> Sylvie Schneiter (Traducteur)

ISBN : 2258088887
Éditeur : Les Presses De La Cite (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Imaginez qu’avant de pouvoir rentrer chez vous, vous soyez obligé de faire le tour du bâtiment afin de vérifier que tout est normal. Imaginez qu'une fois dans le hall de votre immeuble, vous deviez vérifier six fois que la porte d’entrée est bien fermée. Une, deux, troi... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (29)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Soundandfury, le 27 avril 2011

    Soundandfury
    Pourquoi faut-il toujours que mes coups de coeur commencent par un malentendu? le mot thriller ne figure pas sur la couverture mais l'illustration est telle... Et la petite phrase "Un simple coup de téléphone. Et le cauchemar recommence"...
    Il m'est donc arrivé exactement la même chose qu'avec un autre excellent roman, La théorie des six: à trop vouloir s'annoncer comme thriller (sans préciser "psychologique"), le livre m'a trompée. Donc, j'ai eu du mal à entrer dedans.
    D'autant que les sauts chronologiques toutes les trois pages sont toujours un cauchemar pour moi...
    J'ai dû passer par une assez longue phase d'attente (de rebondissements, de crimes, d'actions, que sais-je...) puis de déception (quand j'ai compris qu'il n'y en aurait pas, ou pas comme je les attendais) puis enfin j'ai pu aimer ce livre comme il le mérite!
    Construit sous la forme d'une sorte de journal intime, le roman fait alterner des passages "avant" et das passages "après" de la vie de Cathy, une jeune britannique.

    Elle était extravertie, aimait sortir avec ses amies, boire beaucoup, coucher avec des inconnus (là, il faut comprendre qu'elle allait bien... je sais, c'est une curieuse conception de l'équilibre mental mais enfin... Elle est jeune...)
    A présent, elle n'a plus aucune vie sociale. Avant d'aller travailler, elle doit passer deux heures à vérifier sa porte d'entrée. Elle ne supporte plus le rouge, ne sort pas faire ses courses n'importe quel jour: elle souffre de tocs qui l'handicapent lourdement. (là, oui, en comparaison, on comprend qu'abandonner un slip par soir dans des toilettes de bars c'était la belle époque).
    Entre ces deux périodes, il y a sa rencontre avec Lee. Homme charmant, parfait, idéal, beau comme un dieu, qui suscite l'envie des copines, qui apporte le petit déjeuner au lit... Et qui va mettre un certain temps à révéler sa vraie nature.

    Ce roman est une pure merveille... D'un côté on suit Cathy qui lutte pour s'en sortir et retrouver une vie normale et de l'autre, on avance très lentement dans la compréhension des causes de son état actuel. Et là... ça sonne affreusement juste. Cela fait quelque chose, croyez-moi, on souffre avec elle. Injustice de la situation, incompréhension des proches, peur... Rien ne nous est épargné.
    La construction de l'intrigue en elle-même est impeccable, avec une pression qui va en augmentant. La preuve, j'ai commencé la lecture de mon côté du lit et pendant les dernières pages, j'ai lentement mais sûrement rampé vers la gauche du lit, dévolue à Amour. Comme au ciné quand j'ai peur!
    Il y a véritablement du suspense, l'appellation thriller n'est donc pas complètement usurpée... C'est captivant, fascinant, terrible... Mais surtout pas triste ou déprimant, écueil qui n'était pas simple à éviter avec ce genre de sujet!
    J'admire. D'un point de vue de non-auteure qui voudrait bien l'être...
    J'adore. Je le redis au cas où vous commenceriez par la dernière ligne.

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/04/27/le-monstre-dans-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par verobleue, le 07 avril 2011

    verobleue
    Dans le cadre de la dernière édition spéciale de Masse Critique et des éditions Presses de La Cité, j'ai eu le bonheur de recevoir ce livre.
    C'est le premier livre d'Elisabeth Haynes, anglaise et analyste criminelle. L'auteur y aborde plusieurs sujets : je ne vais pas trop dévoiler et vous les laisser découvrir.
    En 2004, à Lancaster, dans le Nord de la Grande-Bretagne, Catherine Bailey a été renversée par un tsunami de violence.
    Nous voilà en 2007 à Londres, on retrouve Catherine. Elle a survécu.
    Comment est-elle parvenue à se relever, à vivre sans ressentir la peur, l'insécurité? Son arme, c'est vérifier. Pas une, pas deux, pas trois mais au moins six fois, les portes, les fenêtres, les rideaux, les couverts et tant d'autres choses dans chaque pièce de son appartement, selon un schéma préétabli, en respectant bien les temps d'arrêt, les pressions de la main, les directives qu'elle s'est imposée et ce pour ressentir un sentiment de sécurité aussi ténu soit-il. C'est ce qu'on appelle les TOC : troubles obsessionnels compulsifs.
    L'auteur passe d'une période à l'autre, en alternance et en suivant la même ligne de temps avec les saisons, les fêtes. Tout au long du livre, on apprend à connaître Catherine, l'ancienne, indépendante, fêtarde, collectionnant les amants d'un soir et la nouvelle Catherine, terne, habitée par ses fantômes, fatiguée par ses tocs, bien consciente de son état mais incapable d'y mettre fin.
    Tout au long des journées qui passent, on comprend le piège qui se referme sur elle en 2004 et sa volonté de s'en sortir en 2007.
    Difficile d'arrêter de lire, l'angoisse monte au fur et à mesure des pages.
    L'intrigue est bien ficelée, le livre est agréable à lire et c'est une réussite. J'attends le suivant !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Tchippy, le 10 avril 2011

    Tchippy
    Tout d'abord, merci à Babelio et aux Presses de la Cité pour m'avoir gracieusement envoyé ce livre.
    Le résumé m'avait accrochée, et au final, je ne suis vraiment pas déçue ! On suit le quotidien de Catherine, une jeune femme qu'on comprend traumatisée et fragile, qui souffre de TOC et est pour ainsi dire asociale.
    Il faut faire attention aux dates : on suit Catherine, certes, mais on la suit à deux périodes de sa vie, quand elle était normale et fêtarde, une évaporée dont on se demande quel est le but dans la vie, puis cinq ans plus tard, blessée, meurtrie, traquée.
    La différence entre ces deux Catherine est telle qu'au début j'ai cru avoir affaire à deux personnages différents, mais il s'agit bien de la même personne. Simplement, il s'est passé quelque chose entre-temps…
    C'est là qu'on tente de définir ce qui lui est arrivé, à l'aide de flashes-back, on sent la menace se préciser au fil des pages… Alors que dans le même temps, elle apprend à se débarrasser de ses TOC et de son sentiment d'insécurité des années plus tard, juste quand le danger refait surface. Cette fuite en avant est son ultime échappatoire face à la folie d'un homme…

    Au cours de ma lecture, je me suis souvent fait la réflexion que ce roman m'apparaissait comme des lacets d'une chaussure de randonnée. Étonnante métaphore, n'est-ce pas ?
    C'est que le présent et le passé, ces deux Catherine, se croisent et se décroisent, s'éloignent et se rapprochent sans jamais vraiment se toucher, jusqu'au final, où, nœud oblige, elles se fondent l'une dans l'autre pour ne plus se quitter.
    Un seul reproche à faire : les scènes de violence et de sexe de plus en plus présentes dans le roman. Souvent combinées, d'ailleurs. Je comprends que leur présence se justifie par le sujet du roman – entre autres, les violences conjugales – mais du coup ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains.

    Pour un premier roman, Elizabeth Haynes démontre une étonnante maîtrise des mots et de la psychologie des personnages, pour nous offrir un thriller qui frise le roman d'épouvante.
    En lisant, j'ai souvent eu l'impression que plus la violence se faisait le pain quotidien de la Catherine du passé, et plus la Catherine du présent apprenait à dominer ses peurs, plus c'était moi, la lectrice, qui se sentait menacée… Étrange transfert d'émotions que celui qui s'effectue de roman à lecteur, rare, mais qui existe, la preuve ! Un stylo tombant de mon bureau m'a fait bondir au plafond, et j'ai pratiquement dû me retenir de ne pas vérifier que la porte de ma chambre était bien fermée…
    Affaire à suivre !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par liliba, le 18 août 2011

    liliba
    Chacun de nous a ses petites manies, ses lubies et ses gestes répétitifs qui rassurent. Mais chez Cathy, c'est bien plus que cela, quasiment des TOC et dès le début du roman on prend pitié de cette pauvre jeune femme empêtrée dans ses terreurs et qui n'arrive à juguler ses angoisses qu'en reproduisant maintes fois les mêmes gestes, les mêmes vérifications. On comprend assez vite que Cathy est terrorisée à l'idée qu'on puisse s'introduire chez elle et que, si parfois elle semble vraiment folle, ces manies ne sont en fait établies que pour qu'elle arrive à se calmer, avoir un semblant de vie normale. Plus que de la paranoïa, on sent que ses terreurs ont un véritable fondement, une raison secrète qu'elle même semble totalement occulter. Que lui est-il arrivé pour qu'elle soit ainsi, à vérifier 10 fois la fermeture de la porte de l'immeuble ou de l'appartement, ou bien la fenêtre déjà cadenassée des toilettes, à compter et recompter et ranger dans le bon ordre les couverts dans les tiroirs de la cuisine, à se tordre d'angoisse et dans les larmes dès qu'un évènement extérieur intervient dans sa vie bien réglée, comme ce nouveau voisin qui vient toquer à sa porte ?

    Par comparaison, Catherine semble bien superficielle. Sa vie, une succession de sorties tardives dans les boites de nuit ou les bars, de rencontres avec des hommes de passage, de beuveries avec ses amies, parait bien creuse et futile. Elle est jeune, certes, et jolie également, mais on ne se prend pas d'amitié pour elle, on l'observe un peu de loin en pensant "toi, ma cocotte, si tu continues comme ça, tu finiras mal, ou bien il va t'arriver des histoires, tu vas faire de mauvaises rencontres..." Et on n'a pas tort.

    Elizabeth Haynes, à travers ce roman, nous emmène dans un thriller psychologique haletant, qui ne vous laissera pas de répit tant que vous n'aurez pas eu le fin mot de l'histoire. Cathy et Catherine ont-elles un lien entre elles, seraient-elles une seule et même personne ? L'auteur nous ballade dans notre angoisse, qui monte au fil des pages pour finir en apothéose et en terreur pure. Car c'est dans l'horreur totale que nous sombrons bientôt, quand au fil des chapitres on comprend ce qui lie les deux jeunes femmes.

    Le beau Lee, charmant, prévenant, amoureux, mais également mystérieux est-il bien l'homme de la vie de Catherine, celui avec lequel elle s'installera ? Sous le charme, elle succombe à la passion, mais ne peut cependant se retenir de se poser quelques questions. Un sixième sens lui indique que cet homme, dont ses amies sont jalouses tant il ressemble à l'homme idéal, n'est peut-être pas totalement celui dont il donne l'image. Mais jamais, jamais elle n'aurait pu imaginer ça...

    J'ai dévoré ce roman en deux tous petits jours, tant j'ai été happée par l'histoire, bien que j'aie eu un peu de mal au début avec les dates et les deux personnages de femmes et que je n'ai compris les deux premiers chapitres qu'à la fin de ma lecture (mais c'est fait exprès, bien sûr). le suspense va crescendo et l'angoisse monte, monte...

    Sans trop vous dévoiler de l'histoire (mon Dieu, qu'il est difficile de chroniquer un polar, sans en dire trop !), je peux vous glisser qu'il s'agit ici de harcèlement, de violence psychologique portée à sa plus forte extrémité, sa folie totale. Cette ombre au dessus de Cathy-Catherine, c'est cette personne qui sans cesse la surveille, l'épie, la manipule, à tel point qu'elle en devient une marionnette et perd toute notion de sa propre personnalité. C'est terrible. D'autant plus qu'à mon avis, cela doit exister.

    A lire !


    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2011/05/12/index.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par liliba, le 16 mai 2011

    liliba
    Chacun de nous a ses petites manies, ses lubies et ses gestes répétitifs qui rassurent. Mais chez Cathy, c'est bien plus que cela, quasiment des TOC et dès le début du roman on prend pitié de cette pauvre jeune femme empêtrée dans ses terreurs et qui n'arrive à juguler ses angoisses qu'en reproduisant maintes fois les mêmes gestes, les mêmes vérifications. On comprend assez vite que Cathy est terrorisée à l'idée qu'on puisse s'introduire chez elle et que, si parfois elle semble vraiment folle, ces manies ne sont en fait établies que pour qu'elle arrive à se calmer, avoir un semblant de vie normale. Plus que de la paranoïa, on sent que ses terreurs ont un véritable fondement, une raison secrète qu'elle même semble totalement occulter. Que lui est-il arrivé pour qu'elle soit ainsi, à vérifier 10 fois la fermeture de la porte de l'immeuble ou de l'appartement, ou bien la fenêtre déjà cadenassée des toilettes, à compter et recompter et ranger dans le bon ordre les couverts dans les tiroirs de la cuisine, à se tordre d'angoisse et dans les larmes dès qu'un évènement extérieur intervient dans sa vie bien réglée, comme ce nouveau voisin qui vient toquer à sa porte ?
    Par comparaison, Catherine semble bien superficielle. Sa vie, une succession de sorties tardives dans les boites de nuit ou les bars, de rencontres avec des hommes de passage, de beuveries avec ses amies, parait bien creuse et futile. Elle est jeune, certes, et jolie également, mais on ne se prend pas d'amitié pour elle, on l'observe un peu de loin en pensant "toi, ma cocotte, si tu continues comme ça, tu finiras mal, ou bien il va t'arriver des histoires, tu vas faire de mauvaises rencontres..." Et on n'a pas tort.
    Elizabeth Haynes, à travers ce roman, nous emmène dans un thriller psychologique haletant, qui ne vous laissera pas de répit tant que vous n'aurez pas eu le fin mot de l'histoire. Cathy et Catherine ont-elles un lien entre elles, seraient-elles une seule et même personne ? L'auteur nous ballade dans notre angoisse, qui monte au fil des pages pour finir en apothéose et en terreur pure. Car c'est dans l'horreur totale que nous sombrons bientôt, quand au fil des chapitres on comprend ce qui lie les deux jeunes femmes.
    Le beau Lee, charmant, prévenant, amoureux, mais également mystérieux est-il bien l'homme de la vie de Catherine, celui avec lequel elle s'installera ? Sous le charme, elle succombe à la passion, mais ne peut cependant se retenir de se poser quelques questions. Un sixième sens lui indique que cet homme, dont ses amies sont jalouses tant il ressemble à l'homme idéal, n'est peut-être pas totalement celui dont il donne l'image. Mais jamais, jamais elle n'aurait pu imaginer ça...
    J'ai dévoré ce roman en deux tous petits jours, tant j'ai été happée par l'histoire, bien que j'aie eu un peu de mal au début avec les dates et les deux personnages de femmes et que je n'ai compris les deux premiers chapitres qu'à la fin de ma lecture (mais c'est fait exprès, bien sûr). le suspense va crescendo et l'angoisse monte, monte...
    Sans trop vous dévoiler de l'histoire (mon Dieu, qu'il est difficile de chroniquer un polar, sans en dire trop !), je peux vous glisser qu'il s'agit ici de harcèlement, de violence psychologique portée à sa plus forte extrémité, sa folie totale. Cette ombre au dessus de Cathy-Catherine, c'est cette personne qui sans cesse la surveille, l'épie, la manipule, à tel point qu'elle en devient une marionnette et perd toute notion de sa propre personnalité. C'est terrible. D'autant plus qu'à mon avis, cela doit exister.
    A lire !


    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2011/05/12/21009304.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (14)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par verobleue, le 03 avril 2011

    Autant de rituels rassurants. Les images de ce qui m'est arrivé ou de ce qui risque de m'arriver défilent jour et nuit dans mon cerveau. On dirait que je regarde indéfiniment un film d'horreur, toujours en proie à la même terreur. Le seul moyen de m'en débarrasser, et encore pendant peu de temps, c'est de tout vérifier comme il faut, en suivant l'ordre et le rythme requis. Si je franchis la porte, sûre que tout est en ordre dans l'appartement, je n'éprouverai rien de plus qu'un vague malaise. Comme si quelque chose clochait, mais que je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Mais, le plus souvent, même si j'ai procédé à une inspection en règle, je passe le reste de la journée à me ronger les sangs, imaginant ce qui a pu se produire chez moi en mon absence. Et de la même manière, si je ne rentre pas tous les soirs par un chemin différent, je suis persuadée que je serais suivie. Vous voyez le tableau, ce n'est pas brillant.
    Quel que soit la nature de ce mal, il m'a envahie, et pour de bon. De temps en temps, j'instaure un nouveau rituel. [...]Evidemment, je préfèrerais m'en passer, sauf que je suis incapable de me maîtriser. Je vais de plus en plus mal.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par verobleue, le 03 avril 2011

    Hier soir, alors que je m'apprêtais à me coucher, j'ai commis l'erreur de procéder à une ultime vérification. C'était comme un plaisir coupable que j'allais m'autoriser pour me sentir complètement en sécurité avant de m'endormir. Une mauvaise idée, d'autant que j'avais le ventre vide et peu dormi plusieurs nuits de suite. Je suis retombée dans le piège. A chaque contrôle, je ne respectais pas l'ordre, je perdais le compte, je ne gardais pas la main assez longtemps sur la poignée. Ce n'était jamais comme il fallait.
    Et je recommençais...A 1 heure du matin, j'ai pris une douche pour tenter de me réveiller un peu. J'en suis sortie grelottante. Après avoir enfilé un tee-shirt et un pantalon de survêtement , j'ai recommencé par la porte de l'appartement. Ca n'allait toujours pas. J'ai fini accroupie devant la porte, la tête sur les genoux, tremblante, secouée de sanglots si bruyants que je n'ai pas entendu Stuart monter.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Tchippy, le 05 avril 2011

    Jusqu’à récemment, je trouvais que les femmes qui se laissaient maltraiter étaient des imbéciles. Après tout, il devait y avoir un moment où on se rendait compte que ça dérapait et où on se mettait à avoir peur de son partenaire. Et là, il fallait rompre, se tailler. Pourquoi rester ? Les femmes que j’avais vues à la télé et ou dont j’avais lu les interviews dans des magazines expliquaient que « ce n’était pas aussi simple », et moi je me disais que oui, ça l’était.
    À présent je les comprenais. Ce n’était pas simple de rompre. J’avais essayé et commis l’erreur de renouer avec Lee. Être encore amoureuse de lui, de son côté vulnérable encore enfoui quelque part, n’était pas la seule raison ; je redoutais par-dessus tout ce qu’il risquait de me faire si je le provoquais.
    Il ne s’agissait plus de rompre, il s’agissait de fuir.
    De sauver ma peau.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par verobleue, le 03 avril 2011

    On en rêve depuis toujours, non? D'un homme qui te regarde au fond des yeux. Qui poiraute devant les chiottes jusqu'à ce que tu en sortes. Merde, Catherine, on a beaucoup trop pris l'habitude de mecs qui sont tout sauf passionnés. Qui s'en tapent. Lee, c'est le contraire, tu es la prunelle de ses yeux. Pour lui, tu es ce qu'il y a de plus important au monde. C'est extraordinaire de t'être dégoté un type pareil, t'en as conscience?

    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par verobleue, le 03 avril 2011

    La raison de ma mauvaise humeur m'échappait. [..]
    Etait-ce dû à sa remarque sur les femmes qui aimaient être brutalisées? J'ai eu beau la retourner dans ma tête, je n'ai pas ressenti la moindre étincelle de colère.D'autant qu'il n'avait peut-être pas tort. Même si je n'y avait pris aucun plaisir, il n'était pas exclu que je réagisse différemment dans d'autres circonstances.
    Non, en fait, c'était l'impression que Lee prenait le pouvoir.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Elizabeth Haynes

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Elizabeth Haynes


La chronique de Jean Casel - Comme ton ombre
Si vous êtes fan de livres qui font peur, notre chroniqueur-libraire Jean Casel a un thriller fait pour vous... "Comme ton ombre" de Elisabeth Haynes aux éditions Presses de la Cité a tous les ingrédients pour vous plaire : suspense psychologique, peur, harcèlement... Regardez la chronique de Jean Casel... La présentation du livre "Comme ton ombre" par l'éditeur : Imaginez qu'avant de pouvoir rentrer chez vous, vous soyez obligé de faire le tour du bâtiment afin de vérifier que tout est normal. Imaginez qu'une fois dans le hall de votre immeuble, vous deviez vous assurer six fois que la porte d'entrée est bien fermée. Un, deux, trois, quatre, cinq, six. Et que si vous êtes interrompu en plein rituel, il faille tout recommencer. Imaginez que, arrivé dans votre appartement, vous tourniez la poignée de votre porte six fois dans un sens, puis six fois dans l'autre pour vous sentir en sécurité. Que vous restiez plusieurs minutes derrière la porte, à l'affût du moindre bruit dans la cage d'escalier. Et que, tous ces contrôles effectués, vous commenciez une ronde chez vous. Fenêtres, rideaux, tiroirs, tout doit passer au crible de votre attention. Imaginez aussi que vous ne puissiez faire les courses que les jours pairs et pratiquer un sport les jours impairs, mais à condition que le ciel soit nuageux ou qu'il pleuve. Bienvenue dans l'univers paranoïaque de Cathy, une jeune Anglaise à qui la vie souriait jusqu'à ce qu'un soir elle fasse une mauvaise rencontre... Vous pouvez ...








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Comme ton ombre par :

  • Mail
  • Blog

Lire un extrait

Autres livres de Elizabeth
Haynes(2) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (71)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz