Faerie. Un petit monde (presque) tranquille, où il ne se passe (quasiment) rien, depuis que tous les démons ont été bannis et cloîtrés au Rebut. le roi Couleur peut donc régner en paix sur ses citoyens.
Seulement, voilà: un commando s'infiltre dans le palais et s'attaque au Prince, transféré d'urgence dans un état critique vers la Surface, direction les urgences des hôpitaux humains. Car Faerie n'est plus en sécurité: la tragédie du XXè siècle, la Shoah, par les vibrations maléfiques qu'elle dégage attire comme un aimant un démon du Rebut. Fortifié ar l'aura noire de la tragédie, ses forces grandissent et il en profite allègrement pour torturer et terrifier autour de lui.
Face à lui, le roi Couleur engage Lillshellyann (dite Lil), une fée féministe renégate exilée à la Surface et son garde du corps, le capitaine Lartagne. Entre le beau gosse ténébreux-timide et misogyne et la fée au fort caractère, directe et convaincue, les étincelles ne manquent pas de jaillir. de l'enquête dans les bas-fonds à une mystérieuse startup spécialisée dans le jeu vidéo, le duo nous plonge dans les méandres de l'enquête.
Le mélange des trois univers (féérique et magique de Faerie, quotidien de la Surface, et celui plus mystérieux du jeu vidéo) offre un résultat assez étonnant et détonnant.
Les dialogues et les scènes d'actions sont enlevés, pour ne pas dire haletants; même si l'on voit assez rapidement où l'auteur veut en venir, avec ce mélange de cyberaventure et de fantasy urbaine, l'intrigue reste agréable, et surprenante par certaines de ses péripéties. Les Parisiens ne manqueront sûrement pas d'apprécier la scène du Père Lachaise et ses implications magiques!
Un livre agréable, se lisant facilement et rapidement et proposant une innovation par le mélange de deux univers aux antipodes l'un de l'autre (jeu vidéo et fantasy).
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