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Critiques sur De Marquette à Veracruz (8)


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    • Livres 5.00/5
    Par carre le 01/05/2012


    David Burckett est le riche hétitier d'une famille ayant fait fortune dans le bois. Mais chez David, le renoncement à cette famille monstrueuse s''imposera rapidement. Car le père pédophile violent et arrogant réussit à passer à travers les mailles de la justice grâce à son fric.David va se construire autour de trois femmes dont l'une violée par son géniteur.
    A quoi reconnais t'on un grand auteur ? en lisant ce roman et en règle général les livres d'Harisson vous aurez une réponse assez évidente.
    Formidable roman d'apprentissage, celui d'un homme qui découvre la trahison la plus terrible celle du sang, décide de rassembler les preuves de l'infamie. Un style poétique, sensible, mélancolique sans oublier un humour bienvenu,"de marquette à veracruz est un roman qui vous poursuivra longtemps car et ce n'est pas là la moindre de ces qualités, Harrison est un extraordinaire conteur, capable de faire naitre des émotions à tout moment. Un livre en tout point insdispensable . Je sais maintenant pourquoi Monsieur Harrison est surnommé affectueusement "Big Jim".

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Thyuig le 03/09/2011


    De Marquette à Veracruz serait peut-être bien le pendant masculin à Dalva. Mais en moins fin. Non ? En plus grossier, plus laborieux, un soucis d'efficacité qui poindrait. Je ne sais pas. Dalva figure LA femme, mais David Burkett n'est en aucun cas l'homme. Il est cet être compliqué, coincé dans une hérédité glaçée qui reproduit depuis quatre génération la même identité au premier mâle de la famille. le roman tente de déméler l'héritage, la transmission, les maux familiaux mais qui irait pleurer sur le sort d'un homme qui n'aurait passé sa vie qu'à se torcher le cul dans de la soie ? David Burkett est une énigme.
    Autant Dalva, dont la situation financière ressemblait à s'y méprendre à celle de Burkett dégageait à chaque mot une empathie propre à mouiller à tout moment nos yeux de lecteur, autant nous restons spectateur de la déconfigure de David Burkett. De Marquette à Veracruz agit comme un miroir inversé à Dalva. On l'aime elle autant qu'on pourrait le détester lui. Curieux. ou alors ai-je un regard masculin sur cette histoire et des yeux de femme m'auraient garanti une plus grande acuité.
    N'en demeure que le roman dérange dans sa réussite, car on le lit sans mal, y retrouvant même des moments d'une grace infinie souvent par ses magnifiques portraits de femmes déployés : Vernice, Vera, Riva, Cynthia, moins Polly et Laurie, mais tout de même, quel talent chez Harrison à mettre en avant toute la beauté de ces femmes. Ses femmes.
    De Marquette à Veracruz emporte loin dans l'étude de l'hérédité, de la transmission et l'acceptation des fautes passées, de leur pregnance au présent, parasitant l'existence comme une tique qui continuerait éternellement à vous pomper le sang, vous la voyez grossir mais jamais vous n'oseriez l'arracher à votre peau de peur de mettre à nue sa cicatrice purulente.
    Jim Harrison ou le grand écrivain du stigmate. Et comme il y a forcément une cicatrice dans l'acte d'enfanter, il est surtout cet écrivain qui parle des femmes.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Glacha le 29/04/2012


    Très grand roman d'apprentissage, ambitieux, qui retrace le destin du jeune David Burkett, en souffrance, sous le poids d'un "héritage familial" empoisonné : Depuis trois générations, la famille Burkett joue un rôle primordial dans l'exploitation forestière du Michigan. (la déforestation...). David, dans une tentation de se déculpabiliser, se lance dans des recherches pour aboutir à l'écriture d'un livre sur ce fléau (et notamment sur les responsabilité de sa famille dans celui ci).
    Une histoire de viol se rajoute à cette haine féroce de David pour son père.
    Entre haine, souffrance, mal être profond, relations tumultueuses avec les femmes, David vit tant bien que mal et va finir par affronter son père et donc le passé familial.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par csapin le 14/04/2012


    Je ne connaissais de Jim Harrison que l'adaptation cinématographique de son roman Légendes d'automne et les quelques papiers lui étant consacrés que j'avais pu parcourir dans mon cher magazine Lire. Je crois bien que ce qui m'a définitivement convaincue de me pencher, enfin, sur cet énième incontournable auteur est l'entretien remarquablement grinçant qu'il avait accordé au Journal du Dimanche à quelques jours des dernières élections américaines. le style y était si percutant, si juste, si cru, que je ne pouvais manquer de m'en sustenter le temps de quelques centaines de pages.

    Au sortir de ce premier roman - dans l'ordre de mes lectures et non de la bibliographie de l'auteur -, je suis quelque peu déconcertée. Parce que si le style y est bien unique, il ne m'a pas autant marquée que dans l'interview précédemment évoquée, voire même, à certains moments, rebutée. Et pourtant, impossible de me défaire du livre. Probablement parce que l'auteur commence par la presque fin détonante de l'histoire et que, coûte que coûte, même au prix d'une lecture parfois fastidieuse, il est impératif de savoir : pourquoi ? comment ? Une littérature dont la fin justifie les moyens en quelque sorte. Mais parce qu'il faut rendre à César ce qui est à César, j'insiste, malgré donc certaines longueurs, sur la plume exceptionnelle qui, à nulle autre pareille, sait nous transporter dans des contrées lointaines que l'on veut dès lors impérativement découvrir mais surtout, dans les tourments et les noirceurs de l'âme humaine. C'est cela, au final, qui, pour moi, l'emporte : cette lucidité sur l'humanité, aussi fascinante que dégoûtante, qui fait des écorchés mes auteurs préférés.


    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2009/03/02/charlotte-sapin-de-..

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par bvb09 le 18/11/2011


    J'ai lu ce livre il y a quelques années déjá mais je me souviens d'une plongée dans la nature et dans l'Amérique des grands espaces. L'histoire m'avait intéressée et fait passer un excellent moment de lecture. Jim Harrison aime la chasse la pêche et les femmes et celà se ressent dans ce livre.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par iarsenea le 24/12/2009


    J'ai lu ce livre de Jim Harrison avec une impression constamment changeante. J'ai souvent eu le goût de le jeter au bout de mes bras, tant les tourmentes de son narrateur ne me rejoignaient pas, et tant elles me paraissaient interminables et vaines. Pourtant, chaque fois que je pensais à arrêter cette lecture, quelque chose que je n'arrive pas à identifier me poussait à continuer.
    Il ne s'agit absoluement pas d'un roman d'action. Ceux qui recherchent de l'action s'ennuyeront à mourir en lisant de «Marquette à Veracruz». C'est plutôt une sorte de quête d'identité, une tentative de pardon qui n'aboutira jamais vraiment.
    Je ne saurais expliquer ce qui m'a poussé à lire ce livre jusqu'au bout de ses interminables 485 pages. Peut-être est-ce l'écriture de Jim Harrison qui, je l'admets, est magnifique. le genre d'écriture qu'on se plaît à lire tout haut. Ou peut-être est-ce les lieux. le narrateur est très près de la nature, et ses aventures dans les forêts du Michigan m'attiraient inévitablement, puisque j'adore la nature et la forêt.
    En bout de ligne, je ne sais absolument pas quoi en dire. Ai-je aimé ou pas ? J'ai adoré et j'ai détesté. Toujours est-il que je lui attribue trois étoiles sur Babelio. Ces trois étoiles expriment tout à fait les sentiments controversés que j'ai eus à l'égard de ce livre.


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2009/12/de-marquette-veracruz-..

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par monito le 11/09/2009


    Je découvre Harrisson de marquette à veracruz et j'en reste bouche bée. Pas moyen de lâcher ce roman lu quasiment d'une seule traite.
    Oui, David Burkett semble se complaire dans son mal être et oui tout cela lui confère une force d'attraction terrible. Toutes ses questions sont un peu les nôtres, une quête d'identité qui nous fait avancer...parfois très lentement, parfois très brutalement mais toujours à grand prix.
    Ces paysages du Nord des Etats-Unis, que je ne connais pas, si finement décrits, si amputés soient-ils au regard de la démonstration scientifique de David, doivent, comme Vernice le conseille, être vus pour ce qu'ils sont: beaux
    Enfin le rôle des femmes dans ce roman affleure, au-delà du sombre héritage familial, au-delà de la relation père-fils...Force, lucidité, clairvoyance...quel rempart, quelle protection et quelles leçons elles donnent, chacune à leur niveau, chacune avec leur sensibilité. Comme des guides, elles nous aident, comme elles aident David, à avancer

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par ormeaux le 15/01/2009


    C'est le roman d'une tragédie familiale, de la trahison, de la souffrance et de la foi en la vie. J'ai eu du mal à rentrer dans le récit puis au bout de quelques dizaines de pages (avant l'abandon...) on se met dans le personnage et on lit jusqu'au bout...jusqu'à plus soif.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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