> Michel Arnaud (Autre)

ISBN : 2264004959
Éditeur : 10-18 (1986)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Á la faveur d’une intrigue policière supérieurement construite et digne d’un Ellery Queen ou d’un Dashiel Hammett, Ben Hecht trace de la capitale du cinéma aux derniers temps de sa splendeur un portrait hilarant et que l’on sent, néanmoins, plein de vérité. Je hais les ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 30 août 2008

    Woland
    I hate Actors
    Traduction : Michel Arnaud
    Pour une fois, la chose est si rare qu'elle mérite d'être soulignée, c'est le film qui fut tiré de ce roman en 1986 par Gérard Krawczyk qui est à recommander et non le contraire.
    Oh ! J'avoue que les dialogues de cette loufoque hécatombe de cadavres dans le Hollywood des années 40 sont étincelants : ce n'est pas pour rien que leur auteur s'appelait Ben Hecht - scénariste dont j'apprécie d'ailleurs tous les apports à la filmographie américaine, garants à mes yeux de qualité et d'intelligence.
    Mais le problème est peut-être là : tout ne tient que par les dialogues.
    Les personnages ne sont pas des personnages mais des caricatures. Et pourtant, à de très rares titillements près ici et là, aucune n'est vraie, encore moins féroce. du coup, aucune profondeur psychologique pour des profils si accusés que le lecteur se sent cruellement frustré de les découvrir en fait voués au vide.
    "Je hais les acteurs" n'est pas non plus un roman-clef même si le cinéphile peut s'amuser à mettre un nom sur les grands producteurs que Hecht nous représente jouant (et trichant) aux hearts. "Je hais les acteurs" se contente de reprendre nombre de clichés sur le milieu du cinéma hollywoodien et sa faune et de tenter de les restituer pour argent comptant au lecteur profane. Pour faire bonne mesure, Hecht égratigne légèrement - si légèrement (!!!) - au passage un tel ou une telle et c'est tout. Je ne sais s'il aimait les acteurs mais une chose est certaine : il savait que son gagne-pain dépendait d'eux et de leurs producteurs.
    Dans ces conditions, on ne peut guère lui jeter la pierre et sans doute ses propres fans sont-ils responsables du malentendu fait sur ce livre dont on sort amusé certes mais surtout un peu las et très déçu. le littéromaniaque en sort également une fois de plus conforté dans l'idée que le meilleur des scénaristes-dialoguistes de cinéma ne fera jamais un bon, un vrai romancier.
    Dieu merci, il nous reste le film et son DVD où Jean Poiret, Michel Galabru, Michel Blanc et tant d'autres crèvent l'écran. A vos lecteurs ! Là, vous ne serez pas déçus ! ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par Hindy, le 20 décembre 2010

    Hindy
    Par l'un des plus grands scénaristes de l'âge d'or d'Hollywood, un polar loufoque aux dialogues brillants. A découvrir
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Citations et extraits

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  • Par Dravot, le 09 novembre 2011

    Parmi la centaine de soirées Hollywoodiennes auxqueslles j'ai assisté, les cinquante premières m'ont étonné, d'une façon ou de l'autre, et m'ont beaucoup fatigué. Mais maintenant je ne réagis plus. Le spectacle de pièces remplies de schizophrènes et de beautés et de génies mondialement célèbres au prise avec l'alcool a perdu pour moi de son intérêt. Même la présence de Têtes Couronnées Cinématographiques - les Satrapes qui président aux destinées des Studios (ceci, en général, de la tribune d'un champ de courses) - même cette présence ne parvient plus à me stimuler.
    La faute en est entièrement mienne, car je suis sûr que ces conclaves laïques sont aussi réussis que toujours, encore que j'y aie constaté dernièrement une tendance plus marquée vers le règlement des problèmes mondiaux que vers le flirt. Une Soirée Hollywoodienne réussie, depuis Pearl Harbour, ressemble à une crise ministérielle, alors qu'il fut un temps où ces réunions vous faisaient penser à la Chute de Rome.
    Jadis, j'avais coutume de voir dans ces assemblées beaucoup d'idiotie et de perfidie et je les quittais pour rentrer chez moi plein d'évangélique ferveur. Mais je sais maintenant ni idiots ni salauds à Hollywood, malgré toutes les preuves du contraire. Il n'y a que des egos qui ont rompu leurs amarres.
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