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> Joseph Delage (Traducteur)
> Jacques Brenner (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253008486
Éditeur : Le Livre de Poche (1975)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 631 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un jour vient où l'enseignement traditionnel donné aux brahmanes ne suffit plus au jeune Siddhartha.
Quand des ascètes samanas passent dans la ville, il les suit, se familiarise avec toutes leurs pratiques mais n'arrive pas à trouver la paix de l'âme recherchée. ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 11 mai 2012

    lecassin
    Il m'arrive quelquefois de dire qu'il y a des livres dont on sort ahuri ; ce fut mon cas avec « Mangez-le si vous voulez… » de Jean Teulé, ou de « La guitare » de Michel del Castillo. Il y a aussi des livres qui vous marquent à jamais et dont on s'extrait ébloui, comme certains Tournier, certains Déon… et « Siddartha ».
    Un premier contact avec la prose de Hermann Hesse, « Le loup des steppes », m'avait laissé sur ma faim ; mais malgré tout, désireux d'une autre tentative. Et ce fut Siddartha… Un choc…Depuis, je ne compte plus combien j'en ai acheté en édition de poche suite à des prêts sans retour, des cadeaux…

    Siddartha, où le récit d'une quête initiatique. le thème n'est pas rare chez Hesse ; et même constant tout au long de l'œuvre. Ajouté au questionnement du sens qu'on donne à sa vie, Siddartha est également une longue et passionnante méditation sur la connaissance : qu'est-ce que la connaissance ? Les réponses des maîtres sont-elles à la hauteur des questions existentielles de leurs disciples ?...
    Dans son itinéraire vers la sagesse, Siddartha est confronté à divers choix. Il les expérimentera tous : de la voie du respect familial et de la tradition en passant par la recherche de la spiritualité mais également au travers des joies de l'amour et de la vie matérielle, pour aussitôt s'en écarter. Il finira passeur sur les rives d'une profonde rivière et prendra conscience, là, au bord de l'eau-source-de-vie de son appartenance au grand Tout.

    Un ouvrage que j'ouvre de temps à autre, au hasard, pour m'en « faire » quelques lignes… Quel désastre de ne plus faire partie, et depuis longtemps, de ceux qui ne l'ont pas encore lu…
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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 24 janvier 2012

    Cath36
    Il y a des fragrances certaines de Mahâbhârata dans ce livre.
    Hermann Hesse reprend l'esprit de la grande épopée hindoue dans ce court récit initiatique où on suit le parcours d'un homme, Siddharta, qui, de Brahmane devient Samana (mendiant), rencontre Bouddha, puis une courtisane qui lui apprend la vie et les passions humaines, lui donne un fils et meurt. Siddharta terminera sa vie auprès d'un fleuve, en tant que passeur, réconcilié avec le monde et avec la vie, ayant appris à comprendre et à aimer. Il lui aura fallu passer comme tout un chacun par les affres des possessions et de la souffrance pour parvenir à ce détachement parfait, qui n'est pas l'indifférence et le mépris de la condition humaine, mais bien plutôt son accomplissement par-delà les agitations et les troubles de l'âme.
    Dans ce magnifique et court texte, aussi profond que le fleuve que Siddharta fait traverser, Hermann Hesse tente d'approcher la sagesse hindoue à travers la quête d'un homme épris de bonheur et de perfection qui finit par se dire, un peu comme Socrate, qu'au fond il ne sait rien et qui préfère la vie à toute doctrine et autre tentative de la réduire. Et c'est assez réussi, dans la mesure où l'esprit de l'Inde est tout de même difficile à exprimer par une mentalité européenne influencé par un rationalisme à tout crin. Les dernières pages du livre virent d'ailleurs à la synthèse dithyrambique de tout ce qui est dit auparavant, et c'est dommage, cela gâche un peu tout. Mais c'est tout de même un très beau texte apaisant et incitant à prendre du recul, qui peut enrichir tous ceux qui aiment à réfléchir sur le sens ou plutôt sur la façon de vivre la vie.
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    • Livres 3.00/5
    Par GabySensei, le 16 janvier 2012

    GabySensei
    Ce livre nous conte la quête spirituelle d'un homme ordinaire. Mais, ce qui ne l'est pas, c'est son refus d'emprunter des voies déjà tracées par d'autres (le Bouddha) et sa volonté farouche de trouver sa propre vérité. Il finira par la découvrir, en s'égarant dans de nombreuses impasses (le matérialisme), avant de s'accomplir en apprenant à écouter la Nature et la voix d'un fleuve.
    Hermann Hesse arrive mieux que tout autre à mettre la dimension spirituelle de l'homme en mot. L'académie Nobel ne s'y est pas trompée car il y quelque chose d'universel dans l'œuvre de cet auteur.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sando, le 20 août 2013

    Sando
    Lorsqu'il quitte sa famille, le jeune Siddhartha, fils du brahmane, rêve d'accéder lui aussi à l'élévation de son esprit qui le mènera à la paix intérieure. Accompagné de son ami Govinda, le jeune garçon rejoint les samanas, un groupe de pèlerins, et s'engage dans une voie faite d'errance, de rites et de solitude. Mais le jeune homme, emporté par son arrogance et sa fougue, va être détourné de son chemin lorsqu'il va faire la connaissance de Kamala. Aux côtés de cette magnifique courtisane, Siddhartha va goûter aux plaisirs de la chair et se perdre dans les vices du jeu et de l'argent, troquant son habit de moine contre celui de commerçant.
    Celui qui avait émis le désir de se déposséder de toutes les choses matérielles pour élever son âme se retrouve au contraire prisonnier de tous ses biens… La route sera longue et difficile avant que Siddhartha ne se libère de ses vices et retrouve le chemin qui mène à l'essentiel et au dénuement. Mais celui-ci fera preuve d'une volonté exceptionnelle qui lui permettra de s'engager un jour sur le chemin de la paix intérieure…
    Avec « Siddhartha », Hermann Hesse nous livre un roman initiatique exceptionnel qui nous conduit sur les traces d'un homme lancé dans une quête spirituelle et intime, qui refuse d'adhérer aux doctrines en vogue et qui mettra toute une vie pour atteindre son but. Un homme qui fera des erreurs, qui se perdra sur des chemins de traverse, mais qui toujours tirera une leçon édifiante de ses expériences. « Siddhartha » est le récit apaisant et instructif d'une vie, d'une quête, vers quelque chose qui nous dépasse et nous élève. Un roman riche, spirituel, qui donne l'impression de lire plusieurs vies réunies en une seule. Un classique de la littérature allemande que je suis contente d'avoir enfin découvert !
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 09 mars 2012

    brigittelascombe
    Conte initiatique pour certains,ouvrage philosophique de sagesse pour d'autres ou texte sacré, Siddhartha, écrit de façon sobre,compte la vie en trois parties,du fils d'un brahmane parti en ascète à la recherche de la vérité.
    Il va apprendre à "vaincre le moi","dompter ses souffrances","tuer ses désirs,"méditer","laisser le passé","atteindre le nirvana".
    Sa route indienne croise celle de "Gotama, le Sublime,le Bouddha" mais malgré son admiration pour "l'homme accompli", le but de sa doctrine ("affranchir l'homme de la souffrance") ne le séduit pas.
    Siddhartha, "le réveillé", enchanté par la nature va apprendre alors "l'art de l'amour" sous les baisers de "Kamala la célèbre courtisane" et l'art de l'argent sur les conseils d'un marchand.
    Vices,cupidité, le rendront désespéré.Il dira "adieu aux choses"et sur les conseils d'un passeur comprendra "l'amour aveugle" qu'il porte à son fils et trouvera sa propre lumière pour rejoindre "le Tout".
    Hermann Hesse, surnommé le Bouddhiste(romancier,poète,essayiste,philosophe allemand puis suisse,prix Nobel de littérature en 1946) prône ici un retour aux vraies valeurs et un rejet de la civilisation moderne et mercantile.
    A méditer!
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Citations et extraits

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  • Par Cath36, le 24 janvier 2012

    A chaque pas qu'il faisait sur la route, Siddharta apprenait quelque chose de nouveau, car le monde pour lui était transformé et son coeur transporté d'enchantement. Il vit le soleil se lever au-dessus des montagnes boisées et se coucher derrière les lointains palmiers de la rive; il vit, la nuit, les étoiles, leur belle ordonnance dans le ciel et le croissant de la lune, tel un bateau flottant dans l'azur. Il vit des arbres, des astres, des animaux, des nuages, des arcs-en-ciel, des rochers, des plantes, des fleurs, des ruisseaux et des rivières, les scintillements de la rosée le matin sur les buissons, de hautes montagnes d'un bleu pâle, au fond de l'horizon, des oiseaux qui chantaient, des abeilles, des rizières argentées qui ondulaient sous le souffle du vent. Toutes ces choses et mille autres encore, aux couleurs les plus diverses, elles avaient toujours existé, les rivières avaient toujours fait entendre leur bruissement et les abeilles leur bourdonnement ; mais tout cela, Siddharta ne l'avait vu autrefois qu'à travers un voile menteur et éphémère qu'il considérait avec défiance et que sa raison devait écarter et détruire, puisque la réalité n'était point là, mais au-delà des choses visibles. Maintenant ses yeux désabusés s'arrêtaient en deçà de ces choses, ils les voyaient telles qu'elles étaient...sans s'inquiéter de leur essence et de ce qu'elles cachaient...Qu'il était beau le monde pour qui le contemplait ainsi, naïvement simplement, sans autre pensée que d'en jouir !
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  • Par Musikant, le 02 mai 2008

    Siddharta dit : " Oui, j'ai eu des pensées, j'ai eu des "connaissances", de temps en temps. Parfois, pendant une heure, pendant un jour, j'ai senti en moi les effets du Savoir comme on sent la vie dans son propre cœur. C'étaient bien certainement des idées que j'avais , mais il m'était difficile de les communiquer. Tien, mon bon Govinda, voici une des pensées que j'ai trouvées : la sagesse ne se communique pas. La sagesse qu'un sage cherche à communiquer a toujours un air de folie."
    - Tu veux rire ? demanda Govinda
    - Pas du tout. Je te dis que j'ai trouvé. Le Savoir peut se communiquer, mais pas la Sagesse.On peut la trouver, on peut en vivre, grâce à elle, opérer des miracles, mais quant à la dire et à l'enseigner, non, cela ne se peut pas.C'était ce dont je me doutais parfois quand j'étais jeune homme et c'est ce qui m'a fait fuir les maîtres.
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  • Par GerydePierpont, le 08 décembre 2012

    Quand on cherche, reprit Siddhartha, il arrive facilement que nos yeux ne voient que l'objet de nos recherches; on ne trouve rien parce qu'ils sont inaccessibles à autres chose, parce qu'on ne songe toujours qu'à cet objet, parce qu'on s'est fixé un but à atteindre et qu'on est entièrement possédé par ce but. Qui dit chercher, dit avoir un but. Mais trouver, c'est être libre, c'et être ouvert à tout, c'est n'avoir aucun but déterminé. Toi, Vénérable, tu es peut-être en effet un chercheur; mais le but que tu as devant les yeux et que tu essaies d'atteindre, t'empêche justement de voir tout ce qui est tout proche de toi.
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  • Par Musikant, le 02 mai 2008

    Les hommes ! il les considérait maintenant tout autrement qu'autrefois : il les jugeait avec moins de présomption, moins de fierté ; mais en revanche, il se sentait plus près d'eux, plus curieux de leurs faits et gestes, plus intéressé à eux. Quand il lui arrivait de voir passer des voyageurs de condition inférieure, des marchands, des soldats, des femmes de toutes catégories, ces gens-là ne lui semblaient plus aussi étrangers qu'autrefois ; il les comprenait, il comprenait leur existence que ne réglaient ni idées, ni opinions, mais uniquement des besoins et des désirs ; il s'y intéressaient se sentait lui-même comme eux.
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  • Par Musikant, le 02 mai 2008

    Dis moi, mon ami : est-ce que tu élèves ton fils ? L’obliges-tu à faire ce qu’il doit ? Le corriges-tu ? Le punis-tu ?
    — Non, Vasudeva, je ne fais rien de tout cela.
    — J’en étais sûr. Tu ne le contrains à rien, tu ne le bats pas, tu ne le commandes pas, parce que tu sais que la tendresse est plus forte que la dureté, que l’eau est plus forte que le rocher, que l’amour est plus fort que la violence. C’est très bien et je t’approuve. Mais ne te trompes-tu pas en t’imaginant que tu n’exerces sur lui aucune contrainte, que tu ne lui infliges aucune punition ? Est-ce que ton amour même n’est pas un lien avec lequel tu le ligotes ? Est-ce que tu n’aggraves pas toi-même son état, ne lui rends-tu pas la soumission plus difficile en le forçant à rougir de soi-même, par ta bonté et ta patience ? Ne contrains-tu pas ce garçon, orgueilleux et gâté, à vivre dans une cabane en compagnie de deux vieux mangeurs de bananes pour qui un plat de riz est encore une friandise, dont les pensées ne peuvent être les siennes, dont le coeur s’est calmé avec les années et cherche d’autres satisfactions que le sien ? Est-ce que tout cela n’est pas une contrainte, une punition ?
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