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ISBN : 2290216062
Éditeur : J'ai Lu (2000)


Note moyenne : 4.22/5 (sur 167 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quatrième de couverture
" Je pleure jamais. Comme ça, personne peut me faire de mal.
- Que veux-tu dire ?
- Si je pleure pas, ils savent pas que j'ai de la peine. Alors ils peuvent pas me faire de mal. Personne peut me faire pleurer non plus. Même m... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 29 juin 2013

    LydiaB
    Pour anticiper et répondre à une question que l'on va inévitablement me poser : oui, je suis en train de lire toute la collection des livres de Torey Hayden, notamment les livres-documents (elle a également écrit trois romans).
    Torey accueille dans sa classe un petit bout de chou de six ans, Sheila. Il s'avère que ce petit être est une véritable tornade qui détruit tout sur son passage, surtout lorsqu'elle est contrariée. Si elle ne veut pas voir sa classe en feu, Torey n'a pas intérêt à lui demander d'écrire quoi que ce soit. La gamine entre alors en transe ! Mais c'est mal connaître l'éducatrice qui, si elle tombe des nues au départ, va employer l'artillerie lourde (entendez par là de la psychologie) pour essayer de faire avancer cette gamine au passé bien chargé (abandonnée sur une autoroute par sa mère, partie avec le petit frère) et au présent qui ne l'est pas moins puisqu'elle vit avec son père, attiré sensiblement par la bouteille et beaucoup moins par le ménage, dans un camp de saisonniers.

    L'enfant qui ne pleurait pas est le tout premier livre de Torey Hayden. On y découvre le dur travail d'éducatrice dans une classe spécialisée ainsi que les souffrances de ces gamins que la société rejette (ou qui s'isolent volontairement) par la faute, la plupart du temps, des adultes dont la cruauté n'a pas d'égal.

    Et si vous voulez savoir ce que sont devenues les personnes dont parle l'auteur dans ses livres, n'hésitez pas à aller visiter son site.


    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 08 septembre 2012

    fleurdusoleil
    L'enfance à la dérive, la maltraitance, les violences physiques et psychologiques sur les petits, Torey L. Hayden en a fait se cheval de bataille.
    Célèbre psychologue américaine, elle est spécialisée dans les problèmes de l'enfance inadaptée. C'est à travers l'écriture entre autre, qu'elle partage son travail avec le monde entier.
    Elle témoigne de son travail à travers plusieurs livres bouleversants.
    L'enfant qui ne pleurait pas retrace la rencontre de Torey et de Sheila, une petite fille de quatre ans abandonnée par sa mère et battue par son père. Un jour ce petit bout bascule à son tour dans la violence, qui a toujours fait partie de sa vie, et commet l'irréparable. Jugée dangereuse, Sheila doit être placée en institut psychiatrique, mais attendant une place, elle est d'abord dirigée dans la classe spéciale tenue par la psychologue.
    Les débuts de la petite dans le groupe sont chaotiques. Sheila ne connaissant que la violence, a forgé une carapace instinctive et animale. Elle fait bêtise sur bêtise et dans son regard transparait la peur et l'effroi. Pourtant Sheila refuse de montrer aux autres ses angoisses. Comme elle le dit plus tard à Torey, elle ne pleure jamais, comme ça personne ne peut lui faire mal. La faiblesse serait sa perte. Ce comportement est très choquant chez un petit bout de choux. Elle est si fragile...Torey va trouver derrière ce petit sauvageon, une petite fille brillante et à l'intelligence hors norme et va décider de l'apprivoiser et lui apprendre l'amour d'autrui.
    En entrant dans la vie de Sheila, la psychologue va découvrir une fillette débordante d'amour, un père totalement débordé et désespéré par l'abandon de son épouse, une vie trop difficile...autant d'ingrédients qui ont blessé la petite profondément.
    Ce petit roman est bouleversant. Peut-on imaginer, dans nos petites vies bien proprettes, qu'une petite fille peut commencer son chemin dans la vie en pensant que le monde ne l'aime pas et qu'elle n'est qu'un objet encombrant. Ne pas voir sourire une petite princesse blonde, la découvrir luttant sauvagement contre ses sentiments pour ne pas souffrir encore plus. Alors que dans nos foyers, les enfants rayonnent de joie, les rires illuminent nos vies et leurs facéties viennent emplir nos coeurs de joie. de lire l'histoire de la petite Sheila nous renvoie dans l'horreur de la vie. Nous n'avons pas tous la chance d'avoir eu une enfance paisible. Heureusement que des personnes comme Torey L. Hayden viennent porter leur regard sur ces enfants à la dérive. Ils apportent leurs compétences et leur amour pour tenter de les remettre dans le chemin de l'enfance. Apaisant un peu leur souffrance du mieux qu'ils peuvent, ils donnent de leur vie pour tenter de les sauver.
    En bref, ce témoignage m'a totalement bouleversée. Les larmes me sont venues des les premières phrases. La force et le courage de cette petite fille m'ont pris aux tripes. Je voulais prendre ce petit bout dans les bras et lui murmurer à l'oreille que "Tout irait mieux maintenant, qu'elle ne devait plus avoir peur".
    Je vous le conseille vivement.

    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.fr/2012/09/lenfant-qui-ne-pleurait-p..
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    • Livres 5.00/5
    Par Audreyy, le 21 novembre 2011

    Audreyy
    Un témoignage douloureux et bouleversant que j'invite tout le monde à découvrir.
    L'écriture est simple, fluide. C'est un roman aussi plein d'espoir.
    L'auteure Torey Hayden nous montre comment elle a apprivoisé Sheila, une petite fille de 6 ans au lourd passé : abandonné sur le bord d'une autoroute par sa mère, elle vit seule avec son père qui ne s'occupe pas d'elle, la bat, ne la lave pas. C'est ce passé qui a certainement engendré l'acte affreux qu'elle a commit : attaché un petit garçon de 3 ans à un arbre et mettre le feu.
    Torey qui est institutrice pour des enfants spécialisés et Sheila va se retrouver dans sa classe.
    Je sais qu'avec de tels actes, tout pousse à détester Sheila mais on ne peut résister à l'envie de s'attacher à elle.
    Un petite fille qui finira par pleurer et par rire.
    Un sublime témoignage. A LIRE !
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    • Livres 5.00/5
    Par Alexielle63, le 28 juin 2010

    Alexielle63
    Ce livre fait toujours partie de mes coups de coeur. On y voit évoluer Sheila, petit bout de 6 ans, victime de violences et qui réagit par la violence, le seul langage qu'on lui ait appris. Torey L. Hayden va devoir l'apprivoiser pour l'aider à avancer et à échapper au triste sort qui l'attend : l'hôpital psychiatrique. Je me suis attachée immédiatement à cette petite puce très courageuse, elle m'a souvent tirée des larmes. Torey est également touchante, pour sa patience, sa passion des enfants et son envie de les voir grandir, malgré leur handicap. Elle fait preuve de beaucoup d'humilité. Ce livre est rempli d'émotions. L'auteur sait admirablement bien les retranscrire! Vous n'en ressortirez pas indemne mais cela en vaut la peine, croyez-moi...

    Lien : http://lecturesdalexielle.over-blog.com/article-l-enfant-qui-ne-pleu..
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    • Livres 4.00/5
    Par yuukikoala, le 29 avril 2014

    yuukikoala
    Un troisième Torey Hayden. Un troisième où l'écriture devient une habitude, je reconnais le style, je reconnais la patte, la façon de faire, la façon de raconter, et je me rend compte que souvent les enfants ont la même réaction, mais ce n'est pas grave. Cette fois, Torey ne se contente pas de décrire tous les enfants qu'elle a dans sa classe (d'ailleurs du coup la plupart du temps j'oubliais qui étais qui....) mais bel et bien juste une petite fille assez particulière, qui n'est pas si "folle" que ça... Sheila. Cette enfant que Torey apprivoise, au fur et à mesure, et qui a de fait énormément de mal à se défaire de son institutrice. Sheila, qui a mauvais caractère et qui est certainement plus intelligent qu'elle ne le crois. Sheila qui fait de grands efforts pour s'améliorer. Mais c'est une enfant. Et les enfants font des bêtises, et surtout elle. Alors, si j'ai adoré Sheila, parfois, je ne l'aimais pas, parfois je poussais des longs soupirs parce que malgré tous les efforts de Torey, Sheila redevenait ce qu'elle était à la base. Et cette fois, l'affection que Torey Hayden se voit donner à cette enfant, devient un défaut. Et du coup, certains passages m'ont réellement fait peur, et m'ont un peu énervé. Parce que Sheil ne comprenais pas que parfois on devais se séparer des gens... Bon, avec son histoire c'est un peu logique, mais bon, sur le coup ça m'énervait un peu. Mais finalement j'ai adoré cette gamine, j'ai adoré ce livre qui m'a fait versé quelques larmes. Même s'il ne bat pas l'émotion que j'ai ressenti pour le précédent que j'ai lu de cette auteur (Les enfants des autres), il a réussi à m'émouvoir et à me donner envie de lire la suite, qui n'est mystérieusement plus édité, mais qui est tout de même trouvable, heureusement. J'ai bien aimé ce Torey Hayden, mais ce n'est pas réellement mon préféré, c'est dommage.
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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 29 juin 2013

    - Torey ?
    - Oui ?
    - Tu vas jamais me quitter, hein ?
    J'écartai sa frange de son front.
    - Un jour ou l'autre, il le faudra bien, j'imagine. Quand l'année scolaire sera finie, tu iras dans une autre classe, avec une autre institutrice. Mais pas avant, et il reste encore beaucoup de temps.
    Elle bondit sur ses pieds.
    - C'est toi, ma maîtresse. Je veux jamais en avoir une autre.
    - Je suis ton institutrice pour le moment. Mais un jour, nous ne serons plus ensemble.
    Elle secoua la tête ; son regard s'était assombri.
    - Ici, c'est être ma classe. Et je veux y rester toujours.
    - Ce n'est pas pour tout de suite, tu sais. Et quand le moment viendra, tu seras prête.
    - Pas question. Tu m'apprivoises, tu être 'sponsable de moi. Tu peux jamais me laisser, parce que tu être 'sponsable de moi pour toujours. C'est ce qui est écrit, là*, et c'est ta faute si je être apprivoisée.
    - Hé là, mon poussin ! (Je la pris sur mes genoux.) Ne te fais donc pas de mauvais sang.
    - Mais tu vas me laisser, dit-elle, d'un air plein de reproche, en fuyant mon étreinte. Comme ma maman. Et Jimmie. Et tout le monde. Mon papa aussi, il me laisserait, mais il a peur d'aller en prison à cause de ça. Il me le dit un jour. Tu être comme tous les autres. Tu me laisses aussi. Même après que tu m'apprivoises et moi je te demande rien.


    * Torey venait de lire à Sheila Le Petit Prince de Saint-Exupéry.
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  • Par tatooa2001, le 03 mars 2014

    C'était un article très court, juste quelques paragraphes coincés en page 6 sous les bandes dessinées. Il parlait d'une petite fille de six ans qui avait kidnappé un enfant du quartier. Par cette froide soirée de novembre, elle avait emmené le gamin de trois ans, l'avait attaché à un arbre d'un bosquet voisin puis avait mis le feu. L'enfant était à l'hôpital dans un état critique. La petite fille avait été appréhendée.
    Je lus l'article de l'œil indifférent dont je parcourais le reste du journal, avec un vague sentiment d'indignation sur l'évolution de la société. Plus tard, au cours de la journée, il me revint en mémoire tandis que je faisais la vaisselle. Je me demandais ce que la police avait fait de la petite fille. Pouvait-on mettre une enfant de six ans en prison ? J'eus quelques visions kafkaïennes de la gamine errant dans la vieille prison sinistre de la ville. J'y pensais d'une manière anonyme, impersonnelle. Mais j'aurais dû m'en douter.
    J'aurais dû me douter qu'aucun enseignant n'accepterait dans sa classe une élève ayant un tel antécédent. Qu'aucun parent ne voudrait que son enfant côtoie à l'école une fillette de ce genre. Que personne ne la laisserait se promener en liberté. J'aurais dû me douter qu'elle finirait par échouer dans ma classe.
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  • Par Audreyy, le 21 novembre 2011

    Comme dans l'histoire, quand le petit prince part après avoir apprivoisé le renard, en fait il restera toujours avec le renard, car chaque fois que le renard verra un un champs de blé, il pensera au petit prince. Il se rappellera combien le petit prince l'aimait. Ce sera la même chose pour nous. Nous nous aimerons toujours. C'est plus facile de se séparer ainsi, car chaque fois que l'on se souvient que quelqu'un nous aime, on ressent un peu de son amour.
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  • Par CaptainHalsey, le 06 juillet 2014

    Car si tous avaient un petit égo triste et réduit en miettes, aucun d’eux n’était fragile. Bien au contraire. Le fait qu’ils aient survécu assez longtemps pour être arrivés là où ils en étaient après les épreuves qu’ils avaient traversées, pour la plupart, était bien une preuve de force.

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  • Par benleb, le 22 juin 2013

    Extrait de la postface de l'écrivain japonais Otsuichi au manga Mad World, qu'il a scénarisé :

    J'ai lu les récits de Torey Hayden au point que n'importe qui en aurait la nausée. Mais après les avoir digérés, j'étais déprimé après l'idée que j'avais tout lu. Qu'allais-je désormais pouvoir lire de plus intéressant pour le reste de ma vie ? Au final, j'ai pris la décision de relire ses œuvres tous ans. A l'occasion de mon anniversaire. J'ai respecté mon engagement pendant deux ans puis j'ai trouvé la force de passer à autre chose.
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