> Claude Demanuelli (Traducteur)
> Jean Demanuelli (Traducteur)

ISBN : 9782070771783
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Jenny quitte son Angleterre natale et les froides réalités du Nord pour découvrir le Sud et les charmes de Naples. Elle va faire la connaissance d’une écrivaine, la belle et talentueuse Giaconda, et de son amant, Gianni, un metteur en scène romain. Mais à partir de ce t... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 27 juin 2011

    litolff
    Étrange histoire que celle de cette jeune anglaise repliée sur elle-même, mal dégrossie et mal à l'aise qui débarque à Naples dans les années 60 pour y travailler, laissant en Angleterre un frère adoré et une belle-soeur petit-bourgeoise 100% britannique.
    Elle y rencontre Giocconda, splendide Napolitaine volontaire mais curieusement soumise à Gianni, son amant imprévisible qui oscille entre la tendresse la plus désarmaples,et une cruelle ironie sentimentale. Ils seront les mentors ,de Jenny dans cette ville sublime, ruinée, sale, populaire, aristocratique et envoûtante qu'est Naples dans les années 60. Jenny y fait l'expérience d'un nouvel attachement, progressivement envoutée par les sortilèges de la ville, perdra peu à peu son ingénuité et se "découvrira ".
    Un roman tout en finesses psychologiques
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Juliette Einhorn pour le Magazine Littéraire

    Si tous les chemins mènent à Rome, Jenny, jeune Anglaise installée en Italie à la fin des années 1950 pour traduire un rapport de l'armée de l'air, ne pourra revenir désormais que de Naples. Car la poignée de sa... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 21 septembre 2010

    Pour atteindre l'appartement, il fallait entrer par un autre bâtiment, situé un peu plus haut sur la colline et à l'arrière. De là on descendait à travers le rocher, au moyen d'un minuscule ascenseur qui avait tout d'un d'une bathysphère, et qui vous déposait à l'entrée d'un long couloir grossièrement taillé à même la roche, peint et carrelé en rouge foncé. Le couloir en question pouvait être éclairé au moyen d'une série d'interrupteurs dont la séquence, réglée sur une minuterie qui vous imposait une succession de bonds précipités, n'était pas sans apporter une touche de claustrophobie assez excitante. Cette voie souterraine passait sous la Via Posillipo et traversait le minuscule promontoire dont ma villa formait la proue. Elle se terminait par une volée de marches raides et une petite grille au-delà de laquelle on découvrait la lumière, le ciel et la mer.
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  • Par litolff, le 21 septembre 2010

    Dans ces bâtiments et ceux des alentours, des milliers de membres du personnel de l'OTAN et leurs familles vivaient leur période d'exil, n'attendant rien de l'Italie ni de sa langue, s'échangeant des babioles défraîchies censément chargées de la magie de la mère patrie, recréant une existence antérieure à partir des rayons du magasin de l'armée, jusqu'au moment où il leur incomberait - sur d'autres rivages non moins étrangers - de parler avec nostalgie et autorité de la baie de Naples.
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  • Par litolff, le 25 septembre 2010

    Prise dans un premier temps comme un simple symptôme du sirocco, la pluie était désormais attribuée à la bombe atomique, comme si un phénomène aussi exaspérant ne pouvait qu'être l'oeuvre de l'homme. A la mi-mai, les Britanniques firent obligeamment exploser une bombe à hydrogène dans le Pacifique, ce qui - même si l'évènement ne se produisit qu'après plusieurs semaines de pluie - apporta de l'eau au moulin des partisans de la théorie de la bomba atomica.
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  • Par litolff, le 21 septembre 2010

    Il y avait un petit écriteau : NE PAS TOUCHER SVP ; c'est plutôt aux tableaux qu'on devrait interdire de toucher le spectateur.
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  • Par litolff, le 25 septembre 2010

    Gianni, en les regardant, remarqua tristement : "Quand les Italiens se mettent à être bêtes, ils font mieux que n'importe qui."
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