ISBN : 2867464501
Éditeur : Liana Lévi (2007)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Harlem. Le seul bout de terre qui appartienne totalement aux Noirs d'Amérique. Dans le bien et le mal. De plus en plus dans le mal. Cela n'empêche pas le narrateur de cette extraordinaire chronique de retourner y vivre. Et ce retour délibéré est le point de départ d'un ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par sylvie, le 04 mai 2009

    sylvie
    Dans sa petite enfance, Eddy L. Harris vivait à Harlem avec sa famille. Ses parents ont fuit le ghetto pour Saint Louis, pour une vie meilleure, pour leurs enfants, pour leur éducation,tentant d'échapper à la condition dévolue aux gens qui habitent ce quartier mythique.
    Ils ont mis le petit Eddy dans une école blanche et catholique, ils lui ont appris à surtout ne pas devenir comme eux...
    Eddy Louis Harris a été à l'université, est devenu cadre chez IBM puis écrivain.
    Il a eu besoin toute sa vie de chercher qui il était en remettant son destin dans les mains du voyage.
    Il est d'abord parti seul descendre le Mississipi, Missipi Solo, puis, a voyagé en Afrique, à la recherche de racines introuvables, "Native Stranger".
    Il a ensuite entrepris un périple à travers le sud des états unis, pays de l'esclavage et de l'apartheid, "South of haunted dreams". Enfin, il a éprouvé le besoin de retourner à Harlem, se fondre dans ce quartier pour une immersion de deux ans durant laquelle il a continué à se chercher.
    Aux aguets, il tente de découvrir la place qu'il veut avoir dans ce monde, et il écrit Harlem.
    Nous le retrouvons avec les mêmes questions sur l'identité et la difficulté d'être soi.
    Quels choix de vie opérer pour s'assurer d'être Eddy Harris et rien d'autre ?
    Comment se construire un avenir sans s'entraver dans les pièges du passé.
    Comment reconnaître ses propres désirs quand on est plein des rêves et des espoirs des générations précédentes ?
    Pourquoi avoir délaissé Harlem, pourquoi ne pas y revenir ? Pourquoi y revenir ?
    Peut-on ? doit-on ? se libérer de la culpabilité d'avoir réussi à échapper à la condition peu enviable des gens prisonniers de Harlem, de sa misère, de son abandon, de sa violence et de sa décrépitude ?
    Harlem a été le rêve emblématique d'une vie meilleure et libre pour des milliers de migrants du Sud. Quelques cent ans plus tard, ce n'est que désespoir et pauvreté qui rodent à tous les coins de rue.
    Comment cette histoire si bien commencée a-t-elle pu si mal finir ?
    C'est ce que tente de nous raconter l'auteur avec son style propre qui mêle les portraits des gens qu'il rencontre aux souvenirs qu'ils lui évoquent de son enfance ou des histoires colportées par son père.
    Il croise savamment les descriptions des lieux avec une introspection constante qui le fait aller toujours au plus près, au plus juste de la pensée et du ressenti.
    En fermant ce livre, j'ai très envie de découvrir le premier qu'il a écrit : "Mississipi Solo"... Merci aux éditions Liana Levi de bien vouloir faire paraître sa traduction, juste pour moi....:)
    En fait, je crois que j'ai envie de suivre tous ses voyages, parce que finalement, ils n'en font qu'un...
    Parcours initiatiques vers une vie d'homme, libre, digne, sincère et honnête... Un Ulysse des temps modernes en quête vers la vie bonne...
    Des images et des liens sur le blog

    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/05/harlem-eddy-l-harris.html
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    • Livres 4.00/5
    Par XoArum, le 28 novembre 2010

    XoArum
    Eddy L.Harris n'a pas du avoir une vie très lumineuse... Descendant d'une famille noire américaine, il essaye vainement de savoir ce qui fait un Noir en Amérique. Harlem est la description de la vie a Harlem maintenant cmme dans le passé. Des fois, on aimerait pouvoir faire quelque chose. Et on se rend compte que vu comment la situation a évolué, on se sent petit et inutile...
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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 04 mai 2009

    Elle me faisait soudain penser à mon père, qui, à présent qu'il prend mon écriture au sérieux, me voit lui aussi comme une sorte de témoin, quelqu'un qui dira ce qui doit être dit, car rien ne survit simplement parce que ça a existé autrefois; sans aucune trace les vies disparaissent. Ce sont les conteurs qui se souviennent et racontent leurs histoires, les écrivains qui les recréent et les maintiennent en vie. Et l'histoire de Harlem, tout comme celle de mon père, tout comme tant d'autres histoires, a besoin de survivre afin que les enfants de Harlem et nos enfants et les enfants de nos enfants sachent un jour ce que, pour eux, les gens ont enduré et surmonté. C'est ainsi qu'ils pourront un jour puiser leur force à la force de ceux qui les ont précédés, et tirer fierté de leur fierté, courage de leur courage. Ne serait-ce que pour cette raison, je sentais que j'avais besoin d'être là.
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  • Par sylvie, le 23 mars 2009

    Depuis tout petit, j'ai l'imagination fertile et je me suis mis à la place de quantité d'hommes et de femmes. j'ai vécu quantité de vies dans ma tête. J'ai été soldat combattant les indiens dans l'Ouest; d'une volte-face, je me retrouvais Indien des prairies luttant contre ces mêmes soldats pour les empêcher de voler ma terre. A l'aide des livres que je lisais quand j'étais un jeune infirme, je suis devenu homme noir, femme blanche Asiatique Africain Esquimau.
    J'ai vécu toutes ces années dans la croyance erronée que c'était précisément cela être américain, que je pouvais non seulement célébrer toutes ces cultures et ces peuples mais aussi être des leurs; que ce qu'ils avaient en commun, je pouvais également le partager. Je croyais pouvoir être rien qu'un citoyen, et par ce simple mot me définir comme tel : citoyen d'un pays d'abord, citoyen du monde qui l'entoure, ensuite
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  • Par sylvie, le 04 mai 2009

    C'était peut-être naïf d'espérer qu'on pourrait peut-être un jour - nous tous, pas seulement les noirs - être jugés d'après notre coeur, comme disait le Dr King, et pas d'après la couleur de notre peau. ça ne serait pas génial si on n'était pas coincé dans l'abjection, si notre destin n'était pas soumis au caprice des blancs ? Pourquoi on ne peut pas avoir le destin qu'on choisit, nous , Ce n'est pas ça qu'ils nous ont promis ? Qu'avec la bonne dose d'effort, la juste dose de persévérance, et même, ouais, la juste dose de chance, on pouvait s'élever et réussir, avoir n'importe qu'elle vie et être n'importe qui, si on était suffisamment déterminé ? Mais c'est un mensonge. Qui a persévéré davantage que le peuple noir ? Qui a travaillé plus dur et pour moins de récompense que nous autres ? Peut-être ça doit tenir à la dose de chance, parce qu'on a eu vraiment pas de chance
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  • Par sylvie, le 04 mai 2009

    La vie est une question de choix, j'en ai pris le parti, la vie et les mauvaises passes où nous nous trouvons. Tout se réduit à ce que nous choisissons, et à ce que les autres choisissent pour nous. Que nous le sachions ou ne l'ayons jamais remarqué, quelqu'un fait pour nous - très souvent nous-mêmes et tout aussi souvent d'autres -les choix qui semblent affecter jusqu'à notre souffle, jusqu'à nos pensées, et tout ce que nous entreprenons ou cherchons à entreprendre, tout ce que nous sommes. Et il ne nous reste, après tous ces choix acceptés ou non, aucun choix, en somme.
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  • Par InColdBlog, le 10 décembre 2010

    Il n’y aurait apparemment que deux façons d’être un père : soit vous voulez que vos fils suivent vos traces vénérables, soit vous voulez qu’ils en suivent de moins difficiles. Mon père a travaillé dur pour me déshériter.
    Harlem faisait partie du monde qui était le sien. C’était le monde tel qu’il le connaissait : un endroit amer et hostile, aux frontières rigides, délimitant la place qu’il pouvait ou non occuper, et ce qu’il pouvait et ne pouvait pas faire. Il s’est désespérément battu pour m’éviter ce monde-là.
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Vidéo de Eddy L. Harris

Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Eddy Harris Le Sud des Etats-Unis fut celui de l'esclavage et des grandes plantations, du Ku Klux Klan et des chrétiens fondamentalistes. Mais elle est aussi le berceau du jazz et du blues. François Busnel se rend à Fripp Island, en Caroline du Sud, pour y rencontrer Pat Conroy. Puis il rejoint Memphis, dans le Tennessee où il retrouve l'auteur de polars Ace Atkins. De là, il se rend en voiture à Oxford, dans le Mississippi, où William Faulkner avait élu domicile, en 1931. A Oxford vit également le romancier Tom Franklin. Il rencontre aussi Thomas H. Cook, auteur de polar natif du Sud. Arrivé à La Nouvelle Orléans, l'écrivain Eddy Harris entraîne François Busnel dans les quartiers détruits par l'ouragan Katrina. Dans un bayou proche de La Nouvelle-Orléans, François Busnel rencontre John Biguenet, écrivain américain d'origine acadienne.











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