joueur de base-ball comme lui et intello extraverti lui servira de modèle. La ravissante Pella, la fille du directeur, en pleine crise existentielle de retour chez son père ainsi que Guert Affenlight, le directeur lui-même, charismatique sexagénaire dans l'impasse, lui ouvriront d'autres portes. Comme cinq personnages en quête d'eux-mêmes, ils partagent leurs doutes et leurs désirs au fil des ans .
    Pas la peine de s'y connaître en baseball pour apprécier ce roman de facture très classique au premier abord mais dont on succombe vite au charme ! Chad Harbach sait raconter une histoire passionnante, croquer des personnages complexes et attachants, ménager son suspense et créer des situations inédites. On se surprend à encourager l'équipe de base-ball tout en lisant et à avoir envie de secouer ou d'épauler les personnages dans leurs moments de doute. Tour à tour, attendrissant, grave et cocasse, L'art du jeu est un roman d'apprentissage bien rythmé et très agréable à lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par trust_me, le 17 juin 2012

    trust_me
    Mike Schwartz est le capitaine de l'équipe de baseball de l'université de Westish. Lorsqu'il croise le chemin d'Henry Skrimshander au cours d'un match de seconde zone, il comprend que le gamin possède un potentiel exceptionnel. Devenu le mentor d'Henry, Schwartz va faire de son protégé une véritable star. Mais il suffira d'un mauvais lancer pour que les destins de plusieurs personnages basculent. Ceux d'Henry et de Mike, bien sûr, mais aussi celui d'Owen, le compagnon de chambre d'Henry, gracieux jeune homme vivant une histoire d'amour impossible avec Guert Affenlight, le président de l'université. Un président qui doit gérer, en plus de la découverte de son homosexualité, le retour de sa fille Pella dont il n'avait plus de nouvelles depuis des années…
    Il aura fallu dix ans à Chad Harbach pour rédiger la version définitive de L'art du jeu. Ce premier roman à la narration incroyablement fluide imbrique avec maestria les existences des cinq personnages principaux. Chacun d'eux est parfaitement incarné et déclenche l'empathie du lecteur. Roman d'apprentissage empreint d'un grand classicisme formel, L'art du jeu met en scène des jeunes gens sur le point de basculer dans le monde des adultes. Basé en grande partie sur les relations que nouent les hommes entre eux (fidélité, amitié, jalousie, colère…), le texte joue sur la corde de l'héroïsme et de la virilité pour mieux affirmer l'impossibilité de parvenir à la perfection. Au final, il semble simplement que chacun aura grandi dans la beauté et la grandeur de l'échec, même si le capitaine Schwartz pense évidemment tout le contraire : « J'en ai marre de perdre. On est en Amérique. Les bons gagnent. Les nuls sortent. »
    Encore un premier roman américain d'une exceptionnelle ampleur. Chad Harbach glisse avec aisance d'un personnage à l'autre. Sa prose est simple, précise, réaliste, et la construction du récit, de prime abord complexe, se révèle à la lecture simplement palpitante. Un vrai tour de force qui a dû demander une somme de travail considérable à l'auteur. le résultat est tellement impressionnant que L'art du jeu a été classé par le New York Times parmi les dix meilleurs livres de l'année 2011 et que la chaîne HBO en a acheté les droits afin d'en faire une série télévisée. Juste une précision néanmoins, même s'il n'est pas nécessaire de connaître toutes les subtilités du baseball pour apprécier ce texte, il faut bien avouer que certains passages décrivant les matchs risquent de paraître obscurs aux profanes.
    Personnellement j'adore ce sport donc cela ne m'a posé aucun problème et j'ai été tout simplement emballé par ce roman qui pousse ses protagonistes à s'interroger sur le désir, la quête de perfection ou encore le doute, autant de questionnements propres à l'âme humaine : « Une âme, on ne nait pas avec. C'est quelque chose qu'il nous faut construire, au fil de nos efforts et de nos erreurs, de nos études et de nos amours. »
    Assurément un gros coup de cœur pour moi !


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2010/03/percy-jackson-t1-le-vo..
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    • Livres 4.00/5
    Par cathrawlinson, le 23 juin 2012

    cathrawlinson
    Encore un nouvel auteur américain à découvrir.
    Personnellement, je n'y connaissais rien au base-ball et je dois bien avouer qu'après lecture, je ne comprends franchement pas plus les règles ! Malgré cette lacune, j'ai été tout bonnement passionnée par la tension ressentie pendant les matchs.
    C'est par l'intermédiaire de ce sport omniprésent que l'on suit la destinée des 5 personnages principaux (dont un beau portrait de femme).
    Mike, génie du gant, voit se dessiner un avenir doré jusqu'au jour où il blesse son meilleur ami... comment alors gérer la pression et retrouver cette sérénité qui faisait que l'on se sentait infaillible quand on prend brutalement conscience que l'on ne l'est pas...
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    • Livres 3.00/5
    Par Myrtle, le 16 août 2012

    Myrtle
    Bilan plutôt positif pour cette lecture! Si vous lisez la quatrième de couv', ne soyez surtout pas rebuté(e) par l'aspect "sportif" du roman. Je n'y connais rien en baseball et j'ai quand même apprécié et compris les passages qui en parlaient!
    D'ailleurs, à mon sens, ce n'est pas l'enjeu principal du livre. C'est un prétexte pour faire se rencontrer les personnages et l'auteur s'attarde beaucoup plus sur l'évolution de leurs relations. D'ailleurs, on s'attache énormément à Mike, Henry, le doyen et les autres! Malgré quelques longueurs, j'ai suivi leurs "aventures" avec beaucoup d'intérêt.
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    • Livres 4.00/5
    Par aureliececile, le 07 juillet 2012

    aureliececile
    Déjà pour commencer je confirme qu'il ne faut pas bien connaître le base ball pour aimer et comprendre ce roman. Contrairement au livre de Joseph O'Neill, Netherland pour laquelle il fallait connaître très bien le cricket. le gros du récit est centré sur Henry, jeune prodigue du base ball. Autour de son histoire se greffe celles de quatre autres protagonistes : le capitaine de l'équipe, un jeune homo membre de l'équipe, le président de l'université et sa fille. C'est principalement de l'intrigue autour Henry que naît  tout l'intérêt de ce livre. Les histoires autour restent anecdotiques. Loin d'être à placer au panthéon des classiques comme le suggère le New York Times, L'art du jeu reste un très bon roman.   
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Critiques presse (5)


  • LesEchos , le 20 juillet 2012
    L'auteur nous sert un livre vibrant, subtil, prenant, qui file à la vitesse d'une balle lancée par l'un des « Harponneurs » de Westish, l'équipe d'une petite université (imaginaire) posée dans le Wisconsin au bord du lac Michigan et sur laquelle plane l'ombre d'Herman Melville.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Liberation , le 02 juillet 2012
    Pas besoin de jouer de la batte ou même de comprendre les règles subtiles d’un sport immensément cérébral - contrairement à ce que l’amateur non avisé pourrait penser - pour se plonger à corps perdu dans l’Art du jeu.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • Telerama , le 27 juin 2012
    Trépidant, survolté, ce premier roman tremble pourtant en sourdine. Plus que ses effets de manche, c'est sa fragilité cachée qui en fait le prix.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LePoint , le 15 juin 2012
    L'art du jeu est une fiction nostalgique ancrée dans la tradition américaine, un beau roman métaphorique qui démontre que le sport comme la littérature ont toujours le pouvoir de "révéler quelque chose d'authentique et d'essentiel sur la condition humaine".
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 01 juin 2012
    Cet Art du jeu reste un bon roman, une parabole où le base-ball sert de métaphore à notre condition.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Myrtle, le 17 août 2012

    Cette vision emplit Affenlight de tristesse. Non seulement Owen n'était pas venu, mais il paraissait si heureux, si autonome, penché ainsi à sa fenêtre ; il n'avait besoin ni d'aide ni de compagnie, heureux comme un petit animal grappillant sa pitance dans la forêt. Affenlight se sentait inutile, superflu ; et devant cette sérénité et ce bonheur simple et parfait, il n'était plus qu'une âme fébrile et inquiète. Il avait besoin d'Owen, mais Owen - en être complet et indépendant, à qui il suffisait d'un joint pour être en paix - n'aurait jamais besoin de lui.
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  • Par cathrawlinson, le 21 juin 2012

    Par "vieux" , elle entendait toute personne en aimant une plus jeune (.....). Tous ceux qui tentaient de remonter le passé, d'oblitérer leurs propres erreurs. On disait que les jeunes étaient courtisés pour leurs corps lisses et fermes, leur qualité de reproducteurs, mais c'était passer à côté de l'essentiel. C'était bien plus triste que ça. Un regret tenace, la sensation que sa vie entière était un loupé qu'on désespérait d'effacer pour tout recommencer.
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  • Par letilleul, le 25 août 2012

    Les deux bibliothèques étaient déja remplies, les livres classes par ordre alphabétique selon les auteurs, de Achebe à Tocqueville. Les autres "T" et la suite jusqu'à "Z" se trouvaient empilés sur le linteau de la cheminée. Henry posa ses sacs sur la tâche ocre et sortit de sa poche son exemplaire tout élimé de l'art du jeu d'Aparicio Rodriguez. C'était le seul livre qu'il avait emporté, le seul qu'il connaissait dans le detail, et il paraissait si déplace ici...
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  • Par Myrtle, le 17 août 2012

    Une part d'Affenlight était agacée par cette interruption qui avait brisé le charme. Parce que c'était réellement un miracle pour lui, d'être ici avec Owen et de pouvoir lui faire la lecture, même s'il lisait la prose poussiéreuse d'un cours antédiluvien. De toutes les activités que deux personnes pouvaient partager en privé, la lecture comptait parmi ses préférées. Peut-être cela provenait-il de son goût pour la solitude et le repli sur soi ; une façon pour lui de se dévoiler tout en se cachant derrière les mots de quelqu'un d'autre.
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  • Par Pitchoubinou, le 11 septembre 2012

    L'entraîneur lui envoya une première roulante ; le garçon, en quelques pas chassés, capta la balle dans son gant avec une aisance nonchalante, pivota et la lança dans le même mouvement au joueur de première base. La balle jaillit commune une fusée de ses doigts, et gagna encore en vitesse en traversant le diamant.

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Vidéo de Chad Harbach

Chad Harbach - L'art du jeu .
À l'occasion du Festival America 2012 qui s'est déroulé du 20 au 23 septembre à Vincennes, Chad Harbach vous présente son ouvrage "L'art du jeu" aux éditions Lattès. Rentrée littéraire automne 2012.http://www.mollat.com/livres/chad-harbach-art-jeu-9782709636681.htmlNotes de Musique : 2 Bernstein/ Symphonic Dances From West Side Story - Prologue








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