> Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 2702432948
Éditeur : Le Masque (2008)


Note moyenne : 2.92/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
C’est bien connu: on ne peut faire confiance à personne. Ni à un escroc installé en Floride ni à une affectueuse strip-teaseuse de troisième zone et à son dealer de petit ami à qui la belle a étouffé une demi-tonne d’herbe mexicaine. Et encore moins à l’auteur de ce pol... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par encoredunoir, le 10 décembre 2011

    encoredunoir
    Martin Brock, arnaqueur anglais de bas-étage émigré à Marrakech où il vit de ses maigres talents d'escroc et de grivèlerie, voit se profiler la perspective d'un plan de carrière un peu plus attrayant lorsqu'il rencontre Eugene Renoir, un congénère américain un peu plus doué qui lui propose de s'associer à lui. Il s'agit de mettre en place en Floride une escroquerie géante ciblant les revendeurs de pièces d'or.
    Arrivé en Amérique, Martin va rapidement déchanter. Non seulement Eugene tend à le prendre pour un larbin un peu attardé, mais en plus il va croiser Brad, plouc repris de justice fanatique des armes, et la petite amie de ce dernier, Sherry-Lee, charmante strip-teaseuse par ailleurs membre de l'Église de Jésus Christ et des Signes qui Accompagnent dont les rituels comptent, entre autres, la manipulation de serpents à la morsure potentiellement mortelle.
    Les aventures américaines de Martin Brock s'appuient sur deux ressorts classiques de la comédie. le duo dépareillé d'une part, avec un Martin dont la grande naïveté semble parfois confiner à la niaiserie confronté à un Gene manipulateur qui n'a peut-être pas totalement conscience du pouvoir de nuisance de son acolyte ; pouvoir de nuisance dont on ne sait jamais vraiment s'il est volontaire ou pas : « J'étais obligé d'admirer ce salopard, même si je commençais à le détester. Il avait allumé une Marlboro, il rayonnait, et s'il était vraiment allé au Viêtnam, j'aurais peut-être surmonté mon dégoût et je me serais considéré comme un membre de l'Agence Tous Risques. Futé, probablement », confie Martin. le regard faussement innocent du nouvel arrivant sur les travers du pays dans lequel il débarque d'autre part. Tout cela vient se greffer sur une intrigue de polar (l'escroquerie) qui n'est que prétexte aux aventures rocambolesques d'un Martin complètement déphasé et hypnotisé par la belle Sherry-Lee.
    Alligator Strip souffre sans doute d'un certain manque de rythme, s'essoufflant parfois au court d'intrigues secondaires pas forcément utiles et d'une intrigue principale un peu trop étirée, avant de se reprendre. Les personnages manquent par ailleurs légèrement d'épaisseur. Autant Martin que Gene ou Sherry-Lee auraient mérité un traitement un peu plus radical de l'auteur qui, à trop vouloir nous montrer jusqu'au bout tout ce qu'ils peuvent avoir de positif, leur confère un aspect un peu trop lisse complètement à rebours de ce qu'augurait une ouverture où la mauvaise foi le disputait au politiquement incorrect.
    En fin de compte, Alligator Strip est, malgré ces défauts, un roman plaisant à l'humour parfois ravageur. C'est que ses faiblesses sont compensées par le plaisir communicatif de conter que nous laisse ressentir son auteur ; il nous fait passer un moment qui, s'il n'est pas inoubliable, est au moins agréable.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-alligator-strip-de-chris-h..
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    • Livres 2.00/5
    Par Bill, le 04 février 2011

    Bill
    L'Homme m'a apporté ce livre la semaine dernière de la bibliothèque de son CE qui propose les livres en compétition dans le cadre du Prix du Polar SNCF.
    Et contrairement à ses deux prédécesseurs de la sélection de l'été (Versus d'Antoine Chainas et L'encombrant Mr Kitchen de Charles Higson) j'ai lu celui-ci avec plaisir ....
    L'histoire relate les aventures et mésaventures rocambolesques d'un anglais, arnaqueur à la petite semaine qui se fait repérer par un grand arnaqueur américain.
    Il quitte donc Marrakech et ses petites combines pour un été floridien où rôdent malfrats armés jusqu'aux dents, filles appétissantes, marchands de pièces d'or, amateurs éclairés numismates et ... alligators affamés !
    Un peu déjanté, comme les premiers romans de Carl Hiaasen ou le saignant "Florida Roadkill" de Tim Dorsey, ce livre a relancé chez moi cette interrogation lancinante : comment la Floride et ses paradis à la Disney devient dans la littérature d'aujourd'hui le refuge des âmes les plus tordues, et le théâtre de séries télé des plus sanglantes ... enfin pour les crimes élucidés, pas pour les actions d'Horatio Caine ... ;)
    En bref, si vous aimez lire une histoire un peu noire, avec des passages hilarants, d'autres sanguinolants, des invraisemblances à presque chaque chapitre, et un épilogue des plus surprenants ... lisez ce livre ...
    Ce n'est pas un chef-d'oeuvre, mais il fait passer un bon moment !
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    • Livres 4.00/5
    Par toto, le 20 novembre 2010

    toto
    Très bon ouvrage, tout à fait hors des chemins habituels du fait du style de l'auteur.
    Très fantaisiste, d'un humour très British, beaucoup de belles maximes, toujours très décalé.
    Mais cette exubérance, ce délire verbal, cette orgie de bons mots finissent par lasser.
    C'est dommage car en outre l'intrigue est particulièrement originale.
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    • Livres 2.00/5
    Par litolff, le 09 juin 2011

    litolff
    Un polar un peu déjanté conjuguant humour et arnaque, mené à un train d'enfer dans la Floride profonde. Pas mal !
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Citations et extraits

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  • Par toto, le 20 novembre 2010

    Selon une idée fausse très répandue, le truand ne s'intéresse qu'à l'argent facile, alors que très souvent, il cherche uniquement à fuir la pauvreté et de ce fait, il ne devrait pas être considéré comme un rapace, mais plutôt comme un corbeau dépenaillé. En tant qu'infidèle dans une ville (Marrakech) peuplée d'escrocs génétiquement modifiés, j'étais à la fois maudit et béni.
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  • Par encoredunoir, le 10 décembre 2011

    J’étais obligé d’admirer ce salopard, même si je commençais à le détester. Il avait allumé une Marlboro, il rayonnait, et s’il était vraiment allé au Viêtnam, j’aurais peut-être surmonté mon dégoût et je me serais considéré comme un membre de l’Agence Tous Risques. Futé, probablement.
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  • Par toto, le 20 novembre 2010

    L'existence était trop courte pour perdre du temps à se faire des amis.
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