ISBN : 222111163X
Éditeur : Robert Laffont (2008)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
Icône de la chanson française, Françoise Hardy livre ses Mémoires.
« Elle a l'expression immobile des gens qui ont beaucoup voyagé, sans croire au changement, et beaucoup aimé, sans renoncer à leur solitude. Elle sourit au ralenti comme dans un rêve et ce sourire... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 13 novembre 2008

    sentinelle
    Moi qui ne suis pas fan de ce qui est devenu une manie chez les people, à savoir étaler ses moindres faits et gestes sous forme d'autobiographie écrite par un tiers, je n'ai pas pu m'empêcher d'être un tantinet déçue de m'apercevoir que Françoise Hardy entrait elle aussi dans ce même moule, à savoir une énième star du showbiz qui fait son petit déballage en mettant noir sur blanc le récit de sa vie. Oui mais. C'est tout de même Françoise Hardy, et moi j'aime bien Françoise Hardy, pas seulement ses chansons mais également son élégance, sa sincérité, son humilité, sa beauté, enfin toutes ces choses qui font qu'au final, j'apprécie beaucoup cette artiste. Puis ce n'est pas un tiers qui a mis toutes ses confidences en musique mais bien Françoise Hardy elle-même, raison de plus pour me laisser tenter.
    Dans « Le désespoir des singes…et autres bagatelles », Françoise Hardy revient sur le vécu de sa famille, ses premiers pas dans la chanson, ses premières interviews, ses rencontres, ses difficultés à poser sa voix, sa phobie de la scène, sa carrière artistique mais aussi sur son premier amour Jean-Marie Périer et son époux Jacques Dutronc, l'homme avec lequel elle tissera une relation des plus singulières et le plus souvent douloureuse, sans oublier celui qu'elle chérira entre tous, son fils Thomas Dutronc.
    Une vie de couple où chaque intervenant fait penser à certaines figures archétypales de l'homme et de la femme dans le couple : Françoise Hardy ou l'éternelle femme garante du foyer, dévouée et disponible, en attente d'un homme qui gardera ses distances en ne se laissant jamais apprivoisé, quitte à se disperser dans de multiples aventures féminines.
    Nous avons également le plaisir de côtoyer tout au long des pages d'autres grands noms du monde artistique comme Serge Gainsbourg, Patrick Modiano, Salvador Dalí, John Frankenheimer, Mick Jagger, Bob Dylan et bien d'autres. Elle n'hésite pas à se positionner sur divers sujets de société tels que la contraception, l'avortement, l'euthanasie ou le catholicisme mais ce qui frappe avant tout dans ce récit est la cérébralité de Françoise, qui ne cesse de se poser beaucoup de questions sur elle-même, sa relation aux autres, ses choix de vie, son couple et qui souvent essaye de trouver une assise en ayant recours à l'astrologie, la graphologie ou la voyance.
    C'est donc avec beaucoup d'authenticité que Françoise Hardy nous confie ses doutes, ses faiblesses et ses déséquilibres, sans fausse pudeur mais sans étalage impudique non plus, le tout avec une élégance qui ne lui fera jamais défaut.
    Pour terminer ce billet, sachez que le titre « Le désespoir des singes…et autres bagatelles » fait référence à son arbre préféré du parc de Bagatelle, qui se tient discrètement à l'écart et ne ressemble à aucun autre. « Le désespoir des singes » doit son surnom à sa particularité d'avoir des feuilles imbriquées très pointues qui rendent son ascension impossible par les singes, ne sachant pas très bien si cet arbre l'a toujours attiré dans la mesure où elle se sent un peu de sa famille ou simplement parce qu'il lui fait penser aux hommes qui l'ont désespérée en décourageant toute approche en se rendant à jamais inaccessibles...


    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-24731864.html
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    Tout le monde connaît Françoise Hardy, la chanteuse magnifique de Message Personnel, de Tous les garçons et les filles, de Partir quand même, de VIP, etc...., l'égérie de Jean-Marie Perier, la femme de Jacques Dutronc et la mère de Thomas Dutronc.
    On se souvient de son amitié pour le grand Serge Gainsbourg, Etienne Daho, Sylvie Vartan,...
    Dans son autobiographie au titre un peu compliqué, qu'on ne comprend qu'en fin de livre, Françoise Hardy se livre avec beaucoup de pudeur, sans rien épargner ou presque (les noms de certains protagonistes ne sont pas cités). Il n'y a aucun voyeurisme malsain, ni de course aux révélations sensationnelles.
    Non, ce livre déroule une vie somme toute banale mais devenue extraordinaire par le succès de la chanteuse, dès 18 ans, avec Tous les garçons et les filles.
    Au départ, sa mère est une fille-mère et l'enfance de Françoise Hardy se déroule entre une grand-mère tyrannique, une soeur capricieuse, une mère aimée et un père déjà marié.
    Puis ce sera le succès, à un âge très jeune, la rencontre avec Mireille et Emmanuel Berl, dont plus personne ne connaît l'oeuvre ni les discours qu'il écrivit pour le Maréchal Pétain, et bien sûr, avec Patrick Modiano, qui fréquentait Berl.
    Puis, son aventure avec Jean-Marie Perier, puis ses débuts au cinéma, notamment avec John Frankenheimer, et ses succès dans la chanson...
    Françoise Hardy parle sans détour de sa relation avec Jacques Dutronc, de son amour pour lui, des relations multiples de Dutronc, notamment avec Romy Schneider.
    Et ce qui bouleverse, c'est l'amour d'Hardy qui dépasse toutes les aventures sexuelles de Dutronc, qui les pardonne et les accepte. C'est tellement incroyable qu'on se demande parfois si on n'est pas dans une fiction.
    On est attendri aussi par l'amour qu'elle porte à son fils Thomas.
    Les pages dans lesquelles, elle raconte comment elle aide sa mère à mourir sont d'une justesse et d'une sincérité époustouflantes.
    Bien sûr, la vie de Françoise Hardy est parfois un catalogue de rencontres : les Rolling Stones, Bob Dylan, Michel Berger, France Gall, Hélène Grimaud, Alain Bashung, Gabriel Yared ...
    Bien sûr, ses propos sur l'astrologie et les sciences parallèles peuvent également agacer.
    Mais on ne peut lâcher cette autobiographie, car Françoise Hardy est d'une rare honnêteté et c'est ce qui fait sa force.

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lyre, le 16 juin 2011

    Lyre
    J'aime beaucoup Françoise Hardy. Son autobiographie est sensible, intelligente, tolérante. J'ai plutôt aimé. Mais souvent je me suis retrouvé à m'énerver bêtement contre Françoise Hardy quand elle se lamente (le terme est trop fort ?) des infidélités et du comportement de Jacques Dutronc (que j'aime beaucoup aussi) . Intérieurement je me disais mais abandonne ! Laisse le ! Vis ta vie !
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    • Livres 2.00/5
    Par tilly, le 12 novembre 2008

    tilly
    Petite fille sage et docile, bonne élève, bachelière précoce, idole appliquée, maman dévouée, fidèle par défaut de vitalité (insinue-t-elle), astrologue consciencieuse.
    L'autoportrait de l'artiste est sans complaisance et pousse assez loin dans l'autodénigrement heureusement non dénué d'humour.
    Comme je m'y attendais finalement, je me suis retrouvée souvent dans sa description de comportements sociaux et sentimentaux liés à une forte émotivité mal contrôlée, à une grande maladresse affective, à un perfectionnisme angoissé. Culpabilisation et image de soi brouillée complètent un encombrant bagage émotionnel que j'ai eu souvent l'impression de partager avec la douce et obstinée Françoise, en la lisant. Jusqu'à lui pardonner l'utilisation trop répétitive de l'expression bêtasse "l'objet de mon tourment" qui désigne évidemment le plus souvent Jacques-le-chanteur, puis quelques fois aussi, un autre garde du cœur tardif de cette amoureuse farouchement monogame.
    La chanteuse raconte que lors d'une réception a New York, une dame américaine lui tombe dans les bras, la confondant sans vouloir en démordre avec Françoise Sagan (!). Pas si à côté de la plaque que ça finalement, la dame. Françoise et Jacques auraient pu être les beaux héros d'un roman de Sagan !

    Lien : http://tillybayardrichard.typepad.com
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    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 28 avril 2009

    Woland
    Pas grand chose sur cette autobiographie. Bien qu'appréciant les textes de la chanteuse, j'avoue l'avoir trouvée ici un peu insipide. Sensible, certes mais insipide. Je m'attendais à plus de références sur les livres et les arts aimés - en dehors de la musique. Or, la récolte fut décevante.
    A part ça, quelques anecdotes intéressantes mais un peu "people", par la force des choses.
    Tant pis. ;o)
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Citations et extraits

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  • Par castabea, le 12 septembre 2009

    Dans un premier, l'absence, l'infidélité, l'insaisissabilité de l'autre exacerbent sinon les sentiments que l'on croit éprouver à son égard, du moins le besoin qu'on a de lui. Durant nos trop rares moments d'intimité, Jacques me témoignait malgré tout tant de tendresse, de délicatesse, de possessivité et de jalousie aussi, qu'il me donnait l'impression de compter presque autant pour lui que pour moi. Peut-être ne voyais-je que ce que j'avais envie de voir, mais Jean-Marie, me confia, longtemps après, qu'à force de me savoir au plus mal, seule chez moi, pendant que Jacques "s'amusait"; il lui avait un jour posé carrément la question : "Et Françoise dans tout ça ?", ce à quoi l'intéressé aurait répondu : "Elle, c'est différent, je l'aime, et je ne eaux pas faire comme tout le monde : ne voir qu'elle au début pour la tromper à la fin. Mieux vaut commencer par la fin et finir par le commencement". Jean-Marie avait été bluffé par cette façon originale d'envisager les rapports de couple, mais quand j'en eus la révélation sur le tard, je me sentis flouée. Changer les règles du jeu sans en informer sa partenaire mène autant à l'échec que les suivre, et revient à jouer délibérément sans elle. Je me rappelai toutes ces lettres, envoyées ou non, où je tentais stupidement de convaincre l'homme de ma vie que c'était une erreur de tabler sur un avenir, par définition incertain, et qu'il fallait vivre au présent. Mais sans doute vivait-il bien plus au présent que moi, simplement nous n'en avions pas la même notion : il vivait au jour le jour ce qui était sans lendemain, et restait parcimonieux pour ce qui lui semblait relever du long terme. Vu sous cet angle, il était beaucoup plus sage que moi
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  • Par castabea, le 09 septembre 2009

    Force est de reconnaître que plus les amours sont impossibles, plus elles s'exacerbent et entretiennent l'illusion que l'être sur lequel nous avons cristallisé nos manques et nos espoirs est le seul aimable au monde, le seul qu'on aimera jamais. La souffrance qui en résulte est pourtant bien réelle et peut détruire autant que dynamiser. Bien qu'elle ait été de loin ma principale source d'inspiration, je me suis souvent demandé s'il n'aurait pas mieux valu que je sois assez équilibrée pour me porter au-devant de partenaires épanouissants, plutôt que passer ma vie à compenser des frustrations aussi dérisoires que les miennes en faisant des chansons. Il m'arrive de me dire aussi qu'il vallait mieux me morfondre seule avec ma guitare et des idéalisations sans aussi proches de moi qu'éloignées de leur objet, qu'aller au bout d'une attirance qui n'aurait pas résisté longtemps à l'épreuve de la réalité, au rpix parfois d'un terrible gâchis. Mais on ne peut pas lutter contre l'inconscient qui nous dirige obstinément, avec la précision du radar le plus sophistiqué, vers l'être dont les failles sont suffisamment complémentaires des nôtres afin d'actualiser la problématique dont nous sommes prisonniers, jusqu'à ce que, à force d'échecs et de douleurs, nous finissons par la percevoir avec assez de lucidité pour tenter de nous en dégager.
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  • Par castabea, le 12 septembre 2009

    La maladie ne frappe pas n'importe où, ni n'importe comment non plus : les organes ou les fonctions qu'elle affecte, renseignent sur la nature de notre souffrance psychique. C'est parce que nous ne sommes pas à même de percevoir cette souffrance dans sa globalité, avec ses enjeux contradictoires, qu'elle s'exprime dans le corps. Notre vision de la réalité est faussée par les jugements conditionnels partiaux et partiels que nous portons sur ce qui nous blesse et sur nous-mêmes. En diversifiant les angles de vision et en aidant ainsi à y voir plus clair, le langage métaphorique d'une somatisation peut contribuer à la guérison *. "Nous ne pouvons faire en sorte que les situations traumatisantes que nous avons vécues n'aient pas eu lieu, insiste le Dr. Dransart, mais nous pouvons changer le reagrd que nous portions sur elles jusque-là. "
    *On en peut évoquer en quelques lignes la pensée aussi subtile que lumineuse du Dr Dransart, sans être très réducteur
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  • Par charlottelit, le 04 novembre 2011

    tout donner, tout accepter revient à de l'égoïsme
    et à du chantage affectif p 141
    jouer l'abnégation est une avidité inavouée p 142
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  • Par charlottelit, le 04 novembre 2011

    on n'est jamais totalement innocent de ce qui nous arrive
    p 141
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)









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