Note moyenne : 3.44/5 (sur 9 notes)
Le triomphe de Dune : après Dune II2Ajouter à mes livres
Après Les Chasseurs de Dune, les héritiers de Frank Herbert mettent avec ce Triomphe de Dune un point final au cycle. Frank Herbert lui-même avait indiqué de façon certes allusive son intention de donner une suite au cycle. La mort de sa femme Beverly en 1984, suivie d’... > voir plus
Ultime volume d'un cycle légendaire commencé par Franck HERBERT en 1965, par l'indétrônable et meilleur roman de sf de tous les temps : Dune - Tome 1.
Toutes les dernières questions en suspens (pas si nombreuses que cela d'ailleurs), trouveront leur réponse.
Rien que pour cela ce dernier tome mérite d'être lu. Suite directe de Les chasseurs de Dune. Nous connaissons désormais l'ennemi ultime de l'humanité, attention je vais spoiler : Si vous ne l'aviez pas encore deviné, Ce sont les machines et leurs serviteurs-alliés(?) les danseurs visages, alliance qui à ce propos illustre bien cette maxime : "La vrai loyauté est une force inébranlable. le problème est de déterminer précisément envers qui un individu est loyal. Très souvent, c'est uniquement envers lui-même." Ce dernier tome se lit très facilement, trop facilement peut-être. Les pages s'avalent les unes après les autres, sans que l'on apprenne réellement quelque chose, et à part la bataille finale : Kralizec, ces dernières lignes pré-digérées ne nous laissent finalement qu'un grand vide.
Pour ma part je pense qu'un condensé du cycle Après-dune en un seul roman aurait été plus judicieux. (Mais moins commercial ?) La renaissance des figures légendaires du cycle en gholas n'apportent pas le piment supplémentaire auquel on aurait pu s'attendre à la fin de Les chasseurs de Dune. L'éducation d'un nouveau Paul Atreides par un nouveau Baron Harkonnen (vieux rêve de ce dernier dans les premiers tomes de dune) est ratée, les bene gesserit toujours aussi lisses. Au final :
Une lecture obligatoire puisqu'on est arrivé jusque là sans flancher.
Une lecture pas désagréable, dans un style très accessible.
Mais une lecture un peu décevante au regard de ce qu'aurait pu (aurait du) être le final d'un cycle aussi grandiose que Dune.
J'ai pas trop accroché avec la suite de Dune écrits par le fils Herbert mais celui-là étant la conclusion du cycle (a priori !), je pense en arriver au bout.
Le principe faire revivre les gholas de tous les personnages connus et disparus de Dune pour un affrontement final avec les robots (les méchants). Même les fameux vers de sables disparus de Dune détruite vont renaissent sur différentes planètes dans différents milieu.
Un peu tiré par les cheveux mais bon.
L'humanité que nous avons en commun devrait, par définition, faire de nous des alliés. Mais la triste réalité, c'est que ce sont nos similarités mêmes qui semblent constituer de vastes différences et des obstacles insurmontables.
Dans un canot de sauvetage, deux naufragés vont à la dérive sur une mer inconnue. L'un dit : "La-bas! j'aperçois une île. Notre meilleure chance est d'y aborder, de nous construire un abri et d'attendre les secours." L'autre répond : "Non, nous devons aller plus loin, dans l'espoir de trouver une zone fréquentée par des navires. c'est là notre meilleure chance." Incapables de se mettre d'accord, ils en viennent aux mains, l'embarcation chavire et ils meurent noyés.
Telle est la nature de l'humanité. Quand bien même il ne resterait plus que deux personnes dans tout l'univers, elles en viendraient à former deux factions opposées.
Pourquoi la religion est-elle importante ? Parce que seule la logique ne peut pousser quelqu'un à accomplir de grands sacrifices. Mais moyennant une ferveur religieuse suffisante, les gens sont prêts à s'engager dans des combats sans espoir, et se considèrent comme bénis de pouvoir le faire.
Nous sommes persuadés que la confession devrait conduire au pardon et à la rédemption. Mais au contraire, elle ne fait généralement que susciter de nouvelles accusations.