> Philippe Giraudon (Traducteur)

ISBN : 207030258X
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 252 notes) Ajouter à mes livres
Au XIVe siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit au sein d'une communauté paisible qui condamne la violence, mais elle est massacrée par les hommes d'Iida, chef du clan des Tohan. Takeo, sauvé par sire Shigeru, du Clan des Otori, se trouve plongé ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Le silence du Rossignol constitue le premier tome d'un triptyque, dont le 4ème tome vient de sortir. Il est effectivement annoncé sur ce bouquin qu'il s'agit de la première partie d'une trilogie. L'auteur aurait-elle difficile de se détacher de son univers? La lecture de la suite de ce roman épique me le dira...Lian Hearn nous plonge dans un monde imaginaire calqué sur le Japon féodal. Les Terres sont partagées en tribus ou clans. On y trouve des seigneurs et des serviteurs. L'atmosphère est lourde, baignée dans l'horreur des guerres et des massacres, même si parfois un petit oiseau coloré, un bout d'espoir illumine l'histoire.Takéo a 15 ans, il vit dans un village paysible où la paix est bien établie. Mais un jour, alors qu'il revient d'une ballade, il retrouve les maisons enflammées et une odeur de sang plane. Il découvre enfin les membres de sa famille assassinés et se retrouve face à face avec l'auteur de ces meurtres, Iida, maître du clan Tohan. Alors que le sabre de ce dernier va s'abattre sur le jeune garçon, Iida est désarçonné et tombe à terre. Takéo en profite pour filer. Pourchassé jusque dans les montagnes, Takéo va faire la rencontre de Shigeru Otori qui va le sauver d'une mort imminente. A partir de ce moment, leurs destins sont liés.Le type de lecture n'est pas sans rappeler l'héroic-fantasy de Tolkien, mais avec un décor différent. Un cadre géographique que j'ai rarement rencontré dans mes lectures. le style de Lian Hearn est agréable. Elle m'a beaucoup plus emporté que Tolkien, et beaucoup plus vite. Je pense que ses descriptions sont plus légères, moins longues. le tableau est brossé avec "poésie" et cela correspond assez bien au style asiatique.J'ai bien envie de connaître la suite de cette aventure épique. La vengence, l'initiation, le développement personnel, l'amour, la guerre, autant de thèmes qui nous emportent dans une envie de découvrir, qui nous tient en haleine. le secret du titre se trouve dans le roman.Je lui donne donc un bon 3,5 sur mon échelle de lecture.De plus, la collection Gallimard Jeunesse nous offre une belle couverture avec relief, typique. Un plus pour les amoureux des livres.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par nuitet0ilee, le 16 janvier 2012

    nuitet0ilee
    Je m'intéresse de plus en plus pour le Japon donc ce livre tombait bien. Même si l'auteure est occidentale, on sent sa fascination pour le Japon. Je lis comme toujours les quatrièmes de couverture et celle-ci en dit beaucoup sur l'histoire.
    Au départ, Tomasu vit à Mino avec les Invisibles, un peuple non-violent et proche de la religion. On découvre un Tomasu qui aime la nature. Mais les Tohan massacrent les Invisibles avec à leur tête le seigneur Iida. Tomasu est poursuivi par des soldats Tohan et il est sauvé par sire Otori.
    J'aime tout particulièrement les vêtements, les maisons japonaises (avec un faible pour leurs écrans).
    Lian Hearn décrit un Japon médieval dans des lieux imaginaires, elle a imaginé un pays divisé en trois parties, la carte au début du livre m'a beaucoup aidé lors des déplacements.
    Tomasu/Takeo est le même personnage, sire Otori l'a renommé Takeo, il est un personnage doué, rêveur, pacifique (au départ), il est plutôt attachant. Otori et dame Maruyama sont deux personnages que j'ai apprécié. Kaede représente le féminisme, la beauté devant l'arrogance et la vulgarité des gardes.
    L'histoire se déroule pendant le Moyen-Age japonais, il y a des forteresses, la notion d'honneur, d'appartenance et de loyauté. Les deux histoires d'amour rajoutent de l'espoir dans ce récit qui devient plus sombre, l'histoire d'amour entre Takeo et Kaede est prévisible, j'ai plus apprécié celle entre sire Otori et dame Maruyama.
    Le roman a un aspect poétique, “le silence du rossignol” est le parquet de la forteresse d'Inuyama qui chante lorsque l'on marche dessus. La poésie est aussi dans la beauté des lieux et des sons que Takeo nous fait découvrir.
    Les pouvoirs de Takeo sont intéressants : ouïe très développé, possibilité d'être invisible, bien qu'au départ énigmatique.
    Bref j'ai aimé le contexte médiéval japonais et l'histoire de Takeo. Je lirais volontiers la suite de cette saga.

    Lien : http://novelenn.wordpress.com/2010/11/01/le-clan-des-otori-tome-1-le..
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par kedrik, le 08 septembre 2011

    kedrik
    Quand on parle du Japon médiéval, la trilogie le Clan des Otori revient invariablement sur le tatami comme un incontournable. Cité plus souvent que La Pierre et le Sabre, j'attendais donc beaucoup de ce tryptique. La déception est à la hauteur de mes espoirs : Lian Hearn n'est pas de la trempe d'Eiji Yoshikawa.
    Or donc, tout se passe dans un monde très japonais en apparence, mais l'univers le Clan des Otori n'est pas Rokugan, encore moins le Japon. C'est une contrée avec une poignée de clans qui se foutent sur la gueule pour le pouvoir, le vrai, celui qui permet de dire "C'est moi qui suis le plus fort, nananèreuh". Et dans ce monde qui ressemble au Japon sans toutefois être le Japon, un petit garçon élevé par une famille de chrétiens (appelés ici Invisibles pour faire plus mystérieux) se retrouve au milieu d'un beau merdier politique (efin, relativisons, c'est aussi politique qu'une partie de Zargos) quand il apprend coup sur coup qu'il est en fait ninja (enfin, membre de la Tribu, pour faire plus classe), noble de naissance et futur maître de ce petit monde (qui n'est pas le Japon, vous l'ai-je précisé ?). Mais attention, ce n'est pas un méchant ninja impassible qui tue entre deux bouchées de sushis : c'est un gentil ninja, avec des remords, du spleen et du coeur. Oui, c'est possible. Même que c'est le héros. Pour mener à bien sa destinée, il a une super-ouïe que même l'homme qui valait 3 milliards il a pas la même. Et pis même qu'il peut se rendre invisible at will et qu'il sait se dédoubler pour faire croire aux méchants qu'il est à gauche alors qu'en fait il est à droite. Comme ça ne faisait pas assez de pouvoirs cools, notre héros est aussi capable d'endormir les chiens et les vilains pas beau en les regardant droit dans les yeux. Ça donne envie, hein ?
    Tout au long de ses trois romans, l'auteur aligne avec minutie les poncifs du genre : apprentissage du jeune héros, histoire d'amour impossible (les deux protagonistes tombent éperdument amoureux l'un de l'autre en un seul regard d'un millième de seconde, c'est beau comme du Barbara Cartland), trahisons téléphonées, deus ex machina qui va bien et victoire des gentils à la fin juste avant le générique. Comme si ça ne suffisait pas, elle utilise LE lieu commun de la fantasy : la prophétie à deux balles délivrée par une vieille femme mystérieuse tout en haut de la montagne sacrée.
    De plus, l'auteur use et abuse des capacités spéciales de son héros qui réussit presque tout ce qu'il entreprend. Ah oui, j'ai oublié un cliché : le coup de l'épée magique. Sinon ce n'est pas une vraie bouse. Les techniques de ninja sont insipides à l'écrit, d'autant qu'elles se résument à "J'écoute avec mes super-oreilles, je me faufille, je backstabe et je me casse". Les combats qui mettent en scène des milliers de guerriers sont aussi palpitants que le bulletin météo.
    La magie maintenant. On a droit à un ogre à un moment. On se dit "Ah tiens, ça va commencer à devenir plus fantasy", mais en fait non. Sa présence n'est pas expliquée encore moins justifiée, tout comme les super pouvoirs du héros.
    Il vaut mieux ne pas perdre son temps avec cette série très anecdotique. L'auteur rallonge la sauce en proposant une suite et un autre roman pré-Otori. On raconte même que le cinéma est très intéressé par les aventures du gentil ninja qui a une prophétie à réaliser. Vous devriez donc immédiatement lire cette trilogie pour pouvoir briller en société en disant "Le Clan des Otori ? Oh, le livre était encore pire que le film..."

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2007/07/le-clan-des-otori.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Lisbei13, le 26 mai 2009

    Lisbei13
    Le décor de ce roman est un Japon médiéval imaginaire, où clans et seigneurs de guerre s'affrontent sans merci pour le contrôle des terres et des populations. Violences et persécutions religieuses côtoient les raffinements de l'art et de la civilisation. Un jeune garçon, unique rescapé du massacre de son village, est recueilli par Otori Shigeru, qui l'emmène dans sa propre région et entreprend de le former et de l'adopter pour en faire son héritier. Mais derrière la bonté, réelle, du seigneur, le jeune Takeo perçoit autre chose, un dessein qui le dépasse mais dont il doit devenir une pièce maîtresse. Tiraillé entre son allégeance à son seigneur, les enseignements de son enfance passée au sein d'une religion qui condamne toute forme de violence et d'étranges talents qui lui viennent de son père qu'il n'a jamais connu, Takeo va devoir faire ses propres choix et assumer ce qu'il est réellement.
    Cela faisait bien sûr très longtemps que j'avais entendu parler de cette saga japonisante, et je viens enfin de dévorer ce premier volume en deux jours. Tout l'intérêt du livre, à mon sens, repose sur les profondes contradictions qui agitent le jeune héros : en lui se mêlent le sang d'un assassin et celui d'une Invisible (dont la religion condamne la violence), il est réclamé comme fils à la fois par un seigneur et par la puissante Tribu, et pour finir ses priorités et sa loyauté sont bouleversées par sa rencontre avec l'Amour. Bref, un cocktail intéressant pour un jeune homme à peine sorti de l'adolescence et qui doit apprendre à devenir un homme. Mais quel homme ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Lefso, le 02 novembre 2011

    Lefso
    J'ai très vite accroché au style poétique et fluide de l'auteur, que ce soit pour les descriptions, les combats ou les émotions.
    La trame du livre n'a rien d'original mais j'ai beaucoup aimé le cadre dans lequel l'auteur fait se dérouler cette histoire. Elle a la capacité d'emmener le lecteur vers cette île imaginaire qui semble tant ressembler au Japon. Ses personnages sont criants de vérité, quand bien même seraient-ils imaginaires.J'ai également beaucoup aimé la pudeur avec laquelle l'auteure évoque les sentiments qui les lient entre eux.
    Dans le commencement de ce livre, nous suivons deux personnages qui vont par la suite se rencontrer. Jusque là le livre raconte leur évolution, un chapitre pour l'un, le chapitre suivant pour l'autre etc. J'ai également beaucoup aimé ce découpage qui permet de nous familiariser avec chacun d'entre eux, ainsi qu'avec leurs amis et connaissances.
    J'ai beaucoup aimé (aussi !) les différents personnages. Ils sont attachants et bien construits, particulièrement sire Shigeru et dame Maruyama qui sont mes préférés. Les méchants sont nombre et les injustices flagrantes. Les personnages sont tout aussi complexes qu'attachants, ce qui fait que parfois, on se prend à hurler : "Mais pourquoi ?".
    Même si la trame de l'histoire semble classique, de petits rebondissements offrent au lecteur des surprises inattendues qui font de ce livre un ouvrage efficace et plein de fraîcheur. Vivement la suite !

    Lien : http://lefso.blogspot.com/2011/10/le-clan-des-otori-tome-1-le-silenc..
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 02 novembre 2011

    Le cheval se cabra en hennissant quand il sentit l'odeur du sang. Iida resta en selle, aussi impassible que s'il était en fer. Une armure noire le couvrait des pieds à la tête, des bois de cerf couronnaient son casque. Il portait une courte barbe noire sous sa bouche cruelle. Ses yeux brillaient, comme ceux d'un homme traquant du gibier.
    Ces yeux étincelants rencontrèrent les miens. Je compris d'emblée deux choses : d'abord, que cet homme ne redoutait rien au ciel ou sur la terre , ensuite, qu'il tuait pour le plaisir de tuer. Maintenant qu'il m'avait vu, tout espoir était perdu.
    Il avait son sabre à la main. Je ne fus sauvé que par la réticence de son cheval à s'engager sous le porche. Il piaffa de nouveau, et se cabra. Iida poussa un hurlement. Les hommes qui se trouvaient déjà dans le sanctuaire se retournèrent et se mirent à crier avec l'accent rauque des Tohan quand ils m’aperçurent. Je saisis ce qui restait d'encens, sans sentir ou presque la brûlure à mes mains, et je me précipitai vers les portes. Lorsque le cheval fit un écart dans ma direction, je pressais l'encens contre son flanc. Il se cabra au dessus de moi et ses sabots énormes effleurèrent mes joues. J'entendis le sifflement du sabre qui s'abattait. J'avais conscience de la présence des guerriers Tohan tout autour de moi. Il paraissait impossible qu'ils puissent me manquer, mais j'avais l'impression de m'être dédoublé. Je voyais le sabre d'Iida me tomber dessus, cependant je restais indemne. Je me précipitai derechef sur le cheval. Il s'ébroua dans sa douleur et se lança dans une série de bonds furieux. Déséquilibré par le coup de sabre qui pour une raison mystérieuse avait manqué sa cible, Iida passa par dessus l'encolure de son destrier et tomba lourdement sur le sol.
    Je fus saisi d'une horreur qui se mêla bientôt de panique. J'avais désarçonné le seigneur des Tohan. Pour expier un tel acte, la torture et la souffrance ne connaîtraient pas de limites. J'aurais dû me jeter à leurs pieds et implorer la mort, mais je compris que je ne voulais pas mourir. Une force bouillonnait dans mon sang et me disait que je ne mourrais pas avant Iida. Il faudrait d'abord que je le voie mort.
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  • Par boulliyo, le 26 novembre 2007

    Au sujet d'une peinture d'un maître :

    "L'artiste avait réussi ce à quoi nous aspirons tous : capturer le temps et l'immobiliser"
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  • Par boulliyo, le 26 novembre 2007

    Les servantes poussèrent force soupirs et murmurèrent que même la fortune et une haute naissance ne vous mettaient pas à couvert des coups du destin.
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Vidéo de Lian Hearn

Gallimard-Jeunesse a rencontré Lian Hearn.
Interview en anglais sous-titré.








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