> Brice Matthieussent (Traducteur)

ISBN : 2081222663
Éditeur : Flammarion (2010)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Dans la veine de ses plus grandes nouvelles, Jim Harrison tisse trois destins solitaires, trois personnages tragiques en quête de rédemption qui évoluent dans l'Amérique idéale de l'écrivain, aux habitants aussi rudes que les saisons du Montana.
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par jostein, le 17 novembre 2010

    jostein
    Jim Harrison nous conte ici trois histoires où la nature est omniprésente. Les nouvelles se passent principalement dans les États américains où vivent cow-boys et indiens . Les moeurs y sont assez primaires, voire bestiales.
    Dans chaque récit, le personnage principal est très attachant. On y découvre ses origines, le fait déclencheur qui va conduire sa route vers son destin, sa quête de vengeance ou d'amour.
    La première histoire est celle d'une jeune fille intelligente, amoureuse des grands espaces et des animaux qui rêve de se venger de son violeur. Son amitié pour un vieux cow-boy est très émouvante.
    Le second récit est celui d'un indien, Chien Brun, et de sa fille muette, Baie. Il a une gentillesse naturelle et une grande simplicité de vie. Il cherche l'âme soeur et sera lui aussi très déçu de perdre la garde de sa fille.
    Enfin, la dernière histoire évoque la vie d'un jeune homme devenu un loup-garou suite à des morsures d'animaux.
    J'ai été séduite par l'environnement des grands espaces, les forêts, les lacs. Les histoires sont très bien construites et les personnages sont riches et intéressants.
    La bestialité des relations humaines peut être choquante mais l'auteur ne sombre jamais dans la vulgarité et parvient à y glisser beaucoup de sensualité.
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    • Livres 3.00/5
    Par luocine, le 24 novembre 2010

    luocine
    im Harrison a un véritable talent : celui de nous entraîner dans un ailleurs fait de grands espaces, d'une nature superbe, grandiose, majestueuse et parfois dangereuse.
    Je dois avouer que je n'ai lu que la première des trois nouvelles. Cela ne veut absolument rien dire pour la qualité des autres, simplement, j'ai du mal à lire des nouvelles du même auteur à la suite, ce sont trois univers différents qui demandent à chaque fois un effort pour entrer dans le monde mental des personnages. Elles sont liées par un cadre somptueux mais ça ne suffit pas. Ce livre étant au programme de lecture de notre club, je ne peux pas le garder trop longtemps, je reviendrai donc, vers ce recueil à un autre moment.
    La première nouvelle « La fille du fermier » est très belle, toute l'Amérique est présente dans ce récit : le retour à la nature de parents qui ne pensent pas beaucoup au bien-être de leur enfant. La personnalité d'un vieil homme qui arrivera à capter l'affection de la petite fille, les adolescents qui s'ennuient dans cette « belle » nature, et la violence d'un sale pervers. Jai été captivée par le cheminement de Sarah qui passe du désir légitime de vengeance qui risque de la détruire encore plus, à une « re »construction plus riche de sa personnalité.
    La fin est quand même très romanesque on a dû mal à croire à son amour…. mais, pourquoi pas ? Plus long qu'une nouvelle C'est un petit roman qui se termine bien. (Trop bien ?)

    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par Aela, le 22 janvier 2011

    Aela
    Le dernier livre de Jim Harrisson ("The farmer's daughter") (2009) . Trois nouvelles très différentes, trois personnages très contrastés: une adolescente qui cherche à se venger d'une agression commise sur elle quand elle avait 15 ans et qui retrouve la trace de son agresseur des années plus tard. le personnage principal de la deuxième nouvelle est un Amérindien, à la recherche de l'âme soeur malgré les nombreux aléas rencontrés.. et qui se bat pour préserver son droit de garde sur sa fille handicapée..et un dernier personnage, une sorte de loup-garou en proie à des crises certains soirs de pleine lune.. Une bouffée de grand air, dans les grands espaces du Montana, avec des personnages aux personnalités bien trempées, aux mains caleuses et qui se débattent dans un univers plutôt difficile....(Flammarion)
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 27 mars 2011

    kathel
    Fan depuis longtemps du grand Jim Harrison, je n'ai cependant pas lu Une odyssée américaine, son avant-dernier livre traduit qui suscitait des avis mitigés. Celui-ci renoue avec les recueils de trois longues nouvelles comme Légendes d'automne et L'été où il faillit mourir que j'avais beaucoup aimés. de plus on y retrouve Chien Brun, personnage récurrent, savoureux double de Big Jim, métis indien vivant de quelques expédients, heureux du moment qu'il trouve quelques beaux morceaux de viande à faire griller et quelques femmes à courtiser. La lecture de la première nouvelle, avec un beau personnage de jeune fille qui cherche la vengeance, m'a fait retrouver l'auteur que j'aimais bien. Dans la deuxième, Chien Brun revient du Canada où il s'était réfugié avec Baie, sa petite-nièce, pour qu'elle ne soit pas placée dans une institution pour enfants handicapés. Un périple émaillé de rencontres comme on aime à les faire en compagnie de tels personnages. C'est un peu décousu par moments, mais quand c'est Jim Harrison on lui pardonne, et même on s'y attend un peu.
    Par contre je n'ai pas accroché du tout à la troisième nouvelle, au point de refermer le livre avant la fin, sans regrets. Ce n'est pas le livre idéal pour qui n'aurait pas encore découvert l'auteur, je vous conseillerais plutôt les excellents Légendes d'automne, La Route du retour, Retour en terre ou de Marquette à Vera Cruz, mais les préférés ne sont pas toujours les mêmes selon les lecteurs !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-jim-harrison-les-jeux-de..
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    • Livres 3.00/5
    Par Melbook, le 14 décembre 2010

    Melbook
    Jim Harrison sait comme personne mettre à nu les hommes et dévoiler leur animalité.
    L'Homme et la nature, l'Homme et ses désirs primaires et brutaux... tels sont les thèmes sans cesse ressassés par ce grand auteur, qui n'en manifeste pas moins une grande tendresse pour ses personnages.
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Critiques presse (1)


  • LeSpectacleduMonde , le 14 juin 2011
    Trois récits habités par une force narrative, qui confine parfois au lyrisme, où l’auteur, explore un de ses thèmes favoris : le rapport de l’homme à la nature et à son animalité qui peut aussi bien l’élever vers une fusion mystique avec l’univers que le faire basculer dans l’horreur.
    Lire la critique sur le site : LeSpectacleduMonde

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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 27 mars 2011

    En février 1980, Frank annonça que le grand départ aurait lieu fin avril. Il rentrait à peine du Montana, où il venait d'acheter cent quatre-vingts arpents de terres. Il fit cette déclaration avec une solennité toute militaire, comme s'il disait : "Nous partons à l'aube."
    "Super ! Nous allons vivre au pays de Dieu", s'écria l'épouse de Frank - mère de Sarah, surnommée Peps.
    "Il doit bien y avoir cent régions aux Etats-Unis qui se prennent pour le pays de Dieu", marmonna Frank au-dessus de son goulasch au boeuf extra maigre. Peps enseignait l'économie domestique quand Frank avait fait sa connaissance à la Foire de l'Ohio où il supervisait le vaste stand d'exposition de sa société d'ingénierie. L'une des raisons pour lesquelles il avait épousé Peps était que sa première femme avait été alcoolique et que Peps, venant d'une famille évangélique, ne buvait pas.
    "Moi, je compte rester ici et habiter chez Mamie, à moins que je puisse avoir un cheval et un chien sur notre ranch."
    Cette sortie interrompit brutalement le dîner, comme chaque fois que Sarah proférait l'un de ses rares ultimatums.
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  • Par luocine, le 24 novembre 2010

    Elle sombra dans la dépression et Franck la conduisit chez un médecin d’Helena, à cent soixante kilomètres de chez eux, lequel lui prescrivit du Valium, très populaire chez les épouses de fermiers.

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  • Par jostein, le 17 novembre 2010

    Quand nous goûtons à quelque soulagement, les aspects les plus banals de l'existence semblent parfois d'une beauté incroyable.
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  • Par luocine, le 24 novembre 2010

    N’ayant jamais appris à s’apitoyer sur les autres, elle n’éprouvait aucune pitié sur elle-même.
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  • Par luocine, le 24 novembre 2010

    Son père parlait peu, et sa mère, tout occupée à trouver ce qu’elle allait répondre, n’écoutait pas.
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"Les jeux de la nuit" de Jim Harrison
Depuis ses "Légendes d'automne" de 1979, Jim Harrison n'en finit plus de séduire les lecteurs français. Il revient cette année avec un copieux recueil de trois nouvelles. Trois destins solitaires, trois personnages tragiques en quête de rédemption qui évoluent dans l'Amérique idéale de l'écrivain.








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