> Yi Jin (Éditeur scientifique)
> Qiang Dong (Traducteur)

ISBN : 287730275X
Éditeur : Editions Philippe Picquier (1998)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Entrée dans la Cité Interdite à treize ans, mariée "en cadeau" à un eunuque à dix-huit ans, He Rong Er servit la dernière impératrice de Chine jusqu'à la fin de son règne. Après la chute du régime impérial, elle travailla jusqu'à la fin de sa vie comme femme de ménage. ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Ikebukuro, le 19 novembre 2011

    Ikebukuro
    Un livre particulier dans sa construction et dans son propos puisqu'il s'agit du récit biographique de celle qui fût une Dame de cour de l'impératrice Cixi à l'intérieur de la Cité Interdite. Un univers fermé, codifié à l'extrême et où rien n'est laissé au hasard ou à l'improvisation. le moindre geste est soumis à la tradition et ne doit en aucun cas être modifié sous peine de sanctions immédiates. Ceci est le récit d'une vie passée au rythme des saisons, des cérémonies et du bon vouloir ou de l'humeur de l'impératrice. Ce livre s'articule sous forme de petits chapitres très courts, à peine une page pour certains, qui nous décrivent sous une forme particulièrement riche et imagée les coutumes, les repas, les différents moments de la journée, les croyances… de tous ces personnages qui vivent et travaillent à l'intérieur de la Cité Interdite. C'est un récit passionnant, drôle parfois et particulièrement émouvant car on ressent à travers les mots de cette femme une tristesse infinie et une solitude poignante, une vie hors du temps et du monde et malgré tout des moments heureux, des petits bonheurs partagés et un dévouement extrême à l'impératrice Cixi.
    On connaît très mal cette vie à l'intérieur des palais, car le quotidien du personnel de cour était soumis à la loi du silence, c'est une vie entre parenthèse, entièrement dévouée à l'impératrice ou à l'empereur et certaines étaient prisonnières à vie de cette haute muraille violette et rouge. Les descriptions faites dans ce livre, du quotidien, des vêtements, de la nourriture ou des cérémonies, sont surprenantes et tellement plus incroyables que ce que l'on pouvait imaginer. Je suis allée constamment d'étonnements en surprises, j'ai découvert ce qu'était "la maison des mandarins", "la lettre du bien-être", "la fabrication du fard rouge" avec tant de petits détails et de précisions… Ce livre est un vrai régal car on accède par la petite porte à l'une des personnes les plus mystérieuses et controversées, l'impératrice douairière Cixi qui régna d'une main de fer sur la Chine, réputée pour ses caprices, son intransigeance et sa dureté.
    J'ai beaucoup aimé ce témoignage d'un monde inaccessible, récit d'une richesse époustouflante, d'une tradition pesante et de règles si lourdes qui se lit comme un roman. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde malgré les descriptions minutieuses des pratiques de cour ou des rituels qui peuvent nous sembler tellement dérisoires… Une histoire particulièrement émouvante puisqu'elle marquera aussi la fin d'une époque et sauvera de l'oubli des traditions à jamais disparues.
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    • Livres 4.00/5
    Par beeshop, le 19 décembre 2008

    beeshop
    « Je suis tombée du ciel. Seulement, au lieu de mettre pied à terre, j'ai atterri directement dans les latrines ». C'est ainsi que He Rong Er, ancienne dame de la cour impériale chinoise, résume sa vie. Entrée à la cour à treize ans, elle a servi l'impératrice Cixi vers la fin de son règne.
    Ce livre est né de la rencontre de He Rong Er et d'un jeune chinois, Jin Yi, alors étudiant en Histoire à l'université de Pékin. « J'écoutais la vieille dame me raconter son passé comme s'il s'agissait de légendes lointaines oubliées. Lorsque je l'avais rencontrée, elle était déjà une vieille femme aux joues plissées et aux cheveux blancs. Elle s'appelait He. »
    Ces femmes inaccessibles évoluaient dans une cité fermée au monde extérieur, assujetties au pouvoir d'un empereur ou d'une impératrice.
    Le mystère de la Cité Interdite a suscité de tout temps la curiosité. Les « mémoires d'une dame de cours » constituent un document qui nous permet aujourd'hui de pénétrer la palais.
    He Rong er a conté oralement sa propre vie et celle, quotidienne, des dames de cour, consacrant une grande part de son récit à l'impératrice Cixi. On découvre comment elles travaillaient, s'habillaient, se nourrissaient. On apprend les goûts, les manies, les exigences des empereurs et impératrices.
    Ce livre nous entraine dans un voyage codifié où chaque action, chaque geste est réfléchi, a un sens. La lecture laisse une impression d'un contrôle de soi et de ses gestes permanent, presque oppressant. Mais nous partons également dans un voyage féerique à travers les mythes et croyances, nous découvrons une vie organisé pour cohabiter avec les esprits et les Dieux.
    Construite en 1420 sous la dynastie des Ming, cette étonnante et mystérieuse architecture qui abrita vingt-quatre empereurs resta inaccessible pendant cinq cents ans. La partie antérieure fû ouverte au public en 1914, puis en 1924 la partie postérieure, où vivaient les empereurs et impératrices.


    Lien : http://mespetitesidees.wordpress.com/2010/10/03/memoires-dune-dame-d..
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    • Livres 3.00/5
    Par Nanne, le 22 janvier 2009

    Nanne
    He Rong Er est entrée à l'âge de treize ans comme dame de cour de l'impératrice douairière Cixi. Elle passera sa vie à servir cette impératrice énigmatique derrière les murs "rouges et violets" de l'antique Cité Interdite. Offerte en cadeau à un eunuque à dix-huit ans, He Rong Er finira sa vie comme modeste femme de ménage à la chute de l'empire. C'est de cette façon que l'auteur, alors jeune étudiant en histoire, fera la connaissance de cette dame de cour indiscrète, ne sachant ni lire, ni écrire, mais à la langue bien pendue et aux souvenirs vivaces et très fournis. Grâce à cette honorable vieille dame, le lecteur peut ainsi découvrir le quotidien, l'intimité et les détails de cette vie interdite au public qui se cachaient derrière les hauts murs de cette cité mystérieuse et séculaire.
    La tradition de la cour impériale voulait que chaque dame de cour soit d'origine mandchou. De même, les eunuques ne devaient être que des Han, vrais chinois.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/01/sous-les-ors-du-pa..
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 12 juillet 2011

    Ainsi, en toutes saisons, le palais entier embaumait de parfums exquis et rafraîchissants. En été, l'arôme délicieux traversait les rideaux de bambou et flottait longtemps sous les toits de la longue galerie. Nous respirions profondément, et les effluves pénétrants de ces fruits exotiques nous envahissaient d'une sensation savoureuse, unique. En hiver, une odeur agréable, légèrement sucrée, mêlée à une chaleur chatouillante, caressait le visage, et tout le corps s'imprégnait d'une douceur languissante. C'était la saveur du palais des Beautés. Une saveur secrète.
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  • Par Nanne, le 12 juillet 2011

    Pour nous faire belles et nous distinguer les unes des autres, nous jouions sur nos revers de cols, nos ourlets de manchettes, nos bas de jambes de pantalon, nos chaussures aux empeignes brodées. Mais nous devions malgré tout rester très limitées dans notre coquetterie.
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