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Critiques sur Légendes d'automne (14)


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    • Livres 4.00/5
    Par Carosand le 08/12/2011


    J'ai été agréablement surprise de découvrir que :

    - la première nouvelle correspondait à un film avec Kevin Kostner que j'avais adoré, une histoire d'amour tragique soulignée d'une poursuite vengeresse ;

    - la deuzième nouvelle quant à elle m'a laissée indifférente tant le personnage est dénué d'attrait tant dans sa vie que dans sa tête ;

    - la dernière est un chef d'oeuvre rendu vivant sous l'objectif américain dont le scénario curieusement se révelle être beaucoup plus étoffé.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



  • Par Aela le 09/02/2011


    "Légendes d'automne" apporta à Jim Harrison la gloire. C'est son ami l'acteur Jack Nicholson qui, en 1979, lui permit de terminer ce livre en lui prêtant de l'argent.
    C'est un volume contenant trois nouvelles se situant dans trois lieux et époques très différents: le Mexique actuel, les Etats Unis ou la première guerre mondiale pour la dernière nouvelle. Les héros sont très différents: Cochran tombe amoureux de la femme de son ami, Nordstrom le quadra se reconvertit professionnellement dans le secteur culinaire et Tristan le vétéran de la première guerre n'arrive pas à apaiser ses démons après les horreurs qu'il a vécues pendant la guerre.
    Toutefois, un fil conducteur donne une impression d'unité et d'harmonie: ce sont dans chaque cas des hommes déchus que Jim Harrison met en scène, des hommes qui font face à la souffrance et à la violence du monde et qui n'ont d'autre choix que survivre. "Legends of the Fall" pourrait alors se traduire aussi bien par "Légendes d'automne" que par "légendes de la chute".
    Un autre fil conducteur serait le rôle positif joué par les "native Americans" les Amérindiens, qui apparaît en filigrane dans ces trois récits. Ainsi Tristan, le soldat américain venu faire la guerre en Europe se sent plus proche de l'Indien Un coup que de son père sans doute parce que Un coup l'a initié aux rites de sa culture amérindienne. En effet Jim Harrison n'a cessé de lutter pour la reconnaissance des droits des "native Americans".
    Une très belle oeuvre, un grand souffle épique, à lire et à relire.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par nougat65 le 20/01/2012


    J'ai découvert Jim Harrison par la lecture de son roman "une odyssée américaine" : quelle erreur ! Cette "odyssée" ne m'avait pas convaincu et j'étais plus que septique en lisant les critiques enthousiastes des lecteurs fan de Jim Harrison. Et puis je me suis plongée dans la lecture de ce sublime roman "Légendes d'automne" : une vraie rencontre ! Un style d'écriture soignée et âpre à la fois, de la passion, des grands espaces, de l'aventure et des personnages hauts en couleurs...De la poésie au détour de chaque page, les héros sont révoltés, remplis de rage, emportés par leur désir de vengeance ou de liberté. Chose rare, je trouve que l'adaptation cinématographique de "Légendes d'automne" est aussi puissante et réussie que la nouvelle dont elle s'inspire (tout en étant très différente). A la lecture de ce roman on chevauche avec Tristan dans les plaines envoutantes du Montana, on doute et on fait le point sur les priorités de l'existence avec Nordstrom et on assiste médusé à la tragédie des amants sous la chaleur du désert Mexicain...Magique !

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Folfaerie le 20/10/2010


    Une vengeance raconte l'histoire d'un homme nommé Cochran, qui après avoir été trouvé dans le désert, au seuil de la mort, puis soigné, est déterminé à retourner dans son passé pour retrouver la femme qu'il aime, Mireya, à la fois source de bonheur et cause de ses malheurs. le récit part d'une banale histoire d'amour, une histoire d'adultère, pour se transformer rapidement en quête passionnée, en vengeance. C'est qu'on ne badine pas avec l'honneur au Mexique, surtout quand la femme en question est l'épouse d'un riche trafiquant, Tibey, accessoirement l'ami de Cochran… Ce n'est ni plus ni moins qu'une tragédie Grecque à la sauce mexicaine.

    Que dire ? C'est un récit qui interpelle et prend aux tripes. En quelques courtes descriptions, Harrison dresse un portrait fouillé des trois principaux personnages et bien que l'on suive la vengeance de Cochran, on peut pas en faire un héros. Pourtant, c'est l'amour qui guide le comportement de Cochran, ce qui est assez paradoxal compte tenu de la violence qu'il déploie. De quoi serions-nous capables par amour ? Et est-ce qu'assouvir Une vengeance nous aide à nous sentir mieux ?

    A noter qu'une adaptation ciné est disponible. le film de Tony Scott réunissait Kevin Costner, Antony Quinn et Madeleine Stowe. Pas mauvais mais il n'atteint pas l'intensité de la nouvelle.

    Le second récit, L'Homme qui abandonna son nom, est un thème récurrent chez Harrison. Après 10 ans de mariage, Nordstrom divorce et fait le point sur sa vie. Cet événement subit par lui devient le point de départ d'une sorte de crise de la quarantaine au cours de laquelle l'homme va peu à peu se remettre en question. La manière qu'il a de régler certains problèmes (la bonne chère et les parties de jambes en l'air) sont autant de moyens de dévier du chemin tout tracé qu'il s'était fixé, de quitter enfin ces habitudes qui jalonnaient sa vie. Au bout peut-être, une autre vie et la liberté enfin ?

    C'est la nouvelle que j'aime le moins, je l'avoue, mais je suppose que Nordstrom représente pour Harrison l'homme que l'on est au quotidien.

    Le troisième récit donne son titre au recueil, c'est l'un des chef-d'œuvres de l'écrivain. C'est une histoire que je n'ai jamais oubliée, et un personnage qui me hante encore, Tristan Ludlow.

    Par touches saccadées, avec des allers-retours dans le passé, Harrison brosse le portrait de la famille Ludlow, dont les trois fils, Alfred, sérieux et réfléchi, Tristan, indomptable et impulsif et Samuel, l'érudit, le sensible qui aime la poésie et la botanique, partent s'engager aux côtés des Anglais lors de la Première Guerre Mondiale. Samuel, le préféré de la famille, est tué en Europe. Commence alors pour Tristan une longue errance ponctuée de tragégies, de sacrifices, entrecoupée de moments de paix et de bonheur. Car tout en aimant profondément sa famille, Tristan est bien décidé à mener sa vie au mépris des lois et des conventions. C'est un homme libre, comme on en rencontre qu'en littérature. Pas de demi-mesure, pas de tiédeur, il aime, il hait, et sa vengeance sera complète. Tristan est à la fois le protecteur de sa famille et celui par qui le malheur arrive. Au bout, une vie pleinement vécue et tellement riche.

    C'est très difficile pour moi de restituer l'émotion ressentie à la lecture de ces nouvelles. Les sujets en sont forts, portés par l'écriture puissante de Jim Harrison qui a l'art de créer des personnages plus vrais que nature et qui deviennent aussi réels que les gens que l'on croise ou que l'on connait. J'ai eu le même sentiment avec Dalva.

    De Légendes d'automne, Edward Zwyck en a tiré un bon film. Mon impression était mitigée la première fois que je l'ai vu car il n'atteint pas en intensité la nouvelle de l'écrivain, mais au fil des années et des visionnages j'ai appris à l'aimer.


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-legendes-d-auto..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par JPB le 25/04/2010


    Il s'agit de 3 nouvelles : "Une vengeance...", "L'Homme qui abandonna son nom" et "Légendes d'automne". C'est cette dernière qui donne son titre au livre et qui, à mon avis, en fait tout l'intérêt. Les deux autres sont assez banales surtout la première. En fait, c'est peut-être une stratégie de l'auteur d'aller crescendo pour finir sur cette trés belle histoire d'une famille dont les trois fils partent à la guerre et deux seulement en reviennent. On aurait aimé que Jim Harrison développe ce thème pour qu'il occupe le livre entier.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par EmmanuelleT le 29/01/2012


    Je ne parlerai pas de l'adaptation de la première des trois nouvelles constituant Légendes d'automne, Une vengeance… (Revenge, de Toni Scott, 1990), agréable à voir si l'on a pas lu la nouvelle, et carrément désagréable si on l'a déjà lue, malgré les efforts d'Antony Quinn et de Kevin Kostner: le scénario interprète le texte de la manière la plus vulgaire qui soit et la mise en scène tirant aux larmes à grands renforts de musique guimauve est calamiteuse.

    Le film d'Edward Zwick (1995) porte sur la troisième nouvelle, la courte saga d'une famille américaine au 20e siècle, ayant pour base un ranch du Montana. le scénario utilise plusieurs procédés un peu lourds (récit par Un coup, l'Amérindien qui a suivi la famille et se pose comme le témoin privilégié de l'histoire de celle-ci; lecture de lettres échangées entre les différents personnages), qui n'existent pas dans le texte de Harrison. Peu de passages du texte d'origine sont d'ailleurs repris tels quels, le scénario prend une grande liberté. Dommage: comme presque toujours dans le cinéma, ce qui est suggéré par la nouvelle de Harrison est énoncé clairement parfois jusqu'à la caricature dans le film, notamment tout ce qui concerne les relations affectives: une rencontre amoureuse se transforme en fiançailles, une séparation saisonnière en séparation définitive, une jeune femme adoptée par la famille est décrétée orpheline… Evidemment, les ressorts habituels du film américain classique sont renforcés par le scénario: le couple (celui formé par Tristan et Susannah), duquel les rapports ont été soigneusement édulcorés pour ne pas heurter le deuxième pilier des films américains de bon aloi: la famille…

    Mais cette explicitation du scénario comporte aussi de très belles trouvailles, largement mises en valeur dans le film: l'arrivée puis la présence d'une jeune femme dans une maisonnée masculine, véritable événement, qui touchera les trois frères et le père, chacun à leur manière. Tout le débat sur l'engagement des trois frères dans la Première guerre mondiale est créé, inexistant dans le texte de départ, et il constitue un beau ressort dramatique, qui ouvre un des axes forts du film: le fondement de tout le film sur le Politique. le débat sur le traitement des Indiens par le gouvernement est lui aussi très bien vu, lu avec pertinence entre les lignes du texte de Harrison, explicitation qu'il ne renierait sans doute pas. Mais surtout, l'héritage paternel (dont la vie dans ce ranch sauvage) revendiqué par Tristan comme étant opposé à la manière dont le gouvernement construit l'Etat américain, contre les Indiens, pour la Prohibition, est parfaitement fidèle au texte d'origine, qui pourtant ne le dit jamais. L'histoire devient symbolique de l'épopée américaine, entre construction et sauvagerie violente.

    Au fait, pourquoi le cinéma américain se positionne-t-il toujours dans l'explicitation, l'exagération? le présupposé que le public ne percevra pas ce qui est simplement suggéré est une constante des scénarios adaptés des meilleurs textes littéraires. N'est-ce pas une erreur, plus décisive qu'une simple bourde répétée, car elle contribue à une éducation pauvre du grand public? – l'éducation par le cinéma n'est pas un phénomène à négliger.

    Le rôle de Tristan est parfait pour Brad Pitt, qui impose son aura sur le film, comme ce personnage hors du commun impose son aura sur l'histoire de sa famille. Certaines scènes, comme le chagrin de Tristan après la mort de son frère au front, qu'il célèbre à la manière Cree, moitié fou de culpabilité, allant arracher les scalps des Allemands de l'autre côté des lignes, sont impressionnantes et parfaites pour le cinéma. de même son chagrin qui se mue en une rage incompatible avec le bonheur, incompatible avec son amour pour Susannah, suggéré par quelques images de leur vie commune. Julia Ormond (Susannah) lui fait face avec beaucoup de présence, et le film est soutenu par un acteur aussi impressionnant qu'Anthony Hopkins, qui sait rester discret mais majestueux, incontournable; qu'Aidan Quinn, frère aîné sans sex appeal, mais qui se lance résolument dans la construction de la société, de l'économie, de la politique américaine, construisant soigneusement une carrière politique.

    Le montage final (pas la fin, surajoutée en un drôle d'artifice) est saisissant, les méchants réunis en un seul groupe incarnant l'opposition politique entre les deux frères, restés vivants de la Grande guerre, d'une manière très astucieuse – et l'on pardonne le renfort de musique, ou plutôt de décibels car la partition de James Horner est sans défaut, ainsi que le fréquent appel aux hugs (vous savez, les inévitables câlins américains…) pour souligner les effets, aux antipodes de la sobriété du texte initial – pour former ce qu'il était au départ sous la plume de Harrison: un formidable récit.

    Le générique du film, qui recèle des trésors comme souvent les génériques, est l'occasion d'apprendre que le texte de Harrison, avant d'être publié avec les deux autres nouvelles en 1978 et de faire connaître Jim Harrison (traduit en 1981 en français)au grand public américain, a été publié seul par Esquire Magazine, magasine masculin qui a ses lettres de noblesses dans la littérature, puisqu'il a publié aussi Hemingway et Fitzgerald.

    Ah, lisez les 100 pages de Harrison, et puis laissez-vous aller au film… Et surtout, laissez-vous porter vers les autres textes de Jim Harrison, un des plus grands écrivains actuels de l'Amérique.


    Lien : http://SousLePommier.net

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par vilvirt le 28/12/2010


    Que dire de plus ? Condensés dans trois puissants récits au charme évocateur, c'est une ode à la vengeance, à la liberté, à la rédemption et surtout à l'amour inconditionnel de chacun des personnages pour un pays magnifique, qui nous saute au visage une fois parcourues les premières pages de ce recueil. le style de Jim Harrison que je découvre pour la première fois est simple, percutant et poétique à la fois. Sa façon de décrire et de célébrer les grandes étendues américaines, leur charme fragile et leur spectaculaire beauté au fil des saison, est juste saisissante. Une fois entamé le récit, je n'ai pas pu le reposer avant d'être arrivée à la fin.

    Les personnages campés dans chacune de ces trois nouvelles sont des héros au sens propre du terme. Des figures romanesques puissantes et pleines de rage, que seules l'évasion, l'amour et la liberté motivent.

    Dans Vengeance, la passion et l'amitié sont à l'honneur. Un homme tombe éperdument amoureux de la femme d'un mafieux mexicain proche du milieu de la drogue. Une fois découverts, les amants sont soumis à la colère du mari trompé, mais l'homme s'en tire et va désormais se consacrer à sa propre vengeance, parcourant les plaines arides du désert mexicain à la recherche de la femme qu'il aime. Cette région que je ne m'attendais pas à découvrir ici, forme la toile de fond d'une tragédie aussi dure et impitoyable que ses espaces rocailleux et brûlés par le soleil, hantés par le chant des coyotes la nuit. Jim Harrison dépeint avec brio le courage d'un homme déterminé à tout mettre en oeuvre et à user de violence et de stratagème pour braver ceux qui l'ont détruit.

    L'Homme qui abandonna son nom nous conte l'histoire de Nordstrom, un brillant homme d'affaire qui prend paisiblement conscience de l'absurdité de sa vie peu après son divorce, et qui décide de s'affranchir de tout ce qui faisait son existence. Il quitte son travail, les siens, se met à la cuisine et entre deux séances de danses dans son appartement, la nuit, se pose toutes sortes de questions sur la vie et les gens qui l'entourent, et revient parfois sur les périodes de son passé dans le Wisconsin qui l'ont le plus marqué. A l'aide d'un journal qu'il se met à rédiger, il exprime ses doutes, sa passivité, ses émerveillements, la manière dont les autres le perçoivent. C'est un texte qui m'a personnellement beaucoup touchée, et qui fait appel à cet inconscient présent en chacun de nous qui nous pousse à vouloir nous libérer des contraintes sociales et à trouver le courage de rejeter tout ce que nos existences ont de superficiel pour se rapprocher de ce que la vie a de plus vrai. Nordstrom est de plus un personnage extrêmement sympathique.

    La suite ici :


    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.com/2010/12/legendes-dautomne.html

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Jules le 17/07/2010


    "Les romans de Harrison font entrevoir en chacun de nous l'ombre portée du criminel, du tricheur et du saint." Voilà une belle phrase qui pourrait aussi servir à décrire les personnages principaux de ces trois nouvelles aussi condensées et délicieuses qu'un nectar de fruit exotique! Trois hommes à la croisée des chemins prenant des routes inusités dans leur époque respective. La réalité du présent imprègne chacune des histoires: la première guerre mondiale pour Tristan; les libertés sexuelles et les substances illicites des années 70 pour Nordstrom et les mafieux des temps modernes du Mexique pour Cochran. Chacun de ces hommes ont du coeur au ventre tout en ayant un certain détachement face à leur propre vie. Ils sont prêts à mourir pour atteindre leur fin tant ils sont convaincus! Quoi dire d'autre que ce sont des nouvelles très fortes car les personnages sont profonds et plausibles. C'est un de ces livres que j'adore, mais qui me laisse sans mots pour en faire l'éloge... il faut le lire aurait pu constituer la totalité de mon billet, suivi d'un reproche à l'auteur: pourquoi ne pas avoir fait un roman pour chacune des nouvelles?


    Lien : http://booki-net.blogspot.com/2010/07/legendes-dautomne-jim-harrison..

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Outis le 21/06/2008


    Évidemment, Harrison n'écrit pas de contes de fées. Tous les « héros » américains ne ressemblent pas encore à Mickey, ni ne travaillent à la solde d'Hollywood. S'il n'en reste qu'un... ce serait peut-être lui. D'ailleurs, face à une écriture aussi géniale et passionnante, on en viendrait à se dire, égoïstement, que ses lecteurs ont beaucoup de chance et tant pis pour ceux qui l'ignorent. Trois récits courts mais extraordinairement denses où chaque phrase vaut son pesant d'or.
    Jusqu'à quelles extrémités un homme amoureux peut-il aller si les circonstances ne lui sont pas favorables ? Passionnément amoureux, certes, mais à la folie ? Non, l'instinct remue les trippes mais la tête reste parfaitement lucide et c'est bien avec toute sa raison qu'il ira jusqu'au bout. La conduite de son rival pourrait ressembler à une espèce de logique inverse. Tout y est, même et surtout ce dont je ne vous parle pas.
    L'homme qui oublia son nom possède une fâcheuse carapace héritée de son éducation. A l'écoute de son entourage, des évènements banalement pénibles et de son intelligence, il prendra progressivement conscience de la vacuité de sa personnalité. le voyage captivant d'un homme à la conquête d'une nouvelle peau.
    Dans « Légendes d'automne », troisième et dernier récit éponyme, l'épique atteint son paroxysme. Ici, pas de demi-mesures : joies intenses et douleurs les plus vives. Pas question de vous raconter l'intrigue par le menu. Je vous dirai, par contre, qu'une des choses qui m'a fascinée dans ce livre c'est la capacité de l'auteur à présenter, comme une évidence, que la vie n'est qu'une alternance de bonheurs et de malheurs. La tiédeur confortable, très peu pour lui !

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Fromtheavenue le 19/10/2010


    Jim Harisson a de nombreux talents : celui de très bien écrire et de vous emmener loin avec ses personnages. 3 visages d'hommes dans des époques différentes (la première guerre mondiale et les années 70) qui ont tous un point commun : la vengeance. Pas facile de parler de ce recueil tellement ils sont forts et ambitieux. Pleines d'images me sont venus à l'esprit en lisant ces histoires : un véritable film se déroulant devant mes yeux... A noter que la préface très intéressante replace dans le contexte américain la place d'Harrison dans la littérature américaine.


    Lien : http://fromtheavenue.blogspot.com/2010/08/legendes-dautomne-de-jim-h..

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