Trois nouvelles, trois voyages, trois différences, mais un fil rouge, l'auteur et ses différentes reprises dans chacune des histoires.
Chine Brun et Baie, Frances, Martha et Shirley et enfin Il, sans doute Jim lui-même. On y retrouve la force descriptive de Harrison, cette envie qu'il fait naître de connaître ce Michigan.
On retrouve aussi ce monde à part des sangs-mêlés.
La première nouvelle est puissante d'attendrissement sur ce CB qui vit à côté du monde et que l'on connaît un peu déjà. On partage ses étonnements comme ses colères mais aussi sa détermination parce qu'il agit justement.
Les épouses républicaines sont à mourir de rire ! Quel regard dur et acide sur une société bien pensante mais autrement agissante.
Jim Harrison parle pour des femmes, c'est un délice, même si la conclusion, un peu moralisatrice et moqueuse ne me paraît pas essentielle.
Et enfin, Traces, un résumé de vie, une introspection sévère, un témoignage parfois douloureux parce qu'intime.
Un vrai bonheur en somme, de lire Harrison, un bonheur toujours renouvelé.