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ISBN : 2203001046
Éditeur : Casterman (1993)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 923 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Alors qu'il est toujours l'hôte du Maharadjah, Tintin reçoit la visite d'un chin..s qui doit lui dire quelque chose de très important. Mais au moment de parler, le chin..s est touché par une fléchette de poison qui rend fou. Avant de sombrer dans la démence, le malheure... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par experyoshi, le 03 janvier 2013

    experyoshi
    Tintin et le lotus bleu est ma BD préférée. Pourquoi ? Et bien j'adore évidemment le graphisme inimitable d'Hergé mais aussi l'histoire qui mêle événements historiques (guerre Japon/Chine), problèmes socio-économiques de l'époque (lutte contre l'opium qui faisait des ravages à l'époque). C'est dans cette BD que Tintin sauve et rencontre pour la première fois son ami Tchang.
    Cette BD en plus d'être instructive, est très drôle. Plusieurs scènes sont excellentes comme celle ou le fils du maître chinois devient fou. J'ai aussi beaucoup ri quand les Dupont et Dupond veulent se fondre dans le décor mais au lieu de cela ils se ridiculisent en se déguisant en tenue traditionnelle chinoise.
    Humour, histoire, aventures sont au rendez-vous !
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    • Livres 5.00/5
    Par Alzie, le 13 novembre 2014

    Alzie

    Le jeune freluquet à houppette troque la culotte de golf marron contre une camisole bleue nettement plus seyante dans l'Empire du Milieu. A peine remis de ses dernières aventures (Les Cigares du pharaon) et taquinant déjà le goniomètre chez un Maharadjah, qu'un fakir l'avertit d'ennuis imminents. Un émissaire chinois, juste avant la piqûre fatale d'une fléchette empoisonnée, lui fait savoir qu'on requiert ses services à Shangaï. La guerre Sino-japonaise va servir de ferment à ces nouvelles tribulations lancées à train d'enfer.
    Fraîchement débarqué en Chine, il corrige déjà un industriel mal embouché qui veut sa peau et doit se colleter avec le chef de la police de la concession internationale. L'agent secret des Japonais sur place, Mitsuhirato, l'accueille dans la métropole chinoise et, lui en exposant tous les dangers, l'incite à repartir séance tenante aux Indes. Au-revoir la Chine et amitiés à vous Monsieur Mitsuhirato... Il rembarque en sens inverse sur le "Ranchi"... et se réveille avec quelques doutes dans un lit clos, au QG des Fils du Dragon. Son protecteur et futur ami s'avère être le chef du réseau de lutte contre le trafic d'opium en Chine dont l'ennemi principal n'est autre que l'hypocrite Mitsuhirato. Skronyonyo, la boucle est bouclée, voilà le Lotus Bleu, où l'envie vous prend d'aller fumer.
    Un excellent tintin qui inaugure bientôt une amitié durable avec le frêle Tchang en casaque verte sauvé in extremis des inondations du Yang Tse Kyang.
    Sur les raisons du succès de Tintin on peut s'interroger. Retenons la diversité de personnages principaux ou secondaires très bien campés. Ici, Gibbons, Dawson ou le vénérable Wang, on retrouve même Rastapopoulos et les Dupond(t) complètement allumés. Plus tard, la panoplie s'étoffe d'individus vraiment insupportables : un alcoolique invétéré, un savant tocard, un assureur qu'on a envie d'assassiner, un boucher pas franc du collier, un majordome empoté, une diva tyrannique et névrosée etc. inventés au fur et à mesure et enrichissant l'univers du reporter redresseur de tort parfaitement lisse de son côté ; le fil narratif très cohérent des aventures, dont la lisibilité est renforcée par l'épure du graphisme. Rien de très original me direz-vous. Comme une bonne vieille recette des familles cuisinée avec amour et simplicité. Ici, la popote s'est faite à Bruxelles, pour les 7/77 ans, un "pot belge" dont on ne se lasse pas. Merci RG.

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    • Livres 5.00/5
    Par Pavlik, le 26 avril 2014

    Pavlik
    Le Lotus bleu marque un tournant dans l'oeuvre de Hergé et dans la série Tintin. Georges Rémi est issu d'une famille belge extrêmement conservatrice, et lui-même a été marqué (c'est bien normale) par les valeurs qui lui ont été inculquées. Heureusement, cet album nous rappelle de façon éclatante qu'il n'y a pas de fatalité et que le libre arbitre n'est pas fait pour les chiens.
    En effet, les premiers albums de Tintin, Tintin au pays des soviets, Tintin au Congo, Tintin en Amérique, révèlent un auteur encore fortement influencé par les idées familiales (opposition farouche au communisme, adhésion au colonialisme etc). C'est donc tout naturellement que Hergé nous présente des images caricaturales des pays et des peuples concernés. Ceci lui a été largement reproché. Pourtant, il saura faire preuve d'émancipation grâce à sa rencontre avec Tchang Tchong-jen, un étudiant chinois qui l'initie à la civilisation et à l'art du dessin chinois. Dès lors, il n'aura pour seule ambition, lors de la réalisation de ce Lotus bleu, de restituer une Chine fidèle à la réalité. A ce titre les décors sont magnifiques et tout à fait saisissants de réalisme. Pour remercier son guide il en fera un personnage de l'histoire, Tchang, qui, sauvé par Tintin, lui ouvrira les yeux sur son pays. Par ailleurs, Hergé s'en prend de manière directe à l'impérialisme japonais en chine et à la compromission des états occidentaux. L'histoire ne dit pas ce que papa et maman ont pensé de cet album.
    24 ans plus tard, Tintin s'acquittera de sa dette envers Tchang en le délivrant des griffes du yéti dans Tintin au Tibet. de même, Hergé finira par retrouver le vrai Tchang à Bruxelles, en 1981, après l'avoir chercher en vain pendant des années.
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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 29 avril 2012

    Bigmammy
    Chaque année, quand je reviens dans mon havre de campagne, je relis mes bandes dessinées préférées. Et le Lotus Bleu occupe une place à part. C'est la première histoire de Tintin que j'ai eu sous les yeux, alors que je devais avoir 10 ans, peut être douze. C'était chez un cousin. Je n'avais pas lu la première partie (Les cigares du Pharaon), et ce livre m'a marquée, à jamais. le scénario est haletant, les gags inoubliables, le graphisme recherché.
    Plus tard, j'ai appris que les banderoles agrémentant les scènes de rues, les enseignes, les paravents, ont tous une signification, qu'Hergé a pour ce faire étroitement collaboré avec celui qui devint son ami, Tchang Tchong-jen, qui se destinait, en 1934, à la sculpture à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. C'est lui qui met Hergé sur la piste des réalités chinoises : politiques, sociologiques, artistiques, philosophiques. Et surtout historique. La relation de l'incident de la ligne de chemin de fer est tout à fait conforme à la réalité des faits. La série de cases qui explicite son exploitation en termes de propagande et de prétexte pour le Japon d'occuper la Chine et de quitter la SDN, tout à fait concise et à la portée de tout lecteur. Je m'en suis souvenue lorsque j'étudiais avec ferveur cette période de l'histoire.
    Je relis cet album près de 50 ans plus tard. J'en avais oublié la trame. Je suis toujours aussi enthousiasmée. Déjà, Hergé soulève la problématique du trafic de stupéfiants, des ravages causés, des différences culturelles entre Asie et Occident. Je ne change pas d'opinion, le Lotus Bleu, c'est le meilleur album de Tintin.
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    • Livres 3.00/5
    Par potzina, le 07 mars 2015

    potzina
    Il y a au moins vingt ans que je n'avais pas lu le Lotus Bleu, autant dire que je ne me souvenais pas du tout de l'histoire. J'ai beaucoup apprécié cet album rythmé et riche en rebondissements.
    Hergé plonge Tintin au coeur d'un odieux trafic d'opium et en profite pour dénoncer l'occupation japonaise, l'inertie de la SDN et d'une manière générale le racisme.
    Il est intéressant de voir Hergé faire sa propre auto-critique dans cet album lorsque Tintin énonce toutes les idées reçues que les Européens peuvent avoir sur les Chinois. En effet, on a beaucoup reproché (et à juste titre du reste) à Hergé de véhiculer des stéréotypes dans ses premiers albums. Avec le Lotus bleu, Hergé en termine avec la BD naïve et part en quête de réalisme.
    Réalisme non seulement dans le déroulement du scénario mais aussi des coutumes ou encore du comportement des occidentaux à l'égard du peuple chinois.
    Voilà qui me donne envie de redécouvrir toutes les aventures du petit reporter Belge !
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Citations et extraits

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  • Par genou, le 20 août 2015

    Didi : Lao-Tzeu l’a dit -« Il faut trouver la voie ! » Moi je l’ai trouvée. Il faut donc que vous la trouviez aussi… Je vais d’abord vous couper la tête. Ensuite, vous trouverez la vérité !

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  • Par genou, le 20 août 2015

    Tchang : Il y a un arc-en-ciel dans mon cœur, Vénérable !… Je pleure le départ de Tintin et je ris de retrouver un papa et une maman !…

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  • Par genou, le 20 août 2015

    Mitsuhirato : Mille millions de samouraïs !…

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  • Par gteisseire2, le 03 juillet 2008

    Mais non, Tchang, tous les blancs ne sont pas mauvais, mais les peuples se connaissent mal. Ainsi, beaucoup d' Européens s'imaginent que tous les Chinois sont des hommes fourbes et cruels, qui portent une natte et qui passent leur temps à inventer des supplices et à manger des oeufs pourris et des nids d'hirondelle ...

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  • Par Shambalala, le 05 juin 2015

    "Lao-Tzeu l’a dit : « Il faut trouver la voie ! » Moi je l’ai trouvée. Il faut donc que vous la trouviez aussi… Je vais d’abord vous couper la tête. Ensuite, vous trouverez la vérité !"

    Voilà ce qui arrive aux petits nenfants qui lisent des BD , les parents s'imaginent que c'est anodin. Que nenni !

    On commence à réfléchir , ce n'est pas bon ça !

    De plus ma Moman me l'avait offert pour bonne conduite et notes appréciables, mais avant "Les cigares du pharaons"

    D'ailleurs quand j'y repense, les Tintin à 2 volets, je les ai eus dans le désordre...
    Je me demande si le poison qui rend fou, ce n'est pas la lecture,finalement
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Vidéo de  Hergé

Les Amis de Hergé 2015 - Etienne Pollet nous parle avec passion de ses rencontres avec Hergé
Étienne nous raconte d'abord un souvenir d'enfance avec Hergé et de sa première dédicace faite par Hergé au crayon... Ensuite, Étienne nous raconte comment Hergé a accepté le premier Tintin en langue régionale. Pour finir, Étienne nous raconte les débuts de la couleur chez Casterman pour les albums de Tintin.
Etienne Pollet est le petit-fils de Louis Casterman qui a "accueilli" Hergé, en 1932 ; il est entré chez Casterman en 1971 où il a occupé des fonctions dirigeantes d'abord à l'imprimerie et ensuite à l'édition, à Tournai et à Paris. Il a fréquenté Hergé régulièrement ; il est un grand connaisseur, sinon l’Expert, des relations entre Hergé et Casterman, mais aussi des techniques d’impression et de reliures de tous les albums d’Hergé, ce qui ne manquera pas d’intéresser quelques tintinomaniaques…








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