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ISBN : 2266094386
Éditeur : Pocket (1999)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Charles Hohubert est un Américain moyen : col blanc, cravate et complet veston.
En outre, il est indien, mais il l'a un peu oublié. Et puis sa soeur est violée et tuée par des loubards. C'est tout. C'est assez pour faire de vous un autre homme. Seulement un homme... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Slava, le 09 mai 2015

    Slava
    Charles Hohubert était un américain "normal" mais ayant du sang indien coulant dans ses veines. Et puis, sa sœur est violée et se suicide ensuite. Cela suffit pour qu'il change tout : il renoue avec ses traditions ancestraux et devient Katsuke, sorte de justicier faisant appel aux esprits pour rétablir l'ordre du monde. Donc, il kidnappe un adolescent, David, fils d'un fonctionnaire bien placè de Washington. afin de procéder un sinistre sacrifice. Pendant que la police les traque, Katsuke noue un lien avec David, qui se révélera ensuite inattendue...
    Je n'ai pas lu (pour l'instant) une seule ligne de Dune mais dites moi Frank Herbert et je vous dirais : sable, ver géant, Epice et... c'est tout. Et pourtant, c'est bien par ce livre fantastique et n'appartenant pas à la saga de Dune que j'ai commencé.
    C'est un livre assez... particulier. Il laisse une impression durable sur vous après la lecture et vous fait réfléchir.
    En effet, à travers Katsuke et David, c'est la confrontation de deux mondes, le monde occidental qu'est le notre et le monde amérindien qu'incarne Katsuke. Et surtout du déclin tragique des amérindiens, exterminés par les Blancs. Katsuke peut nous paraître fou, cinglé et sans pitié mais pourtant, plusieurs fois, on a honte de reconnaître qu'il a cruellement raison quand il critique notre société "hoquat" (le nom que désignent les amérindiens à nous, Blancs). S'ajoute les problèmes d'écologie et de tradition, qui sont chers à Herbert... et toujours actuel.
    Particularité : il n'y pas de chapitres, ceux-ci étant marqués par des articles de presse, des extraits de journaux. Au début, c'est déstabilisant mais après, on apprécie et ça change quelque chose aussi.
    Le fantastique plane sur le récit avec l'intervention des esprits indiens, mystiques et envoûtants. La magie "indienne" est joliment évoqué, en lien avec la nature.
    Parfois, le récit devient ennuyant, avec de loooongs moments de promenades où d'hésitation mais sinon, l'histoire nous accroche jusqu'à la fin, terrible mais en même temps splendide.
    Un livre qui fait réfléchir et qui peut-être une bonne entrée dans le style de Herbert. Je m'attaquerais à sa saga culte plus tard.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lindelos, le 18 octobre 2013

    Lindelos
    Je placerais ce roman dans la catégorie des romans initiatiques où le jeune David, enlevé par Katsuk, un amérindien, est initié à la survie dans la nature et à ouvrir son esprit à celle-ci. La critique du monde moderne par Katsuk est particulièrement marquante et d'actualité, avec son appel à un retour aux traditions ancestrales de son peuple.
    L'histoire traine à certains moment en longueur, mais dans l'ensemble c'est une lecture agréable.
    Bien que le chapitrage n'est pas apparant, chaque séquence narrative est interrompue par divers des extraits d'articles, des notes de Katsuk laissés à l'attention des Blancs, ce qui rend l'histoire d'autant plus vivante.
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    • Livres 4.00/5
    Par Anudar, le 24 décembre 2011

    Anudar
    L'Histoire des relations entre les Amérindiens et les Européens (au sens élargi : les Américains, qu'ils le veuillent ou non, ne sont pas des Américains mais bel et bien des Européens) est faite de malentendus. Ici, Katsuk affirme à David qu'il ne le tuera pas tant que celui-ci ne le lui aura pas demandé. Pour David, cela possède une signification nette et il finit par ne plus s'inquiéter de son destin. Pour Katsuk, cela veut dire cependant autre chose : l'Amérindien distingue le langage-corps de celui de la parole. On perçoit donc un danger pour David et la tension monte : l'adolescent va-t-il, à son corps défendant, donner à Katsuk le signal que celui-ci attend ? Et pourtant, c'est bel et bien par la parole que cette situation se règle à la fin...

    Lien : http://grandebibliotheque.blogspot.com/2011/12/le-preneur-dames.html
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    • Livres 4.00/5
    Par MuadDib, le 06 novembre 2010

    MuadDib
    Ce roman de Frank Herbert relève, non pas de la science-fiction mais, du fantastique. L'action se déroule en Amérique, près de la frontière canadienne, de nos jours (le livre datant de 1972). On y suit Charles Hobuhet un américain instruit d'origine indienne. Suite au viol (part des blancs) puis au suicide de sa soeur, il devient Katsuk, esprit ancestral signifiant "le centre (de l'univers)" dont la mission sacrée va consister...

    Lien : http://latavernedugeek.blogspot.com/2010/10/le-preneur-dames-frank-h..
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    • Livres 4.00/5
    Par MuadDib, le 06 novembre 2010

    MuadDib
    Ce roman de Frank Herbert relève, non pas de la science-fiction mais, du fantastique. L'action se déroule en Amérique, près de la frontière canadienne, de nos jours (le livre datant de 1972). On y suit Charles Hobuhet un américain instruit d'origine indienne. Suite au viol (part des blancs) puis au suicide de sa soeur, il devient Katsuk, esprit ancestral signifiant "le centre (de l'univers)" dont la mission sacrée va consister...

    Lien : http://latavernedugeek.blogspot.com/2010/10/le-preneur-dames-frank-h..
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Citations et extraits

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  • Par Lindelos, le 11 octobre 2013

    Note laissée au dortoir des Cèdres, camp de Six Rivers, par Charles Hobuhet-Katsuk :
    Je prend un innocent de votre peuple pour le sacrifier en échange de tous les innocents que vous avez assassinés. L'Innocent retrouvera tous ces autres innocents dans le royaume des esprits. Ainsi le ciel et la terre s'équilibreront.
    C'est moi, Katsuk, qui vous fais cela. Pensez à moi comme à Katsuk, et non comme à Charles Hobuhet. Je suis beaucoup plus qu'un système sensoriel et ses appétits. Je suis beaucoup plus évolué que vous, que l'on appelle les hoquats. Je regarde au-dessous de moi pour voir. Je vois vos vies fondées sur la lâcheté. Vos jugements reposent sur des illusions. Vous me dites que la croissance et la consommation illimitées sont bonnes. Puis vos biologistes me disent que c'est cancérigène et mortel. Quel hoquat devrais-je écouter ? Vous n'écoutez pas. Vous pensez que vous êtes libres de faire tout ce qui vous passes par la tête. En pensant cela, vous continuez à avoir peur de libérer vos esprits des contraintes.
    Katsuk va vous dire pourquoi il en est ainsi. Vous craignez de créer parce que vos créations sont le reflet de votre véritable moi. Vous croyez que votre puissance réside dans un savoir définitif que vous recherchez éternellement comme l'enfant recherche la sagesse parentale. J'ai appris cela en vous observant dans vos écoles hoquats. Mais maintenant je suis Katsuk, une puissance plus grande. Je vais sacrifier votre chair. Le coup que je vais vous porter atteindra votre esprit. La racine de votre arbre est en mon pouvoir.
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  • Par Slava, le 09 mai 2015

    C'est ma terre ! se dit-il. Ma terre ! Ces voleurs blancs m'ont dépossédé de ma terre. Ces hoquats ! Leur parc est ma terre !
    Hoquats ! Hoquats !
    Il formait silencieusement le mot avec les lèvres. C'était le nom que ses ancêtres avaient donné aux premiers Blancs arrivant en vue de ces côtes dans leurs grands vaisseaux. Hoquat- quelque chose qui flottait au loin sur l'eau, quelque chose d'inconnu et de mystérieux.
    Les hoquats avaient été comme les vagues vertes de l'hiver qui grossissaient et grossissaient pour finalement déferler sur la grève.
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  • Par GabySensei, le 19 mai 2011

    Éviter de mourir n'est pas la même chose que vivre. (P222)

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DUNE: An Interview with Frank Herbert & David Lynch Part 1








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