
par Musikant, le 2008-05-02 22:04:58
Les hommes ! il les considérait maintenant tout autrement qu'autrefois : il les jugeait avec moins de présomption, moins de fierté ; mais en revanche, il se sentait plus près d'eux, plus curieux de...
par Musikant, le 2008-05-02 22:04:52
Siddharta dit : " Oui, j'ai eu des pensées, j'ai eu des "connaissances", de temps en temps. Parfois, pendnat une heure, pendant un jour, j'ai senti en moi les effets du Savoir comme on sent la vie...
par Musikant, le 2008-05-02 21:49:22
Dis moi, mon ami : est-ce que tu élèves ton fils ? L’obliges-tu à faire ce qu’il doit ? Le corriges-tu ? Le punis-tu ? — Non, Vasudeva, je ne fais rien de tout cela. — J’en étais sûr. Tu ne le...
par Musikant, le 2008-05-02 21:47:02
- Tu es comme moi, tu ne ressembles point à la plupart des autres créatures. Tu es Kamala, pas autre chose, et en toi il y a un asile de paix ou tu peux, à ton gré, te réfugier et t'installer en...
Le Loup des steppes
Narcisse et Goldmund
Le Jeu des perles de verre
Siddhartha semble avoir jailli des doigts de Hesse comme une eau limpide coule peu à peu d'un glacier. Car les étapes de la vie de Siddhartha, fils de brahmane et enfant, adulte et vieillard en quête de pureté, sont autant de perles d'un cycle, celui d'une vie apparaissant aussi logiquement fluide qu'un torrent qui, quels que soient ses remous, finit dans la mer de l'accomplissement. De la spiritualité sans limites au matérialisme le plus corrupteur, Siddhartha, tour à tour apprenti brahmane, ascète fuligineux ou commerçant jouisseur, foule un chemin qu'il croit pouvoir choisir. Mais, création née de la rencontre de l'éducation protestante de Hesse avec les philosophies orientales, notamment le bouddhisme, le chercheur itinérant devra connaître une rédemption toute chrétienne avant d'accéder à la plénitude. Écrivain confirmé (il a 45 ans quand paraît le roman), Hesse accorde son style, une épure généreuse, à la volonté de purification obstinée de son héros. Rendant ainsi son court roman aussi cristallin que les velléités de Siddhartha sont contradictoires, il procure à ses pages une atemporalité expliquant leur succès jamais démenti. Car, même au milieu d'une mer traversée de courants, l'eau du glacier reste claire, la jeunesse occidentale faisant de Siddhartha le miroir transparent et naïf de ses aspirations désordonnées à l'absolu. --Florian Pittion