> Kenneth White (Préfacier, etc.)
> Mathilde Zeys (Traducteur)

ISBN : 271521586X
Éditeur : Mercure de France (1989)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Publié pour la première fois en français sous le titre Barbara, au Mercure de France en 1901, Far from the madding crowd parut en Angleterre en 1874, sans nom d'auteur tant le roman était osé. Une jeune femme Barbara Everderne (signalons que Bathsheba, l'héroïne, devien... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Titine75, le 01 février 2011

    Titine75
    Gabriel Oak est berger à Norcombe. Il possède quelques moutons et espère prospérer afin de devenir propriétaire de sa propre ferme. C'est à Norcombe qu'il rencontre pour la première fois Barbara (Bethsheba en v.o.) Everdene. Il tombe éperdument amoureux d'elle et lui propose de l'épouser. La fière jeune femme refuse, espérant un parti plus enviable qu'un simple berger. le destin frappe malheureusement Gabriel qui perd tout son troupeau et devient un pauvre hère. Cherchant du travail dans la campagne du Wessex, il finit à Weatherbury où il retrouve Barbara. Mais celle-ci a beaucoup changé. Ayant hérité de tous les biens de son oncle fortuné, elle est à la tête d'un important domaine et elle embauche Gabriel pour s'occuper de ses bêtes. le berger n'a plus du tout le même rang que la jeune femme et se voit dans l'obligation de cacher son amour. D'ailleurs Barbara est rapidement courtisée par deux autres hommes.
    Dans cette tranquille campagne du Wessex, l'amour fait des ravages. Trois hommes sont en lice pour conquérir le coeur de Barbara : Gabriel Oak, Boldwood le propriétaire terrien et le sergent Francis Troy. Tous trois souffriront en raison de leurs sentiments. Gabriel doit garder son amour secret en raison de son niveau social. Il sert fidèlement Barbara malgré son dédain pour les autres prétendants. Gabriel est la constance même et porte bien son nom (oak = chêne). Boldwood est au départ un homme froid et parfaitement maître de ses émotions. Mais un simple petit jeu lui fait perdre la tête pour Barbara. Ce grand fermier est rongé par cet amour, obnubilé par notre héroïne. Boldwood scellera le destin de tous par un acte de violence terrible. Quant au sergent Troy, il séduit facilement Barbara grâce à sa beauté et sa prestance. C'est avec lui qu'elle se marie mais elle fait erreur car Troy n'est pas amoureux d'elle.
    Malgré leurs défauts, le lecteur est en empathie avec chacun des personnages. Thomas Hardy a fait en sorte que chacun, à un moment ou à un autre, nous inspire de la sympathie voire de la pitié. C'est le cas pour deux des hommes que l'on peut facilement opposer : Gabriel Oak et le sergent Troy. “Les défauts de Troy étaient soigneusement dissimulés et seul, le beau côté de son caractère paraissait à la surface, tout au contraire de l'honnête Gabriel Oak, dont les défauts sautaient aux yeux et les vertus étaient enfouies comme le métal dans une mine.” Troy est un personnage qui semble futile, aimant s'amuser et rapidement on l'imagine inconstant. Il est facile de détester Troy qui ravit Barbara au nez et à la barbe du fidèle Gabriel. Mais chez Thomas Hardy les choses ne sont jamais aussi tranchées. Troy est en réalité un amoureux transi, il est épris d'une jeune femme nommée Fanny Robin qu'il croyait avoir perdue. On éprouve beaucoup de pitié pour Troy éperdu de douleur à l'annonce de la mort de sa bien-aimée. Nos sentiments sont également changeants à propos de Gabriel. Notre sympathie lui est acquise dès les premières pages. C'est un homme intègre, consciencieux et solide. Mais il est aussi rustre, timide et on aimerait le voir plus combatif. On désespère de le voir faire le premier pas vers Barbara ! le talent de fin psychologue de Thomas Hardy est vraiment éclatant dans “Loin de la foule déchaînée”.
    Enfin j'aimerais souligner l'importance de la nature chez Hardy. L'homme fait partie d'un tout, la nature l'englobe, sa beauté et sa puissance sont saisissantes. Elle est aussi le reflet des humeurs des personnages et accentue bien souvent leur terrible solitude. A l'image de nos amoureux, la nature apparaît désolée : “Le marais et la lande ne se couvraient du blanc tapis que pour paraître plus désolés encore. Les nuages étaient singulièrement bas ; on eût dit qu'ils formaient la voûte d'une grande caverne sombre et, comme ils paraissaient se rapprocher de plus en plus de la terre, on était instinctivement porté à croire que la neige répandue sur le sol et celle qui se trouvait encore dans les nuages allaient bientôt s'unir sans laisser le moindre espace d'air.”
    Pas étonnant que “Tamara Drewe” soit réussie avec une telle source d'inspiration ! Encore une fois, j'ai été séduite par Thomas Hardy. “Loin de la foule déchaînée” est une oeuvre moins tragique que “Jude l'obscur” mais elle est tout aussi riche et complexe. Hardy y fait magnifiquement l'apologie de la patience, de l'abnégation face à la passion dévorante.
    Pour ceux qui liraient cette oeuvre en version française dans la version des éditions du Mercure de France, surtout ne lisez pas la quatrième de couverture ! Toute la trame du roman y est racontée et cela m'a fortement gâché la fin de ma lecture.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 15 octobre 2011

    ivredelivres
    La poésie des troupeaux qui rentrent le soir, les hautes futaies, les marais, les landes.
    Pour ce troisième roman restons dans la campagne anglaise du XIX ème siècle. Dans un village qui ressemble comme un frère au village natal de Thomas Hardy.
    Une femme et trois hommes et entre eux l'amour mais « L'amour est un usurier extrêmement exigeant » et les choses avec Thomas Hardy ne sont jamais blanches ou noires mais toujours en demi-teintes.
    Trois hommes donc, Gabriel Oak un berger qui le premier s'est épris de Bathsheba Everdene. La jeune fille refuse sa demande et le destin se rit de Gabriel Oak en décimant son troupeau. le voilà pauvre et sans promise.
    Fini d'être propriétaire il lui faut chercher un emploi et c'est Miss Everdene qui l'embauche comme berger.
    Le deuxième soupirant à tourner autour de la jeune héritière : Bodwood le fermier, propriétaire terrien bien assis, plus tout jeune mais chez qui la tourmente de l'amour va faire des ravages, se croyant l'élu de la belle il en perd la tête et le voilà rêvant, voyez le descendre « le versant de la colline, méditant, les yeux fixés sur les bottes que le pollen des boutons d'or avait artistement dorées. »
    Le troisième fait son apparition en costume d'apparat, fringant, jeune, tel est le Sergent Troy. Un peu ruffiant, inconstant et beau parleur. Nous lecteur savons bien que ce sergent mène une vie dissolue mais c'est la séduction faite homme et Bathsheba est conquise, elle en perd la tête « la sensation que l'amour l'encerclait comme un parfum. »
    On n'a pas le trio classique mais un joli quatuor. Thomas Hardy qui sait à perfection brouiller les pistes et dresser des portraits tout en nuances, créer des personnages à la personnalité complexe.
    Une jeune fille amoureuse au caractère bien trempé, libre et en quête d'indépendance et pour qui le mariage n'est pas une fin. Un homme sage et patient mais dont l'abnégation nous agace, un noceur faisant souffrir mais qui va se révèler sensible lui aussi à l'amour.
    Classique oh combien ce roman se lit avec un plaisir certain.
    La vie du village, les travaux des champs tiennent une large place dans le roman, les moissons, l'agnelage.
    « La saison de la tonte des moutons battait son plein. Tout le paysage, jusqu'au moindre pâturage, respirait la santé et n'était que couleurs. L'herbe était d'un vert nouveau, les pores ouverts, les tiges enflées par les sucs qui coulaient en elles. »
    On entre dans les tavernes boire une pinte avec le forgeron ou l'on particpe à l'essaimage des abeilles.
    Thomas Hardy ne nous permet pas pour autant d'oublier ses convictions quant à l'amour et au mariage
    « Il apparait que les hommes ordinaires prennent des épouses parce que la possession n'est possible que par le mariage, et que les femmes ordinaires acceptent les maris parce que le mariage est impossible sans la possession. »
    Voilà qui s'appelle parler en faveur du mariage
    Embarquez vous pour le Wessex imaginaire, allez à la rencontre de Bathsheba et Gabriel. La traduction est parfaite.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/09/18/loin-de-l..
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Citations et extraits

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  • Par ivredelivres, le 15 octobre 2011

    La saison de la tonte des moutons battait son plein. Tout le paysage, jusqu’au moindre pâturage, respirait la santé et n’était que couleurs. L’herbe était d’un vert nouveau, les pores ouverts, les tiges enflées par les sucs qui coulaient en elles.
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  • Par ivredelivres, le 15 octobre 2011

    Il apparait que les hommes ordinaires prennent des épouses parce que la possession n’est possible que par le mariage, et que les femmes ordinaires acceptent les maris parce que le mariage est impossible sans la possession.
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"Tess d'Urberville" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.








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