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Critiques sur Tess d'Urberville (62)


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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette le 11/09/2012


    Pour avoir découvert qu'il est le descendant de l'illustre lignée des chevaliers d'Urberville, John Durbeyfield se pique de noblesse et envoie sa fille Tess entre les griffes d'un lointain cousin et véritable séducteur. La jeune fille a plus d'éducation et d'honnêteté que ses parents et se réclamer d'une lointaine parente lui fait horreur. « L'orgueil de Tess lui rendait le rôle de parente pauvre particulièrement antipathique. » (p. 45) Mais pour offrir son aide à sa famille, elle accepte la place que lui propose Alec d'Urberville et subit son odieuse séduction.

    Plusieurs années plus tard, pensant avoir expié sa faute et pouvoir mener une vie nouvelle, elle prend une place d'aide dans une laiterie et y rencontre Angel Clare, fils de pasteur qui apprend le métier de fermier. En dépit de l'affection réciproque qui la lie au jeune homme, Tess s'estime inférieure et déclassée et elle met longtemps à accepter la demande en demande de son amoureux. « Je ne veux pas me donner le grand bonheur de vous promettre d'être à vous parce que je suis sûre que je ne dois pas le faire. » (p. 227) Quand elle se rend enfin aux tendres arguments d'Angel et que le mariage approche, Tess craint que sa faute passée nuise à son bonheur futur. « Je ne me sens pas tranquille. […] Je puis être châtiée plus tard de toute cette chance par un tas de malheurs. » (p. 267) Foncièrement honnête, Tess ne peut s'empêcher d'avouer son ancienne souillure à Angel. Répondant ainsi aux mauvais présages qui ont entouré les noces des deux jeunes gens, l'aveu est un cataclysme. Angel sera long à pardonner la faute et la confession tardive. de son côté, Tess se désole une nouvelle fois de ses errances passées et attend sans espoir le pardon de son époux. « Elle pleura sur l'homme aimé, dont le jugement soumis aux conventions sociales avait causé tous ces derniers chagrins. » (p. 387)

    Tess est d'autant plus vertueuse qu'elle a péché et s'est repentie. Elle est une victime expiatoire à plusieurs degrés : elle expie d'abord pour avoir été séduite dans sa jeunesse, mais elle expie également pour toute la lignée des d'Urberville dont elle est pourtant la digne héritière au vu de sa noblesse de coeur. John Durbeyfield et son épouse Joan se piquent de grandeur et échafaudent des projets imbéciles sur des ambitions avinées, grossières et paresseuses qui causent la perte de Tess. « C'est bon d'être parent à un carrosse, même si vous roulez pas dedans. » (p. 33) Contrairement à son père qui se donne du Sir John, Tess mérite cette ascendance glorieuse à qui elle redonne un lustre et une fraîcheur toute naturelle. le roman célèbre d'ailleurs la nature et la pureté d'avant le progrès et critique fortement les machines agricoles qui dénaturent le travail et dévoient les hommes.

    Je voulais lire ce roman depuis longtemps et je ne suis pas déçue. Voilà un très bon roman anglais du 19° siècle sans rapport avec ceux de Jane Austen que j'apprécie beaucoup par ailleurs. La critique de la société y est moins ironique, plus franche et plus sinistre. Tess d'Urberville est une héroïne sacrifiée pour laquelle – c'est très palpable – son auteur a beaucoup d'affection. Impossible de ne pas compatir aux nombreux malheurs de la jeune fille. La plume de Thomas Hardy est solide et puissante. Si la morale distillée tout au long du texte a de quoi agacer par son côté définitif, il faut souligner qu'elle était parfaitement novatrice pour l'époque et c'est bien ce qui a valu à Tess d'Urberville d'être si largement censuré lors de sa publication.

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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a le 13/06/2012


    "Tess d'Urberville" est l'un de ces livres que l'on peut difficilement oublier...J'ai vraiment adoré ce roman ; son histoire captivante nous mène au fin fond de l'Angleterre, dans le petit village de Marlott, John Durbeyfield vient d'apprendre par le pasteur Tringham qu'il est le descendant de la vieille famille des Urberville, composé de chevaliers et autres grands conquérants. Sir John va alors raconter cette nouvelle à sa femme et ses enfants et Tess, l'aînée, va devoir se rendre chez une famille parente située près de Kingsbere. Elle y rencontre donc Alec, son cousin, qui, après l'avoir séduite, l'abandonne. Tess, humiliée et méprisant désormais Alec, donne naissance à un enfant qui meurt peu de temps après.
    Voulant oublier définitivement sa vie passée, elle se fait engager dans la laiterie de Talbothays où elle fait la connaissance de trois autres laitières : Marianne, Izz et Retty ainsi que de celui dont elle va s'éprendre, Angel Clare. le bonheur arrive enfin pour Tess, cependant, le malheur viendra vite gâcher ses premiers émois amoureux et l'éloignera de celui qu'elle aime...

    Quelle bonne surprise ! J'ai particulièrement aimé l'évolution de la vie de Tess, cette pauvre héroïne si malchanceuse, avec une préférence, j'avoue pour les époques "Le Renouveau" et "La Conséquence", les plus belles, d'après moi, et bien évidemment les plus heureuses du roman. Quant aux personnages, j'ai ressenti beaucoup de pitié à l'égard de Tess, mais je me suis finalement attachée à elle ; de même, Angel a été pour moi un personnage attachant. Enfin, les trois laitières, Liza-Lou et Mrs. Joan Durbeyfield m'ont aussi touchées.

    Pour conclure, je voudrais dire que ce magnifique roman, bien que tragique, est un véritable chef-d'oeuvre de la littérature anglaise, dont l'auteur, Thomas Hardy, est, pour toujours, entré dans la lignée des brillants écrivains.

    A lire absolument !

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    • Livres 5.00/5
    Par MissG le 28/08/2013


    "On a péché contre vous plus que vous n'avez péché vous-même. ", là réside sans doute la synthèse du personnage de Tess, jeune héroïne de Thomas Hardy au destin tragique.

    Jeune paysanne du Wessex ayant reçu une éducation, Tess oscillera toute sa vie entre deux mondes, celui des paysans et de la terre dont elle est issue : "Pour elle, le monde était le val de Blackmoor et les races, ses habitants.", et celui d'une bourgeoisie victorienne dans lequel elle ne se fera jamais une place ;
    Inconsciente de sa beauté et de la sensualité qu'elle dégage, elle attirera deux hommes que tout oppose : Alec d'Urberville qui ne l'utilisera que pour son bon plaisir et Angel Clare qui l'idéalisera et la rejettera, une fois sa faute avouée.
    Si l'un est un parasite, l'autre est un dilettante, mais ils se rejoignent en ce que ni l'un ni l'autre ne saura apprécier Tess à sa juste valeur : "Tess n'était pas une créature insignifiante dont on pouvait se jouer, quitte à la rejeter ensuite, mais une femme, vivant sa vie précieuse, de proportions aussi imposantes pour elle que l'est pour le plus puissant monarque la sienne propre.".

    Sous-titré "Une femme pure", Tess l'est sûrement, bien qu'elle n'ait pas été épargnée par la vie et surtout qu'elle se soit laissée abuser dans ses amours : "Si Tess avait deviné la portée de cette rencontre, elle eût pu demander pourquoi la fatalité voulait qu'elle fût aperçue et convoitée ce jour-là par l'homme qui n'était pas fait pour elle, et non par quelque autre, par celui qui eût été désirable à tous égards, autant que l'humanité peut en fournir de ce genre ; et cependant, parmi ceux qu'elle avait rencontrés, l'homme qui se serait rapproché le plus de cet idéal ne conservait d'elle qu'une impression passagère, à demi oubliée.".
    Thomas Hardy dresse-là le portrait d'une jeune femme entre deux époques, partagée entre son éducation religieuse et son côté païen, entre le monde de la campagne et celui de la bourgeoisie.
    Il est extrêmement difficile de ne pas s'attacher à Tess, bien au contraire.
    Le lecteur s'y attache d'autant plus facilement que Thomas Hardy a tout fait pour ne pas charger son héroïne.
    Même Angel Clare est de cet avis pendant un temps : "La distinction ne consiste pas dans l'habitude facile d'un tas de conventions méprisables, mais dans l'assurance d'être au nombre de celles qui sont loyales, honnêtes, justes, pures, gracieuses et de bonne renommée … comme vous, chère Tess !", avant de se rétracter et de revenir sur ses propos, pour de nouveau revenir sur sa décision quand il comprend et accepte enfin toute la noblesse d'âme de Tess : "Elle aurait donné sa vie pour vous. Je ne pourrais pas faire plus.".
    Quant à Alec d'Urberville, c'est un homme infect à tout point de vue qui use et abuse de sa puissance et de sa force de conviction pour satisfaire son plaisir égoïste : "J'ai été une fois votre maître ; je serai encore votre maître. Si vous êtes la femme de quelqu'un, vous êtes la mienne !".
    Mais "Tess d'Urberville" est aussi un roman résolument moderne sur son époque, avec une Tess fille-mère ce qui n'était pas si courant à l'époque, sans parler du concubinage dans lequel elle va vivre.
    J'ai d'ailleurs été surprise par l'aspect osé de certaines situations de l'héroïne en les remettant dans le contexte de l'époque.

    C'est une histoire dure et triste, plus d'une fois j'ai eu mal au coeur pour Tess et j'ai limite maudit Angel Clare pour son attitude, mettant en lumière la société anglaise puritaine du XIXème siècle.
    De plus, le récit contient beaucoup de notes pour expliquer les textes ou coutumes auxquels Thomas Hardy fait référence tout au long de son récit.
    Le style n'est pas forcément très abordable tout de suite, la petite taille des caractères n'aidant pas, mais il devient très vite beau et les difficultés s'estompent.
    Je conseille de le lire d'abord en français avant de se lancer dans la version originale qui pour le coup est complexe et pourrait en refroidir plus d'un, ce qui fut mon cas il y a quelques années.
    Quant au découpage de l'histoire, il est fait en fonction des périodes charnières de la vie de Tess et donne du rythme au récit.
    Au cours de la lecture, je revoyais des images du film de Roman Polanski et une fois la lecture achevée, j'ai envie de revoir ce film vu il y a plusieurs années et dont il ne me reste que des souvenirs.

    "Tess d'Urberville" est un roman incontournable à plus d'un titre, reflétant l'univers social de l'Angleterre du XIXème siècle à travers le personnage d'une jeune fille pure qui sera pourtant mal aimée tout au long de sa vie.


    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.fr/2013/08/tess-durberville-de-thomas..

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    • Livres 5.00/5
    Par ElizaLectures le 17/01/2012


    Décidément, les quatrièmes de couverture font parfois de ces raccourcis ! Reprenons : la famille de Tess Durbeyfield, jeune paysanne du Wessex, apprend par hasard qu'elle descend d'une grande et noble famille normande du temps de la fondation de l'Angleterre, les D'Urberville. Alors que la famille est dans la misère du fait d'une certaine indolence des parents, ils décident d'envoyer Tess chez une riche Madame D'Urberville habitant dans les alentours, afin d'être prise sous sa protection au titre de parente éloignée. A son arrivée, Tess sera surtout accueillie puis assaillie par son fils, Alec D'Urberville. Bien que Tess garde ses distances avec le jeune aristocrate, celui-ci profite d'un moment de faiblesse de sa part. Plusieurs mois plus tard, Tess, revenue chez ses parents, employée aux travaux des champs allaite péniblement un bébé. Lorsque celui meurt quelques jours après, elle décide de tourner le dos à son passé qui la ronge et part travailler dans une ferme dans une autre vallée, là où personne ne connaîtra son histoire. Et elle rencontre Angel Clare…

    Cette lecture fut longue, douloureuse, mais intense. J'ai ressenti vivement le style de Thomas Hardy, tout en sobriété et en psychologie, et en même temps, il a la capacité de convoquer devant nos yeux des tableaux champêtres ravissants. Car c'est un des contrastes forts sur lequel est basé le livre que l'évocation d'une sorte d'âge d'or des campagnes anglaises, avant l'arrivée des “machines” et du chemin de fer. Les jeunes paysannes dansent en bande dans les prés fleuris et les bois résonnent encore des accents druidesques des premiers temps. Et au milieu de cet univers clos, Tess et son destin tragique. Un peu plus éduquée que le reste de sa famille, elle parcourt le roman profondément marquée par sa faute, dont elle sent toute l'ampleur par sa morale et son honnêteté naturelles. Ce sont d'ailleurs ces traits de caractère, alliée à sa beauté innocente et sa simplicité, qui attireront sur elle les regards d'Angel, jeune fils de pasteur, qui verra en elle l'idéal de la jeune paysanne, complètement à l'opposé de la jeune fille des villes que ses parents veulent lui voir épouser.

    Dans ce roman, Thomas Hardy prend résolument la cause des femmes. En décrivant la descente aux enfers de Tess, il pointe du doigt sa dépendance totale aux deux hommes qui jalonneront sa route. Et comme aucun ne se montre à la hauteur (eh oui, même pas Angel !), chacun à sa façon, c'est Tess qui en subit plus que tout autre les conséquences. C'est en apprenant que le roman n'avait pu paraître que censuré à sa sortie, notamment sur l'épisode avec Alec D'Urberville, où l'on a forcé Hardy à dire que d'Urberville avait promis à Tess le mariage au moment où il profite d'elle, que je me suis rendue compte de la modernité de ce roman et de l'engagement de son auteur, alors même que cet épisode n'est absolument pas décrit dans le livre, juste suggéré. Traces de l'éducation d'Hardy, on retrouve dans le roman beaucoup de connotations religieuses : Tess elle-même n'a jamais été très croyante, mais beaucoup de personnages secondaires sont pasteurs et Hardy utilise souvent des comparaisons bibliques. On ne tombe jamais dans le pathos, on est toujours dans l'empathie, et ça marche, pour moi en tout cas (j'ai l'impression que ce roman ne fait pas du tout l'unanimité !).

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    • Livres 5.00/5
    Par amandine_koko le 09/03/2014


    Si Emile Zola avait été anglais, il aurait écrit Tess d'Urberville.

    Moi la fan inconditionnelle du grand Emile, j'ai retrouvé sous la plume de Thomas Hardy tout ce qui me fait vibrer chez mon auteur fétiche. Une héroïne au destin tragique, tout à la fois si forte et si faible. Une peinture acérée de la société puritaine du XIXe siècle, des descriptions riches, tellement vivantes qu'on s'y croirait. Et surtout, la notion d'hérédité si chère à Zola, représentée ici par la filiation entre Tess et la vieille famille d'Urberville. Tous les choix de la jeune fille semblent découler en filigrane de la déchéance de ses ancêtres.

    La vie de Tess sera marquée au fer rouge par l'injustice sociale. Injustice quant à son sexe, sa pauvreté et son manque de connaissance du monde. Elle, qui perçoit plus qu'elle ne pense, qui est l'image même de la pureté et de la droiture morale, va payer toute sa vie les fautes d'autres moins intègres qu'elle. Et cependant, malgré une furieuse envie de lui mettre des claques au milieu du livre, en lui disant d'écouter sa mère (il faut toujours écouter sa Maman !) j'ai pris beaucoup de plaisir à cheminer aux côtés de la jolie Tess. J'ai partagé ses espoirs et ses rêves, son optimisme naïf, sa force presque animale d'avancer malgré un avenir de plus en plus sombre, inévitable. J'ai admiré sa force morale devant l'adversité, sa foi aveugle dans l'homme qu'elle aime, sa fierté malgré sa condition…

    Je ne veux pas dévoiler l'intrigue, j'ai déjà l'impression d'en avoir trop dit, aussi je me contenterai de résumer ainsi ma lecture de ce chef-d'oeuvre : « Mais comment ai-je pu passer à côté pendant si longtemps !? »

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    • Livres 5.00/5
    Par nathalia1307 le 19/04/2015


    Parce que Tess Durbeyfield, née paysanne devient contré son gré la descendante des D'Urberville, ses parents profitent de cette occasion pour l'envoyer se faire connaître auprès des D'Urberville, les parents riches (on apprend au fil des pages qu'ils ne sont pas vraiment les descendants directs mais qu'ils en ont emprunté le nom);
    C'est ainsi qu'elle scelle son destin en rencontrant, son cousin Alec, profitant de la jeunesse de Tess, souhaitant faire d'elle sa légitime épouse, il l'abandonne à son sort de paysanne face à son refus de l'épouser. Tess déshonorée, va tenter de trouver l'amour en épousant Clare, fils de pasteur, hélas en avouant à son époux sa faute, ce dernier les contraint tous les deux à l'exil amoureux. Ainsi Thomas Hardy va sceller un récit de la descente aux enfers de Tess, car déchirée entre ses deux hommes l'un la poursuivant de son amour et l'autre la dénigrant aucun ne permettra à Tess de sortir de sa condition de paysanne.
    Si Thomas Hardy a choisit de décrire un roman si noir, car le lecteur assiste impuissant au sacrifice de la jeune Tess, il prend soin de placer le récit dans les magnifiques paysages du Wessex, la description des travaux agricoles suit également la progression sociale de la jeune Tess, de la tenue de la basse cour d'une maison de maître, à la laiterie du fermier Crick en passant la ferme de Groby plus au Nord ou l'on crève la faim à ramasser des navets, la panoplie des taches agricoles se dessine sous la plume d'Hardy, permettant au récit de s'étoffer d'images magnifiques, contrastant avec l'histoire si noire de la délicate Tess

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    • Livres 5.00/5
    Par Eve025 le 21/07/2015


    Quel livre ! C'est avec regret que je tourne les dernières pages de ce magnifique roman ...

    Quel destin que celui de Tess Durbeyfield descendante de l'illustre famille des d'Urberville ! Parce qu'elle est une femme et qu'elle a "fauté", sa vie prendra un tour auquel elle ne s'attendait pas, avec son lot de rebondissements et de drames.

    Ce livre, que l'auteur a du lui même censuré car trop choquant pour la bonne société de la fin du 19eme siècle, est une véritable pépite de la littérature anglaise.
    Tess, attire par sa beauté et sa candeur, son prétendu lointain cousin, Alec d'Uberville, personnage oh combien détestable ! A la fois on la trouve trop naïve et a la fois on a vraiment pitié pour elle. Puis quand enfin son destin parait s'améliorer grâce à la rencontre d'Angel Clare, un nouveau malheur lui arrive. Thomas Hardy a vraiment voulu faire de Tess un personnage qui représente bien son époque, époque où un homme est pardonné facilement pour une erreur de jeunesse mais où une femme ne peut espérer le même traitement.

    Je ne veux pas rentrer trop dans les détails car c'est une histoire qui m'a vraiment marquée.
    L'écriture d'Hardy est également magnifique avec de belles envolées lyrique sur la nature du Wessex, comté inventé par l'auteur, qui se situe dans le Sud-Ouest de l'Angleterre.
    Je ne saurais que trop recommander ce roman !

    CHALLENGE VARIETES 2015 - Un livre basé sur une série ou qui est devenu une série ET Un livre qui a été interdit
    CHALLENGE MELI-MELO 2015-2016

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    • Livres 5.00/5
    Par aouatef79 le 25/05/2015


    Tess d 'Uberville est un livre de Thomas Hardy .Ce roman est considéré
    comme un grand classique de la littérature anglaise .Mais lors de sa parution ,
    il a soulevé tout un tollé de protestations au sein d' une large couche de la
    société anglaise puritaine et conservatrice car l 'auteur remettait en cause les
    moeurs sexuelles de l ' époque de l 'auteur. .

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    • Livres 4.00/5
    Par allard95 le 23/10/2014


    Evidemment, un roman, c'est souvent l'histoire d'une femme pure, innocente et fine, victime des conventions et de la brutalité des hommes et des temps. Ici, notre victime souffre aussi, et d'abord, de la naïveté, de la crédulité et de l'absence de jugement de parents peu éclairés qui, poussés par un vain orgueil, vont la jeter dans la gueule du loup. Suivra une vie de femme qui démarre par un drame, et, quand l'amour viendra, le passé sera toujours là pour l'opprimer, la priver de tout bonheur, même quand on le verra tout proche, et, finalement, la condamner à l'irréparable. Ce livre est magnifique, et le personnage titre est si attachant! le texte est fluide, les descritions du monde paysan saisissantes. Lisons ce beau livre, qui n'avait pas vraiment besoin d'un film pour révéler le talent de son auteur.

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    • Livres 5.00/5
    Par Mariloup le 23/07/2013


    Je suis tombée amoureuse de ce chef d'oeuvre de la littérature anglaise bien que d'ordinaire, ce genre de classique ne m'intéresse pas plus que ça. Enfin... amoureuse, c'est peut-être exagéré alors disons que j'ai ADORE à tel point qu'une fois le livre fini, je me suis empressée de regarder le film qui est lui aussi tout autant magnifique et fidèle au livre.
    Ecriture sublime, travaillée et belles descriptions, peut-être un peu trop mais ça ne m'a pas gêné plus que ça vu que cela a éveillé mon imagination.
    Autre monde, autre époque, autres moeurs. Révoltant, qu'à cette époque, les liaisons hors mariage qui concernaient les femmes étaient très très mal vu par la société alors qu'une telle aventure était pardonnable pour les hommes, limite compréhensible. On le remarque, par exemple, lorsque Tess et son mari Angel se confient leurs péchés respectifs, similaires. Elle lui pardonne facilement alors que lui est à des années lumières de le faire, de l'accepter sur le champ. Les conditions des femmes au 19ème siècle étaient très difficiles, très dures... heureusement que la société ait changée entre temps...
    Tess, personnage tragique, m'a grandement émue, la pitié et la compassion se sont emparées de moi. Son malheur était si grand que j'ai vraiment eu de la peine pour elle et je n'ai pas pu m'empêcher d'essayer de me mettre à sa place pour comprendre réellement ses sentiments. A la fin du roman, justice est faite, l'amour est retrouvé mais seulement pour un court moment malheureusement car Tess doit payer le prix de ses actes.
    Pourquoi le malheur et la fatalité se sont-elles autant acharnées sur cette pauvre Tess?

    (Thomas Hardy... une plume entre les doigts: voici un maître de l'écriture, de la littérature.)

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