> Fernand Delmas (Autre)

ISBN : 2253000043
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1975)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 109 notes) Ajouter à mes livres
Rien ne peut arrêter l'errance de Goldmund, aucune femme, pas même la misère, la peste ou la mort qu'il côtoie en chemin. Assoiffé de plaisir, avide de beauté féminine, inlassablement, il reprend cette route où chaque rencontre es... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par zohar, le 06 avril 2011

    zohar
    Si « Le Loup des steppes » (du même auteur) a pour idée principale la volonté d'un épanouissement réalisé dans l'harmonie et l'équilibre. Cette recherche s'affirme dans l'écriture allégorique de « Narcisse et Goldmund » qui traite de l'union, de l'ascétisme et de la jouissance, à travers l'amitié qui lie le moine Narcisse et l'artiste Goldmund.
    Narcisse évolue dans le monde des sciences et de la logique, Goldmund, quant à lui, vit davantage dans le monde sonore et des images. L'un est attiré par la pensée, les concepts et les abstractions, alors que l'autre est un individu richement doué dans ses sens et possède une grande dimension émotive.
    En mettant en relief leurs différences, Hesse souligne l'idée selon laquelle il faut être capable de discerner en nous ce qui nous constitue ; et, à partir de ce qui caractérise véritablement notre nature profonde, apprendre ce qu'il ya de plus honorable en nous!
    Par rapport au roman, le rôle de l'amitié entre les deux personnages est très important dans la mesure où Narcisse, jeune novice savant et enseignant dans un monastère, fait prendre petit à petit conscience à Goldmund que sa vraie nature se trouve dans les arts et non dans les sciences (en effet, celui-ci a été amené au monastère, par son père, pour y recevoir une éducation religieuse !).
    Sur les conseils de son ami, Goldmund partira à la recherche de sa vraie nature : en parcourant le monde, et se formera à travers divers expériences (son apprentissage des plaisirs charnels, la quête de l'autre avec les désillusions qui peuvent en découler, un amour véritablement vécu (avec une femme dénommée Lydia) passionnel et tourmenté, etc.).
    Celui-ci découvrira sa vraie nature telle que Narcisse l'avait discerné véritablement en lui : tourmenté mais intelligent, Goldmund trouve dans l'art un moyen de se réaliser : cette activité durable (comme la science d'ailleurs) lui permet de transcender les instants fugitifs et les plaisirs éphémères de la vie qui n'engendrent que frustrations et insatisfactions…
    Après trois ans d'errance et d'apprentissage de la vie, le vagabond retourne au monastère auprès de Narcisse.
    Roman initiatique (certes, par l'apprentissage de la vie de Goldmund). Mais c'est aussi une œuvre de réconciliation des contraires (la science et l'art sont symbolisés respectivement par Narcisse et Goldmund, qui se retrouvent à la fin du roman).

    La petite philosophie que nous pouvons en tirer de ce beau livre est que : lorsque l'on parle de différence, il ne faut pas songer qu'un tel est pire ou un autre est meilleur. Il faut penser, seulement, que chacun de nous est « Autre ».
    « Narcisse et Goldmund » est une bonne introduction si l'on veut lire, par la suite, « Le Jeu des perles de verre » qui se présente comme un roman d'anticipation, en soulignant fortement la nécessité d'allier données intellectuelles et données sensuelles. Les opposés ne doivent pas être dissociés mais devenir complémentaires…
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    • Livres 3.00/5
    Par Jibouille, le 20 septembre 2010

    Jibouille
    Comme souvent, Hermann Hesse nous invite à suivre le chemin initiatique d'un jeune homme.
    Ici Goldmund va vivre une vie sans but la plupart du temps mais lui permettant de comprendre certaines choses (surtout dans la seconde moitié du roman)
    .
    C'est aussi l'occasion pour l'auteur de dresser des ponts entre deux modes de pensée opposés.
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    • Livres 4.00/5
    Par Mouna, le 13 décembre 2008

    Mouna
    Hermann Hesse, écrivain suisse d'origine allemande né en 1877 et mort en 1962 reçoit le prix Nobel de littérature pour son œuvre en 1946. Narcisse et Goldmund parait en allemand en 1930 - on peut d'ailleurs le lire en se référant au contexte historique de l'Europe avant guerre.
    Narcisse le moine sévère représente l'intellect et le savoir. Goldmund - bouche d'or- l'instinct. Tout deux sont amis et sont diamétralement opposés. Goldmund quitte le monastère et décide de vivre "libre". Il vagabonde dans un moyen-age emplit de mort et de sensualité en libérant toutes ses passions tandis que Narcisse se dévoue corps et âme à la méditation et à l'abstinence. Nous suivons en grande partie le périple de Goldmund, dans un premier temps celui ci vit d'amour sa jeunesse, puis rencontre l'art et enfin la maladie et la mort. L'image de la Mère tout au long du récit est dans l'ombre de ses pas.
    Une fin bouleversante et une écriture fine traduite par Fernand Delmas. Si la première partie peut traîner en longueur, la deuxième nous plonge dans la vie-même et la cruauté des hommes avec philosophie - discutable bien entendu!

    Lien : http://ranatoad.blogspot.com
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    • Livres 5.00/5
    Par johaylex, le 09 août 2011

    johaylex
    Hesse met en équilibre beauté et raison, passion et sérénité: il fait mouche avec merveille. Touché !
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Citations et extraits

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  • Par Olaf, le 12 juin 2011

    Indépendants à l'égard des hommes, soumis seulement aux intempéries, aux saisons, sans but devant les yeux, sans toit au-dessus de la tête, ne possédant rien, livrés sans défense à tous les hasards, les vagabonds mènent leur existence puérile et vaillante, misérable et forte. Ils sont fils d'Adam chassé du paradis, frères des animaux innocents. D'heure en heure ils acceptent de la main de Dieu ce qu'il leur octroie : soleil, pluie, brouillard, neige, chaleur et froid, bien-être et détresse. Il n'est pour eux ni temps, ni histoire, ni visées ambitieuses, ni ces curieuses idoles de la prospérité et du progrès auxquels on croit désespèrement quand on possède une maison. Un vagabond peut être tendre ou brutal, industrieux ou balourd, courageux ou poltron, toujours il est, dans son coeur, un enfant, toujours il vit dans le monde naissant, avant l'aube de l'histoire universelle, toujours sa vie est menée par quelques instincts et quelques besoins primitifs. Qu'il soit intellingent ou sot, qu'il ait profondément conscience de la fragilité ou de l'instabilité de toute vie et sache que tous les êtres vivants traînent leurs quelques gouttes de sang chaud à travers la glace des espaces infinis, ou qu'il obéisse simplement, puéril et vorace, aux ordres de son ventre, toujours il est l'adversaire et l'ennemi mortel du possédant et du sédentaire qui le hait, le méprise et le redoute, car il est tant de choses qu'il ne veut pas qu'on lui rappelle : l'instabilité de toute existence, l'incessante décomposition de toute vie, la mort glacée et inexorable dans laquelle baigne l'univers.
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  • Par Jibouille, le 20 septembre 2010

    Et il y a encore une chose qui m'a frappée, je l'ai découverte une nuit où je devais me rendre utile auprès d'une femme en couches : c'est que la suprême douleur et la suprême volupté s'expriment tout à fait de la même manière.
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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    Et faire de la science, ce n'est rien d'autre que de s'acharner à découvrir des différences. On ne saurait mieux définir son essence. Pour nous, hommes de science, rien de plus important que d'établir des distinctions; la science, c'est l'art des distinctions. Ainsi, découvrir sur chaque homme les caractères qui le distinguent des autres, c'est apprendre à le connaître.
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  • Par zohar, le 15 février 2011

    Découvrir sur chaque homme les caractères qui le distinguent des autres, c'est apprendre à le connaître.
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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    Tu es pour moi trop peu toi-même.
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