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Critiques sur L'Adieu aux armes (10)


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  • Par Aela le 02/02/2011


    Deux êtres face à leur destin: comme le fut Ernest Hemingway, le héros, Frederic Henry, est ambulancier pendant la Première guerre. Il est engagé sur le front italien et s'éprend d'une infirmière britannique. Il est ensuite transféré dans un hôpital de Milan avec elle. Plus tard, il désertera et s'enfuira en Suisse avec Catherine, vivra avec elle le "don de soi" avant qu'elle ne meure en couches.
    Un texte beau et sincère qui illustre un monde chaotique. L'illustration parfaite de ce que Hemingway appelait la "grace under pressure", le cran, une manière de résister aux pressions.
    La grâce donnée à des héros tourmentés...

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Passionlectures le 09/10/2011


    L'Adieu aux armes est largement autobiographique. Frédéric Henry, lieutenant américain engagé dans l'armée italienne, vit les dernières années de la guerre 1914-1918 entre Milan et la frontière avec l'Autriche-Hongrie. Il rencontre Catherine Barkley, jeune infirmière écossaise, elle aussi volontaire sur le front. Blessé peu après, Frédéric sera soigné plusieurs semaines par Catherine et ils s'aimeront presque naturellement. Leur histoire d'amour se confond avec l'absurdité des derniers combats et de la retraite de l'armée italienne, entraînant avec elle son lot de tragédies. Et pourtant, dans ce roman, l'auteur sépare les deux mondes de manière presque hermétique : lorsque Frédéric fait la guerre, il ne pense pas à Catherine. Et lorsqu'il est avec Catherine, ils ne parlent pas de la guerre…

    J'ai eu du mal à rentrer dans le roman, parce que le style d'Hemingway m'a profondément déstabilisée : un style concis, descriptif, quasiment télégraphique, ne laissant que rarement la place aux sentiments, simplement aux faits. Tout est écrit du point de vue de Frédéric. Catherine et lui ont alors l'air si naïfs, si simples, que j'ai eu du mal à m'attacher à eux. Mais peu à peu, la situation se tend, les deux amants sont séparés, Frédéric doit repartir au front, où l'armée italienne en déroute décide de se replier. Catherine est enceinte, ils ne savent pas s'ils se reverront. C'est dans les cent dernières pages que le style journalistique d'Hemingway est devenu pour moi terriblement efficace et je n'ai pas réussi à m'arrêter avant d'avoir fini. Une fin terrible, à l'image de cette guerre, qui a laissé derrière elle des milliers de jeunes gens désabusés, dont tous les repères ont disparu et n'ayant plus qu'une idée en tête : s'enfuir, s'enfuir loin…

    Même si mon impression sur Catherine reste mitigée, car on ne saura jamais ce qu'elle pense vraiment, et ses paroles sont souvent stéréotypées, j'ai trouvé que c'était un très beau texte, difficile (parce que trop simple en apparence ?), mais qui en valait la peine. Pas un coup de coeur, mais presque.


    Lien : http://passionlectures.wordpress.com/2011/10/09/ladieu-aux-armes-ern..

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir le 09/02/2012


    Soudain l'envie me prit de (re)lire l'un de ces textes que tout le monde connaît, ou presque... Guerre 14/18, front italo-autrichien, un Américain engagé dans l'armée italienne rencontre une infirmière anglaise. Les premières pages sont étonnantes d'insousiance - en comparaison avec la description des bombardements de Salzburg par Thomas Bernhard que je viens de lire. Comme une vision de la guerre un peu distante, mais finalement pas si dramatique. Sans l'époque, à sa façon plus guerrière, faisait des combats une péripétie de la vie que chacun était amené à connaître. Et puis, cette distance, c'est peut-être déjà le fossé qui se creuse entre la folie meurtrière et l'amour qui grandit. A suivre...

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Hindy le 02/02/2011


    La guerre, la passion, le drame et ce titre entêtant qui passe les siècles.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Alexiss le 17/09/2011


    Le seul bouquin que j'ai lu de Hemingway. Une histoire d'amour, simplement, une belle histoire d'amour, qui se termine tragiquement. (Mais est-il besoin de le savoir si on compte se renseigner avant de le lire ? Désolé moi je ne le savais pas mais je n'avais pas été me renseigner avant, en même temps). Tout ça sur fond de première guerre mondiale. Ce gars qui se met volontaire au côté des italiens. Comme l'a fait Hemingway lui même en fait, j'avais lu. Et qui s'éprend de cette infirmière. Et puis cette histoire d'amour simple, presque naif, c'est beau, c'est touchant. Et ça se lit vite. C'est prenant. Il me semble que c'est rempli de pages de dialogues ; très bien construits. En conclusion, si vous avez le temps, lisez le.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par lapucelaurence le 04/05/2011


    De style épuré (Hemingway recherche la phrase 'vraie' qui relate l'indispensable seulement), "L'adieu aux armes" se déroule sur le front italien, pendant la Première Guerre mondiale. Une blessure entraine le personnage central (jeune Américain engagé volontaire) à l'hôpital, il y rencontre une infirmière avec laquelle il vit une magnifique histoire d'amour. A lire absolument.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Gast le 12/05/2011


    Livre phare dans la bibliographie d'Hemingway, j'avais déjà vu des adaptations cinéma de ce roman, témoignage de la boucherie que fut la première guerre mondiale, en Italie. On retrouve ici les personnages en déphasage du quotidien mais pleinement ancrés dans leur époque d'Hemingway.

    Le héros, Frederic Henry, lieutenant ambulancier, s'éprends d'une infirmière anglaise. Cette histoire d'amour, que j'ai trouvé parfois traitée de manière maladroite, est prétexte à un effet de décalage entre la guerre et la paix.

    En effet, quoi de plus pacifique, de plus civil et ordinnaire que deux êtres qui s'aiment et apprennent à se connaitre ? Et quoi de plus anormal, artificiel et antilogique que cet univers masculin de stupre, d'alcool et de machisme forcé qui caractériste une armée en campagne ? face à ces deux situation, la guerrière parait plus normale, plus ordinaire que la classique histoire de coeur ; et le personnage d'Hemingway passe de l'un à l'autre comme si deux être cohabitaient en lui ; les évocation d'un univers paraissant toujours creuses dans l'autre. L'amour tel qu'évoqué par Henry avec ses compagnons d'arme parait bien fragile, et pourtant il est solide ; et la guerre, toujours passée sous silence quand il est avec son anglaise passe pour un mauvais rêve lointain, même quand Henry, convalescent, se remet de ses blessures de guerre.

    Si à cela on ajoute l'absurdité et la roublardise des démarches pour l'obtention des médailles que gagnera Henry, et la description de l'intérieur du désastre de Caporetto rendant absurde les deux situations précédentes, et la guerre elle-même, ce livre est en effet plus intense et profond qu'il n'y paraît.

    Histoire d'amour souvent confondante de naïveté, histoire de soldtesque souvent légère, ce roman est en fait une profonde dénonciationd e l'absurdité profonde de deux piliers de nos imaginaire.

    D'un côté, l'amour pur sensé transcender les différences et déplacer des montagnes (pas étonnant que cela finisse en Suisse, pays des montagnes), amour symbolisé par la vocation à concevoir un enfant. Tout cela battu en brèche par une fin aux antipodes de cette conception judéo-chrétienne du rôle couple.

    D'un autre côté, la bravoure héroïque des hommes faisant leur devoir face à la guerre, patriotes et faisant l'ultime sacrifice pour la nation. Tout cela démoli par l'illustration d'une nation ingrate, qui distribue les médailles comme des bonbons donnés à des enfants ; et qui au premier revers, enverra de jeunes écervelés exécuter les officiers sans autre forme de procès. L'absurde de la tragédie du XXe siècle dans toutes sa dimension létale.

    Un livre qui ne pouvait que marque son lectorat, en effet.


    critique de qualité ? (1 votes positifs)



  • Par tyros le 14/01/2012


    contrairement à tout ce quji a été écrit dans les autres critiques, je ne recommande cet auteur à personne,c 'est mal écrit, l'histoire ne présente aucun intérêt, les répétitions sont légions, ennuyeuses, en bref c'est de la daube

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Manjacaprini le 20/10/2011


    L'infinie tristesse qui plane sur les personnages de ce roman de guerre, d'amour et d'humanite ne saurait prevenir le lecteur de s'y plonger.

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Inextenso le 26/09/2011


    L'adieu aux armes est un classique que j'apprécie beaucoup même si a priori les histoires de guerre ne sont pas ma tasse de thé. Il faut dire que L'adieu aux armes mélange récit de guerre et histoire d'amour avec élégance et pragmatisme. Il s'agit d'un roman masculin (voire un peu machiste par moment), puissant et incontournable.
    De plus, chose rare dans la littérature, c'est un homme qui nous raconte son histoire d'amour. C'est touchant, pudique et sans sentimentalisme superflu.
    Évidemment comme dans tous les romans d'Hemingway, on boit beaucoup, on mange pas mal et on voyage.
    L'adieu aux armes c'est une autre époque, d'autres mœurs et une fin très romanesque et sans concessions.


    Lien : http://www.quartier-livre.fr/post/2011/09/26/L-adieu-aux-armes-Ernes..

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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