> Valérie Le Plouhinec (Traducteur)

ISBN : 2358510262
Éditeur : Hélium (2010)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Un roman haletant, sur lequel souffle le vent du premier amour

En un éclair, elle avait traversé la pièce. Il avait toujours imaginé les Immondes comme des êtres lents et patauds, mais celle-ci ne l'était pas. Elle entrouvrit la porte, jeta un oeil à l'ex... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par nuitet0ilee, le 14 février 2012

    nuitet0ilee
    L'histoire est simple : Colbert Porpentine, fils du commandant suprême du Worldshaker se trouve aux ponts supérieurs du navire. Un jour, il rencontre Riff, une Immonde qui s'est caché dans son armoire. A partir de là, Colbert va découvrir la réalité de son monde dans le Worldshaker : du fond du navire où les Immondes ne sont pas des êtres incapables de parler au contraire ils sont vifs et ils en ont dans le crâne.
    Colbert est un personnage que j'ai beaucoup aimé, il est assez mignon à découvrir l'amour, par compte, il met du temps à comprendre le vrai système du Worldshaker et de sa famille, la plus puissante du navire. Riff est contrairement à Colbert, une fille vive, courageuse, qui s'investit complètement dans la révolution qu'elle a décidé de mettre en place. Les membres des ponts supérieurs sont caricaturés comme la reine Victoria et le prince Albert, deux souverains bêtes et immobiles. Les Porpentine sont quasiment tous ignobles : de la grand-mère qui fait mourir de faim son Larbin (serviteur) et le grand-père Sir Mormus qui lancent de la vapeur aux Immondes au-dessous et les transforme physiquement en Larbin, opération appelée la transformation. Et puis il y a l'histoire d'amour naissante entre Riff et Colbert qui met du temps à s'installer et qui n'est pas encore confirmé du côté de Riff à la fin du livre, frustrant d'ailleurs.
    Le concept du bateau-monde est intéressant et bien créé : le placement des ‘pauvres' et ‘riches' se fait comme dans la hiérarchie sociale, les pauvres en bas, les riches en haut. C'est un bateau gigantesque que j'ai eu du mal à me représenter, heureusement il y a deux plans. le Worldshaker, comme son nom l'indique, est de faire bouger le monde établi avec une révolution. Ce qui est aussi intéressant dans ce livre, c'est la cruauté humaine : ils font rouler le Worldshaker sur des villages pour les détruire, ils transforment des gens avec une opération du cerveau…
    Un bateau-monde qui représente la lutte des classes avec une histoire d'amour naissante entre deux adolescents. Très sympathique lecture, je lirai sans doute la suite Le liberator.

    Lien : http://novelenn.wordpress.com/2012/02/14/le-worlshaker-tome-1-richar..
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    • Livres 4.00/5
    Par dameducdi, le 07 avril 2011

    dameducdi
    1995, quelque part sur les mers. Col Popertine a 16 ans et un avenir tout tracé : il va prendre la relève de son grand-père aux commandes du Worldshaker, un gigantesque navire à vapeur où il a toujours vécu, parmi l'élite de ce monde clos qui sillonne terres et mers. Car ce gigantesque bateau de 4 km de long peut à son gré changer d'élément afin de parcourir inlassablement le monde sans jamais s'arrêter... Mais un jour, l'univers de Col bascule alors qu'il rencontre Riff, une jeune fille issue du fonds du bateau et appartenant au peuple des Immondes, ces esclaves que le monde du Dessus méprise et exploite. Et si, après tout, ces êtres étaient humains comme Col? Et si tout le système social du Worldshaker n'était qu'une vaste mascarade? Et si et Riff pouvaient changer à jamais l'histoire?
    On touche ici à l'univers du Steampunk, à savoir un sous-genre de la SF uchronique où la société actuelle reste très proche de celle du XIXème siècle : vapeur, révolution industrielle, moeurs victoriennes,... Et je dois dire que cette version ado de ce genre est plutôt bien réussi dans son genre. Evidemment, on retrouve des trames propres à la littérature ado actuelle : lutte contre la société étouffante et normalisante, histoire d'amour en filigrane (même chez les garçons, mais où va le monde!), personnage découvrant peu à peu le mensonge que sont son existence et son univers. Mais le cadre est tout de même assez incroyablement décrit, on plonge très vite dans cet univers sombre, étrange et dérangeant et on trouve un propos presque politique, particulièrement salutaire en ces temps troubles et chaotiques (voire nauséabonds) que nous traversons. Bref, même si l'intrigue est quasi-courue d'avance, on découvre avec plaisir les méandres de ce navire en même temps que Col, on frémit pour lui et Riff, on se demande réellement comment tout cela va finir. Une belle réussite, somme toute. En revanche, comme le livre se suffit à lui-même, je ne suis pas sûre de me procurer la suite qui vient tout juste de sortir, le Liberator. J'attends les premières critiques pour passer éventuellement le cap!

    Lien : http://ladameducdi.over-blog.com/article-a-cause-des-gar-ons-7119321..
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    • Livres 3.00/5
    Par faelys, le 21 août 2010

    faelys
    "Le World Shaker... Quatre kilomètres de long, plus d'un kilomètre de largeur, quatre cents mètres de haut. Un navire, capable de naviguer sur la mer comme de rouler sur la terre. Il contient tout ce qui reste de l'aristocratie de l'Angleterre depuis qu'ils ont dû quitter Londres et leur terre. Parmi eux, la reine Victoria III et son Prince Consort, mais aussi Sir Mormus Porpentine, le Commandant Suprême du navire et son petit-fils Colbert, appelé à succéder un jour à son grand-père.
    Mais les nobles ne sont pas les seuls occupants du vaisseau. Ils ont des Larbins pour les servir, qui sont à la fois serviables et muets, mais aussi un peu idiots. Tout au fond, dans les cales, il y a aussi les Immondes, des travailleurs qui s'occupent du charbon et des machines à vapeur. Ceux-là ne sont pas fréquentables et restent consignés dans leurs soutes.
    Tout bascule pour Colbert quand il rencontre une Immonde qui, destinée à devenir Larbin, s'est échappée et réfugiée dans la chambre du jeune homme. Il découvre que les Immondes sont parfois loin d'être laids, sont intelligents et surtout beaucoup plus vifs que les aristocrates. Commence alors pour lui un cheminement qui va lui ouvrir les yeux sur le monde dans lequel il vit, lui faisant rencontrer, parfois cruellement, des réalités que l'on voudrait lui cacher ou qu'il n'a jamais cherché à constater."
    ***
    Verdict?
    et bien, j'ai passé un bon moment, mais je ne peux m'empêcher de sentir la porte ouverte à une éventuelle suite et puis surtout une impression de redite. le cliché "hiérarchie verticale d'une société anti-utopique" est tellement usité en sf, et encore plus en jeunesse! Voir "la citadelle du vertige", "les clés de babel" pour les deux premiers qui me viennent à l'esprit...
    Ce World shaker n'est pas le plus mauvais d'entre eux, loin de là, et son univers pseudo-victorien a beaucoup de charme. Mon train est arrivé en gare lilloise peu après ma dernière page, j'en garde un bon souvenir, sans plus.


    Lien : http://petitesmadeleines.hautetfort.com/archive/2010/08/19/le-worlds..
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    • Livres 3.00/5
    Par faelys, le 21 août 2010

    faelys
    Un résumé depuis "actu sf" :
    "Le World Shaker... Quatre kilomètres de long, plus d'un kilomètre de largeur, quatre cents mètres de haut. Un navire, capable de naviguer sur la mer comme de rouler sur la terre. Il contient tout ce qui reste de l'aristocratie de l'Angleterre depuis qu'ils ont dû quitter Londres et leur terre. Parmi eux, la reine Victoria III et son Prince Consort, mais aussi Sir Mormus Porpentine, le Commandant Suprême du navire et son petit-fils Colbert, appelé à succéder un jour à son grand-père.
    Mais les nobles ne sont pas les seuls occupants du vaisseau. Ils ont des Larbins pour les servir, qui sont à la fois serviables et muets, mais aussi un peu idiots. Tout au fond, dans les cales, il y a aussi les Immondes, des travailleurs qui s'occupent du charbon et des machines à vapeur. Ceux-là ne sont pas fréquentables et restent consignés dans leurs soutes.
    Tout bascule pour Colbert quand il rencontre une Immonde qui, destinée à devenir Larbin, s'est échappée et réfugiée dans la chambre du jeune homme. Il découvre que les Immondes sont parfois loin d'être laids, sont intelligents et surtout beaucoup plus vifs que les aristocrates. Commence alors pour lui un cheminement qui va lui ouvrir les yeux sur le monde dans lequel il vit, lui faisant rencontrer, parfois cruellement, des réalités que l'on voudrait lui cacher ou qu'il n'a jamais cherché à constater."
    ***
    Verdict?
    et bien, j'ai passé un bon moment, mais je ne peux m'empêcher de sentir la porte ouverte à une éventuelle suite et puis surtout une impression de redite. le cliché "hiérarchie verticale d'une société anti-utopique" est tellement usité en sf, et encore plus en jeunesse! Voir "la citadelle du vertige", "les clés de babel" pour les deux premiers qui me viennent à l'esprit...
    Ce World shaker n'est pas le plus mauvais d'entre eux, loin de là, et son univers pseudo-victorien a beaucoup de charme.


    Lien : http://petitesmadeleines.hautetfort.com/archive/2010/08/19/le-worlds..
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    • Livres 5.00/5
    Par Clary58, le 12 mai 2012

    Clary58
    J'ai adoré ! l'histoire est super : toute une population vivant sur un gigantesque bateau, dirigé par une puissante famille et qui avance grâces aux Immondes, enfermées dans la salle des machines et contraints de les alimenter en charbon depuis toujours...j'ai adoré m'imaginer les coursives du Worldshaker, le pont, la salle des machines...les personnages sont géniaux aussi ! en bref tout est super dans ce livre ^^ et ça change un peu du fantastique ! je l'ai dévoré, avec après qu'une seule envie : lire la suite :D
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Citations et extraits

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  • Par valunivers, le 30 juin 2011

    - Bien, dit M. Gibbon en faisant craquer ses doigts. Notre prochain sujet d’études sera… sera… (il attendit d’avoir leur attention)… sera la géographie. Qu’est-ce que la géographie, Clatterick ?

    - Aucune idée, monsieur.

    - Parce que vous êtes un sot et un niais. Mais moi, je sais. Votre humble professeur, M. Bartrim Gibbon, sait.

    C’était le vendredi après-midi, et Fefferley et Haugh avaient déjà sorti leurs oreillers. M. Gibbon déroula deux cartes, une du monde et une du Vieux Pays, qu’il épingla au tableau.

    La géographie de M. Gibbons était aussi morale que tous ses autres cours. Il divisait le monde en bonnes et en mauvaises côtes. Les bonnes côtes, comme celles de la Floride et du cap York, étaient fermes et fières et pointaient dans l’océan. Les mauvaises côtes, tels le golfe du Mexique et la grande baie australienne, se repliaient vers l’intérieur comme des mauviettes. De manière générale, les côtes européennes étaient les meilleures de toutes, et celles du Vieux Pays absolument parfaites.

    - Voyez le pays de Galles qui s’avance dans la mer, dit-il en pointant la carte avec l’une de ses cannes. Et les Cornouailles, ici. Le Kent. L’East Anglia. Toutes des côtes convexes. Des côtes pleines de caractère.
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  • Par valunivers, le 30 juin 2011

    Col inspira profondément et bomba le torse. Les traits de la reine Victoria étaient exactement tels que sur ses portraits : elle était noble et majestueuse comme un pur-sang de course. La seule différence était son froncement de sourcils, qui exprimait moins la sévérité qu’une migraine imminente. Sir Mormus fut le premier à s’incliner devant la reine, puis devant le prince consort. Col fit de même.

    - Et bien, eh bien, eh bien, dit la reine Victoria.

    Sir Mormus s’éclaircit la gorge.

    - Puis-je vous présenter mon petit-fils, Colbert Porpentine ?

    - Votre petit-fils (elle les examina attentivement l’un comme l’autre.) Vous devez donc être son grand-père…

    - Il entre au lycée demain, poursuivit Sir Mormus.

    - Ah. Le lycée. L’éducation. L’apprentissage.

    La reine semblait avoir du mal à se concentrer sous le poids de sa couronne.

    - Posez donc une question à ce garçon Albert.

    - Quel genre de question, ma chère ?

    - Ah… quelque chose fois quelque chose.

    - Sept, dit le prince Albert. Sept fois…euh sept.

    - Quarante-neuf, répondit immédiatement Col.

    - Excellent effort, le félicita la reine Victoria.

    - Remarquable, remarquable, approuva le prince Albert.

    - Et juste Madame, Monseigneur, ajouta Sir Mormus.

    - C’est encore mieux. (La reine Victoria se tourna vers son époux.) Posez-lui encore une question, mon ami.

    - Voyons voir…(Le prince Albert mâchonna sa moustache pendant une demi-minute.) Je crois bien que je n’en ai plus.
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