ISBN : 2253114855
Éditeur : Le Livre de Poche (2006)


Note moyenne : 3.31/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Les dames de la Diguière tirent le diable par la queue. Propriétaires désargentées d'un domaine qu'elles n'ont plus les moyens d'entretenir, elles se battent pour conserver leur héritage, une maison du XVIIIe siècle belle à couper le souffle. Ces princesses déguenillées... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Adrienne, le 03 novembre 2011

    Adrienne
    Que faut-il penser d'un auteur qui ne résiste pas à la tentation de paraître dans ses propres livres, soit comme personnage, soit pour nommer et même commenter quelques-unes de ses oeuvres?
    Je me suis posé une première fois cette question avec étonnement en lisant LA PLAGE D'OSTENDE:
    "Un soir, Jacqueline Harpman, qui était bonne fille, trouva le moyen de l'emmener dans sa chambre et de la maquiller. Elle reparut le teint bien égalisé, le regard animé par un peu de rimmel, presque belle: pas tout à fait, elle gardait l'air timide et le maintien emprunté."
    Jacqueline Harpman, LA PLAGE D'OSTENDE, LdeP 9587, page 219
    Dans En toute impunité, que j'ai lu par la suite, le narrateur achète un de ses livres - même si c'est par méprise, il avait vu le titre Le bonheur dans le crime et avait pensé qu'il s'agissait de la nouvelle de Barbey d'Aurevilly:
    "(...) je m'étais contenté de passer cinq minutes dans une librairie encore ouverte où j'avais vu un titre alléchant: Le bonheur dans le crime. Il y avait longtemps que je n'avais pas relu l'admirable nouvelle de Barbey d'Aurevilly, j'avais donc acheté le livre (...)"
    Jacqueline Harpman, En toute impunité, Grasset, 2005, page 13
    "Je me mis au lit et, comme je ne m'endors jamais sans lire un moment, j'ouvris mon Barbey d'Aurevilly. Je compris dès les premières lignes que je ne serais pas en compagnie de Hauteclaire et Savigny: quel usurpateur sans vergogne s'était permis de s'approprier le titre de ce chef-d'oeuvre pour sa consommation personnelle?"
    Jacqueline Harpman, En toute impunité, Grasset, 2005, page 18
    Plus loin, il découvre dans la maison où il loge d'autres livres du même écrivain:
    "Je voulus reprendre le faux Bonheur dans le crime que j'avais acheté la veille, mais, malgré la meilleure volonté du monde de ma part et un style acceptable de la part de l'auteur, j'avais le rythme forcené de Barbey dans l'oreille et je ne tins pas jusqu'à la deuxième page. Je pensai aux livres que j'avais aidé à déplacer. (...) Je crus voir un Orlando, qui me fit penser que je fréquentais trop peu Virginia Woolf et le pris: non! c'était un Orlanda, et du même auteur sans vergogne qui, vraiment! n'avait pas d'inspiration pour ses titres s'il lui fallait toujours reprendre ceux des autres!"
    Jacqueline Harpman, En toute impunité, Grasset, 2005, page 58-59
    Et dans l'excipit la boucle est bouclée quand après avoir relu la nouvelle de Barbey d'Aurevilly (qu'il avait dans sa bibliothèque!) il se dit qu'il devrait lire cet ouvrage qu'il a acheté par erreur:
    "Il faudrait peut-être que je me décide à lire cet autre Bonheur dans le crime, que j'ai acheté le soir où je suis tombé en panne tout près de la Diguière."
    Jacqueline Harpman, En toute impunité, Grasset, 2005, page 285
    Mais à part ce jeu un peu narcissique, que peut-on dire à propos du livre?
    Qu'il s'agit en effet d'un "bonheur dans le crime" et qu'on le devine dès l'incipit:
    "Il y a toujours dans les passions une sorte de naïveté qui surprend. L'amant qui va au crime est étonné qu'on ne le comprenne pas, il voudrait même qu'on l'approuve. (...) il ne sent pas qu'il soit coupable.
    Aussi lui semble-t-il naturel de n'être jamais soupçonné et de suivre le cours tranquille d'une vie apparemment innocente."
    Jacqueline Harpman, En toute impunité, Grasset, 2005, page 11
    Ce n'est donc pas l'histoire criminelle ni le suspense qui intéressent l'auteur, mais sans aucun doute les réflexions que cela pourra susciter chez le lecteur après qu'il aura terminé sa lecture: qui est coupable? qui est innocent? qu'est-ce que l'hypocrisie? quelle place occupe dans notre vie la possession d'une maison? d'où vient cette sorte de fascination? jusqu'où peut mener ce genre de folie? qu'aurais-je fait à la place des personnages? et à la place du narrateur?
    Ce livre-là, je l'ai lu d'une traite: ça doit être bon signe :-)
    Et le prochain, il faudra bien que ce soit Le bonheur dans le crime, non?

    Lien : http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2011/08/12/j-comme-jacqueline..
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    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 23 mai 2011

    paulotlet
    De manière assez inhabituelle pour elle, Jacqueline Harpman explore la veine crminelle. Mais sans policier. En toute impunité raconte l'histoire d'une famille dans laquelle on ne rencontre que des femmes. Elles aiment leur maison de famille au point d'être prètes à tout pour la préserver. le roman plaît parce qu'il ne s'embarrasse d'aucun scrupule et que c'est tout naturellement que les personnages échaffaudent leurs plans démoniaque. La conclusion est forcément immorale. C'est drôle, bien écrit et on passe un bon moment.
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    • Livres 4.00/5
    Par mediamimi, le 01 février 2010

    mediamimi
    Anges? Démons? De quoi est composée cette tribu de femmes qui ferait et fait tout pour sauver La Diguière ? Car elles SONT La Diguière. La passion dévorante pour cette propriété familiale mène le petit groupe à commettre "le crime parfait" . le narrateur, ce pauvre bougre est spectateur des prémices et confident de la confession du crime! Et en définitve, le lecteur connait peu de répit au fil des pages.
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    • Livres 4.00/5
    Par rolandm1, le 08 octobre 2011

    rolandm1
    Un homme tombe en panne avec sa voiture en pleine campagne et arrive à la 'Diguière', où il passe quelques jours attendant la réparation de son véhicule. Il découvre un monde de femmes désargentées dont tous les moyens sont bons pour payer l'entretien de la demeure familiale, manoir immense auquel il s'attache.
    Un des bons livres de Jacqueline Harpman.
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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Romancière nourrie de psychanalyse, Jacqueline Harpman aime, dans ses fictions, sonder les mystères de l'âme humaine ; Elle signe avec En toute impunité une joyeuse comédie sur les rapports obscurs entre le bien et le mal.
    D'une plume ironique, l'auteur ponctue son texte de pertinentes réflexions sur la nature humaine. L'intrigue est savoureuse, non dénuée d'une pointe d'humour noir.
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Citations et extraits

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  • Par rolandm1, le 08 octobre 2011

    -Je suis le voyageur égaré, en quête de repères, qui arrive au milieu de la nuit, dis-je d'un ton enjoué.
    Sans doute la jeune femme poussa sur quelque commande : plusieurs lampes s'allumèrent.
    -Vous êtes à la Diguière, dit-elle, comme s'il était évident que cette dénomination m'instruirait.
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Vidéo de Jacqueline Harpman

Lectomaton, extrait de "La plage d'Ostende", de Jacqueline Harpman, lecture par une étudiante IESSID, bibliothécaire documentaliste.








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