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Antoinette Six (Traducteur)
ISBN : 275290410X
Éditeur : Phébus (2009)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Lorsque Grace Melbury revient dans le petit hameau boisé de Little Hintock, après ses études, son avenir est depuis longtemps tracé, déterminé par une promesse intérieure faite entre son père et celui de Giles Winterbone, décédé.

Grace et Giles sont promis l'un à l'autre, ils se marieront. Mais Grace a grandi. Elle a découvert, hors des frontières de son village, une tout autre vie, d'autres rêves.

Portée par l'ambition et ses nouvell... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
Gwen2104 janvier 2016
  • Livres 4.00/5
Je ne sais pas pour vous mais moi la forêt est vraiment un lieu qui ne peut me laisser indifférente. Elle peut être à la fois si accueillante et si inspirante, et d'autres fois si inquiétante et si mystérieuse... Et le pire réside sans doute dans le fait qu'elle peut être tout cela à la fois en un laps de temps fort court. Je me souviens par exemple parfaitement de m'être perdue en forêt au cours d'une randonnée et d'être passée en quelques secondes d'un état d'harmonie à un état de panique totale. Un beau soleil, des châtaignes sous vos pieds, des mousses fascinantes sous votre main et tout semble parfait, puis, d'un seul coup, un gros nuage, un bruit insolite, le vent dans la feuillée, l'écho d'un tir de chasseur et l'enchantement devient cauchemar, vous passez du décor de Blanche-Neige à celui du projet Blair Witch.
C'est dans cette ambiance ambivalente de la forêt que Thomas Hardy implante son roman "Les forestiers". Lui qui d'habitude offre à l'imagination de son lecteur des paysages de collines et de prés s'étendant jusqu'à l'horizon et de vastes champs fait ici le choix de l'inviter dans un contexte aussi exhalant qu'oppressant, sous le couvert des bois. La ruralité y est toujours très présente, notamment avec la découverte des industrieux hommes et femmes qui vivent (ou survivent) des fruits de la forêt et de l'exploitation du bois mais pour cet auteur qui affectionne particulièrement la nuit et l'action nocturne, l'ambiance se fait particulière.
Grace Melbury est la fille d'un marchand de bois plutôt prospère qui lui a fait donner de l'instruction par ambition. De retour de pension, la pauvre jeune fille est aussi à l'aise dans son milieu natal qu'un funambule débutant sur son fil. Attirée par ses racines et ses amours juvéniles mais vouée par son père à une autre destinée, prétendue plus brillante, elle se laisse voler les choix capitaux de son existence et est rapidement entraînée dans un drame sentimental contre lequel elle n'est pas armée et qui lui coûtera son rêve de bonheur et ses grandes espérances.
Ambition, adultère, jalousie, vengeance forment le terreau de ce très beau roman qui compte donc parmi les œuvres noires de l'auteur. Les personnages principaux sont comme d’habitude très bien campés, leur psychologie finement analysée et s'il émerge fugacement des sombres circonstances du récit le sentiment de l'honneur, de l'amour et de l’honnêteté, il est toutefois insuffisant à faire des "Forestiers" un roman optimiste.

Challenge 19ème siècle 2016
Challenge Multi-Défis 2016
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cmpf
cmpf25 novembre 2015
  • Livres 5.00/5
Si en ces temps sombres vous avez envie de changer de décor, je vous propose de partir pour le Wessex, région imaginaire ou Thomas Hardy situait ses romans et que l'on peut identifier au sud-ouest de l'Angleterre. Non pas que les romans de cet auteur soient gais et pleins d'espérance, loin s'en faut. Mais le malheur vient de de la vie quotidienne et mêmes les personnages les moins recommandables sont encore pleins d'humanité. Surtout vous pourrez y respirer l'air des forêts, marcher en compagnie de l'un ou l'autre à travers les sentiers, dans une nature très présente.
Parmi ces forestiers de Little Hintock, Melbury, marchand de bois assez aisé, veuf remarié, qui a voulu donner à sa fille une éducation au-dessus de sa condition. Mais son désir de lui offrir le meilleur va se retourner contre celle-ci. En effet depuis longtemps il est sous-entendu qu'elle épousera Giles Winterbone, fils d'un ami de son père et qu'il a frustré autrefois de sa possible conquête. Melbury espère ainsi se racheter. Mais voyant les deux jeunes gens côte à côte, il pense que Giles est indigne de sa fille, que Grace a maintenant des goûts trop raffinés pour être comblée par la vie que ce mari pourrait lui offrir.
Justement un jeune médecin, Edred Fitzpiers s'est installé au village, et sensible au charme de Grace, la demande en mariage. Celle-ci hésite mais son père estime que le couple sera mieux assorti. Fitzpiers est agréé. Cependant des références culturelles communes suffiront-elles à en faire un ménage heureux ?
Giles, lui, pourrait cependant connaître le bonheur auprès de l'humble Marty South, travailleuse comme lui. Malheureusement il ne voit en elle qu'une amie, tandis qu'elle ne voit que lui.
C'est un chassé-croisé amoureux entre cinq personnes auxquelles on pourrait encore ajouter Tim Tang et sa fiancée Suke. Mais écrit par Thomas Hardy, on est loin du récit à l'eau de rose.
Un grand plaisir de lecture.
Challenge ABC 2015-2016
Challenge 19ème siècle
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ivredelivres
ivredelivres15 octobre 2011
  • Livres 4.00/5
Pendant longtemps Thomas Hardy pour moi c'était Tess d'Uberville et Jude l'obscur, les rééditions de son oeuvre offrent l'occasion d'élargir la lecture.
Encore et toujours Hardy nous emporte au plus près de la nature, ici dans le village de Little Hintock dans une région de forêts et de landes.
Grace Melbury vient de finir son éducation et revient au village, son père, un simple marchand de bois s'est enrichi et a voulu le meilleur pour elle, il souhaite lui voir épouser Giles Winterbone forestier comme lui et envers qui il se sent redevable. Mais la rencontre des deux jeunes gens ne se passe pas comme prévu
« Comme elle lui souhaitait le bonjour, Grace eut des paroles et des regards un peu contraints, et cela s'expliquait sans doute. Car Giles Winterborne, tout soigné et distingué qu'il était pour un villageois, ne laissait pas de paraître un peu paysan à côté d'elle. »
Malgré les engagements pris, M Melbury doit se rendre à l'évidence, il ne peut que constater la métamorphose de sa fille, elle mérite mieux qu'un bûcheron. Giles Winterbone est de plus accablé par le sort car il perd sa ferme et se retrouve donc sans toit. Il ne voit pas proche de lui Marty Stout jeune ouvrière qui « ne pouvait prétendre à la beauté, sauf toutefois par ses cheveux » amoureuse de lui en silence.
Grace aspire à une autre vie, une vie qui ressemble à celle de Mme Charmond la châtelaine du pays, celle-ci est frivole, honteusement coquette mais Grace est séduite.
C'est l'arrivée dans le village d'un nouveau médecin qui va précipiter les événement. le Dr Edred Fitzpiers a tout pour séduire les jeunes filles, il est beau, galant, ambitieux, il a le profil du séducteur sans scrupules, du coureur de jupons, mais M Melbury flatté qu'un médecin entre dans sa famille, Grace éblouie par un avenir forcément radieux, voient en lui le gendre et le mari idéal.
Non vous n'êtes pas dans la collection Harlequin, car ce thème mille fois rebattu, presque mièvre, Thomas Hardy en fait un roman magnifique, déchirant, dont le romantisme apparent est vite balayé par un réalisme noir.
La volonté d'élévation sociale, les conventions qui enferment les individus dans des mariages ratés, le mépris attaché à l'origine sociale de l'individu, la fatalité qui s'acharne sur les plus humbles, là est le coeur du roman.
L'analyse psychologique est fine, nuancée et sombre. Il y a dans le roman des moments tout à fait poignants, le sacrifice de sa chevelure par Marty Stout, les regrets ressentis par Grace pour son aveuglement, les efforts désespérés de Giles pour préserver Grace du déshonneur.
Ce qui rend le livre très attachant c'est aussi la vision de la nature de Thomas Hardy il sait l'accorder à la tonalité du récit :
« Les hiboux avaient attrapé des souris dans les granges, les lapins qui avaient rongé les choux du jardin, les belettes qui avaient sucé le sang des lapins, découvrant que leurs voisins les hommes commençaient à s'agiter, se retirèrent discrètement de la scène, invisibles et cois en attendant la nuit. »
La nature est métaphore du destin des hommes:
« Sur des arbres plus vieux encore poussaient des champignons comme d'énorme verrues. Ici, comme partout ailleurs, s'avérait d'une façon aussi évidente que dans les taudis populeux de nos villes cette impuissance universelle qui caractérise le monde : les feuilles étaient déformées, les courbles malvenues, le galbe imparfait : le lichen rongeait la vigueur de la branche, le lierre étranglais lentement le jeune arbre plein de sève. »
Laissez vous séduire par Thomas Hardy et ne vous contentez pas de mon avis, voilà ce qu'en dit André Gide :
« Hardy n'a rien écrit de plus intelligent, de plus ému, de plus parfait. C'est une perle sans défaut, d'un orient incomparable. »
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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moussk12
moussk1209 avril 2016
  • Livres 4.00/5
Oeuvre romanesque par excellence ! C'est magnifiquement bien écrit et j'ai pris un grand plaisir à lire ce livre.
Mais..., il y a 2-3 choses qui m'ont dérangées.
Comme dans son livre "Loin de la foule déchaînée", Thomas Hardy apporte à son personnage féminin central l'image d'une femme indépendante, cultivée, ambitieuse, au caractère raisonné et réfléchi, meneuse d'hommes (quoique dans Les Forestiers, Grace les mène du bout du nez, mais un à la fois, de manière plus subtile). Pour cet aspect, on peut dire que Thomas Hardy était en avance sur son temps.
Mais, c'est là l'ambiguïté de l'écrivain (déjà constaté dans le 1er livre lu), il nous présente son héroïne, en même temps, comme une vrai tête de linotte, succombant aux premiers yeux doux et belles paroles d'un admirateur inconstant, mais d'une position sociale plus élevée.
Comme si, dans ses écrits, il idéalisait la femme pour se rendre compte, ensuite, qu'elle sera toujours plus fragile, voire névrosée.
C'est également un véritable hymne à la nature. On sent l'oeil de l'observateur, du marcheur, et on ressent la chaleur du soleil, la force du vent, la pluie cinglante et les brumes qui enveloppent tout.
Thomas Hardy nous fait partager ici la vie des forestiers, des cueilleurs de pommes et fabricants de cidre. On sent l'admiration qu'il devait avoir pour ces hommes qui vivent des produits de ce que la terre donne, qui vivent du fruit de leur labeur.
Mais ici aussi : idéalisation.
On suit ces hommes dans leurs tâches, du réveil très matinal au coucher du soleil et tout est beau. Ils sont tous gentils, heureux de leur sort, ne désirant pas quitter leur terre natale. Pas une seule fois, il n'est question de la rudesse du métier, des accidents mortels ou provoquant des infirmités, des soucis d'argent, de l'épuisement dû à l'accablement du soleil ou du froid qui gèle les os, de la perte de récoltes. Ici, pas de misère.
D'accord, ce n'est pas un roman social, on n'est pas chez Emile Zola. Mais alors, pourquoi ses histoires sont-elles autant basées sur les différences sociales ?
En fait, je serais intéressée de lire une bonne biographie de Thomas Hardy. Si quelqu'un en connaît une, je le remercie d'avance de me donner l'info.
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UnCahierBleu
UnCahierBleu22 juin 2013
  • Livres 4.00/5
Les Forestiers de Thomas Hardy s'ouvre sur le personnage de Marty South, une jeune fille pauvre du village, qui doit remplacer son père malade dans son travail consistant à tailler des baguettes à la serpe dans des branches de noisetier pour qu'on en fasse des toits de chaume. Pour gagner un peu plus d'argent, la jolie Marty doit même se résoudre à vendre ses cheveux pour que Mrs Charmond, la châtelaine, puisse en obtenir une perruque. Cette scène d'ouverture est trompeuse. Marty ne sera pas le personnage principal du roman. Mais cette scène nous permet de découvrir le village de Little Hintock au coeur de la forêt et les métiers du bois qui font vivre la communauté.
C'est à Mrs Charmond qu'appartient la forêt. Mais Marty, comme la plupart des ouvriers du pays, travaille pour Mr Melbury, le grand négociant en bois. Il a une fille, Grace, du même âge que Marty, qui est l'héroïne du roman. Pour réparer une dette de jeunesse, George Melbury s'est promis de donner la main de sa fille à Giles Winterborne, un jeune homme du pays producteur de pommes et marchand de cidre. Mais dans le roman de Thomas Hardy, chacun des personnages va jeter son dévolu sur quelqu'un qui en aime un autre. Ainsi la pauvre Marty est amoureuse de Giles, qui lui n'a d'yeux que pour Grace, qui va aimer le nouveau voisin, le docteur Fitzpiers, qui deviendra l'amant de Mrs Charmond, la châtelaine. Pourtant ce n'est pas si simple, car les personnages de Thomas Hardy sont complexes et changent au cours du roman. Grace va hésiter entre Giles et Fitzpiers et faire un mauvais choix. Finalement les deux personnages les plus constants dans leurs sentiments sont Marty et Giles, les deux personnages les plus simples, les moins instruits. Et on ne peut que s'interroger sur ce qu'aurait été la vie de Grace si son père n'avait pas voulu lui donner une éducation au-dessus de sa condition. N'aurait-elle pas été plus heureuse ? L'histoire de Grace est l'histoire d'un exil social. de retour dans son village natal, la jeune fille n'est plus à sa place parmi les forestiers. Son père en voulant ce qui était le mieux pour elle a peut-être fait son malheur.
Le mariage de Grace a lieu au milieu du roman. Jusqu'au grand jour, le lecteur accompagne la jeune fille dans sa quête, espérant qu'elle trouvera le bonheur dans le mariage. Mais le roman commence vraiment là où les contes de fée habituellement s'achèvent. L'après-mariage sera pour Grace le temps de la désillusion. Ce qui ressemblait au départ à un roman d'apprentissage tourne à la tragédie. Plusieurs des personnages importants du roman y perdront la vie.
Belle découverte pour moi que ce roman d'un pessimisme inouï. Apparemment il ne fait pas exception dans l'oeuvre de Thomas Hardy, qui n'est pas réputée pour sa gaieté. J'ai aimé passer quelques jours dans cette forêt hors du monde, jusqu'à une fin particulièrement poignante. Mais j'ai refermé le roman avec le sentiment étrange de m'être bien davantage attachée au personnage secondaire de Marty, qu'à celui de l'héroïne du roman.

Lien : http://uncahierbleu.wordpres..
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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf10 décembre 2015
Un beau jour, il y eut quelque chose de changé dans les jardins. Les légumes voyaient leurs feuilles les plus tendres diminuer sous la première gelée blanche et pendre lamentablement comme des haillons fanés. Dans les bois, les feuilles, qui jusque-là étaient descendues de leurs branches à loisir, tombèrent soudain et toute hâte et par multitudes, et toutes les teintes dorées qu’on avait vues au-dessus de soi étaient maintenant amalgamées dans la masse informe qu’on voulait aux pieds et où des myriades chaque jour plus rousses et plus dures s’enroulaient avant de tomber en pourriture.
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Gwen21Gwen2129 décembre 2015
Oui, l'on doit tout connaître de ces êtres disparus qui, jadis, traversèrent ces champs si gris, vus de sa fenêtre ; on doit se rappeler qui poussa la charrue grinçante le long de ces sillons, quelle main planta ces arbres qui aujourd'hui s'élèvent sur la crête de la colline, à qui appartenaient les chevaux et la meute qui traversèrent haletants ce sous-bois, quels oiseaux affectionnent certains de ces fourrés, et quels drames domestiques de l'amour, de la jalousie, de la vengeance et de la déception se sont joués jadis dans ces cottages, dans ces maisons, dans cette rue, sur ce pré.
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Gwen21Gwen2127 décembre 2015
Juste avant le départ de Grace, elles s'arrêtèrent toutes deux par hasard devant un miroir qui leur renvoya leurs images côte à côte, rendant ainsi tangibles leurs traits communs et leurs dissemblances. L'une et l'autre étaient jolies, mais la proximité du visage de Grace eut pour effet de vieillir Mrs Charmond. S'il existe des types de beauté qui se font valoir mutuellement, il en est d'autres qui se heurtent, l'une faisant impitoyablement tort à l'autre.
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Gwen21Gwen2108 janvier 2016
L'amour n'est pas une plaine étale : on aime plus ou l'on aime moins. Or Giles n'avait pas remarqué de décroissance dans sa tendresse. Depuis le refus de Grace et depuis son mariage, il s'était efforcé de réduire sa passion aux proportions d'une amitié calme, par pure raison ; mais jusqu'ici il n'avait pas remporté un succès bien éclatant.
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Gwen21Gwen2106 janvier 2016
Le médecin ne tarda pas à se rendre de nouveau au chevet de sa malade : le lendemain, puis le surlendemain, le château reçut sa visite. Il trouva toujours Mrs Charmond étendue sur un divan et jouant le rôle d'une malade qui n'est pas pressée de guérir. Chaque fois, il examinait sérieusement la petite égratignure de son bras, comme s'il s'était agi d'une grave blessure.
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Videos de Thomas Hardy (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Hardy
Loin de la foule déchaînée (Far from the Madding Crowd) (2015), un film dramatique américano-britannique de Thomas Vinterberg, l'adaptation du roman homonyme de Thomas Hardy, publié en 1874.
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