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Joseph Delage (Traducteur)Jacques Brenner (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253008486
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1975)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 1233 notes)
Résumé :
Un jour vient où l'enseignement traditionnel donné aux brahmanes ne suffit plus au jeune Siddhartha.
Quand des ascètes samanas passent dans la ville, il les suit, se familiarise avec toutes leurs pratiques mais n'arrive pas à trouver la paix de l'âme recherchée. Puis c'est la rencontre avec Gotama, le Bouddha. Tout en reconnaissant sa doctrine sublime, il ne peut l'accepter et commence une autre vie auprès de la belle Kamala et du marchand Kamaswani. Les rich... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
11 mai 2012
Il m'arrive quelquefois de dire qu'il y a des livres dont on sort ahuri ; ce fut mon cas avec « Mangez-le si vous voulez… » de Jean Teulé, ou de « La guitare » de Michel del Castillo. Il y a aussi des livres qui vous marquent à jamais et dont on s'extrait ébloui, comme certains Tournier, certains Déon… et « Siddartha ».
Un premier contact avec la prose de Hermann Hesse, « le loup des steppes », m'avait laissé sur ma faim ; mais malgré tout, désireux d'une autre tentative. Et ce fut Siddartha… Un choc…Depuis, je ne compte plus combien j'en ai acheté en édition de poche suite à des prêts sans retour, des cadeaux…

Siddartha, où le récit d'une quête initiatique. le thème n'est pas rare chez Hesse ; et même constant tout au long de l'oeuvre. Ajouté au questionnement du sens qu'on donne à sa vie, Siddartha est également une longue et passionnante méditation sur la connaissance : qu'est-ce que la connaissance ? Les réponses des maîtres sont-elles à la hauteur des questions existentielles de leurs disciples ?...
Dans son itinéraire vers la sagesse, Siddartha est confronté à divers choix. Il les expérimentera tous : de la voie du respect familial et de la tradition en passant par la recherche de la spiritualité mais également au travers des joies de l'amour et de la vie matérielle, pour aussitôt s'en écarter. Il finira passeur sur les rives d'une profonde rivière et prendra conscience, là, au bord de l'eau-source-de-vie de son appartenance au grand Tout.

Un ouvrage que j'ouvre de temps à autre, au hasard, pour m'en « faire » quelques lignes… Quel désastre de ne plus faire partie, et depuis longtemps, de ceux qui ne l'ont pas encore lu…
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Gwen21
27 septembre 2014
C'est donc avec un auteur allemand que j'achève mon Challenge NOBEL entrepris en janvier 2013 et qui m'aura donné un aperçu très enrichissant et éclectique du patrimoine littéraire international. Au coeur de la plupart des oeuvres découvertes au cours de ce défi littéraire, l'Homme occupe la place d'honneur mais jamais autant, peut-être, que dans ce mince roman initiatique d'Hermann Hesse.
"Le Savoir peut se communiquer, mais pas la Sagesse"
A travers le parcours de Siddhartha, fils de brahmane, l'auteur fait passer à chaque être humain un message philosophique et spirituel fort : chacun sa route, chacun son chemin, passe le message à ton voisin*.
En effet, à chaque individu incombe de trouver une voie qui lui soit propre, celle de la connaissance, celle de l'épanouissement, celle de l'accord parfait et unifié entre le monde et soi-même. Pour y parvenir, il faudra d'abord se délester de la pensée unique transmise par ses aïeux, trouver l'audace de faire ses propres expériences, jouir, souffrir, profiter, regretter pour finalement n'apprendre qu'à aimer, de la meilleure façon qui soit.
C'est un beau texte qui, comme toutes les approches philosophiques et mystiques, n'est pas toujours parfaitement accessible. Lecture parfois ardue, occasionnellement poussive, globalement lénifiante pour l'âme et l'esprit, ce court récit offre l'avantage de tous les contes humanistes : il éclaire et il guide.
Une découverte enrichissante même si elle ne lève qu'incomplètement le voile recouvrant les mystères de l'âme humaine.
*Merci Tonton David.

Challenge NOBEL 2013 - 2014
Challenge ABC 2014 - 2015
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palamede
02 janvier 2016
Après les avoir suivis, Siddhartha, fils de brahmane, s’éloigne des préceptes de ses ancêtres, connait l’amour, la jouissance des biens matériels et les abandonne pour trouver seul sa voie qui est celle de la vie contemplative. Il est un héros à la recherche de lui-même et de la sagesse qui le conduira à un accord avec la création.
Issu d’une vieille famille protestante, petit-fils et fils de pasteur, Hermann Hesse a étudié les philosophies indoues et chinoises, un héritage de son grand-père maternel médecin, pionnier de la mission évangélique aux Indes, qui a travaillé pour une mission de Bâle à un dictionnaire de dialecte indou. Un héritage probablement à l’origine de son attirance pour la sagesse orientale et de son rejet de la civilisation moderne.
Mais si on retrouve ses interrogations spirituelles et existentielles dans le parcours initiatique de Siddhartha, bien qu’en désaccord avec le piétisme de ses parents, Hermann Hesse reste « protestant du fond de son âme » et éloigné du bouddhisme. Même si il dit que : « Le vrai protestant se défend contre sa propre Eglise aussi bien que contre les autres, car sa mentalité lui fait préférer l’évolution à la stagnation. Et, dans ce sens, je pense que Bouddha était, lui aussi, un protestant ». A méditer.
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Cath36
24 janvier 2012
Il y a des fragrances certaines de Mahâbhârata dans ce livre.
Hermann Hesse reprend l'esprit de la grande épopée hindoue dans ce court récit initiatique où on suit le parcours d'un homme, Siddharta, qui, de Brahmane devient Samana (mendiant), rencontre Bouddha, puis une courtisane qui lui apprend la vie et les passions humaines, lui donne un fils et meurt. Siddharta terminera sa vie auprès d'un fleuve, en tant que passeur, réconcilié avec le monde et avec la vie, ayant appris à comprendre et à aimer. Il lui aura fallu passer comme tout un chacun par les affres des possessions et de la souffrance pour parvenir à ce détachement parfait, qui n'est pas l'indifférence et le mépris de la condition humaine, mais bien plutôt son accomplissement par-delà les agitations et les troubles de l'âme.
Dans ce magnifique et court texte, aussi profond que le fleuve que Siddharta fait traverser, Hermann Hesse tente d'approcher la sagesse hindoue à travers la quête d'un homme épris de bonheur et de perfection qui finit par se dire, un peu comme Socrate, qu'au fond il ne sait rien et qui préfère la vie à toute doctrine et autre tentative de la réduire. Et c'est assez réussi, dans la mesure où l'esprit de l'Inde est tout de même difficile à exprimer par une mentalité européenne influencé par un rationalisme à tout crin. Les dernières pages du livre virent d'ailleurs à la synthèse dithyrambique de tout ce qui est dit auparavant, et c'est dommage, cela gâche un peu tout. Mais c'est tout de même un très beau texte apaisant et incitant à prendre du recul, qui peut enrichir tous ceux qui aiment à réfléchir sur le sens ou plutôt sur la façon de vivre la vie.
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dbacquet
14 janvier 2015
Ce roman a des airs de conte et doit sans doute autant au « Zarathoustra » de Nietzsche qu'aux philosophies de l'Inde qui l'inspirent ; la quête du héros, Siddhartha, se faisant en dehors des maîtres et des doctrines. Celui-ci, fils de brahmane, rompt d'abord avec son milieu familial et la tradition qui l'anime. Il rejoint des samanas, c'est-à-dire des ascètes errants qui vivent de jeûnes et de mortifications dans la forêt ; mais au bout de trois ans il est confronté à la même insatisfaction et le détachement des ascètes lui apparaît comme une illusion. Puis il rencontre le Bouddha sans pour autant devenir son disciple. Kamala, une belle courtisane, l'initie aux jeux de l'amour et l'entraîne peu à peu dans une vie mondaine qui s'avérera de plus en plus destructrice. En dépit des richesses et des plaisirs, il se sent à nouveau tiraillé par la souffrance et une soif inextinguible. Il décide donc de quitter Kamala, avec laquelle il a eu un fils, et part vivre avec un passeur au bord d'un fleuve. C'est sur ces rives qu'il semble retrouver de plus profonds accords avec la nature et retrouver l'unité. Govinda, un ami qui l'avait suivi avec les samanas et qui avait ensuite rejoint les disciples du Bouddha, l'y retrouvera, étonnement serein et rayonnant.
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Citations & extraits (169) Voir plus Ajouter une citation
pve735pve73522 avril 2017
Le monde, ami Govinda, n’est pas une chose imparfaite ou en voie de perfection, lente à se produire : non, c’est une chose parfaite et à n’importe quel moment.
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pve735pve73522 avril 2017
Alors, pendant une heure, sa conscience lui reprochait de mener une existence bizarre, de ne s’occuper que des choses qui, au fond, ne méritaient pas d’être prises au sérieux. Sans doute il avait des moments de bonne humeur et même de gaieté ; mais il était bien obligé de reconnaître que la vie, la véritable vie passait à côté de lui sans le toucher. Il jouait avec ses affaires, avec les personnes de son entourage, comme un joueur avec des balles ; il les suivait du regard et s’en divertissait ; mais cela n’arrivait ni à son coeur, ni à la source de son âme, qui, elle, coulait invisible et allait se perdre quelque part, bien loin de sa vie. Parfois il s’effrayait de ces pensées et faisait des voeux pour qu’il lui fût possible de se passionner aussi vraiment pour toutes ces puérilités, d’y mettre un peu de son âme afin de vivre réellement sa vie, d’en jouir avec plénitude, au lieu de s’en tenir à l’écart et d’en être seulement le spectateur.
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pve735pve73522 avril 2017
Écoute, Kamala, quand tu jettes une pierre dans l’eau, elle descend vers le fond, par le chemin le plus court. Il en est de même quand Siddhartha s’est proposé d’atteindre un but, d’exécuter un projet. Siddhartha ne bouge pas ; il attend, il réfléchit, il jeûne ; mais il passe à travers les choses du monde comme la pierre à travers l’eau, sans rien faire, sans bouger ; attiré par son but, il n’a qu’à se laisser aller, car dans son âme plus rien ne pénètre de ce qui pourrait l’en distraire. Et c’est justement ce que Siddhartha a appris chez les Samanas et ce que les sots appellent un charme, qu’ils attribuent à l’oeuvre des démons. Rien n’est l’oeuvre des démons, car il n’y a pas de démons. Chacun peut être magicien et atteindre son but, s’il sait réfléchir, s’il sait attendre, s’il sait jeûner. »
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pve735pve73522 avril 2017
Maintenant ses yeux désabusés s’arrêtaient en deçà de ces choses, ils les voyaient telles qu’elles étaient, se familiarisaient avec elles, sans s’inquiéter de leur essence et de ce qu’elles cachaient, il tâchait de découvrir le petit point de ce monde où il arrêterait ses pas. Qu’il était beau le monde pour qui le contemplait ainsi, naïvement, simplement, sans autre pensée que d’en jouir ! Que la lune et le firmament étaient beaux ! Qu’ils étaient beaux aussi les ruisseaux et leurs bords ! Et la forêt, et les chèvres et les scarabées d’or, et les fleurs et les papillons ! Comme il faisait bon de marcher ainsi, libre, dispos, sans souci, l’âme confiante et ouverte à toutes les impressions.
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pve735pve73522 avril 2017
— Tous les hommes ne sont pas intelligents, dit Kamala.
— Non, fit Siddhartha, ce n’est pas cela, Kamaswami est aussi intelligent que moi et ne possède pas en lui ce refuge. D’autres le trouvent aussi en eux, qui, pour l’intelligence, ne sont que de petits enfants. Presque toutes les créatures, ô Kamala, ressemblent à la feuille qui, en tombant, tournoie dans l’air, vole et chavire en tous sens avant de rouler sur le sol. D’autres au contraire, le petit nombre, ressemblent aux étoiles ; ils suivent une route fixe, aucune bourrasque ne les en fait dévier ; ils portent en eux-mêmes les lois qui les régissent.
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