Je suis tombée dans le chaudron «
Frédérique Hébrard », je devais avoir cinq ans, lorsque j'ai découvert à la télévision "les sagas de l'été". D'abord,
Le Château des oliviers, puis il y a eu le Grand Battre, et enfin la découverte tardive de
La demoiselle d'avignon…J'ai tout de suite été enchantée par chacune de ces œuvres, et je les ai visionnées un certain nombre de fois depuis leur découverte (je connais même certains dialogues par cœur...). Ce que j'aime dans les œuvres de
Frédérique Hébrard, c'est la fantaisie, la beauté, l'espoir, la douceur, la joie de vivre (malgré les passages plus "dramatiques") qui s'en dégagent, le tout parsemé d'une bonne pointe d'humour! Et puis tout cela se passe bien souvent dans le Sud, ma région chérie.
En plus, elle est marié à Louis Velle, avec qui elle écrit et qui joue dans chacun de ses films. Louis Velle, c'était mon grand amour quand j'étais petite, voire même plus tard (il est quand même super beau François Fonsalette, non ?)
Bref, il y a un an, j'ai eu envie de découvrir les écrits de ce couple, mythique pour moi. J'ai commencé par leur autobiographie, et tout récemment, je viens de lire
Esther Mazel, signé du seul nom de
Frédérique Hébrard, mais dans certaines réflexions, certaines tournure, j'avais vraiment l'impression d'entendre Louis Velle.
Eh bien, une fois de plus, la magie a opéré et j'ai adoré ma lecture, même si objectivement quelques points m'ont déçue sur le plan de l'intrigue. Déjà, je ne m'attendais pas à lire un tel drame, et jusqu'au bout j'espérais une happy end plus marquée que celle qui nous est proposée. D'autre part, j'ai peu accroché à cet univers du parfum et du luxe. A partir du moment où elle devient riche et célèbre, la narratrice m'a semblée beaucoup moins sympathique. Je m'étais tellement attachée à la petite fille, à ses rêves, à ses amis, que j'aurais voulu ne jamais la voir grandir. J'aurais voulu arrêter le temps, qu'elle puisse continuer à espérer le retour de sa maman, que tous ces jeunes gens restent en vie… Je les ai tellement aimés ces personnages. Et c'est toujours le cas avec
Frédérique Hébrard, il lui suffit de quelques lignes, quelques paroles, pour me donner l'impression de connaitre ses personnages depuis toujours et pour que je ‘attache profondément à eux.
De même pour les paysages, la nature dans laquelle évoluent tout ce petit monde ; j'avais l'impression d'être là parmi eux, et j'en ai profondément voulu à Esther, d'abandonner tout cela pour une grande carrière internationale.
Mlagré tout, comme je l'ai dit j'ai vraiment adoré ce style, cette langue, cet humour, cette tendresse pour les personnages, cet amour des paysages décrits...Bref un ouvrage dévoré en une nuit, qui m'a souvent transportée de joie, mais m'a également fait pleurer comme rarement cela m'arrive (bon, je pleure trèèèèès facilement face à un livre, mais là, c'était phénoménal). Je n'ai qu'une hâte, continuer ma découverte littéraire de cette grande dame.
Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2010/12/07/hebrard-frederique-..