ISBN : 2952549699
Éditeur : Atria (2009)
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Quel que soit notre niveau social ou culturel, nos pensées religieuses, nos aspirations les plus profondes, chacun de nous est, un jour ou l'autre, confronté à l'échéance inéluctable de la vie. Prince ou gueux, personne n'échappe à la Grande Faucheuse. Nous cherchons à ... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par ralbol, le 30 octobre 2010

    ralbol
    critiquer ce livre? c'est le mien! en fait, des trois, c'est celui que je préfère. il m'a fallu un an pour l'écrire, car j'ai travaillé ( à mort!) le style et adopté pour cela une trentaine de mots anciens, datant de Rabelais, que j'ai fait miens, pour toujours. quant à l'histoire, elle est complétement loufoque, mais j'aime le loufoque, la vie ne l'est-elle point? (loufoque!)
    josé

    Lien : http://lagrandefaucheuse.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par ralbol, le 28 octobre 2010

    Il pénétra donc dans le bureau de l’Eternel, observa et tout d’abord admit qu’il ne s’était point trompé : la voix fluette rappelant sans cesse aux gens l’inexistence du temps dans l’éternité était celle d’un corps plutôt commun : âge indéfinissable, chauve, petit, gras, négligé, jean et chemise sans caractère, tongs usagés, ongles des pieds et des mains souillés par la crasse. La pièce dans laquelle il se trouvait était nue, si ce n’est le bureau du maître, ainsi qu’une chaise pour le visiteur. Le Juge éternel affichait par ailleurs sa lubricité. En effet, sans pudeur et sans honte, il se présenta, au pêcheur qui entrait, en train d’assouvir un plaisir non dissimulé qui abasourdit Viktor. La Mort, la grande faucheuse, celle que Viktor avait jadis appelée Samantha, était assise de façon coquine sur ses genoux. Elle souriait, comme d’habitude, à la manière de la Joconde, avec un soupçon de rictus indéfinissable qui rendait ce sourire vulgaire, bête. Elle avait repoussé son capuchon, style banlieue, vers l’arrière et sa faux reposait négligemment contre le bar situé sur l’un des murs de la pièce. Le divin avait écarté le grand manteau noir de la dame et lui caressait le fémur droit en un aller retour lascif, s’attardant longuement sur la rotule, qu’il semblait trouver à son goût.
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  • Par ralbol, le 03 novembre 2010

    La solitude amène le solitaire à penser, c’est naturel. Il faut que l’esprit travaille pour que soient oubliés, malgré l’euphorie, la monotonie de l’effort et les paysages plats qu’offre ce coin de Picardie. Kilomètre après kilomètre, Viktor pensait à l’absurdité qui règne en ce monde de fous et observait, tout en cogitant, les rangs de peupliers, les gras pâturages, bordés par des fossés rectilignes, trop secs en ces temps de forte chaleur, sillons béants laissant apparaître par endroits les déchets sordides de la civilisation : cannettes vides, bouteilles de soda, emballages divers. « Saleté de monde civilisé, se disait-il, comment faire pour éviter ces déchets sordides dans un si joli écrin de verdure ? »
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