> Brice Matthieussent (Traducteur)

ISBN : 2081222663
Éditeur : Flammarion (2010)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Dans la veine de ses plus grandes nouvelles, Jim Harrison tisse trois destins solitaires, trois personnages tragiques en quête de rédemption qui évoluent dans l'Amérique idéale de l'écrivain, aux habitants aussi rudes que les saisons du Montana.
On découvre Sara... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (10)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Corboland78, le 26 mars 2012

    Corboland78
    Par des moyens légaux mais que je ne peux dévoiler ici, j'ai en ma possession le nouveau bouquin de Jim Harrison, Les jeux de la nuit, qui ne sera en vente que le 1er septembre.
    Chaque nouveauté de l'écrivain américain est attendue avec impatience par de nombreux lecteurs dont je fais partie. Ce nouveau livre est un recueil de trois nouvelles d'une centaine de pages chacune où à chaque fois, un personnage solitaire cherche à calmer une souffrance qui le ronge et trouver la rédemption.
    La fille du fermier nous narre le désir de vengeance de Sarah, une très jeune adolescente violée par un fils d'éleveur après une fête bien arrosée. Sarah n'a pas d'amis, ou si peu, une copine Marcia beaucoup plus délurée qu'elle et un jeune gars affligé d'un pied-bot. « Son piano était littéralement sa parole, la seule conversation qu'elle entretenait avec le monde. Son père parlait peu, et sa mère, tout occupée à trouver ce qu'elle allait répondre, n'écoutait pas. »
    Chien Brun, le retour, comme son nom l'indique nous retrouvons ici Chien Brun, l'ami Indien de l'auteur qui va et vient au gré de l'inspiration de Jim Harrison à travers son œuvre forte aujourd'hui de près de vingt-cinq livres. Aujourd'hui Chien Brun, célibataire endurci, est sorti illégalement des Etats-Unis vers le Canada avec sa nièce que les autorités veulent placer dans un foyer pour jeunes handicapés. Une épopée paillarde où l'Indien nous livre quelques secrets sur sa vie passée tout en étant à l'affût de la moindre occasion pour satisfaire sa libido débordante alors que son amie Gretchen abonnée aux plaisirs saphiques exclusivement, a jeté son dévolu sur lui pour une insémination artificielle !
    La dernière nouvelle qui donne son titre à l'ouvrage, Les jeux de la nuit est une variante du mythe du loup-garou. En voulant sauver un louveteau orphelin, un jeune garçon est mordu accidentellement par l'animal et chaque mois quand survient la pleine lune, une puissante force intérieure le ronge et le pousse dans des excès de gloutonnerie et de sexe. La solitude semble inexorable, l'obligeant à ces époques à fuir vers les grands espaces déserts des forêts et montagnes.
    Sans entrer dans les détails pour ne pas vous gâcher la lecture, disons que Jim Harrison ménage une porte de sortie plutôt optimiste à ses personnages même si l'avenir de certains ne s'annonce pas vraiment rose. Les trois textes ne sont pas du même niveau d'écriture qui va du très bon (Les jeux de la nuit) au moyen (Chien Brun, le retour), on trouve des répétitions étranges entre les textes où par exemple tout le monde écoute la même chanson de Patsy Cline, mais on se régale toujours des paysages de cette Amérique chère à l'écrivain et à notre cœur, du Montana au Texas, la nature toute puissante, la faune et la flore, les parties de pêche, les bivouacs au bords des rivières. Les préoccupations basiques de Jim Harrison sont toujours les mêmes, boire de bons coups, bien bouffer mais, et c'est là le bémol que je mettrai à ce livre, ses délires sexuels égrillards d'autrefois semblent prendre une part plus importante et frôler la pornographie, une facilité moins intéressante trahissant les fantasmes d'un vieil homme (73 ans) en difficulté de ce côté-là ? A cette heure le luron est toujours vivant et il nous offre un très bon bouquin, c'est tout ce qui compte pour nous au pays des lecteurs.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par valdemosa38, le 19 avril 2012

    valdemosa38
    Ou l'on retrouve un mythe cher à Jim Harrison: Celui du loup garou ou de l'homme loup et d'autres histoires tout aussi représentative de son monde comme Chien Brun....Ah ce Chien Brun qui fait de la méditation sans s'en rendre compte au milieu de son buisson, pensant de façon assez obsessionnelle au cul généreux de son amie Gretchel à d'autres moments...
    Un vrai plaisir pour qui aime Jim Harrison
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par jostein, le 17 novembre 2010

    jostein
    Jim Harrison nous conte ici trois histoires où la nature est omniprésente. Les nouvelles se passent principalement dans les États américains où vivent cow-boys et indiens . Les moeurs y sont assez primaires, voire bestiales.
    Dans chaque récit, le personnage principal est très attachant. On y découvre ses origines, le fait déclencheur qui va conduire sa route vers son destin, sa quête de vengeance ou d'amour.
    La première histoire est celle d'une jeune fille intelligente, amoureuse des grands espaces et des animaux qui rêve de se venger de son violeur. Son amitié pour un vieux cow-boy est très émouvante.
    Le second récit est celui d'un indien, Chien Brun, et de sa fille muette, Baie. Il a une gentillesse naturelle et une grande simplicité de vie. Il cherche l'âme soeur et sera lui aussi très déçu de perdre la garde de sa fille.
    Enfin, la dernière histoire évoque la vie d'un jeune homme devenu un loup-garou suite à des morsures d'animaux.
    J'ai été séduite par l'environnement des grands espaces, les forêts, les lacs. Les histoires sont très bien construites et les personnages sont riches et intéressants.
    La bestialité des relations humaines peut être choquante mais l'auteur ne sombre jamais dans la vulgarité et parvient à y glisser beaucoup de sensualité.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par luocine, le 24 novembre 2010

    luocine
    im Harrison a un véritable talent : celui de nous entraîner dans un ailleurs fait de grands espaces, d'une nature superbe, grandiose, majestueuse et parfois dangereuse.
    Je dois avouer que je n'ai lu que la première des trois nouvelles. Cela ne veut absolument rien dire pour la qualité des autres, simplement, j'ai du mal à lire des nouvelles du même auteur à la suite, ce sont trois univers différents qui demandent à chaque fois un effort pour entrer dans le monde mental des personnages. Elles sont liées par un cadre somptueux mais ça ne suffit pas. Ce livre étant au programme de lecture de notre club, je ne peux pas le garder trop longtemps, je reviendrai donc, vers ce recueil à un autre moment.
    La première nouvelle « La fille du fermier » est très belle, toute l'Amérique est présente dans ce récit : le retour à la nature de parents qui ne pensent pas beaucoup au bien-être de leur enfant. La personnalité d'un vieil homme qui arrivera à capter l'affection de la petite fille, les adolescents qui s'ennuient dans cette « belle » nature, et la violence d'un sale pervers. Jai été captivée par le cheminement de Sarah qui passe du désir légitime de vengeance qui risque de la détruire encore plus, à une « re »construction plus riche de sa personnalité.
    La fin est quand même très romanesque on a dû mal à croire à son amour…. mais, pourquoi pas ? Plus long qu'une nouvelle C'est un petit roman qui se termine bien. (Trop bien ?)

    Lien : http://luocine.over-blog.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Aela, le 22 janvier 2011

    Aela
    Le dernier livre de Jim Harrisson ("The farmer's daughter") (2009) . Trois nouvelles très différentes, trois personnages très contrastés: une adolescente qui cherche à se venger d'une agression commise sur elle quand elle avait 15 ans et qui retrouve la trace de son agresseur des années plus tard. le personnage principal de la deuxième nouvelle est un Amérindien, à la recherche de l'âme soeur malgré les nombreux aléas rencontrés.. et qui se bat pour préserver son droit de garde sur sa fille handicapée..et un dernier personnage, une sorte de loup-garou en proie à des crises certains soirs de pleine lune.. Une bouffée de grand air, dans les grands espaces du Montana, avec des personnages aux personnalités bien trempées, aux mains caleuses et qui se débattent dans un univers plutôt difficile....(Flammarion)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • LeSpectacleduMonde , le 14 juin 2011
    Trois récits habités par une force narrative, qui confine parfois au lyrisme, où l’auteur, explore un de ses thèmes favoris : le rapport de l’homme à la nature et à son animalité qui peut aussi bien l’élever vers une fusion mystique avec l’univers que le faire basculer dans l’horreur.
    Lire la critique sur le site : LeSpectacleduMonde

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par kathel, le 27 mars 2011

    En février 1980, Frank annonça que le grand départ aurait lieu fin avril. Il rentrait à peine du Montana, où il venait d'acheter cent quatre-vingts arpents de terres. Il fit cette déclaration avec une solennité toute militaire, comme s'il disait : "Nous partons à l'aube."
    "Super ! Nous allons vivre au pays de Dieu", s'écria l'épouse de Frank - mère de Sarah, surnommée Peps.
    "Il doit bien y avoir cent régions aux Etats-Unis qui se prennent pour le pays de Dieu", marmonna Frank au-dessus de son goulasch au boeuf extra maigre. Peps enseignait l'économie domestique quand Frank avait fait sa connaissance à la Foire de l'Ohio où il supervisait le vaste stand d'exposition de sa société d'ingénierie. L'une des raisons pour lesquelles il avait épousé Peps était que sa première femme avait été alcoolique et que Peps, venant d'une famille évangélique, ne buvait pas.
    "Moi, je compte rester ici et habiter chez Mamie, à moins que je puisse avoir un cheval et un chien sur notre ranch."
    Cette sortie interrompit brutalement le dîner, comme chaque fois que Sarah proférait l'un de ses rares ultimatums.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Corboland78, le 26 mars 2012

    Ce premier automne, nous faisions de longues virées parmi les collines des environs, cachant nos vélos avant de poursuivre à pied dans les canyons, tuant des serpents à sonnette avec la Remington de calibre .22 à un coup de Lawrence. Il achetait des cartouches bourrées de chevrotine et dégommait des cailles qu’Emelia cuisait ensuite avec habileté sur une pierre plate entourée de braises. Petit Dicky avait toujours du sel sur lui, dans une bourse fixée à sa ceinture.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par luocine, le 24 novembre 2010

    Elle sombra dans la dépression et Franck la conduisit chez un médecin d’Helena, à cent soixante kilomètres de chez eux, lequel lui prescrivit du Valium, très populaire chez les épouses de fermiers.

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par jostein, le 17 novembre 2010

    Quand nous goûtons à quelque soulagement, les aspects les plus banals de l'existence semblent parfois d'une beauté incroyable.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par jostein, le 17 novembre 2010

    Aux moments les plus imprévus nous nous demandons bien sûr qui nous sommes vraiment derrière les couches de peinture dont la culture nous a recouverts.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (10)

Videos de Jim Harrison

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Jim Harrison

Payot - Marque Page - Jim Harrison - Les Jeux de la nuit








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les jeux de la nuit par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (79)

> voir plus

Quiz