> Bertrand Ferrier (Traducteur)

ISBN : 2268069052
Éditeur : Le Serpent à plumes (2010)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Adrian a 9 ans. Il vit dans une petite ville australienne, il adore dessiner, il aime les glaces, rêve d'avoir un chien. Il a souvent peur aussi. Peur des sables mouvants, des monstres marins et de la combustion spontanée. Ses parents ont disparu. Il est élevé par un on... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Melopee, le 11 juin 2011

    Melopee
    Qu'on se le dise, ce roman je le voyais passer sur tellement de billets de blogs, qu'il ne pouvait passer entre les mailles du filet. Sans que j'aie rien eu à faire ma mère a souhaité se le procurer et j'ai donc profité de l'occasion pour y jeter un œil (même les deux et de manière assez ininterrompue).
    Un jour trois enfants Zoe, Christopher et Veronica Metford disparaissent. Ils étaient partis chercher une glace mais ne sont jamais revenus chez eux. Parallèlement nous suivons l'histoire d'Adrian, 9 ans, petit garçon aux multiples peurs qui suit les infos avec beaucoup d'attention. Il a peur des sables mouvants, des monstres marins et de la combustion spontanée. Il apprend par ce fait-divers que des enfants tout ce qu'il y a de plus normaux peuvent disparaître sans laisser de trace et de ça aussi il a peur. Plus généralement Adrian a peur de l'abandon. Il vit avec sa grand-mère Beattie et son oncle Rory. A l'école il n'a qu'un seul ami à qui il tient beaucoup, Clinton, parce qu'il sait qu'à 9 ans on a tôt fait d'être écarté d'un groupe (même petit).
    Des voisins emménagent en face de chez Adrian. Trois enfants, deux filles et un garçon viennent du jour au lendemain s'établir à deux pas de chez lui. Ils sont surveillés par un homme avec vigilence et une ombre semble planer sur la mère. Enfin cette famille, qui est une sorte d'échappatoire, semble sortie d'un autre monde. Adrian se questionne et surtout, curieux, tente d'en savoir plus... sans succès.
    Voilà pour l'ambiance du roman ! On a le cœur serré de constater que le petit Adrian a tant de peurs, qu'il a peur d'être rejeté au bout du compte. Car c'est vrai que le petit garçon n'a pas eu une enfance facile et s'intégrer à une école, un environnement c'est tout un parcours semé d'embuches pour lui.
    Outre le regard que l'on porte sur Adrian on ne peut s'empêcher de se demander ce que sont devenus les enfants Metford. Car comment toute une fratrie peut-elle se volatiliser sans que personne n'en ait été témoin (certains témoins pensent avoir vu quelque chose mais les informations restent très incertaines).
    Ma mère m'avait averti que c'était un livre assez terrible. Volontairement je ne détaille pas le terme. Une chose est sûre : pendant un certain nombre de pages je me suis demandée comment tout cela allait aboutir. Mes nerfs ont été mis à rude épreuve car une pointe de suspense, surtout quand il s'agit d'enfants, et je pars au quart de tour accrochée à mon oreiller.
    Bilan de l'affaire : j'ai refermé le livre à 1h hier mais j'ai eu le fin mot de l'histoire. Je vous souhaite d'être happé comme je l'ai été par le style implacable de Hartnett qui laisse très peu de place aux tergiversations (et c'est tant mieux).
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    • Livres 5.00/5
    Par Tomie, le 04 mars 2011

    Tomie
    Adrian a 9 ans. Il vit dans une petite ville australienne. Il a souvent peur aussi. Peur des sables mouvants, des monstres marins et de la combustion spontanée. Ses parents ont disparu. Il est élevé par un oncle presque mutique et une grand-mère autoritaire. À l'école, son meilleur ami s'appelle Clinton, même si celui-ci l'abandonne très vite pour l'"intello" de la classe. Il y a aussi ces trois enfants, qui sont partis se promener et ne sont jamais revenus... Alors Adrian se demande quel est cet homme qui vient de s'installer en face de chez lui. Et pourquoi les volets restent clos. Dans cette bourgade étouffante où rien ni personne n'est innocent, dans cette famille repliée sur elle-même et un rien bizarre, "Une enfance australienne" raconte l'histoire d'un jeune garçon solitaire mais très curieux. Peut-être un peu trop... Et on n'éprouve que de l'empathie à son égard..
    Un livre poignant à déconseiller aux âmes sensibles.
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    • Livres 3.00/5
    Par SD49, le 23 mai 2012

    SD49
    J'ai bien aimé la première moitié du livre, l'histoire d'Adrian m'a touchée, il est timoré, trop sensible et malheureux. Je m'y suis attachée, c'est bien écrit et facile à lire.
    Adrian souffre de la méchanceté des enfants et du manque de délicatesse des adultes. On vit avec lui à travers son regard d'enfant.
    Je m'y suis attachée mais je n'ai pas aimé qu'il ne réagisse pas du tout et qu'il se laisse faire, tout le temps, il se fait avoir régulièrement jusqu'à la fin d'ailleurs...
    Un avis qui est donc un peu mitigé.
    Du même auteur je n'avais pas du tout aimé Finnigan et moi.

    Lien : http://pages.de.lecture.de.sandrine.over-blog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Sidou-69, le 04 juillet 2011

    Sidou-69
    Tout d'abord, je voulais remercier J'ai Lu, mais aussi Thot, de m'avoir laissé la chance de participer à ce partenariat Smile.
    En ce qui concerne ce livre, j'ai mis beaucoup de temps à le lire ( le travail réduisant mon temps de lecture ) mais il m'a fait retrouver mon enfance ..
    Je me suis beaucoup attachée au personnage qu'est Adrian, 9 ans, qui a tout d'un enfant totalement innocent, quand on voit les peurs qu'il a, ses préoccupations & tout cela. J'ai beaucoup apprécié aussi la fratrie, qui, on peut le dire, ont un caractère assez spécial mais dont on ressent toute la gentillesse & le mal être de ces enfants ..
    Au fond, je trouve que tous les enfants se ressemblent dans ce roman, car ils vivent un peu dans « le mal », en ce qui concerne Adrian, il n'a plus de Maman, c'est sa grand mère qui s'occupe de lui, même si je n'ai pas trop aimé son caractère, on voit tout au long du roman que bien ancré au fond d'elle, elle aime Adrian du plus profond de son cœur & elle est capable de tout pour lui. Quant à la fratrie, leur maman est malade, & on voit bien dans le discours de la petite Nicole, qu'ils en souffrent tous énormément .. C'est peut-être grâce à cela que leur amitié est forte, allez savoir Wink.
    Il en est de même avec le personnage de ' La Jument ', prénommée en réalité Sandra, qui, elle aussi est en quelque sorte différente ..
    Pour parler de l'atmosphère de ce roman, je l'ai trouvé lourd, assez pesant parfois, mais tellement prenant à la fois ..
    Vraiment, c'était le premier livre que je lisais de cette auteur & cela me donne bien envie d'en découvrir d'autres.
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    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 16 juin 2011

    canel
    Partis acheter des glaces, les trois enfants Metford, âgés de cinq à dix ans, ne sont jamais revenus. L'événement, évidemment relayé par les médias, affecte Adrian. Ce jeune garçon a neuf ans, il est élevé par sa grand-mère et son oncle, et ignore pourquoi sa mère ne s'occupe plus de lui. Souvent seul, ou isolé parmi des adultes, Adrian laisse vagabonder son imagination fertile, surprend des paroles amères et destructrices de ses proches à son propos...
    Une atmosphère étrange imprègne ce roman. Tout y semble feutré, doux, mélancolique, mais aussi menaçant, à l'instar de l'environnement du jeune protagoniste timide et craintif. On sent une ombre, on attend un drame, un lien possible entre Adrian et les petits disparus. le style a beau être fluide et le texte parsemé de réflexions subtiles, c'est assez déroutant de flotter, de se sentir avancer à l'aveuglette dans le récit, comme cet enfant sans parents qui redoute l'avenir. Quoi qu'il en soit, Sonya Hartnett dépeint brillamment les peurs enfantines, ainsi que la cruauté dont sont capables les enfants, et la souffrance qu'elle peut provoquer chez les plus sensibles, les délaissés... Malgré toutes ses qualités, ce roman me laisse sur une impression mitigée, et j'attendrai un peu avant de lire d'autres titres de Sonya Hartnett, je pense.
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 16 juin 2011

    Il a fallu quelques jours à Adrian avant de prendre conscience que l'école est un long calvaire pour un enfant seul. Il n'a pas l'instinct grégaire. Il est incapable de s'intégrer à un groupe d'amis. Il pense qu'il n'a rien à leur apporter, qu'il serait un parasite et, partant, traité avec le mépris approprié. Il pense qu'il n'a rien à apporter à qui que ce soit pour une raison simple : il estime être ordinaire et ennuyeux. Rien, en lui, n'a la moindre valeur. Au moins, il est assez intelligent pour en avoir conscience. Il ne veut pas être l'un de ces ratés qui errent autour des cercles de copains, qui jouent les souffre-douleur, les esclaves ou les bouffons. Adrian préfère s'exiler de son propre chef. Seul, mais digne. Il ne sera pas blessé tant qu'il saura se protéger. Sauf que l'école est un endroit impitoyable pour un enfant rejeté. La sonnerie de midi suffisait à glacer le sang d'Adrian. L'heure de la pause était une traversée du désert interminable. (p. 137)
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  • Par Melopee, le 11 juin 2011

    Adrian regarde le ciel. Se mord la lèvre. Sent le goût artificiel des Chickadees. Les autres enfants se jaugent. La solidarité, ça compte. Seul, on n'existe pas. Ensemble, on est fort. Alors, Adrian aussi crie :
    - Saute !
    Il ne faut pas qu'on le voie se taire. Il espère que la Jument n'en fera rien. Il a conscience qu'il n'y aurait rien de pis que de voir cette fille dégingandée dégringoler du toit ; et néanmoins, il est obligé de l'encourager à se tuer, bien que les mots lui raclent la poitrine.
    - Saute ! s'époumone-t-il. Saute !
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  • Par Riz-Deux-ZzZ, le 07 octobre 2011

    Car Adrian a peur. C'est une habitude. Il a peur des sables mouvants, des raz-de-marée, de la combustion spontanée, de la nuit. Il a peur des monstres marins, des armoires, de la foule, d'être oublié, de perdre sa route. Maintenant, il a aussi peur d'une branche.
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  • Par canel, le 16 juin 2011

    Il a l'impression d'avoir passé sa vie de garde en garde, de maison en maison. Il est la bombe que l'on se lance quand on joue à la tomate, la poupée russe dont chacun enlève une enveloppe, et qui rapetisse au fur et à mesure. Il a peur de perdre la dernière couche qui le protège. Il ne veut pas savoir à quoi il ressemblera quand il sera à nu. Il ne veut pas imaginer ce qu'il éprouvera. (p. 167)

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