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Critiques sur Tess d'Urberville (101)
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LiliGalipette
LiliGalipette11 septembre 2012
  • Livres 5.00/5
Pour avoir découvert qu'il est le descendant de l'illustre lignée des chevaliers d'Urberville, John Durbeyfield se pique de noblesse et envoie sa fille Tess entre les griffes d'un lointain cousin et véritable séducteur. La jeune fille a plus d'éducation et d'honnêteté que ses parents et se réclamer d'une lointaine parente lui fait horreur. « L'orgueil de Tess lui rendait le rôle de parente pauvre particulièrement antipathique. » (p. 45) Mais pour offrir son aide à sa famille, elle accepte la place que lui propose Alec d'Urberville et subit son odieuse séduction.

Plusieurs années plus tard, pensant avoir expié sa faute et pouvoir mener une vie nouvelle, elle prend une place d'aide dans une laiterie et y rencontre Angel Clare, fils de pasteur qui apprend le métier de fermier. En dépit de l'affection réciproque qui la lie au jeune homme, Tess s'estime inférieure et déclassée et elle met longtemps à accepter la demande en demande de son amoureux. « Je ne veux pas me donner le grand bonheur de vous promettre d'être à vous parce que je suis sûre que je ne dois pas le faire. » (p. 227) Quand elle se rend enfin aux tendres arguments d'Angel et que le mariage approche, Tess craint que sa faute passée nuise à son bonheur futur. « Je ne me sens pas tranquille. […] Je puis être châtiée plus tard de toute cette chance par un tas de malheurs. » (p. 267) Foncièrement honnête, Tess ne peut s'empêcher d'avouer son ancienne souillure à Angel. Répondant ainsi aux mauvais présages qui ont entouré les noces des deux jeunes gens, l'aveu est un cataclysme. Angel sera long à pardonner la faute et la confession tardive. de son côté, Tess se désole une nouvelle fois de ses errances passées et attend sans espoir le pardon de son époux. « Elle pleura sur l'homme aimé, dont le jugement soumis aux conventions sociales avait causé tous ces derniers chagrins. » (p. 387)

Tess est d'autant plus vertueuse qu'elle a péché et s'est repentie. Elle est une victime expiatoire à plusieurs degrés : elle expie d'abord pour avoir été séduite dans sa jeunesse, mais elle expie également pour toute la lignée des d'Urberville dont elle est pourtant la digne héritière au vu de sa noblesse de coeur. John Durbeyfield et son épouse Joan se piquent de grandeur et échafaudent des projets imbéciles sur des ambitions avinées, grossières et paresseuses qui causent la perte de Tess. « C'est bon d'être parent à un carrosse, même si vous roulez pas dedans. » (p. 33) Contrairement à son père qui se donne du Sir John, Tess mérite cette ascendance glorieuse à qui elle redonne un lustre et une fraîcheur toute naturelle. le roman célèbre d'ailleurs la nature et la pureté d'avant le progrès et critique fortement les machines agricoles qui dénaturent le travail et dévoient les hommes.

Je voulais lire ce roman depuis longtemps et je ne suis pas déçue. Voilà un très bon roman anglais du 19° siècle sans rapport avec ceux de Jane Austen que j'apprécie beaucoup par ailleurs. La critique de la société y est moins ironique, plus franche et plus sinistre. Tess d'Urberville est une héroïne sacrifiée pour laquelle – c'est très palpable – son auteur a beaucoup d'affection. Impossible de ne pas compatir aux nombreux malheurs de la jeune fille. La plume de Thomas Hardy est solide et puissante. Si la morale distillée tout au long du texte a de quoi agacer par son côté définitif, il faut souligner qu'elle était parfaitement novatrice pour l'époque et c'est bien ce qui a valu à Tess d'Urberville d'être si largement censuré lors de sa publication.
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Sachenka
Sachenka29 janvier 2016
  • Livres 4.00/5
Un grand roman que Tess d'Uberville, tant de la littérature anglaise que mondiale. Il fait même partie des 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie. Je dois admettre que ce n'est pas le genre d'oeuvre que j'affectionne particulièrement. Mais il s'agit de plus que d'une histoire d'amour, c'est le tragique destin d'une héroïne dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle. Mais pas dans les milieux nobles ou petits bourgeois bien connus, l'auteur Thomas Hardy nous transporte plutôt chez les gens de la terre.

Tess Durbeyfield est la première née d'une famille de pauvres paysans du Wessex. Apprenant qu'elle tire son origine de la noble famille des d'Uberville et étant soudainement nécessiteux, elle entreprend naïvement de demander l'assistance de ses lointains et riches cousins. Alec d'Uberville accepte de lui venir en aide avant de profiter d'elle. Honteuse, elle retourne chez les siens le ventre gros mais ne se plaint pas. C'est qu'elle est travailleuse. Que ce soit aux champs pour aider les siens ou dans un ferme laitière du côté de Talbothays où elle trouve un emploi. D'ailleurs, là, une deuxième chance s'offre à elle en la personne d'Angel Clare, fils cadet d'une famille de pasteurs.

Beaucoup se seraient dérouragées mais pas Tess Durbeyfield. Quelle héroïne ! Toujours, elle retrousse ses manches. Même (et d'autant plus) quand le sort s'acharne sur elle. C'est qu'elle n'est pas tant victime d'un tragique destin que d'une société fortement hiérarchisée (presque en castes) où chacun doit tenir son rôle. Cette situation engendre des injustices que Thomas Hardy a bien su exploiter et montrer à la face de l'Angleterre victorienne si pudique qui ne permettait pas aux femmes de jouer les rebelles. Oppression sociale au rendez-vous ! Pas étonnant que son roman ait connu un tel succès et que, longtemps après sa parution, l'on continue à l'étudier et le décortiquer.

Même si, avec Tess d'Uberville, Hardy trempe dans le romantisme, son roman n'en contient pas moins plusieurs scènes qui relèvent du réalisme. Il a su dépeindre avec précision le travail des paysans (dans les champs, dans les fermes laitières), celui des petits bourgeois et des prêcheurs ainsi que celui des gens plus fortunés. le lecteur se retrouve devant une peinture sociale très réussie. Et ses élans dramatiques trouvent leur dénouement dans une finale des plus réussies. Décidément, un grand classique !
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Allantvers
Allantvers19 août 2015
  • Livres 5.00/5
Oh my Lord, what a book!
Les occasions sont rares, quand on ouvre un livre, de non seulement sentir dès les premières pages qu'on va vraiment l'aimer comme un bon vin qui a de la cuisse, mais en plus de découvrir un grand auteur vers lequel on aura plaisir à revenir.

Un double bonheur que je viens de vivre avec ce "Tess d'Urberville", d'une richesse savoureuse : tragédie, roman social, romance douloureuse, roman de terroir, roman psychologique, roman politique aussi sur la condition des femmes, "Tess" est tout cela à la fois.

La narration est extraordinairement fluide, cinématographique, rythmée par le déroulement des saisons dans la campagne anglaise dont on sent chaque odeur, chaque couleur et chaque pierre des chemins que Tess parcourt de vallée en vallée. Par son destin tragique, le personnage de Tess a un caractère intemporel qui marque durablement la mémoire, le tour de force de Thomas Hardy étant d'avoir évité d'une plume subtile la mièvrerie à cette jeune fille qui paiera cher sa naïveté première.
Magnifiquement écrit, intelligent, captivant, "Tess d'Urberville" est un grand classique!
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juliette2a
juliette2a13 juin 2012
  • Livres 5.00/5
"Tess d'Urberville" est l'un de ces livres que l'on peut difficilement oublier...J'ai vraiment adoré ce roman ; son histoire captivante nous mène au fin fond de l'Angleterre, dans le petit village de Marlott, John Durbeyfield vient d'apprendre par le pasteur Tringham qu'il est le descendant de la vieille famille des Urberville, composé de chevaliers et autres grands conquérants. Sir John va alors raconter cette nouvelle à sa femme et ses enfants et Tess, l'aînée, va devoir se rendre chez une famille parente située près de Kingsbere. Elle y rencontre donc Alec, son cousin, qui, après l'avoir séduite, l'abandonne. Tess, humiliée et méprisant désormais Alec, donne naissance à un enfant qui meurt peu de temps après.
Voulant oublier définitivement sa vie passée, elle se fait engager dans la laiterie de Talbothays où elle fait la connaissance de trois autres laitières : Marianne, Izz et Retty ainsi que de celui dont elle va s'éprendre, Angel Clare. le bonheur arrive enfin pour Tess, cependant, le malheur viendra vite gâcher ses premiers émois amoureux et l'éloignera de celui qu'elle aime...

Quelle bonne surprise ! J'ai particulièrement aimé l'évolution de la vie de Tess, cette pauvre héroïne si malchanceuse, avec une préférence, j'avoue pour les époques "Le Renouveau" et "La Conséquence", les plus belles, d'après moi, et bien évidemment les plus heureuses du roman. Quant aux personnages, j'ai ressenti beaucoup de pitié à l'égard de Tess, mais je me suis finalement attachée à elle ; de même, Angel a été pour moi un personnage attachant. Enfin, les trois laitières, Liza-Lou et Mrs. Joan Durbeyfield m'ont aussi touchées.

Pour conclure, je voudrais dire que ce magnifique roman, bien que tragique, est un véritable chef-d'oeuvre de la littérature anglaise, dont l'auteur, Thomas Hardy, est, pour toujours, entré dans la lignée des brillants écrivains.

A lire absolument !
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Gwen21
Gwen2130 septembre 2015
  • Livres 5.00/5
25, c'est le nombre de fois où Thomas Hardy fut pressenti pour être récipiendaire du prix Nobel de littérature et si cette donnée peut légitimement nous étonner, personnellement je m'étonne encore plus du fait qu'il ne l'ait jamais obtenu !

Je pense que ce qui me fascine le plus dans un roman de Thomas Hardy, ce très grand auteur, c'est la façon dont le récit se met en place avec la logique et la complexité d'un puzzle mais sans jamais céder pour autant à la facilité, sans tirer des ficelles grosses comme des cordes et sans tomber dans un pathos de mauvais aloi. La beauté des caractères et des comportements dans toute leur pluralité psychologique et sociologique vient de l'incroyable réalisme avec lequel l'auteur dépeint ses personnages.

Ce faisant, comme ne pas être ému(e) par une Tess d'Urberville ? Une femme simple et digne, belle et sincère ? Issue d'une famille misérable, notre héroïne, mieux éduquée et avertie aurait sans doute échappé aux atavismes héréditaires et aurait alors connu un destin moins sombre et surtout moins impassible face aux circonstances navrantes qui, de malheurs en épreuves, vont la mener à sa perte.

Née pour être un ange, Tess se laissera accoutrer de la nature d'une pécheresse, subissant les événements, manquant d'analyse et de moyens pour échapper à son destin de proie. Convaincue d'attirer sur elle le malheur comme une juste récompense d'une faute commise sur elle par un autre, Tess ira de non-choix en concessions, ne découvrant en elle que bien trop tardivement la force de la rébellion.

Un très beau roman bien que plus sombre et plus cruellement crédible que beaucoup d'autres du même auteur. Thomas Hardy s'est vu refuser les honneurs du Nobel sous prétexte que son oeuvre globale était jugée trop noire, une justification bien vaine selon moi et qui fait fi du précieux caractère naturaliste de sa prose.


Challenge PAVES 2015 - 2016
Challenge ABC 2015 - 2016
Challenge 19ème siècle 2015
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Myriam3
Myriam328 novembre 2015
  • Livres 5.00/5
Imaginez une lande rêche, grise sous un ciel bas; de vieilles maisons éparpillées, parfois un domaine entouré d'un parc, puis des prés et des champs de navets et de pommes de terre au creux de deux collines; sur les petites routes qui traversent ce paysage désolé balayé par un vent froid et morose, on entend parfois le trot d'un cheval tirant un chariot ou une voiture, mais plus souvent un groupe d'hommes et de femmes marchant jusqu'au village pour un nouveau travail, s'acheter à manger, dépenser l'argent de la semaine en bière et revenir guillerets à la nuit tombante.
Car dans ce roman, on marche, on marche sans cesse, et les dizaines de kilomètres n'effraient personne. On est loin du vingt-et-unième siècle!
Thomas Hardy dresse un tableau de cette Angleterre paysanne et de ses personnages d'une richesse et d'une subtilité merveilleuses, puisant dans les comportements, les gestes, les regards la source de leurs émotions.

Tess est la fille aînée d'un couple aimant mais inconséquent qui apprend qu'elle descend de la lignée presque éteinte des D'Urberville (ils s'appellent Durbeyfield). Cette révélation, faite au détour d'un chemin, tracera le destin de Tess, naïve, belle et sensible. Envoyée aussitôt auprès de la plus proche parente D'Urberville pour y réclamer l'aumône, elle rencontrera dans cette maison. Alec, jeune homme qui changera sa vie à tout jamais. Thomas Hardy nous en avertit dès leur rencontre, et à partir de là, la malédiction tombe sur notre héroïne, quoi qu'elle puisse faire pour y échapper.
Thomas Hardy, homme du dix-neuvième siècle, écrit avec une très grande sensibilité ce que c'est d'être une femme en son siècle: la virginité, l'oppression sociale quant au mariage et la si petite place qui lui est accordée quant à sa propre volonté. Dominée par les hommes, les parents et l'entourage, il ne lui reste presque rien pour décider elle-même de son sort et sa lutte contre l'injustice qui la frappe sera vaine.
J'ai adoré le livre, comme j'avais adoré l'adaptation de Roman Polanski dont des images me revenaient au fil de la lecture. Une merveille!
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Foxfire
Foxfire05 février 2016
  • Livres 5.00/5
Thomas Hardy est dans ma liste des auteurs à découvrir depuis bien longtemps. Mais je repoussais toujours le moment de m'y frotter, me disant que j'avais le temps, comme si le statut de classique d'une oeuvre amoindrissait l'urgence à la lire. Les superbes critiques de Gwen, presque des déclarations d'amour à l'oeuvre de l'auteur, ont achevé de me convaincre de ne plus différer ma lecture. Pour cela, je remercie chaleureusement Gwen, qui m'a ainsi permis de faire une merveilleuse découverte avec "Tess d'Urberville".

On peut dire beaucoup, d'ailleurs tout a été dit, sur le fond de ce roman, sur la force de son propos, sur la pertinence de la critique sociale, illustrant l'injustice d'un ordre social et moral qui, comme le souligne la post-face, rejetait toute la faute et la responsabilité sur la femme. L'auteur déploie tout son talent pour mettre en lumière l'opposition entre la rigidité morale conservatrice de la religion d'Etat, source d'injustice et de souffrance, et la pureté et la simplicité des croyances anciennes liées à la terre, à la Nature.

La forme vient appuyer joliment le propos. le style de Hardy est splendide. Elégante, fluide, la qualité d'écriture est remarquable, notamment dans la peinture saisissante de la vie rurale. La campagne, colorée, lumineuse, décrite en termes poétiques, s'oppose à la ville, grise, boueuse. Lorsque la campagne est triste et terne, c'est qu'elle a été "contaminée" par l'industrialisation, incarnée par la moissonneuse, décrite comme un monstre de fer fumant qui tue les petits animaux des champs. L'Homme s'éloigne de la Nature et ainsi de sa nature.

"Tess d'Urberville" est un ouvrage progressiste, presque transgressif mais n'est pas que cela. "Tess d'Urberville" est avant tout une oeuvre qui parle au coeur, une sublime tragédie habitée par des personnages inoubliables. Tess et Angel sont des êtres tellement magnifiques qu'il est impossible de ne pas tomber amoureux d'eux. Cela n'a l'air de rien, et pourtant c'est un prodige qui s'accomplit sous la plume de Hardy. Sous une plume moins fine et subtile, Tess et Angel auraient vite sombré dans la mièvrerie et auraient pu provoquer de l'agacement. Mais Hardy est un génie qui aime profondément ses deux personnages et son amour, il sait parfaitement le transmettre au lecteur qui, au fil des pages, s'émeut, espère, pleure avec Tess et Angel.

J'ai été bouleversée par le destin de Tess et Angel comme rarement je l'avais été dans ma vie de lectrice. Finalement, je me dis que si les classiques sont immortels, je ne le suis pas et qu'il y donc urgence à les lire s'ils réservent d'aussi belles et fortes émotions.

Challenge Multi-Défis 2016 - 7 (catégorie "un classique étranger")
Challenge 19ème siècle 2016 - 1
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Rebus
Rebus13 mars 2016
  • Livres 5.00/5
Thomas Hardy a le don de nous conter des histoires. Avec Tess d'Urberville, nous voyageons au coeur de la campagne anglaise du 19e siècle, parmi les femmes et les hommes de la terre.

Tess est un personnage magnifique : belle, innocente, émouvante. le destin et la fatalité ne l'épargneront pas. Parce qu'elle n'est qu'une femme, elle subira l'injustice et les turpitudes d'un monde assujetti aux pouvoirs masculins. Pauvre de condition, mais noble de caractère, elle conduira sa vie du mieux qu'elle le pourra, selon son coeur. Tess d'Urberville est selon moi un vrai personnage de tragédie.

Critique sombre de la société de la fin du 19e siècle, et particulièrement de la condition féminine, Thomas Hardy nous enchante grâce à cette plume subtile et réaliste, pudique aux moments les plus durs du récit.
La campagne anglaise est un personnage à part entière du roman, on vit avec les saisons, on se laisse porter par le vent frémissant courant le long des champs.

Malgré avoir légèrement peiné dans la seconde partie du roman qui m'a semblée moins rythmée, Tess d'Urberville est un splendide roman à découvrir.
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palamede
palamede07 août 2015
  • Livres 3.00/5
Tess, jeune paysanne anglaise de l’époque victorienne plus éduquée que ses parents, mais pas assez pour comprendre les codes d’un monde qui n’est pas le sien, va subir sa vie. Trop honnête et trop naïve dans une société patriarcale, elle connait une succession d’échecs, expériences dont elle ne peut tirer les enseignements qui pourraient la sauver.

La poésie profonde du roman de Thomas Hardy, qui lie la nature aux sentiments humains, n’affaiblit pas la puissance de la critique d’une société exécrée génératrice de malheurs illustrée par la vie de Tess.
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girafe83500
girafe8350012 janvier 2016
  • Livres 5.00/5
Un auteur classique que je n'aurai jamais lu sans Babelio et plus particulièrement Gwen21 l'ambassadrice de Thomas Hardy. J'ai donc failli passer à côté d'un auteur coup de coeur.

Tess d'Uberville la tragédie romantique narrée avec finesse car bien située dans le coeur des contraintes et du mode de vie de l'époque en Angleterre. La pression du mariage concernant les jeunes filles, « la vertu », la pression sociale exercée sur les femmes, les inégalités flagrantes entre les deux sexes au niveau des lois et des pensées. Ce décalage avec notre époque nous semble presque irréel, heureusement que des auteurs comme Thomas Hardy ont traité ces sujets avec conviction ce qui a permis de faire évoluer les mentalités petit à petit. D'ailleurs, ces romans ont souvent été censurés ou ont été modifiés pour correspondre à la morale de l'époque.

L'histoire en elle-même accroche le lecteur dès les premières lignes et le fait traverser à travers le temps pour vivre avec passion cette tragédie à trois. Les deux personnages principaux ont toute la compassion du lecteur, leurs défauts et qualités sont acceptés avec empathie, le lecteur a envie d'aider les personnages tout le long du récit. Aucune niaiserie ne fait basculer l'histoire dans une histoire d'amour à l'eau de rose, un livre qui se lit avec passion comme ses personnages.
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