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Joseph Delage (Traducteur)Jacques Brenner (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253008486
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1975)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 1214 notes)
Résumé :
Un jour vient où l'enseignement traditionnel donné aux brahmanes ne suffit plus au jeune Siddhartha.
Quand des ascètes samanas passent dans la ville, il les suit, se familiarise avec toutes leurs pratiques mais n'arrive pas à trouver la paix de l'âme recherchée. Puis c'est la rencontre avec Gotama, le Bouddha. Tout en reconnaissant sa doctrine sublime, il ne peut l'accepter et commence une autre vie auprès de la belle Kamala et du marchand Kamaswani. Les rich... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
11 mai 2012
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Il m'arrive quelquefois de dire qu'il y a des livres dont on sort ahuri ; ce fut mon cas avec « Mangez-le si vous voulez… » de Jean Teulé, ou de « La guitare » de Michel del Castillo. Il y a aussi des livres qui vous marquent à jamais et dont on s'extrait ébloui, comme certains Tournier, certains Déon… et « Siddartha ».
Un premier contact avec la prose de Hermann Hesse, « le loup des steppes », m'avait laissé sur ma faim ; mais malgré tout, désireux d'une autre tentative. Et ce fut Siddartha… Un choc…Depuis, je ne compte plus combien j'en ai acheté en édition de poche suite à des prêts sans retour, des cadeaux…

Siddartha, où le récit d'une quête initiatique. le thème n'est pas rare chez Hesse ; et même constant tout au long de l'oeuvre. Ajouté au questionnement du sens qu'on donne à sa vie, Siddartha est également une longue et passionnante méditation sur la connaissance : qu'est-ce que la connaissance ? Les réponses des maîtres sont-elles à la hauteur des questions existentielles de leurs disciples ?...
Dans son itinéraire vers la sagesse, Siddartha est confronté à divers choix. Il les expérimentera tous : de la voie du respect familial et de la tradition en passant par la recherche de la spiritualité mais également au travers des joies de l'amour et de la vie matérielle, pour aussitôt s'en écarter. Il finira passeur sur les rives d'une profonde rivière et prendra conscience, là, au bord de l'eau-source-de-vie de son appartenance au grand Tout.

Un ouvrage que j'ouvre de temps à autre, au hasard, pour m'en « faire » quelques lignes… Quel désastre de ne plus faire partie, et depuis longtemps, de ceux qui ne l'ont pas encore lu…
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Gwen21
27 septembre 2014
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C'est donc avec un auteur allemand que j'achève mon Challenge NOBEL entrepris en janvier 2013 et qui m'aura donné un aperçu très enrichissant et éclectique du patrimoine littéraire international. Au coeur de la plupart des oeuvres découvertes au cours de ce défi littéraire, l'Homme occupe la place d'honneur mais jamais autant, peut-être, que dans ce mince roman initiatique d'Hermann Hesse.
"Le Savoir peut se communiquer, mais pas la Sagesse"
A travers le parcours de Siddhartha, fils de brahmane, l'auteur fait passer à chaque être humain un message philosophique et spirituel fort : chacun sa route, chacun son chemin, passe le message à ton voisin*.
En effet, à chaque individu incombe de trouver une voie qui lui soit propre, celle de la connaissance, celle de l'épanouissement, celle de l'accord parfait et unifié entre le monde et soi-même. Pour y parvenir, il faudra d'abord se délester de la pensée unique transmise par ses aïeux, trouver l'audace de faire ses propres expériences, jouir, souffrir, profiter, regretter pour finalement n'apprendre qu'à aimer, de la meilleure façon qui soit.
C'est un beau texte qui, comme toutes les approches philosophiques et mystiques, n'est pas toujours parfaitement accessible. Lecture parfois ardue, occasionnellement poussive, globalement lénifiante pour l'âme et l'esprit, ce court récit offre l'avantage de tous les contes humanistes : il éclaire et il guide.
Une découverte enrichissante même si elle ne lève qu'incomplètement le voile recouvrant les mystères de l'âme humaine.
*Merci Tonton David.

Challenge NOBEL 2013 - 2014
Challenge ABC 2014 - 2015
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palamede
02 janvier 2016
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Après les avoir suivis, Siddhartha, fils de brahmane, s’éloigne des préceptes de ses ancêtres, connait l’amour, la jouissance des biens matériels et les abandonne pour trouver seul sa voie qui est celle de la vie contemplative. Il est un héros à la recherche de lui-même et de la sagesse qui le conduira à un accord avec la création.
Issu d’une vieille famille protestante, petit-fils et fils de pasteur, Hermann Hesse a étudié les philosophies indoues et chinoises, un héritage de son grand-père maternel médecin, pionnier de la mission évangélique aux Indes, qui a travaillé pour une mission de Bâle à un dictionnaire de dialecte indou. Un héritage probablement à l’origine de son attirance pour la sagesse orientale et de son rejet de la civilisation moderne.
Mais si on retrouve ses interrogations spirituelles et existentielles dans le parcours initiatique de Siddhartha, bien qu’en désaccord avec le piétisme de ses parents, Hermann Hesse reste « protestant du fond de son âme » et éloigné du bouddhisme. Même si il dit que : « Le vrai protestant se défend contre sa propre Eglise aussi bien que contre les autres, car sa mentalité lui fait préférer l’évolution à la stagnation. Et, dans ce sens, je pense que Bouddha était, lui aussi, un protestant ». A méditer.
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Cath36
24 janvier 2012
★★★★★
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Il y a des fragrances certaines de Mahâbhârata dans ce livre.
Hermann Hesse reprend l'esprit de la grande épopée hindoue dans ce court récit initiatique où on suit le parcours d'un homme, Siddharta, qui, de Brahmane devient Samana (mendiant), rencontre Bouddha, puis une courtisane qui lui apprend la vie et les passions humaines, lui donne un fils et meurt. Siddharta terminera sa vie auprès d'un fleuve, en tant que passeur, réconcilié avec le monde et avec la vie, ayant appris à comprendre et à aimer. Il lui aura fallu passer comme tout un chacun par les affres des possessions et de la souffrance pour parvenir à ce détachement parfait, qui n'est pas l'indifférence et le mépris de la condition humaine, mais bien plutôt son accomplissement par-delà les agitations et les troubles de l'âme.
Dans ce magnifique et court texte, aussi profond que le fleuve que Siddharta fait traverser, Hermann Hesse tente d'approcher la sagesse hindoue à travers la quête d'un homme épris de bonheur et de perfection qui finit par se dire, un peu comme Socrate, qu'au fond il ne sait rien et qui préfère la vie à toute doctrine et autre tentative de la réduire. Et c'est assez réussi, dans la mesure où l'esprit de l'Inde est tout de même difficile à exprimer par une mentalité européenne influencé par un rationalisme à tout crin. Les dernières pages du livre virent d'ailleurs à la synthèse dithyrambique de tout ce qui est dit auparavant, et c'est dommage, cela gâche un peu tout. Mais c'est tout de même un très beau texte apaisant et incitant à prendre du recul, qui peut enrichir tous ceux qui aiment à réfléchir sur le sens ou plutôt sur la façon de vivre la vie.
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dbacquet
14 janvier 2015
Ce roman a des airs de conte et doit sans doute autant au « Zarathoustra » de Nietzsche qu'aux philosophies de l'Inde qui l'inspirent ; la quête du héros, Siddhartha, se faisant en dehors des maîtres et des doctrines. Celui-ci, fils de brahmane, rompt d'abord avec son milieu familial et la tradition qui l'anime. Il rejoint des samanas, c'est-à-dire des ascètes errants qui vivent de jeûnes et de mortifications dans la forêt ; mais au bout de trois ans il est confronté à la même insatisfaction et le détachement des ascètes lui apparaît comme une illusion. Puis il rencontre le Bouddha sans pour autant devenir son disciple. Kamala, une belle courtisane, l'initie aux jeux de l'amour et l'entraîne peu à peu dans une vie mondaine qui s'avérera de plus en plus destructrice. En dépit des richesses et des plaisirs, il se sent à nouveau tiraillé par la souffrance et une soif inextinguible. Il décide donc de quitter Kamala, avec laquelle il a eu un fils, et part vivre avec un passeur au bord d'un fleuve. C'est sur ces rives qu'il semble retrouver de plus profonds accords avec la nature et retrouver l'unité. Govinda, un ami qui l'avait suivi avec les samanas et qui avait ensuite rejoint les disciples du Bouddha, l'y retrouvera, étonnement serein et rayonnant.
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Citations & extraits (147) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly7622 mars 2017
《 Oh! pensa - t-il, en respirant à pleins poumons, maintenant, je ne laisserai plus échapper mon Siddhartha! Je ne me remettrai plus , pour penser et même pour vivre , à chercher l'Atman et à m'inquiéter des souffrances du monde.Je ne vais plus me torturer l'esprit et le corps pour découvrir un secret derrière des ruines .Pas plus Yega-Veda que Artharva-Veda, ni les ascètes , ni une doctrine quelconque ne m'enseigneront rien désormais; c'est de moi seul que j ' apprendrai, que je serai l'élève , c'est par moi que je saurai le mystère qu'est Siddhartha》.
Il regarda autour de lui, comme s' il voyait le monde pour la première fois. Il était beau le monde! Il était varié, étrange, énigmatique:là du bleu, ici du jaune , là-bas du vert;des nuages glissaient dans le ciel , et le fleuve sur la terre, la forêt se hérissait les montagnes ; tout était beau, tout était plein de mystères et d'enchantement, et au milieu de tout cela, lui, Siddhartha, réveillé, en route vers lui-même.
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nelly76nelly7622 mars 2017
En quittant le bois, où il laissait Gotama, l'être accompli, et Govinda, il s' aperçut qu'il laissait aussi dans ce bois toute sa vie passée. Ce sentiment qui l ' emplissait tout entier , occupait sa pensée pendant qu'il cheminait à pas lents.Il réfléchissait profondément. Il s' enfonçait dans ce sentiment, Comme on s' enfonce dans l'eau , jusqu'à ce qu'il en touchât le fond; c'est à dire jusqu à ce qu'il en démêla les causes, car c'est en cela, lui semblait - il que consiste le véritable penser.
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nelly76nelly7619 mars 2017
LE FILS DU BRAHMANE
SIDDHARTHA, le bel enfant du brahmane le jeune faucon, grandit en compagnie de son ami, Govinda fils lui aussi d'un brahmane, à l'ombre de la maison et du figuier sur la rive ensoleillé du fleuve , auprès des bateaux , dans la verdure de la forêt de Sal.
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hhspirithhspirit15 mars 2017
Citation très longue que je ne veux pas décomposer en plusieurs morceaux, même si certains passages trouveraient leur unité.(2 passages ont déjà été cités)

"Les hommes! il les considérait maintenant tout autrement qu'autrefois: il les jugeait avec moins de présomption, moins de fierté; mais en revanche il se sentait plus près d'eux, plus curieux de leurs faits et gestes, plus intéressé à eux. Quand il lui arrivait de passer des voyageurs de condition inférieure, des marchands, des soldats, des femmes de toutes catégories, ces gens-là ne lui semblaient plus aussi étrangers qu'autrefois; il les comprenait, il comprenait leur existence que ne réglaient ni idées ni opinions, mais uniquement des besoins et des désirs; il s'y intéressait et se sentait lui-même comme eux. Quoiqu'il approchât de la perfection et qu'il portât toujours les traces de sa dernière meurtrissure, il lui semblait pourtant que ces hommes simples étaient ses frères; leurs vanités, leurs convoitises et leurs travers perdaient leur ridicule à ses yeux, ils valaient la peine d'être compris, d'être aimés et même vénérés. L'amour aveugle d'une mère pour son enfant, la sotte présomption d'un père aveuglé par son attachement pour un fils unique, l'irrésistible et folle envie qu'éprouve une jeune femme coquette de se parer de bijoux pour attirer sur soi les regards admirateurs des hommes, tous ces besoins, tous ces enfantillages, toutes ces aspirations, naïves, déraisonnables, mais dont la réalisation donne à la vie un si puissant élément de force, ne semblaient plus maintenant aux yeux de Siddhartha choses si négligeables, si puériles; il comprenait que c'était pour elles que les hommes vivaient, que c'était pour elles qu'ils accomplissaient l'impossible, pour elles qu'ils faisaient de longs voyages, pour elles qu'ils s'entretuaient, qu'ils enduraient des souffrances infinies, qu'ils supportaient tout; et c'est pour cela qu'il se sentait capable de les aimer; il voyait la vie, la chose animée, l'Indestructible, le Brahma dans chacune de leurs passions, dans chacun de leurs actes. Ces hommes, ils étaient aimables et admirables dans l'aveuglement même de leur fidélité, dans l'aveuglement de leur force et de leur persévérance. Rien ne leur manquait, et le savant, le penseur, ne leur était supérieur que par une petite, une bien petite chose: la conscience qu'il avait de l'Unité de tout ce qui vit. Et Siddhartha en arrivait même à se demander à certaines heures si ce savoir, cette idée, avait bien toute l'importance qu'on lui attribuait, si lui-même n'était pas peut-être le jouet des hommes-penseurs, des hommes-enfants-qui-pensent. Pour tout le reste, les hommes égalaient le sage et parfois lui étaient bien supérieurs, comme certains animaux nous semblent aussi supérieurs à l'homme, par l'inflexible ténacité qu'ils apportent à l'accomplissement des actes nécessaires à leur vie. Peu à peu se développait et mûrissait en Siddhartha la notion exacte de ce qu'est la Sagesse proprement dite, qui avait été le but de ses longues recherches. Ce n'était somme toute qu'une prédisposition de l'âme, une capacité, un art mystérieux qui consistait à s'identifier à chaque instant de la vie avec l'idée de l'Unité, à sentir cette Unité partout, à s'en pénétrer comme les poumons de l'air que l'on respire. Tout cela s'épanouissait en lui peu à peu, se reflétait sur la vieille figure enfantine de Vasudeva et se traduisait par ces mots: harmonie, science de l'Eternelle Perfection du monde, Unité, Sourire."
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Cath36Cath3624 janvier 2012
A chaque pas qu'il faisait sur la route, Siddharta apprenait quelque chose de nouveau, car le monde pour lui était transformé et son coeur transporté d'enchantement. Il vit le soleil se lever au-dessus des montagnes boisées et se coucher derrière les lointains palmiers de la rive; il vit, la nuit, les étoiles, leur belle ordonnance dans le ciel et le croissant de la lune, tel un bateau flottant dans l'azur. Il vit des arbres, des astres, des animaux, des nuages, des arcs-en-ciel, des rochers, des plantes, des fleurs, des ruisseaux et des rivières, les scintillements de la rosée le matin sur les buissons, de hautes montagnes d'un bleu pâle, au fond de l'horizon, des oiseaux qui chantaient, des abeilles, des rizières argentées qui ondulaient sous le souffle du vent. Toutes ces choses et mille autres encore, aux couleurs les plus diverses, elles avaient toujours existé, les rivières avaient toujours fait entendre leur bruissement et les abeilles leur bourdonnement ; mais tout cela, Siddharta ne l'avait vu autrefois qu'à travers un voile menteur et éphémère qu'il considérait avec défiance et que sa raison devait écarter et détruire, puisque la réalité n'était point là, mais au-delà des choses visibles. Maintenant ses yeux désabusés s'arrêtaient en deçà de ces choses, ils les voyaient telles qu'elles étaient...sans s'inquiéter de leur essence et de ce qu'elles cachaient...Qu'il était beau le monde pour qui le contemplait ainsi, naïvement simplement, sans autre pensée que d'en jouir !
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